JB a toujours adoré Tracey Thorn. Eh ouais. La chanteuse d'Everything But The Girl. Sans doute parce qu'il a grandi avec elle. Ou plutôt: sans doute parce qu'il est devenu adulte avec elle, non pas grâce à elle mais en sa compagnie. Il a toujours aimé le timbre et la couleur de sa voix, sa façon de la moduler: elle qui peut monter assez haut dans les aigus sait toujours se retenir, ce qui est un signe d'une grande maturité - ça aussi JB l'a appris. Il a également toujours aimé le regard acéré que Tracey porte sur les relations amoureuses. Il ne connaît pas de chanteuse qui sache aussi précisément mettre des mots (d'une simplicité si identificatoire) sur les intermittences amoureuses, quand on pense qu'on souffre de ça alors que c'est ça qui nous mine, quand on croit que l'autre nous entame alors qu'on se ronge soi-même. Puisque Tracey a elle aussi compris qu'on est toujours son meilleur ennemi, dans l'inconscient comme dans l'amour.
Et Tracey sort donc un nouvel album qui s'appelle, le bien-nommé (confer supra) Love And The Opposite. JB vient juste de le commander. Et il vient de trouver sur toitube un enregistrement fait maison du morceau Oh, The Divorces! On écoute:
Et le fameux Jens dont il est question dans la chanson ne doit être autre que le Suédois Jens Lekman avec qui Tracey avait enregistré en 2008 la reprise d'une chanson des Magnetic Fields, Yeah! Oh Yeah!, à l'occasion des 20 ans de la maison de disques Merge Records qui produit le groupe américain. Celle-là aussi on l'écoute.
Et comme on est généreux, on écoute aussi l'original sur cet album qui devrait figurer dans toutes les discothèques, 69 Love Songs, qui comprend véritablement 69 chansons d'amour et dont on a déjà présenté certaines sur ce blog tatoué et fumeur.
Comme on peut l'entendre, l'original est nettement moins romantique, beaucoup plus râpeux, mais aussi beaucoup plus drôle - puisque c'est aussi une caractéristique des Magnetic Fields: l'absurde de nombreuses paroles.
vendredi 4 juin 2010
La pomponnette au kirsch
Sitôt levé, JB fait sa petite revue de presse. Qui ce matin prend l'allure d'une revue de fesses. Puisque dans la séquence Livres des pages électroniques du très sérieux Le Monde, il lui est proposé de faire un "quiz" intitulé Connaissez-vous les mots du sexe? 10 questions en lien avec la sortie en librairie de la somme (923 pages!!!) d'Agnès Pierron, le Dictionnaire des mots du sexe. En bon traducteur, avec donc un lexicographe et un linguistique qui sommeillent en lui, JB, par ailleurs badin comme pas deux, se sent très concerné par la question - sémantique, cela va de soi - et se prête incontinent au jeu.
Mais JB, même de bon matin et le cerveau frais et dispos, avait oublié qu'il est nul. Sur 10 questions, il n'a que 2 bonnes réponses. Et encore, qu'il a indiquées au pifomètre. Comme celle-ci:
Et cela lui fait repenser qu'il a récemment retrouvé dans ses journaux à ranger une interview consacrée au Dictionnaire érotique de la francophonie dont l'auteur répond au doux nom adéquat de… Georges Lebouc, professeur honoraire à l'Institut supérieur d'études sociales à Bruxelles.
750 mots sont ainsi recensés qui montrent que les Québécois sont en la matière les plus inventifs, suivis des Ivoiriens. Et Monsieur Lebouc de préciser:
Puis vient la question des quiproquos éventuels:
Ha!
Mais JB, même de bon matin et le cerveau frais et dispos, avait oublié qu'il est nul. Sur 10 questions, il n'a que 2 bonnes réponses. Et encore, qu'il a indiquées au pifomètre. Comme celle-ci:
Et cela lui fait repenser qu'il a récemment retrouvé dans ses journaux à ranger une interview consacrée au Dictionnaire érotique de la francophonie dont l'auteur répond au doux nom adéquat de… Georges Lebouc, professeur honoraire à l'Institut supérieur d'études sociales à Bruxelles.
750 mots sont ainsi recensés qui montrent que les Québécois sont en la matière les plus inventifs, suivis des Ivoiriens. Et Monsieur Lebouc de préciser:
"J'ai trouvé [dans le lexique Québécois] pas moins de 18 mots pour parler du sexe masculin que, basiquement et assez vulgairement, ils appellent la pissette. Ce qui a d'ailleurs donné le mot agace-pissette pour désigner une allumeuse. Le sexe féminin n'a, quant à lui, droit qu'à 9 mots."
Et JB de penser: normal, coco, c'est le machisme linguistique.Puis vient la question des quiproquos éventuels:
Les faux amis ne manquent pas. En québécois, par exemple, se branler signifie s'agiter, et il n'est pas rare d'entendre une mère dire à son enfant: "arrête de te branler." Dans un autre genre, on évitera de demander à un Québécois comment vont ses gosses, ce qui revient à prendre des nouvelles de ses testicules. En suisse, un patin n'est pas un baiser argotique mais une couche, un lange; quant à la quéquette, elle désigne un plateau servant à quêter, voire la quête elle-même.
Et le merveilleux Monsieur Lebouc de conclure son interview en soulignant que sa "plus belle trouvaille" n'est autre que "la définition du mot sida que les Congolais ont transformé en "syndrome inventé pour décourager les amoureux."Ha!
jeudi 3 juin 2010
Franco Nero
Et on découvre à l'instant ce morceau impeccable des Destroyers qu'on ne connaissait pas, intitulé Franco Nero et qui date de 1970. Du vrai bon skinhead reggae & du boss sound pur!
Und man entdeckt gerade dieses zauberhaftes Stück von The Destroyers, das man nicht kannte, das Franco Nero heisst und von 1970 ist. Gutes altes Skinhead Reggae und purer Boss Sound!
Bien sûr, les Destroyers ont composé le morceau en songeant aux westerns spaghetti dans lequel l'acteur espagnol a joué. Notamment celui-ci, Django, de 1966. Et si ça c'est pas du truc de mecs kitchissime à mort…
Selbstverständlich haben The Destroyers das Lied komponiert, indem sie an Spaghettiwestern dachten, wo der spanische Schauspiller gespielt hat. Unter anderem diesem, Django, von 1966. Und wenn das gerade nicht kerlig-vollkitsch ist…
Une question pourtant demeure. Les Destroyers auraient-ils toujours composé leur morceau s'ils avaient eu vent de l'interprétation de Franco Nero dans le Querelle de Fassbinder??? Et même si cette supposition est anachronique, elle nous fait quand même un peu ricaner. Allez, on en regarde un petit extrait du film, au hasard, celui-ci.
Dennoch verbleibt eine Frage unbeantwortet. Hätten The Destroyers stets ihr Stück komponiert, wenn sie von der Interpretation Franco Neros in Fassbinder Querelle gewusst hätten??? Zwar ist diese Behauptung anachronistisch, aber immerhin, man grinst schön bei der Vorstellung. So, lass uns jetzt ein Stückchen vom Film anschauen. Durch Zufall, dieses:
Und man entdeckt gerade dieses zauberhaftes Stück von The Destroyers, das man nicht kannte, das Franco Nero heisst und von 1970 ist. Gutes altes Skinhead Reggae und purer Boss Sound!
Bien sûr, les Destroyers ont composé le morceau en songeant aux westerns spaghetti dans lequel l'acteur espagnol a joué. Notamment celui-ci, Django, de 1966. Et si ça c'est pas du truc de mecs kitchissime à mort…
Selbstverständlich haben The Destroyers das Lied komponiert, indem sie an Spaghettiwestern dachten, wo der spanische Schauspiller gespielt hat. Unter anderem diesem, Django, von 1966. Und wenn das gerade nicht kerlig-vollkitsch ist…
Une question pourtant demeure. Les Destroyers auraient-ils toujours composé leur morceau s'ils avaient eu vent de l'interprétation de Franco Nero dans le Querelle de Fassbinder??? Et même si cette supposition est anachronique, elle nous fait quand même un peu ricaner. Allez, on en regarde un petit extrait du film, au hasard, celui-ci.
Dennoch verbleibt eine Frage unbeantwortet. Hätten The Destroyers stets ihr Stück komponiert, wenn sie von der Interpretation Franco Neros in Fassbinder Querelle gewusst hätten??? Zwar ist diese Behauptung anachronistisch, aber immerhin, man grinst schön bei der Vorstellung. So, lass uns jetzt ein Stückchen vom Film anschauen. Durch Zufall, dieses:
On se détend
Allez, on se remet au boulot.
On en était où déjà?
Ah oui… Aaah ouiii…
Allez, c'est pas grave, on continue, on inspire, on expire, on se détend.
On en était où déjà?
Ah oui… Aaah ouiii…
Allez, c'est pas grave, on continue, on inspire, on expire, on se détend.
Die Nachrichten
Während der JB in seinen hungrigen Magen deutschen Frass stopfte (Gulasch mit Rotkohl und Kartoffeln - und nun hat er das Gefühl, dass er sowas für die kommende Jahrzehnte gegessen hat) und doofe Musik aus der 80er Jahre seine sonst skahörenden Ohren verschmutzte ("Dreams are my reality" + "Wake me up!" - und da dachte er entsetzt wieder an die Sinnlosigkeit seiner provinziellen und franzenländischen Präpubertät), währenddessen, las er in seiner Zeitung drei erfreuliche Nachrichten:
• "Der Zustand der DVU ist desolat" laut Fabian Virchow, Leiter der Forschungsstelle Rechtsextremismus an der Fachhochschule Düsseldorf.
• Nicht seine eigene Koalition will Röslers Gesundheitsreform.
• Es kommt in die deutschen Kinos ein neuer Horror- & SciFi-Film heraus. Splice, heisst es, und es sei sehr gut. Natürlich will der JB zusammen mit G dahin.
• "Der Zustand der DVU ist desolat" laut Fabian Virchow, Leiter der Forschungsstelle Rechtsextremismus an der Fachhochschule Düsseldorf.
• Nicht seine eigene Koalition will Röslers Gesundheitsreform.
• Es kommt in die deutschen Kinos ein neuer Horror- & SciFi-Film heraus. Splice, heisst es, und es sei sehr gut. Natürlich will der JB zusammen mit G dahin.
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