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mardi 5 octobre 2010

Le parc

Et JB s'est remis à la traduction du Parc, à paraître bientôt chez Albin Michel Jeunesse:

Park_cover

© Yokoland © Øystein Dolmen © Magikon Forlag

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© Yokoland © Øystein Dolmen © Magikon Forlag

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© Yokoland © Øystein Dolmen © Magikon Forlag


Du coup, on réécoute Down In The Park des Inspirations:

mercredi 9 juin 2010

Ensorcelant/Bezaubernd

On se réveille avec dans la tête Johnny Too Bad des Slickers en guise de musique du matin, mais on l'a déjà joué et puis la chanson est trop triste pour commencer une journée. On cherche sur toitube sa version Who You Gonna Run To par The Inspirations - en vain. On tombe en revanche sur Cannonball d'un groupe dénommé Bewitch, qu'on ne connaissait pas, ni l'un ni l'autre, mais les trilles de flûte traversière roulent instantanément dans nos oreilles, à croire qu'elles y avaient déjà résonné. On écoute.
Man wacht auf mit Johnny Too Bad von The Slickers als Morgenmusik, aber das Lied wurde hier schon gespielt, und ausserdem ist es zu traurig um einen Tag damit anzufangen. Man sucht auf durohr nach seiner von The Inspirations gespielten Version Who You Gonna Run To - vergeben. Und dann stosst man auf Cannonball von einer Gruppe mit Name Bewitch, und keine von denen kannte man vorher, aber die Trillen der Querflöte (einen schönen guten Morgen, G!) rollen schon in denOhren, als wären sie da immer gewesen. Lass uns das Stück hören.



Und natürlich, Bewitch lesend und hörend, muss man an Bewitched denken, also Verliebt in einer Hexe auf Deutsch, und an die geniale Agnes Moorehead. Aber überhaupt: dieses untenstehende Episode ist voll von inneren geladenen Scherzen. Darrin ist zu einem Ass verwandelt worden (also: Esel) und Samanthas Vater redet von the front and the rear. Also dass er es von vorne und hinten macht. Jaja…
Et bien sûr, en lisant et en écoutant Bewitch, on pense fatalement à Bewitched, Ma Sorcière bien-aimée en français, et à la géniale Agnes Moorehead. Mais surtout, l'épisode ci-dessous est bourré de sous-entendus salaces: Darrin (Jean-Pierre, en français) a été transformé en ass (= un âne, au sens propre) et le père de Samantha parle de the front and the rear, comme quoi il le ferait par devant et par derrière. Ouiii…

dimanche 6 juin 2010

The minister

Ce pourrait presque être une musique du matin. Toujours est-il que le morceau ne me quitte mon crâne pas depuis quelques jours: Ease Up. Je l'avais déjà présenté en mars dernier. C'est un classique du revive. Interprété par les Bleechers, sorti en 1969 et produit par Lee Perry (et non Byron Lee comme indiqué), ce morceau est un petit bijou. Musical d'abord. C'est évidemment le second accord qui fait de la chanson un hit. Le second. Non pas le premier, à savoir les coups de batterie, mais ces notes entêtantes sur l'orgue Hammond qui côtoient les riffs de guitare sans mutuellement se concurrencer. C'est aussi un petit bijou d'écriture. Ease up rime de façon interne avec la supplique release me. La chanson raconte l'histoire d'un homme étouffé par une femme, qui n'en peut plus de leur relation: "You're making me a sufferer", lui dit-il.
Alors en quoi ce morceau est-il une musique du matin. À cause de cette phrase qui m'a toujours interloqué: "But I'm known as the minister of romance and love." Il faut entendre par minister le pasteur, le prédicateur, en bon français: le chantre. Quelle construction étrange: Le chantre de l'amour et du romantisme. Cette auto-désignation est-elle suffisamment singulière pour être modifiée?
J'en veux pour preuve la reprise, un an plus tard, toujours encadrée par Lee Perry et ses Upsetters du même morceau par un autre groupe intitulé The Inspirations, groupe et morceau que je ne connaissais. Hélas, la reprise n'est pas disponible sur toitube. Musicalement, on peut dire d'elle qu'elle sépare davantage l'orgue et la guitare et que la voix est plus haute mais aussi plus reggae, plus années 70 serait-on tenté de dire. Le chanteur est connu, qui n'est autre que Jimmy London. Et que chante-t-il, lui? Ça: "But as long as there's many girls / have romance and love again." Aha… Là, il s'agit très clairement de conquérir d'autres filles, il ne s'agit pas de savoir qui on est, en quoi on se distingue, ce qui fait la qualité d'un homme. On devient une machine à aimer, un gigolo, un queutard. Bon, après tout ça peut être un but dans la vie…
Bref.
Allez, on écoute les Bleechers nous chanter la claustrophobie de l'amour.