Affichage des articles dont le libellé est Gerd Michaelis Chor. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Gerd Michaelis Chor. Afficher tous les articles

lundi 8 novembre 2010

Reggae grotesque (6) (meets the GDR)

En 1965, un journaliste français, Yvan Bostel, invente une nouvelle danse, intitulé sobrement et non-narcissiquement la Bostella - une rengaine pseudo-brésilienne (sim!) et surtout soûlante. La Bostella va devenir un succès planétaire, repris dans tous les pays. Et en même en version… reggae, à la guitare, en 1966, par Ernest Ranglin. On écoute:

In 1965 schöpft ein französischer Journalist, mit Namen Yvan Bostel, einen neuen Tanz, ganz schlicht und unnarzisstisch (aber sehr egoisstuhl) la Bostella ernannt - ein pseudo-braslianischer (sim!) Ohrwurm, aber überhaupt sehr, sehr, sehr irritierend. La Bostella wird ein planetarischer Erfolg und findet sogar eine… Reggae-Version, in 1966, mit Ernest Ranglin an die Gittare. Wir öffnen unsere Ohren janz janz gross:





La Bostella - Ernest Ranglin


Toll, wa? (Aber im Ernst: so ist es nicht sooo schlecht, nur a bisserl repetitiv.)
Génial, non? (Non, sérieux: comme ça, c'est pas siii mal, juste un peu répétitif.)


Pendant ce temps, en RDA, les impayables Gerd Michaelis Chor enregistrent deux versions de la Bostella. Une instrumentale et homonyme; l'autre traduite et chantée, intitulée Blau ist die Nacht (= Bleue est la nuit) et dont le titre est censé faire écho à son équivalent original. On regarde un petit bout (hélaaas) - anthologique.
Währenddessen, in der DöDöRrr, nehmen das unvergessliche Gerd Michaelis Chor zwei Versionen der Bostella auf. Die Erste, instrumental ou homonym; die Zweite, übersetzt ou gesungen, die Blau ist die Nacht heisst, denn der deutsche Titel muss scheinbar an das Original erinnern. Lass uns ein (leieieider) kleines Stück davon sehen:



Doch doch! Spass hatte man in der DöDöRrr. Von daher auch: die DöDöRrr als (kommende) Skanation. Doch doch.
Si si! On ricanait bien en RDA. D'où, donc: la RDA comme future nation du ska. CQFD. Si si.

Et une bonne nuit à tou(te)s, hein.
Und euch eine schøne Nacht, wa.

dimanche 7 novembre 2010

"Tout recommence, la vie repart…"

Et JB, qui passe le plus clair de son temps à prôner l'amitié entre les peuples, et ce de toutes les façons possibles et imaginables (oui, effectivement, JB est très ouvert… aux peuples terrestres, voire extra-terrestres dont il attend toujours un signal dans son palais socialiste), JB, donc, est ravi de proposer à ses petits amis une ultime preuve de l'amitié franco-est-allemande, musicale celle-ci. Non seulement les camarades syndiqués de ce qui n'était encore ni le Sarkoland ni la Rance ni la Frangst partaient l'été en RDA aider leurs frères et leurs sœurs socialistes à faire les récoltes dans les champs riants et généreux des plaines du Brandebourg et du Mecklembourg, mais ils apportaient aussi leurs ritournelles qu'ils chantaient tous en chœur, le soir, devant un feu de bois, tout en mangeant des saucisses à la moutarde sucrée de Bautzen et en divisant gaiement sur le matérialisme dialectique. On se rappelle à quoi cela ressemblait de ce côté-ci du Rhin, grâce à Nicole Croisille (et Jean-Claude Brialy qu'on aperçoit dans l'assistance):



Et oui… "Tout recommence, la vie repart", entonne cette hymne aussi hétérocentrée que hétérocentriste - mais bon, à l'époque, on n'a pas les mêmes notions, hein: les homossèquessuel(le)s de tout poil se nomment encore (Marx merci!) "les homophiles" et ne passent pas leur temps à faire du prosélytisme pour leur mode de vie digne de la pire décadence bourgeoise inhérente aux régimes impérialistes et capitalistes (= pléonasme).

Toujours est-il que, quelques années plus tard, les camarades antifascistes du pays qui n'est pas encore dirigé par Onkel Erisch (= Honecker) et Margot à la frisure éternellement violette, ainsi que l'atteste la photo ci-dessous, laquelle couèffure a peut-être été inspirée par le peignage un poil foufou mais non moins rigide que porte Nicole dans sur le plateau téloche vu à l'instant:


… nos chers camarades antifascistes, donc, après tant et tant de soirées estivales à s'interroger sur l'essence de l'action socialiste dans la formation culturelle des travailleurs et des travailleuses, ont trouvé une solution à leur questionnement idéologique: chanter ce "Shabadabada" en allemand et participer ainsi à leur manière de ce rapprochement populaire et interculturel qui va permettre au socialisme triomphant de faire table rase des derniers vestiges réactionnaires du monde capitaliste et impérialiste (= pléonasme, donc). La rengaine devient "Mein Herz Schlägt Daba Daba Dab", ce qui témoigne de la perspicacité, sinon de la sagacité desdits camarades pionniers de la République démocratique qui savaient lire à l'endroit (on déconstruit: sha-bada-bada) comme à l'envers (on reconstruit: daba-daba-dab), et montraient par là même avec ce quasi-palindrome la réciprocité de l'échange mutuel qui est à l'œuvre dans tout dialogue (avec ou sans paroles) de fraternisation socialiste entre les peuples - confer ce que JB disait supra. En conséquence de quoi on écoute la version par le Gerd Michaelis Chor, datant de 1970:

Mein Herz Schlägt Daba Daba Dab by AMIGA Studio Orchester & Gerd Michaelis Chor

Et, sur ces bonnes paroles, nous pouvons tous, chers petits amis, retourner à notre lecture des 767 pages (oui: sept cent soixante-sept!!!) de Zur Bildungspolitik und Pädagogik in der Deutschen Demokratischen Republik. Ausgewählte Reden und Schriften, de Margot Honecker, qui était donc la ministre de l'Éducation en RDA, et que le peuple avait rebaptisée Miss Bildung, jeu de mots signifiant Miss Formation (Bildung = formation, éducation) et Malformation (= Missbildung en un mot). Et son précieux ouvrage, qui n'est pas un catalogue raisonné comme on va le voir, s'intitule en bon français De la politique pédagogique et de l'éducation populaire en République Démocratique Allemande. Discours et écrits choisis — et on adore ce terme "choisis", qui sous-entend que le double voire le triple de pages sont à disposition, qu'il ne reste qu'à faire fonctionner les rotatives de presse.

Et un bon dimanche sous mes applaudissements.
Dimanche prochain, nous chanterons tous en chœur une autre mélodie de Nicole, à savoir Téléphone-moi: "Téléphone-moâ-ahaaa / Rappelle-moi et dis-moâ-ahaaa / Que tu m'aimes-euh / Que t'aimes-euh / Que tu m'ai-êêêêêê-mes--euh!"

lundi 7 juin 2010

DDR-Beat (1): Am Ende nicht allein

Und es regnet… Oh neeeeeee…
Von daher spielen wir… ta-daaah! Es Bleibt die Sonne von… von… Gerd Michaelis Chor! Jaaa! DöDöRrrDiskö pur von 1974!
Also: alle ziehen ihr Dederonkleid an, machen die Haare ein bisschen fettiger, heben die Arme hoch und bewegen die von rechts nach links (nicht vergessen: immer linkswärts) und singen mit:
"Es bleibt die Sonne und es bleibt der Tag, und scheint die Welt auch hin und wieder grau und trüb zu sein / Es bleibt die Sonne und es bleibt der Tag, und wer die Liebe sucht, der bleibt am Ende nicht allein! (nicht allaaaaa-ei-eieieiein)"



Seht ihr… Es geht schon viiiel besser. So einfach ist das Leben.


8h55:
Und was entdecke ich?
Das:



Och, das hätte gerne miterlebt: "Der Bouzouki klang durch die ganze Sommernacht" Was für eine Nacht es sein sollte… Wir hätten es auch so organisieren können: Nacht 1: Bouzouki; Nacht 2: Duduk; Nacht 3: Panflöte, usw. so die ganze Woche… Was für fantastische Tage wir allezusammen in vollen sozialistischen Rausch und Sause wir erlebt hätten! Naja… vielleicht ist doch gar nicht zu spät: der Sommer fängt ja bald an… (oder: sollte bald anfangen!). Sollen wir das nicht machen? Och, komm!
Und, wenn ich fragen darf: wie soll man überhaupt diesen Titel verstehen: Der Zahn unserer Zeit? Ist es ein Gebisslied? Ein Implantatenlied? Isch nur fragen, isch nicht alles weissen, isch dumm Ausländer.