Et JB, qui s'est levé tôt ce matin puisqu'il n'a pas travaillé cette nuit (oooh!), n'a plus nourri le blog tatoué et fumeur de ses petites chroniques musicales et linguistiques. Il s'en excuse, mais il avait à faire. Il avait une mésange à nourrir, il avait du travail à abattre, il avait des amis à s'occuper, il avait des concerts à voir, il avait… à vivre.
Et JB, donc, se réveille comme tous les matins avec une chanson dans la tête, aujourd'hui comme hier et avant-hier: You Say You Don't Love Me, par Peggy, un scorcher skinhead reggae de 1970, produit par les Hot Rod, aka les Cimarons.
Et s'il reviendra un autre jour sur le riddim (la phrase musicale, autrement dit), JB adore cette guitare entêtante qui creuse son sillon dans les circonvolutions cérébrales, de même que ce petit coup de batterie qui sert d'entame au morceau puis revient à trois reprises comme autant de boucles ou de virgules ('1'15'', 1'38", 1'47"). Mais JB adore ce moment de la chanson quand Peggy dit: "Now I see you don't want my loving / I need you standing there / Now you say you don't want my kisses / I'm gonna go and find someone / I'm gonna find someone to love"; car, là, JB sait pourquoi il se réveille avec cette musique du matin. Bref.
Et JB en est là de son réveil et de sa musique du matin quand, sur une certaine bleue, il reçoit un message charmant qui n'est pas sans rappeler l'inénarrable slogan d'une certaine pub des années 80: "Tout à coup, un inconnu vous offre des fleurs. Ça, c'est l'effet magique…" Non pas d'un déodorant, mais du blog tatoué et fumeur rempli de ska et reggae. Bingo!
Et l'inconnu qui offre des fleurs au petit matin invite JB à aller écouter sur toitube ce morceau:
Et il s'appelle comment, le morceau? You Don't Love Me. Et il s'est réveillé avec quel morceau dans sa tête compliquée, JB? You Say You Don't Love Me. Bingo! JB adooore ce genre de coïncidences. Surtout quand un inconnu qui lui offre des fleurs est impliqué dans le déroulement de la coïncidence. De surcroît quand cette coïncidence réunit tous les ingrédients que JB a listés à l'instant.
Quoi qu'il en soit, et JB s'est réveillé en apprenant quelque chose (il se couchera donc moins bête ce soir), le morceau de Willie Cobbs, qui date de 1961, est donc l'original du tube grâce auquel Dawn Penn est devenue célèbre et qui continue d'être chanté et rechanté et mixé et remixé: You Don't Love Me, ajouté d'un (No No No) pour le différencier de l'original. On écoute incontinent cette perle rocksteady de 1967:
Le succès es tel que la version de Dawn Penn (et non celle de Willie Cobbs) a été reprise par… oh yé… Rihanna et… oh yée… Beyoncé… Oh yééééééééé! Mais, de toutes, c'est bien celle-ci que JB préfère, par Dawn Penn en personne, qu'on a pu visionner dans le film Rocksteady, que JB a vu il y a deux ans en compagnie de ses petits amis, à savoir G et F, à qui il passe d'ailleurs bien le bonjour (komm gut in den Tag, wa?!):
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mercredi 29 juin 2011
mardi 24 mai 2011
"reminiscing all the things"
Et, samedi soir dernier au nighter, M mettait ce morceau qui a fait bondir JB comme un diablotin de sa boîte et se précipiter sur le mitan de la piste.
[Oui, autrefois, on employait le mot mitan pour signifier le milieu, un terme toujours usité dans le patois de la région natale de JB. Quant à l'origine du substantif qu'on écrit également mitant, on assiste toujours à un crêpage de chignons chez les linguistes — et JB ne va s'appesantir là-dessus, il renverra à la looongue explication du TLF et indiquera simplement cette précision du Robert historique de la langue française:
Si l'adjectif se rapporte avant tout à ce qui se situe dans le milieu, dans le centre, il n'empêche: le mot est savoureux. Évidemment, JB adore ce mot qu'il s'empresse dès maintenant de remettre au goût du jour et va employer dans chaque conversation.
Exemples:
Intrigué et séduit, JB va faire une mini-recherche, mais archiprécise quand même, qui lui montre deux choses:
Primo, il y a très peu d'occurrences tant dans gougueule livres que dans la base Gallica de la BNF de l'adjectif mitantier — en revanche, le terme est très répandu, JB l'apprend comme ses petits amis, en tant que patronyme (que nom de famille, quoi).
Secundo, il trouve tout de même une occurrence qui a l'avantage de montrer l'étendue des disputes étymologiques:
Au final, JB se pose une question ontologique:
Peut-il être une militante (en un ou en deux mots) du mitant?
Voire, dans l'absolu:
Peut-on être un militant mitantier?]
Enfin bref.
JB se précipite donc, au nighter, danser sur le morceau que M vient de mettre et qui est celui-ci:
Du coup, il se reprécipite, cette fois pour demander à M de qui il s'agit. S'ensuit cette conversation décoiffante:
JB: C'est qui?
M: John Holt.
JB: John Holt?
M: Eh ouais.
JB: Jamais j'aurais pensé à lui.
M: Ben si.
JB: Ben dis donc…
M: Beh ouais.
JB: Ça alors…
Bon.
JB doit expliquer à ses petits amis que, un beau matin il y a environ quinze jours, il s'est réveillé cette phrase du refrain qui tournait en boucle dans sa tête compliquée: "While you're there."
Il a eu beau sonder et fouiller et scanner son mange-disque électronique, il n'a rien trouvé. Ça l'a occupé comme ça pendant deux jours. Hystéro comme il est, il en aurait pleuré. Il a même failli envoyer un pneu vocal à N pour lui demander conseil. Mais il aurait eu l'air malin en entonnant dans le bigo cette phrase, lui qui chante comme une casserole.
Or voilà que, samedi dernier, M met fait aux turpitudes JBesques. Quel bonheur au quotidien!
Et, aujourd'hui, traversant deux ponts berlinois juché sur son vélocipède, JB écoutait en boucle Tonight en étant fasciné par les paroles du refrain:
JB se délectait de l'emploi de ce verbe, to reminisce, qui équivaut à notre se remémorer français mais qu'on retrouve dans le substantif réminiscence. JB trouvait judicieuse cette opposition entre le remember et le reminisce tandis que le recollect (autre synonyme) a été évincé. Pour un travailleur du mot (JB emploie ce syntagme volontairement, en pensant avec un sourire amusé à la locution moderne travailleur/euse du sexe) — donc, pour un travailleur du mot tel que lui, cette distinction était une petite perle.
JB trouvait magnifique cette image ambiguë du there dont on peut se demander quel endroit l'adverbe désigne, à savoir se demander où se trouve exactement la personne à qui s'adresse John Holt: chez quelqu'un d'autre? dans les bras d'un(e) autre? En faisant quoi? Et puis elles correspondent à quoi, ces things, ces choses, qu'il lui a apprises à faire (= taught you to do)?
Ceci dit, rapport aux travailleurs/euses du sexe, JB ne va pas faire un dessin à ses petits amis, il les considère suffisamment grand pour comprendre de quoi il est question en fin de compte. Au lieu de quoi, il va laisser Jo-Ann Greene du site allmusic.com parler de la chanson:
Et JB adore la pochette du second disque de John Holt sorti en 1971, donc après le succès de Tonght, et intitulé Holt. Il adore le regard du chanteur qui lui donne l'air d'une méchante brute à deux doigts de fondre en larmes:
Toujours est-il que, s'il n'avait pas la version de John Holt dans son mange-disque électronique, JB avait celle de Ken Lazarus, sur laquelle on se quitte en l'écoutant plus bas.
[Oui, autrefois, on employait le mot mitan pour signifier le milieu, un terme toujours usité dans le patois de la région natale de JB. Quant à l'origine du substantif qu'on écrit également mitant, on assiste toujours à un crêpage de chignons chez les linguistes — et JB ne va s'appesantir là-dessus, il renverra à la looongue explication du TLF et indiquera simplement cette précision du Robert historique de la langue française:
Mitan s'est superposé à milieu entre le XVe et, surtout, le XVIe siècle; puis il a reculé au profit de celui-ci, auquel il fournit un équivalent, dans le sens argotique de “pègre” (1924).
Et, ce cherchant, JB découvre que le Godefroy, un des dictionnaires du moyen français, donne un mitantier pour désigner notamment ce que nous qualifions aujourd'hui d'index, donc le troisième doigt = le doigt du milieu:Si l'adjectif se rapporte avant tout à ce qui se situe dans le milieu, dans le centre, il n'empêche: le mot est savoureux. Évidemment, JB adore ce mot qu'il s'empresse dès maintenant de remettre au goût du jour et va employer dans chaque conversation.
Exemples:
• Marie-Bernadette a brandi son mitantier sous le nez de Jean-Roger en lui envoyant un "Fuck!" rageur à la figure.
• Brenda, juste après sa séance de nail art, est revenue furax chez la manucure en s'écriant: "Je me suis cassé l'ongle du mitantier en rajustant la bride de ma purse."
• Josy a eu beau appuyer sur le bouton mitantier de sa yaourtière, cette dernière ne s'est pas mise en route.
• Jacky, évoluant désormais dans les parties la partie mitantière du terrain au sein du club de foot de Sainte-Verge (79), a envoyé une patate dans les goals de Patrice.
• Pour moderniser un MODEM en chute libre, François B. a rebaptisé son parti le PRM: Parti Rassembleur Mitantier. À ce jour, aucune nouvelle adhésion au PRM n'a été enregistrée.
Intrigué et séduit, JB va faire une mini-recherche, mais archiprécise quand même, qui lui montre deux choses:
Primo, il y a très peu d'occurrences tant dans gougueule livres que dans la base Gallica de la BNF de l'adjectif mitantier — en revanche, le terme est très répandu, JB l'apprend comme ses petits amis, en tant que patronyme (que nom de famille, quoi).
Secundo, il trouve tout de même une occurrence qui a l'avantage de montrer l'étendue des disputes étymologiques:
Au final, JB se pose une question ontologique:
Peut-il être une militante (en un ou en deux mots) du mitant?
Voire, dans l'absolu:
Peut-on être un militant mitantier?]
Enfin bref.
JB se précipite donc, au nighter, danser sur le morceau que M vient de mettre et qui est celui-ci:
Du coup, il se reprécipite, cette fois pour demander à M de qui il s'agit. S'ensuit cette conversation décoiffante:
JB: C'est qui?
M: John Holt.
JB: John Holt?
M: Eh ouais.
JB: Jamais j'aurais pensé à lui.
M: Ben si.
JB: Ben dis donc…
M: Beh ouais.
JB: Ça alors…
Bon.
JB doit expliquer à ses petits amis que, un beau matin il y a environ quinze jours, il s'est réveillé cette phrase du refrain qui tournait en boucle dans sa tête compliquée: "While you're there."
Il a eu beau sonder et fouiller et scanner son mange-disque électronique, il n'a rien trouvé. Ça l'a occupé comme ça pendant deux jours. Hystéro comme il est, il en aurait pleuré. Il a même failli envoyer un pneu vocal à N pour lui demander conseil. Mais il aurait eu l'air malin en entonnant dans le bigo cette phrase, lui qui chante comme une casserole.
Or voilà que, samedi dernier, M met fait aux turpitudes JBesques. Quel bonheur au quotidien!
Et, aujourd'hui, traversant deux ponts berlinois juché sur son vélocipède, JB écoutait en boucle Tonight en étant fasciné par les paroles du refrain:
Tonight, while you're there
You'll remember all the things that I taught you to do
You will there by yourself
Reminiscing all the things that I taught you to do
JB se délectait de l'emploi de ce verbe, to reminisce, qui équivaut à notre se remémorer français mais qu'on retrouve dans le substantif réminiscence. JB trouvait judicieuse cette opposition entre le remember et le reminisce tandis que le recollect (autre synonyme) a été évincé. Pour un travailleur du mot (JB emploie ce syntagme volontairement, en pensant avec un sourire amusé à la locution moderne travailleur/euse du sexe) — donc, pour un travailleur du mot tel que lui, cette distinction était une petite perle.
JB trouvait magnifique cette image ambiguë du there dont on peut se demander quel endroit l'adverbe désigne, à savoir se demander où se trouve exactement la personne à qui s'adresse John Holt: chez quelqu'un d'autre? dans les bras d'un(e) autre? En faisant quoi? Et puis elles correspondent à quoi, ces things, ces choses, qu'il lui a apprises à faire (= taught you to do)?
Ceci dit, rapport aux travailleurs/euses du sexe, JB ne va pas faire un dessin à ses petits amis, il les considère suffisamment grand pour comprendre de quoi il est question en fin de compte. Au lieu de quoi, il va laisser Jo-Ann Greene du site allmusic.com parler de la chanson:
Song Review
by Jo-Ann Greene
John Holt launched his solo career in 1968, whilst still remaining a member of the Paragons. "Tonight" was one of the first solo singles he recorded and was cut for Bunny Lee. The producer worked hard to make the song a standout, marrying an emotive ballad to a percolating reggae rhythm. That was par for the course at the time, what made the single a bit more unique was having the organist keep time with a robust riff, and then having him toss a lushly layered AOR hook on top. This wasn't the first single to weigh down an arrangement with these extravagances, and by the early '70s, huge swathes of the Jamaican scene were giving way to these U.S./U.K. influences. However, in their day, they worked a charm, the domestic crowds lapped it up, and it was equally successful in Britain. "Tonight" did well, and thus encouraged Holt toward ever greater emulation of AOR pop fodder.
Et JB adore la pochette du second disque de John Holt sorti en 1971, donc après le succès de Tonght, et intitulé Holt. Il adore le regard du chanteur qui lui donne l'air d'une méchante brute à deux doigts de fondre en larmes:
Toujours est-il que, s'il n'avait pas la version de John Holt dans son mange-disque électronique, JB avait celle de Ken Lazarus, sur laquelle on se quitte en l'écoutant plus bas.
dimanche 22 mai 2011
Das fehlende S und Jerry Hitler: ein Rätsel
Und der JB wacht mit einem llleichten Kopfschmerzen auf. Dadraussen tanzen Pappelschneeflocken während eine ruhigmachende Stille liegt auf der Stadt; der Himmel ist weissbewölkt und die Luft schwül wie ein Vorzeichen eines kommenden Regens. Ein katerloser aber kopfschmerzenvoller JB wacht also auf mit Cynthia Richards im Gehirn:
Wieso kommt der JB auf dieses Lied?
Tja, liebe kleine Freunde, das ist eine lange Geschichte. Aber vorher:
G und der JB redeten gestern über Substantive auf -el (ja, solche Gespräche (also Conversation wie das von Cynthia Richards) haben die Beiden). Denn lexikografisch-kulinarisch ist der JB immer verzweifelt und am Rand desSamenbruchs, øøøh, pardon… Des Zusammenbruchs.
Nicht nur heisst es der Spargel und die Semmel, aber auch der Schnitzel, die Brezel (und der JB erfährt gerade fassungslos, dass brezel auf bretonisch Krieg bedeutet), der Apfel, usw. — aber im Plural wird es die Spargel, die Semmeln, die Schnitzel, die Brezeln, die Äpfel. Und für einen JB, der nicht nur kulinarisch aber auch lexikografisch vorbildlich sein möchte, ist das alles ein Ekel (m.), eine Fabel (f.) und ein Rätsel (n.) zugleich. Naja. Inszwischen weiss er genauen Bescheid, aber darüber kommt er in ein Paar Tage zurück.
Also führten G und der JB dieses linguistisches Gespräch und nachher fuhren sie zum Nighter. Aber die Linguistik und die Rechtsschreibung wollten den JB (wie immer) nicht verlassen. Denn, plötzlich, umme Ecke und um die Ecke (von zwei Strassen) stand da vor JBs Augen eine Bar, deren Name falsch geschrieben wurde. Der JB hat sofort zwei Dioptrien verloren und wollte sich an den Besitzer beschweren. Der JB wollte nämlich zu ihm gehen und sagen, dass er eine Buchstabe vergessen hatte. Das S, nämlich. Es war tatsächlich so, dass die Bar Anu heisst. Und jene(r), die/der die deutsche Sprache nur ein kleines Bisschen herrscht, weiss dass hier ein S schandenvoll fehlt. Der JB schrie zu G seine tiefe Beleidigung, aber G ignorierte diese Beschwerden und radelte sorgenlos weiter. Tsss…
Dann im Nighter war der JB mit einem lieben kleinen Freund in einem nichtkulinarischen und nichtlexikograpfischen Gespräch vertieft, als er plötzlich die Musik erkannte. Er entschuldigte sich (wie immer) höflich, teilte mit dass er unbedingt tanzen sollte, was er auch tat, aber dann rannte er zu M, der gerade das Lied aufgelegt hatte und fragte: "Ist das nicht Cynthia Richards?" Und ein strahlender M antwortete: "Richtig!!!" Der JB fühlte sich a bisserl wie der Schüler in der 4. Klasse, der seinem Lehrer die richtige Antwort gibt, also dachte er kurz danach über sich: "Oh je…"
Also ist heute heute, also Sonntag, und der JB wacht mit Conversation von Cynthia Richards im Kopf auf. Er sucht dann weitere Lieder von ihr, die er nicht hat wenn… ex nihilo, auf einem Sampler, wo ein von ihren Stücken auftaucht, kann der JB folgenden Sänger mit folgendem Lied lesen:
Hä?
Jerry Hitler?!?
Das kann doch nicht wahr sein…
Aber doch:
Und hier ist das Stück:
Und, unten dem Video, als Kommentar:
Stümmt. Währie strändsch!
Der JB geht sofort forschen und findet schnell heraus, dass er nicht der Erste ist, der sprachlos wurde. Denn, im Forum der stets informationsreichen roots archives-Seite steht es:
Wie bitte was?
Jah Hitler?!?
Näh!?!
Doch.
Selbst ein sogenannter Jah Glu muss lachen…
Nun ja. Jah Glu(e) ist vielleicht ein bisschen besser als Jah Hitler, aber immerhin.
Jedenfalls ist also Jerry Hitler, oder Jah Hitler, Gregory Isaacs (der übrigens letztes Jahr gestorben ist, wie der JB es berichten konnte). Tatsächlich. Die untenstehenden Erklärungen folgen:
Aber zurück zu Cynthia Richards.
Denn der JB entdeckt dieses Lied von ihr:
Der JB öffnet seine Ohren ganz, und… aber… Es erkennt doch was in dem Lied. In dem Gesang, der Melodie. Hm… Grübelgrübelgrübel. Lass uns ein Teil genau anhören:
Aber, doch! schreit der JB in seinem sozialistischen Palast. Ist doch der Musiksatz von Oh, Happy Day! Und es stimmt:
Der JB ist schon taub von dem einen Ohr geworden, weil er hier auf dem tätowierten und rauchenden (und antiklerikalen & antireligiösen) Bloggottlobenden Musik spielen muss. Von daher wird er KEINESFALLS das ganze Lied von Edwin Hawkins Singers hören lassen. Was aber stimmt. Die gottilluminierten "Sänger" haben ihren Gospel in 1969 aufgenommen, und die gute Cynthia ihr I'm Movin On in 1971. Vielleicht hat sie sich von dem Gott(igitt)lied inspirieren lassen? Ein Jahr später hat sie nämlich Aily I herausgegeben, das auch ein Gott(igitt)lied ist. Du, Cynthia, det jeht jaaar nüsch!
Der JB grübelt aber immer noch. Wenn seine lieben kleinen Freunde sich bitte schön wieder den Musikteil von demGott(igitt)lied der Sänger genau anhören, werden sie erfahren, dass sie "When Jesus washed" sagen. Von daher fragt sich der JB in petto:
Und nach diesen tollen Nachrichten, liebe kleine Freunde, geht der JB seine sozialistischen & skinheadischen & atheistischen Koteletten frisieren. Tschö-öh!
Wieso kommt der JB auf dieses Lied?
Tja, liebe kleine Freunde, das ist eine lange Geschichte. Aber vorher:
G und der JB redeten gestern über Substantive auf -el (ja, solche Gespräche (also Conversation wie das von Cynthia Richards) haben die Beiden). Denn lexikografisch-kulinarisch ist der JB immer verzweifelt und am Rand des
Nicht nur heisst es der Spargel und die Semmel, aber auch der Schnitzel, die Brezel (und der JB erfährt gerade fassungslos, dass brezel auf bretonisch Krieg bedeutet), der Apfel, usw. — aber im Plural wird es die Spargel, die Semmeln, die Schnitzel, die Brezeln, die Äpfel. Und für einen JB, der nicht nur kulinarisch aber auch lexikografisch vorbildlich sein möchte, ist das alles ein Ekel (m.), eine Fabel (f.) und ein Rätsel (n.) zugleich. Naja. Inszwischen weiss er genauen Bescheid, aber darüber kommt er in ein Paar Tage zurück.
Also führten G und der JB dieses linguistisches Gespräch und nachher fuhren sie zum Nighter. Aber die Linguistik und die Rechtsschreibung wollten den JB (wie immer) nicht verlassen. Denn, plötzlich, umme Ecke und um die Ecke (von zwei Strassen) stand da vor JBs Augen eine Bar, deren Name falsch geschrieben wurde. Der JB hat sofort zwei Dioptrien verloren und wollte sich an den Besitzer beschweren. Der JB wollte nämlich zu ihm gehen und sagen, dass er eine Buchstabe vergessen hatte. Das S, nämlich. Es war tatsächlich so, dass die Bar Anu heisst. Und jene(r), die/der die deutsche Sprache nur ein kleines Bisschen herrscht, weiss dass hier ein S schandenvoll fehlt. Der JB schrie zu G seine tiefe Beleidigung, aber G ignorierte diese Beschwerden und radelte sorgenlos weiter. Tsss…
Dann im Nighter war der JB mit einem lieben kleinen Freund in einem nichtkulinarischen und nichtlexikograpfischen Gespräch vertieft, als er plötzlich die Musik erkannte. Er entschuldigte sich (wie immer) höflich, teilte mit dass er unbedingt tanzen sollte, was er auch tat, aber dann rannte er zu M, der gerade das Lied aufgelegt hatte und fragte: "Ist das nicht Cynthia Richards?" Und ein strahlender M antwortete: "Richtig!!!" Der JB fühlte sich a bisserl wie der Schüler in der 4. Klasse, der seinem Lehrer die richtige Antwort gibt, also dachte er kurz danach über sich: "Oh je…"
Also ist heute heute, also Sonntag, und der JB wacht mit Conversation von Cynthia Richards im Kopf auf. Er sucht dann weitere Lieder von ihr, die er nicht hat wenn… ex nihilo, auf einem Sampler, wo ein von ihren Stücken auftaucht, kann der JB folgenden Sänger mit folgendem Lied lesen:
Hä?
Jerry Hitler?!?
Das kann doch nicht wahr sein…
Aber doch:
Und hier ist das Stück:
Und, unten dem Video, als Kommentar:
Stümmt. Währie strändsch!
Der JB geht sofort forschen und findet schnell heraus, dass er nicht der Erste ist, der sprachlos wurde. Denn, im Forum der stets informationsreichen roots archives-Seite steht es:
Wie bitte was?
Jah Hitler?!?
Näh!?!
Doch.
Selbst ein sogenannter Jah Glu muss lachen…
Nun ja. Jah Glu(e) ist vielleicht ein bisschen besser als Jah Hitler, aber immerhin.
Jedenfalls ist also Jerry Hitler, oder Jah Hitler, Gregory Isaacs (der übrigens letztes Jahr gestorben ist, wie der JB es berichten konnte). Tatsächlich. Die untenstehenden Erklärungen folgen:
Aber zurück zu Cynthia Richards.
Denn der JB entdeckt dieses Lied von ihr:
Der JB öffnet seine Ohren ganz, und… aber… Es erkennt doch was in dem Lied. In dem Gesang, der Melodie. Hm… Grübelgrübelgrübel. Lass uns ein Teil genau anhören:
Aber, doch! schreit der JB in seinem sozialistischen Palast. Ist doch der Musiksatz von Oh, Happy Day! Und es stimmt:
Der JB ist schon taub von dem einen Ohr geworden, weil er hier auf dem tätowierten und rauchenden (und antiklerikalen & antireligiösen) Blog
Der JB grübelt aber immer noch. Wenn seine lieben kleinen Freunde sich bitte schön wieder den Musikteil von dem
Ach so? Jesus hat also seine bzw. die Wäsche gemacht? Steht es in der Bibel? Das hat mir niemals mal erzählt. Naja, warum sollte Jesus nicht wie jeder sein (was er laut der Fabel auch ist) und auch, zum Beispiel, seine Wäsche machen, gestrickt und gehäckelt (was er sowieso mit seinen Wollenklamotten gemacht hat (aber hat er sich genau wie der JB sich Schlüpper mit Domestoswolle gestrickt???)). Aber eins ist sicher: er war nicht unter der Haube um sich eine tolle Dauerwelle zu konfektionieren.
Ach… Sollte ich nun die endlich mal lesen??? Oh nee, oder? Nein. Nach Jah Hitler reicht es erstmal. Nicht Jesus nach Jah Hitler, bütte.
Und nach diesen tollen Nachrichten, liebe kleine Freunde, geht der JB seine sozialistischen & skinheadischen & atheistischen Koteletten frisieren. Tschö-öh!
mercredi 4 mai 2011
You're there and… gone
Et JB, qui a cherché toute la journée d'hier un morceau d'early reggae dont la mélodie refusait de quitter sa tête compliquée (les paroles répètent "while you're there") et n'a au final rien retrouvé, à défaut de quoi il a écouté David Isaacs — JB se réveille donc ce matin avec Since You're Gone de ce dernier, une perle produite par Lee Perry en 1969, puisque la quasi-totalité de ce que David Isaacs chantera par la suite sera assez oubliable alors que tous ses singles datant de l'époque Upsetter peuvent figurer dans tout mange-disque électronique qui se respecte.
JB résume de bon matin:
Il cherchait une chanson disant "while you're there" et en écoute finalement une autre, entonnant pour sa part since you're gone. Et il se dit, constatant cela, qu'une certaine boucle est bouclée. Grosso modo: you're there and… gone.
Sur ce, il souhaite une belle et bonne journée à ses petits amis.
JB résume de bon matin:
Il cherchait une chanson disant "while you're there" et en écoute finalement une autre, entonnant pour sa part since you're gone. Et il se dit, constatant cela, qu'une certaine boucle est bouclée. Grosso modo: you're there and… gone.
Sur ce, il souhaite une belle et bonne journée à ses petits amis.
jeudi 28 avril 2011
"you can't deny it"
Et JB, hier soir, rentrant du théâtre où il a à nouveau été subjugué par le talent d'Anja Schneider au Gorki:
… JB rentre donc dans son palais socialiste et, par une mystérieuse association d'idées dont lui seul et son cerveau abstrus ont le secret, il repense brusquement (à l'instar d'une musique du matin qui surgirait dans sa tête, sauf qu'on est le soir et qu'il est minuit) à Happy Holiday, la chanson des Hotknives qu'il aime tant et qu'il n'avait plus écoutée, lui indique son mange-disque électronique, depuis le 8/12/2010 (le jour où JB a fête ses 7 ans et son entrée au CP). Il la cherche ce soir encore, en vain. En vain, puisqu'il veut la faire écouter à ses petits amis depuis longtemps. Il ne la trouve pas mais il trouve ça:
Et, évidemment, le cœur en pâte d'amande de JB fond, et la poisse doucereuse dégouline sur son ordimini dont les circuits dès lors aussi ensucrés qu'ensuqués et bloqués diffusent en boucle la chanson d'amour rythmée par des accords de violon (et, une fois encore, JB doit constater que les groupes de ska du moment les plus épatants (Madness, The Hotknives, The Valkyrians) utilisent tous le violon, un instrument qui, pourtant, traditionnellement, n'a guère sa place dans ce genre musical).
Et, ce matin, JB se réveille après une nuit complète (en-fin!), et force lui est de constater que Happy Holiday tourne toujours dans sa tête compliquée. Il s'agit à présent véritablement d'une musique du matin et JB fonce allumer son ordimini. Tandis qu'un soleil blanc irradie la ville et qu'un JB délunetté prépare à tâtons son café, Mark Carew ("the greatest dad in the world and a hero") chante le refrain que JB aime tant:
Et JB, têtu comme un teckel, de s'interroger sur la rémanence (comme on dit) du refrain qui résonne dans ses oreilles et jusque dans ses neurones et, systématiquement, suscite cet attendrissement semblable à une débâcle, rappelant elle-même la fonte du cœur en pâte d'amande de JB. Lequel constate que tout ceci intervient au moment précis où G & F & JB ont enfin trouvé une accommodation à Rosslau lors du prochain festival de ska en juin (et føck la priiide simultanée à Berlin) alors même que G & F adorent eux aussi The Hotknives:
JB se dit alors que la skanking band ainsi au (très) grand complet va passer un week-end de rêve et que l'amitié atteindra son acmé (comme on dit aussi).
N'empêche, dans cette période troubl(é)e où le ressac poursuit ses échappées sur la plage de galets qui entoure le cerveau compliqué de JB, où le calme après la tempête semble durable (et JB prie chaque jour Saint-Karl Marx pour qu'il n'en aille pas autrement), toutes les phrases de Marc Carew forment un ensemble à la bouleversante cohérence de cette chanson d'amour qui est aussi une chanson de rupture:
I wouldn't say that what I've done is wrong,
feel out of place now where I'd once belong
and when you look at it and put it in perspective
it looks bad, and you know that you can't deny it.
A missing person with a missing tale,
a deeper breath before my next exhale.
I must be on a happy holiday.
Et, sur cette réjouissante constatation, JB souhaite une bonne et belle journée à ses petits amis.
… JB rentre donc dans son palais socialiste et, par une mystérieuse association d'idées dont lui seul et son cerveau abstrus ont le secret, il repense brusquement (à l'instar d'une musique du matin qui surgirait dans sa tête, sauf qu'on est le soir et qu'il est minuit) à Happy Holiday, la chanson des Hotknives qu'il aime tant et qu'il n'avait plus écoutée, lui indique son mange-disque électronique, depuis le 8/12/2010 (le jour où JB a fête ses 7 ans et son entrée au CP). Il la cherche ce soir encore, en vain. En vain, puisqu'il veut la faire écouter à ses petits amis depuis longtemps. Il ne la trouve pas mais il trouve ça:
Et, évidemment, le cœur en pâte d'amande de JB fond, et la poisse doucereuse dégouline sur son ordimini dont les circuits dès lors aussi ensucrés qu'ensuqués et bloqués diffusent en boucle la chanson d'amour rythmée par des accords de violon (et, une fois encore, JB doit constater que les groupes de ska du moment les plus épatants (Madness, The Hotknives, The Valkyrians) utilisent tous le violon, un instrument qui, pourtant, traditionnellement, n'a guère sa place dans ce genre musical).
Et, ce matin, JB se réveille après une nuit complète (en-fin!), et force lui est de constater que Happy Holiday tourne toujours dans sa tête compliquée. Il s'agit à présent véritablement d'une musique du matin et JB fonce allumer son ordimini. Tandis qu'un soleil blanc irradie la ville et qu'un JB délunetté prépare à tâtons son café, Mark Carew ("the greatest dad in the world and a hero") chante le refrain que JB aime tant:
Et JB, têtu comme un teckel, de s'interroger sur la rémanence (comme on dit) du refrain qui résonne dans ses oreilles et jusque dans ses neurones et, systématiquement, suscite cet attendrissement semblable à une débâcle, rappelant elle-même la fonte du cœur en pâte d'amande de JB. Lequel constate que tout ceci intervient au moment précis où G & F & JB ont enfin trouvé une accommodation à Rosslau lors du prochain festival de ska en juin (et føck la priiide simultanée à Berlin) alors même que G & F adorent eux aussi The Hotknives:
JB se dit alors que la skanking band ainsi au (très) grand complet va passer un week-end de rêve et que l'amitié atteindra son acmé (comme on dit aussi).
N'empêche, dans cette période troubl(é)e où le ressac poursuit ses échappées sur la plage de galets qui entoure le cerveau compliqué de JB, où le calme après la tempête semble durable (et JB prie chaque jour Saint-Karl Marx pour qu'il n'en aille pas autrement), toutes les phrases de Marc Carew forment un ensemble à la bouleversante cohérence de cette chanson d'amour qui est aussi une chanson de rupture:
I wouldn't say that what I've done is wrong,
feel out of place now where I'd once belong
and when you look at it and put it in perspective
it looks bad, and you know that you can't deny it.
A missing person with a missing tale,
a deeper breath before my next exhale.
I must be on a happy holiday.
Et, sur cette réjouissante constatation, JB souhaite une bonne et belle journée à ses petits amis.
vendredi 8 avril 2011
"How good it feels"
Et ce matin encore JB se réveille aux aurores et surtout aux horreurs; et ce matin encore JB se lève avec Just One Look d'Annette Clarke dans la tête:
Car depuis mardi matin, et ce tous les matins, les paroles de Just One Look s'imposent dans la tête compliquée de JB. Et pas n'importe lesquelles: "I found out / how good it feels / to have / your love." Et, évidemment, le célibataire vieillissant qu'est JB (même s'il a jeté aux oripeaux son déambulateur dont il n'a désormais plus besoin) ne peut que s'étonner que son cerveau soit obsédé par cette phrase très précise. Aussi va-t-il jeter un voile pudique (JB adore cette expression sur laquelle il reviendra très certainement) sur les raisons profondes de cette manie.
Que sait-on, sinon, d'Annette Clarke? Pas grand-chose, c'est-à-dire quasiment rien. Mis à part que son nom est orthographié tantôt Annette Clarke, tantôt Annetta Clarke. Et JB, définitivement hystérique dans sa traque au sexisme (qu'il s'agisse du machisme langagier ou de l'invisibilisation féminine dans le reggae — ou bien encore, où que ce soit), voit là un énième signe du peu d'égards que le ska et le reggae ont eus pour les femmes compositrices et interprètes.
Au rayon des fautes d'orthographe, JB pestait la semaine dernière sur l'orthographe aléatoire de Dame Doreen, dont le patronyme est écrit tantôt Shaffer, Schaeffer ou Schaffer. Idem pour l'une des sœurs Webber (que JB écoute en ce moment) et dont le prénom est tantôt orthographié Merlyn, Merlene ou Marlene. Et JB ne parle même pas de toutes celles qu'on ne peut voir en photo, recensées nulle part, oubliées des listings, non créditées alors qu'elles chantent pourtant, absentes des biographies, etc. etc. etc.
Voilà, JB s'est énervé, il est content.
En fait, le morceau est une reprise d'une chanson de Doris Troy, sortie dix ans plus tôt en 1963. On l'écoute, dansson son ("son son" — bravo, JB! ça c'est du joli français! genre: "si ton tonton tond ton tonton"); donc: on écoute sa mélodie très pré-Northern Soul, et c'en est presque surprenant: à quel point l'orchestration n'est pas vraiment raccord avec l'époque et la précède plutôt puisqu'on n'entend pas ce son Motown contemporain si caractéristique.
Et puis… qu'est-ce que JB apprend, alors qu'il s'apprête à appuyer sur la touche orange "publier le message"??? Que Klaus Nomi a sorti sa version en 1982. Et la toune quotidienne qu'est JB ne peut que faire écouter à ses petits amis cette reprise rythmée par un saxo très années 80 absolument rédhibitoire. Mais bon, JB s'en fiche, il trouve que Klaus Nomi a toujours été sous-évalué et qu'il faudrait remettre au goût du jour certaines de ses chansons. Dont acte:
N'empêche c'est vraiment la version par Annette Clarke, produite par Lee Perry préfère définitivement.
Et, sur ce, il souhaite une belle et bonne journée à tous ses petits amis.
Car depuis mardi matin, et ce tous les matins, les paroles de Just One Look s'imposent dans la tête compliquée de JB. Et pas n'importe lesquelles: "I found out / how good it feels / to have / your love." Et, évidemment, le célibataire vieillissant qu'est JB (même s'il a jeté aux oripeaux son déambulateur dont il n'a désormais plus besoin) ne peut que s'étonner que son cerveau soit obsédé par cette phrase très précise. Aussi va-t-il jeter un voile pudique (JB adore cette expression sur laquelle il reviendra très certainement) sur les raisons profondes de cette manie.
Que sait-on, sinon, d'Annette Clarke? Pas grand-chose, c'est-à-dire quasiment rien. Mis à part que son nom est orthographié tantôt Annette Clarke, tantôt Annetta Clarke. Et JB, définitivement hystérique dans sa traque au sexisme (qu'il s'agisse du machisme langagier ou de l'invisibilisation féminine dans le reggae — ou bien encore, où que ce soit), voit là un énième signe du peu d'égards que le ska et le reggae ont eus pour les femmes compositrices et interprètes.
Au rayon des fautes d'orthographe, JB pestait la semaine dernière sur l'orthographe aléatoire de Dame Doreen, dont le patronyme est écrit tantôt Shaffer, Schaeffer ou Schaffer. Idem pour l'une des sœurs Webber (que JB écoute en ce moment) et dont le prénom est tantôt orthographié Merlyn, Merlene ou Marlene. Et JB ne parle même pas de toutes celles qu'on ne peut voir en photo, recensées nulle part, oubliées des listings, non créditées alors qu'elles chantent pourtant, absentes des biographies, etc. etc. etc.
Voilà, JB s'est énervé, il est content.
En fait, le morceau est une reprise d'une chanson de Doris Troy, sortie dix ans plus tôt en 1963. On l'écoute, dans
Et puis… qu'est-ce que JB apprend, alors qu'il s'apprête à appuyer sur la touche orange "publier le message"??? Que Klaus Nomi a sorti sa version en 1982. Et la toune quotidienne qu'est JB ne peut que faire écouter à ses petits amis cette reprise rythmée par un saxo très années 80 absolument rédhibitoire. Mais bon, JB s'en fiche, il trouve que Klaus Nomi a toujours été sous-évalué et qu'il faudrait remettre au goût du jour certaines de ses chansons. Dont acte:
N'empêche c'est vraiment la version par Annette Clarke, produite par Lee Perry préfère définitivement.
Et, sur ce, il souhaite une belle et bonne journée à tous ses petits amis.
lundi 4 avril 2011
Girlie gegen Rechts
Et JB, qui a la méga insomnie du siècle, est réveillé par la pluie vers trois heures du matin. Il se réveille et ne rendort plus. La pluie tombe sur Berlin, il n'y a pas un bruit, c'est la nuit, et il se dit que demain personne n'en saura rien: à en croire la météo d'hier soir, la pluie aura cessé au lever du jour; la ville ne verra que l'humidité déposée et ignorera tout des précipitations et du sommeil impossible.
JB se réveille donc aux horreurs et il se lève avec Girlie dans la tête, qu'il a écoutée toute la journée d'hier, notamment en allant chercher des cigarettes. Il faisait 23°, les gens étaient en short et JB les imitait, il portait son t-shirt Blondi gegen Rechts qui a fait baver tous les redskins et les rudegirlz au nighter de samedi dernier, il avait l'hystérie de Girlie qui lui tapait les tympans, il ricanait comme un tordu tandis que les passants se retournaient sur lui, et donc il y a une heure il se réveille avec Small Change dans la tête:
Pour le reste, c'est le gars de mytrojanspace qui nous explique:
Et de poursuivre: ce que chez nous a été qualifié de dévaluation (le passage des anciens aux nouveaux francs) s'appelle au Royaume Uni la decimalization. C'est aussi le titre, sorti en 1971 et hélas nulle part trouvable, de l'ancêtre de Small Change:
Et là JB est content: car il peut sans doute mettre un visage sur cette Girlie qu'il adore définitivement, même si son identité reste pour l'heure un mystère:
Et c'est sur ce mystère en partie résolu que JB souhaite une belle te bonne journée à ses petits amis.
JB se réveille donc aux horreurs et il se lève avec Girlie dans la tête, qu'il a écoutée toute la journée d'hier, notamment en allant chercher des cigarettes. Il faisait 23°, les gens étaient en short et JB les imitait, il portait son t-shirt Blondi gegen Rechts qui a fait baver tous les redskins et les rudegirlz au nighter de samedi dernier, il avait l'hystérie de Girlie qui lui tapait les tympans, il ricanait comme un tordu tandis que les passants se retournaient sur lui, et donc il y a une heure il se réveille avec Small Change dans la tête:
Pour le reste, c'est le gars de mytrojanspace qui nous explique:
Et de poursuivre: ce que chez nous a été qualifié de dévaluation (le passage des anciens aux nouveaux francs) s'appelle au Royaume Uni la decimalization. C'est aussi le titre, sorti en 1971 et hélas nulle part trouvable, de l'ancêtre de Small Change:
Et là JB est content: car il peut sans doute mettre un visage sur cette Girlie qu'il adore définitivement, même si son identité reste pour l'heure un mystère:
Et c'est sur ce mystère en partie résolu que JB souhaite une belle te bonne journée à ses petits amis.
jeudi 31 mars 2011
"Learn how to pretend"
Et JB, qui ce matin encore se réveille aux aurores, entend très vite dans sa tête compliquée dont il a soit dit en passant, et de ce fait aussi, procédé lundi dernier à la cartographie (et il est impatient de visionner les images en couleurs) — JB entend donc, une fois levé, We're All Alone de Doreen Schaffer résonner dans son cerveau.
De fait, par le hasard de ses pérégrinations musicales sur toitube, il est tombé hier sur le premier disque de Dame Doreen, sorti en 1970, et il est tombé sur le cul. Car nom seulement le titre de l'album était juste, mais ce dernier était de bout en bout impeccable. Rien à jeter, tout à conserver, tout à chérir comme autant de perles précieuses.
Du coup, JB a passé son jeudi en écoutant Dame Doreen dont il avait avant ce jour injustement ignoré les chansons. Et, tout le jeudi, il avait voulu faire écouter à ses petits amis l'un de ses morceaux. Mais ceux-ci rivalisant de qualité, JB n'avait plus su lequel choisir — aussi est-il hier resté muet sur Doreen dont il ne sait jamais su le nom s'écrit Shaffer, Schaffer ou Schaeffer.
Quant à We're All Alone, qui date de 1978, il s'agit, malgré son titre trompeur, d'une chanson d'amour enregistrée pendant cette période dite lovers de chez Studio 1. En fait une reprise d'un morceau original de Boz Scaggs, lui-même sorti en 1976. Et JB préfère laisser parler le Mighty Doctor Bird qui, musicalement, parle comme personne du ska et du reggae:
Ceci dit, on reste toujours dans la veine lover & cie, et il est inutile de chercher des conscious lyrics et du roots.
Et JB souhaite sur une belle journée à tous ses petits amis (à Berlin, il devrait faire 23)…) en les laissant sur ces paroles:
Close the window
Calm the light
And it will be alright
No need to bother now
Let it out
Let it all begin
Learn how to pretend
De fait, par le hasard de ses pérégrinations musicales sur toitube, il est tombé hier sur le premier disque de Dame Doreen, sorti en 1970, et il est tombé sur le cul. Car nom seulement le titre de l'album était juste, mais ce dernier était de bout en bout impeccable. Rien à jeter, tout à conserver, tout à chérir comme autant de perles précieuses.
Du coup, JB a passé son jeudi en écoutant Dame Doreen dont il avait avant ce jour injustement ignoré les chansons. Et, tout le jeudi, il avait voulu faire écouter à ses petits amis l'un de ses morceaux. Mais ceux-ci rivalisant de qualité, JB n'avait plus su lequel choisir — aussi est-il hier resté muet sur Doreen dont il ne sait jamais su le nom s'écrit Shaffer, Schaffer ou Schaeffer.
Quant à We're All Alone, qui date de 1978, il s'agit, malgré son titre trompeur, d'une chanson d'amour enregistrée pendant cette période dite lovers de chez Studio 1. En fait une reprise d'un morceau original de Boz Scaggs, lui-même sorti en 1976. Et JB préfère laisser parler le Mighty Doctor Bird qui, musicalement, parle comme personne du ska et du reggae:
Ceci dit, on reste toujours dans la veine lover & cie, et il est inutile de chercher des conscious lyrics et du roots.
Et JB souhaite sur une belle journée à tous ses petits amis (à Berlin, il devrait faire 23)…) en les laissant sur ces paroles:
Close the window
Calm the light
And it will be alright
No need to bother now
Let it out
Let it all begin
Learn how to pretend
mercredi 2 mars 2011
"The strongest man"
Et JB se réveille avec aucune musique du matin mais, un peu plus tard, constate avec stupeur qu'une chanson tourne en boucle dans sa tête compliquée. Il ne tarde pas à reconnaître Strongman Sampson d'Eric 'Monty' Morris et s'étonne doublement puisqu'il n'a pas écouté le morceau depuis plus de six mois au moins. Aha, songe-t-il, ça c'est bizarre.
Il écoute:
Et JB trouve ça épatant d'entendre surgir comme de nulle part cette chanson qui dit que "Sampson was the strongest man". Il y voit primo un message de l'inconscient et la force de celui-ci (et tant pis s'il s'agit d'une méthode Coué — genre: "tu es le plus fort, tu es le plus fort, tu es le plus fort" ad libitum, puis: "oui, je suis le plus fort), secundo la confirmation subliminale que, oui, décidément, tout va s'arranger et tout sera en fin de compte pour le mieux.
Allez, en prime, on écoute la reprise par les Néerlandais des Regulators, que JB avait vus au printemps dernier en concert en compagnie de G et F (mais pourquoi N n'était pas présent???) à qui il souhaite une bonne et belle journée sous le soleil blanc de Berlin.
Il écoute:
Et JB trouve ça épatant d'entendre surgir comme de nulle part cette chanson qui dit que "Sampson was the strongest man". Il y voit primo un message de l'inconscient et la force de celui-ci (et tant pis s'il s'agit d'une méthode Coué — genre: "tu es le plus fort, tu es le plus fort, tu es le plus fort" ad libitum, puis: "oui, je suis le plus fort), secundo la confirmation subliminale que, oui, décidément, tout va s'arranger et tout sera en fin de compte pour le mieux.
Allez, en prime, on écoute la reprise par les Néerlandais des Regulators, que JB avait vus au printemps dernier en concert en compagnie de G et F (mais pourquoi N n'était pas présent???) à qui il souhaite une bonne et belle journée sous le soleil blanc de Berlin.
mardi 22 février 2011
"Someone who will die for you and more"
Et, quand JB s'est réveillé, il ne faisait pas encore jour, il n'y avait pas encore ce ciel bleu pâle et ces lueurs jaunes du soleil — mais il faisait déjà - 13 et, depuis, Berlin a gagné 3 degrés: il ne fait plus que - 10.
Et, quand JB s'est réveillé, il avait cette reprise de It Ain't Me Babe par Bob Andy & Marcia Griffiths. On écoute:
Sortie en 1970, la chanson n'est la première de Bob Dylan que le duo (le plus célèbre?) du reggae va reprendre. Ici, c'est surtout la voix de Bob Andy qui prédomine, Marcia Griffiths assurant les chœurs (avec une voix plus présente et plus insistante au fur et à mesure du morceau), comme le souvenir lointain d'un amour que le chanteur ne voudrait pas. Puisque c'est ce que disent et répètent les paroles. En gros: si tu cherches quelqu'un, ce n'est pas moi; si tu crois avoir trouvé en moi la bonne personne, tu te trompes; si c'est moi que tu veux, je ne suis pas celui-là.
C'est une chanson qu'on n'aime pas avoir dans la tête au réveil — à moins bien sûr d'être heureux d'avoir plaqué quelqu'un. C'est une chanson qui marque l'impossibilité d'un amour, voire l'impossibilité d'être amoureux. Pff…
On écoute l'original? Chanté par celui que les Scandinaves veulent voir couronné du Prix Nobel de littérature? Oui. On est en 1964 et l'orchestration est bien sûr radicalement différente — mais JB adore les accords d'orgue, si légers qu'on lesatteint entend à peine tant la guitare (puis l'harmonica) est devant:
Parmi toutes celles et tous ceux qui ont chanté ces paroles qui donnent tout de suite envie de pleurer:
You say you're lookin' for someone
Who's never weak but always strong,
To protect you and defend you
Whether you are right or wrong,
Someone to open each and every door,
But it ain't me, babe,
No, no, no, it ain't me, babe,
It ain't me you're lookin' for, babe.
Parmi tous ces interprètes (Johnny Cash, Nancy Sinatra), JB a une préférence pour la version acoustique de Joan Baez, qu'on voit ci-dessous en concert en 1965. Joan Baez qui nous prévient qu'il s'agit pour elle d'une "protest song", qu'elle est contre le mariage et qui chante It Ain't Me Babe avec ce visage désemparé, comme si en fait la chanson était contre-productive et lui montrait qu'elle se trompe, comme si elle se rendait compte en la chantant que sa position a priori de principe et a priori inébranlable n'était pas si aisée, ni à tenir ni à vivre.
Allez, on l'écoute et on n'oublie pas: le soleil brille dans un ciel bleu, malgré les dix degrés en-dessous de zéro.
Et, quand JB s'est réveillé, il avait cette reprise de It Ain't Me Babe par Bob Andy & Marcia Griffiths. On écoute:
Sortie en 1970, la chanson n'est la première de Bob Dylan que le duo (le plus célèbre?) du reggae va reprendre. Ici, c'est surtout la voix de Bob Andy qui prédomine, Marcia Griffiths assurant les chœurs (avec une voix plus présente et plus insistante au fur et à mesure du morceau), comme le souvenir lointain d'un amour que le chanteur ne voudrait pas. Puisque c'est ce que disent et répètent les paroles. En gros: si tu cherches quelqu'un, ce n'est pas moi; si tu crois avoir trouvé en moi la bonne personne, tu te trompes; si c'est moi que tu veux, je ne suis pas celui-là.
C'est une chanson qu'on n'aime pas avoir dans la tête au réveil — à moins bien sûr d'être heureux d'avoir plaqué quelqu'un. C'est une chanson qui marque l'impossibilité d'un amour, voire l'impossibilité d'être amoureux. Pff…
On écoute l'original? Chanté par celui que les Scandinaves veulent voir couronné du Prix Nobel de littérature? Oui. On est en 1964 et l'orchestration est bien sûr radicalement différente — mais JB adore les accords d'orgue, si légers qu'on les
Parmi toutes celles et tous ceux qui ont chanté ces paroles qui donnent tout de suite envie de pleurer:
You say you're lookin' for someone
Who's never weak but always strong,
To protect you and defend you
Whether you are right or wrong,
Someone to open each and every door,
But it ain't me, babe,
No, no, no, it ain't me, babe,
It ain't me you're lookin' for, babe.
Parmi tous ces interprètes (Johnny Cash, Nancy Sinatra), JB a une préférence pour la version acoustique de Joan Baez, qu'on voit ci-dessous en concert en 1965. Joan Baez qui nous prévient qu'il s'agit pour elle d'une "protest song", qu'elle est contre le mariage et qui chante It Ain't Me Babe avec ce visage désemparé, comme si en fait la chanson était contre-productive et lui montrait qu'elle se trompe, comme si elle se rendait compte en la chantant que sa position a priori de principe et a priori inébranlable n'était pas si aisée, ni à tenir ni à vivre.
Allez, on l'écoute et on n'oublie pas: le soleil brille dans un ciel bleu, malgré les dix degrés en-dessous de zéro.
lundi 21 février 2011
Féroce et ricanant
Et, tandis que des flocons de neige virevoltent dans un ciel bleu-gris, JB cherche sur toitube la reprise par Phyllis Dillon de Make Me Yours, avec laquelle il s'est réveillée — en vain.
En revanche, il trouve un autre morceau de la dame († RIP), Close To You (et on reviendra un autre jour sur l'histoire du morceau), visité ici par un être inattendu mais non moins féroce, et qui fait bien ricaner JB.
En revanche, il trouve un autre morceau de la dame († RIP), Close To You (et on reviendra un autre jour sur l'histoire du morceau), visité ici par un être inattendu mais non moins féroce, et qui fait bien ricaner JB.
lundi 31 janvier 2011
Le brouillard et la rébellion
Et JB, qui s'était couché hier soir en s'étonnant du brouillard épais qui rendait la visibilité quasi nulle, se réveille en constatant que ce même brouillard non seulement n'a pas quitté Berlin mais s'est également insinué dans sa traduction puisque le mot ouvre la première phrase qu'il doit traduire:
Dehors le brouillard est impénétrable.
De fait: plus la lumière s'intensifie, plus le brouillard s'épaissit. Le givre forme une second peau sur les arbres et les arbustes à tel point qu'on en viendrait presque à se demander si, par endroits, il ne s'agirait pas de neige.
Et si JB est réellement dans le brouillard, il ne sait pas s'il est symboliquement dans le brouillard et préfère de toute façon jeter un voile pudique sur cette question. Ce qu'il sait, en revanche, c'est que par un tour de passe-passe comme seul son cerveau emberlificoté sait lui en jouer, il se réveille avec Hangin' On, de Dame Patsy Todd dans la tête:
Et JB est doublement surpris d'entendre ce morceau sorti en 1969 dans sa tête compliquée qu'il ne l'a pas écouté depuis le 20/01/11, lui indique son mange-disques électronique. Cette chanson qu'il adore et qui est en fait une reprise de Just Enough to Keep Me Hanging on de Cher, qui date de cette même et grandiose année 69, année de révoltes et rébellions et révolutions puisqu'elle marque la naissance d'abord, en juin, à New York, de la première vraie révolte des homos; en Angleterre, celle de la culture skinhead (300 singles de reggae sortent outre-Manche en cette seule année!); enfin, dans la Rance, où le petit JB pousse son premier cri. Et il le pousse le soir tard sans savoir que, de l'autre côté de l'Atlantique, la police américaine fait un raid dans le bureau du parti des Black Panthers:
JB ne sait encore rien de tout cela ni que Angela Davis deviendra plus tard l'une de ses icônes. Grâce à l'INA, on la revoit dans un petit reportage dont JB a fait 4 captures d'écran, et pas n'importe lesquelles:



Toujours est-il qu'en cette année 1969, Patsy Todd fait une reprise de la chanson de Cher, que voici:
Et, 4 années plus tard, en 1973, David Isaacs offre lui aussi sa reprise, si douce et presque nostalgique, aux accents résolument reggae, produite par les Upsetters de Lee Perry:
Tant et si bien que, en se réveillant dans le brouillard mais avec une chanson sortie en cette année de rébellions, JB se dit qu'il commence bien la semaine: dans les révoltes. Sur ce, il souhaite une belle journée à tous ses petits amis.
Dehors le brouillard est impénétrable.
De fait: plus la lumière s'intensifie, plus le brouillard s'épaissit. Le givre forme une second peau sur les arbres et les arbustes à tel point qu'on en viendrait presque à se demander si, par endroits, il ne s'agirait pas de neige.
Et si JB est réellement dans le brouillard, il ne sait pas s'il est symboliquement dans le brouillard et préfère de toute façon jeter un voile pudique sur cette question. Ce qu'il sait, en revanche, c'est que par un tour de passe-passe comme seul son cerveau emberlificoté sait lui en jouer, il se réveille avec Hangin' On, de Dame Patsy Todd dans la tête:
Et JB est doublement surpris d'entendre ce morceau sorti en 1969 dans sa tête compliquée qu'il ne l'a pas écouté depuis le 20/01/11, lui indique son mange-disques électronique. Cette chanson qu'il adore et qui est en fait une reprise de Just Enough to Keep Me Hanging on de Cher, qui date de cette même et grandiose année 69, année de révoltes et rébellions et révolutions puisqu'elle marque la naissance d'abord, en juin, à New York, de la première vraie révolte des homos; en Angleterre, celle de la culture skinhead (300 singles de reggae sortent outre-Manche en cette seule année!); enfin, dans la Rance, où le petit JB pousse son premier cri. Et il le pousse le soir tard sans savoir que, de l'autre côté de l'Atlantique, la police américaine fait un raid dans le bureau du parti des Black Panthers:
JB ne sait encore rien de tout cela ni que Angela Davis deviendra plus tard l'une de ses icônes. Grâce à l'INA, on la revoit dans un petit reportage dont JB a fait 4 captures d'écran, et pas n'importe lesquelles:



Toujours est-il qu'en cette année 1969, Patsy Todd fait une reprise de la chanson de Cher, que voici:
Et, 4 années plus tard, en 1973, David Isaacs offre lui aussi sa reprise, si douce et presque nostalgique, aux accents résolument reggae, produite par les Upsetters de Lee Perry:
Tant et si bien que, en se réveillant dans le brouillard mais avec une chanson sortie en cette année de rébellions, JB se dit qu'il commence bien la semaine: dans les révoltes. Sur ce, il souhaite une belle journée à tous ses petits amis.
samedi 15 janvier 2011
"Don't let me down"
Et JB se réveille, d'abord à 5h30 sans se rendormir mais il essaie quand même, puis à 6h il n'y tient plus et se lève. Il a toujours depuis qu'il a ouvert un œil puis un second A Little Love dans la tête, ce morceau de rocksteady qu'il sait avoir fait écouter sur le blog tatoué et fumeur en 2009, mais à une tout autre occasion. Il sait que le morceau résonne dans sa "tête compliquée" (dixit Mr D) parce qu'il l'a écoutée hier, mais il veut y voir une espèce de signe, lui qui adore les signes et les coïncidences. Et puis les paroles parlent pour elles…
jeudi 30 décembre 2010
"Killing a sound, boy, is easy to do"
Et JB se réveille, taaard. Il ne neige pas, le ciel est gris perle avec des taches d'un bleu très clair et d'un jaune délavé, mais JB a pu constater hier que les congères, dans sa cour ou le long des routes, commencent à atteindre le mètre.
JB se réveille et, sans doute à cause de ce cauchemar traumatisant (dans lequel il était question d'avatars et de réincarnations, d'objets oppresseurs et de courses-poursuites, de volonté de nuisance et de désir de tuer), résonne dans la tête décidément compliquée de JB Always Together, de Bob Andy et Marcia Griffiths. On écoute:
Mais pourquoi associer un cauchemar effrayant à ce morceau absolument joyeuse? Sans nul doute parce que les cauchemars ne sont pas si horribles que cela et, en dépit de l'effroi et de la sidération qu'ils suscitent (JB s'est réveillé en sursaut, comme pour s'extraire le plus vite possible du cauchemar même), montrent au final qu'ils sont avant tout des rêves, donc des message en provenance de l'inconscient pour que le conscient se libère (d'un problème, d'une obsession) et que le sujet l'aide en ce sens.
N'empêche, comment expliquer le lien entre l'amour réel et la volonté d'union du second et l'amour faux et la volonté délibérée de tuer du premier?
La clé se trouve sans doute ici, dans cette reprise qu'on écoute mais qu'on explique d'abord, à l'aide d'une capture d'écran du mange-disques électronique de JB qu'il commente ensuite:
La version originale, intitulée Always Together, a été enregistrée en 1970 et apparaît sur l'album At Studio One, sorti un an plus tard. En 1977, la chanson connaît une nouvelle orchestration sur l'album Kemar, ainsi qu'un nouveau titre: Really Together, à nouveau repris en 1987 sur une compilation dont voici la (jolie) pochette:
Cette version est ponctuée ci-dessous d'une reprise dub par Katarock Sound non seulement du riddim mais aussi de l'interprétation puisque la voix de Marcia Griffiths est vieillie. Problème pour JB qui aime bien être exact: il n'arrive pas à retracer cette version qui, selon le spécimen qu'il en possède dans son mange-disques électronique, daterait de 2004 et fait 1'48'', et que JB avait trouvé sur cette compilation:
Et donc on écoute et on révèle le nom ensuite, puisque la clé se trouve là.
Et, donc, comment s'appelle cette reprise? Killing A Sound. Killing = tuer. Retour à la case départ, réponse à la question. Voire, Bob et Marcia chantent: "Killing a sound, boy, is easy to do." Et même s'il n'est pas question de cela, pour JB, c'est évident: se libérer d'un problème qui pèse sur l'inconscient est facile. Si on fait preuve de témérité, est tenté d'ajouter JB, qui souhaite une belle journée à tous ses petits amis.
JB se réveille et, sans doute à cause de ce cauchemar traumatisant (dans lequel il était question d'avatars et de réincarnations, d'objets oppresseurs et de courses-poursuites, de volonté de nuisance et de désir de tuer), résonne dans la tête décidément compliquée de JB Always Together, de Bob Andy et Marcia Griffiths. On écoute:
Mais pourquoi associer un cauchemar effrayant à ce morceau absolument joyeuse? Sans nul doute parce que les cauchemars ne sont pas si horribles que cela et, en dépit de l'effroi et de la sidération qu'ils suscitent (JB s'est réveillé en sursaut, comme pour s'extraire le plus vite possible du cauchemar même), montrent au final qu'ils sont avant tout des rêves, donc des message en provenance de l'inconscient pour que le conscient se libère (d'un problème, d'une obsession) et que le sujet l'aide en ce sens.
N'empêche, comment expliquer le lien entre l'amour réel et la volonté d'union du second et l'amour faux et la volonté délibérée de tuer du premier?
La clé se trouve sans doute ici, dans cette reprise qu'on écoute mais qu'on explique d'abord, à l'aide d'une capture d'écran du mange-disques électronique de JB qu'il commente ensuite:
La version originale, intitulée Always Together, a été enregistrée en 1970 et apparaît sur l'album At Studio One, sorti un an plus tard. En 1977, la chanson connaît une nouvelle orchestration sur l'album Kemar, ainsi qu'un nouveau titre: Really Together, à nouveau repris en 1987 sur une compilation dont voici la (jolie) pochette:
Cette version est ponctuée ci-dessous d'une reprise dub par Katarock Sound non seulement du riddim mais aussi de l'interprétation puisque la voix de Marcia Griffiths est vieillie. Problème pour JB qui aime bien être exact: il n'arrive pas à retracer cette version qui, selon le spécimen qu'il en possède dans son mange-disques électronique, daterait de 2004 et fait 1'48'', et que JB avait trouvé sur cette compilation:
Et donc on écoute et on révèle le nom ensuite, puisque la clé se trouve là.
Et, donc, comment s'appelle cette reprise? Killing A Sound. Killing = tuer. Retour à la case départ, réponse à la question. Voire, Bob et Marcia chantent: "Killing a sound, boy, is easy to do." Et même s'il n'est pas question de cela, pour JB, c'est évident: se libérer d'un problème qui pèse sur l'inconscient est facile. Si on fait preuve de témérité, est tenté d'ajouter JB, qui souhaite une belle journée à tous ses petits amis.
samedi 18 décembre 2010
Hog In A Cocoa (inscrutable)
Et quand JB se réveille, il n'a pas neigé depuis la veille. Au contraire, un grand soleil irradie dans un ciel impeccablement bleu. JB n'a jamais vu autant de neige sur Berlin, si tôt dans l'hiver — et il adore la nuit sous la neige, quand l'opacité s'éclaircit à la faveur d'une couverture blanche quasi unilatérale.
Et c'est tout ça qu'il découvre en ouvrant les yeux. Et c'est ça, cette musique, qu'il a dans la tête au réveil, lorsque son cerveau compliqué retrouve sa place. Hog In A Cocoa, attribué à Monsieur Stranger Cole et Dame Patsy Todd, alors que ce sont Joe White et les Skatalites que l'on entend - et qu'on écoute:
Et JB de se demander: pourquoi cette chanson au réveil?
Mais il a beau écouter les paroles, il ne les comprend pas - à s'interroger sur la langue dans laquelle elles sont chantées. Il se dit que c'est bien la peine de parler des langues étrangères et d'en avoir fait son métier quand on est infoutu de comprendre des phrases. Pff, quel nullos! songe-t-il dans son for intérieur. Mais comme JB est borné, il cherche sur internénette et trouve ça:
"Inscrutable", souligne Michael Atherton, l'auteurdu booklet du livret (en bon français) de la compilation où se trouve la chanson éponyme. Inscrutable en anglais ne signifie pas tout à fait inscrutable en français, un mot rare:
… mais:
Et, toutefois, dans "l'esprit humain" emberlificoté de JB (oui, JB confirme, il est toujours un humain), Hog In A Cocoa est à la fois impénétrable et incompréhensible. Le voilà tranquillisé. Il peut donc souhaiter à tous ses petits amis une belle journée.
Et c'est tout ça qu'il découvre en ouvrant les yeux. Et c'est ça, cette musique, qu'il a dans la tête au réveil, lorsque son cerveau compliqué retrouve sa place. Hog In A Cocoa, attribué à Monsieur Stranger Cole et Dame Patsy Todd, alors que ce sont Joe White et les Skatalites que l'on entend - et qu'on écoute:
Et JB de se demander: pourquoi cette chanson au réveil?
Mais il a beau écouter les paroles, il ne les comprend pas - à s'interroger sur la langue dans laquelle elles sont chantées. Il se dit que c'est bien la peine de parler des langues étrangères et d'en avoir fait son métier quand on est infoutu de comprendre des phrases. Pff, quel nullos! songe-t-il dans son for intérieur. Mais comme JB est borné, il cherche sur internénette et trouve ça:
"Inscrutable", souligne Michael Atherton, l'auteur
… mais:
Et, toutefois, dans "l'esprit humain" emberlificoté de JB (oui, JB confirme, il est toujours un humain), Hog In A Cocoa est à la fois impénétrable et incompréhensible. Le voilà tranquillisé. Il peut donc souhaiter à tous ses petits amis une belle journée.
mercredi 15 décembre 2010
schwitzer pounkre not dead!
Und ohne den Grund dafür ganz zu verstehen, wacht der JB auf, indem er sehr schnell Nice von Kleenex LiLiPUT im Kopf hat. Waaarum??? Lass uns erstmal das Lied anhören.
Also. Die Frage lässt sich stets stellen:
Warum hat der JB in seinem Gehirn ausgerechnet dieses 1978 Lied, das er übrigens seit 2009 nicht mehr gehört hat, und ausgerechnet beim Aufwachen?
"Sie können nicht träumen", singt… Regula (so möchte der JB also nicht direkt heissen). Oder: "Sie müssen nicht denken." Hat man hier, mit diesen beiden Sätzen, die Antwort? Aber das Gegenteil ist es ja: der JB träumt und denkt im Moment viel. Na ja… nichts neues weder unter der psychoanalytischen Sonne, noch in dem sozialistischen Palast; und vielleicht gerade deswegen muss der JB die Frauenpunkband aus der Schweiz singen. Denn, wir dieses Kommentar kündigt:
Not dead.
Der JB wünscht alle seinen kleinen guten Freunden einen schønen Tag.
Also. Die Frage lässt sich stets stellen:
Warum hat der JB in seinem Gehirn ausgerechnet dieses 1978 Lied, das er übrigens seit 2009 nicht mehr gehört hat, und ausgerechnet beim Aufwachen?
"Sie können nicht träumen", singt… Regula (so möchte der JB also nicht direkt heissen). Oder: "Sie müssen nicht denken." Hat man hier, mit diesen beiden Sätzen, die Antwort? Aber das Gegenteil ist es ja: der JB träumt und denkt im Moment viel. Na ja… nichts neues weder unter der psychoanalytischen Sonne, noch in dem sozialistischen Palast; und vielleicht gerade deswegen muss der JB die Frauenpunkband aus der Schweiz singen. Denn, wir dieses Kommentar kündigt:
Not dead.
Der JB wünscht alle seinen kleinen guten Freunden einen schønen Tag.
dimanche 28 novembre 2010
"You're gonna lose me"
Et JB se réveille (taaard) avec, dans la tête, ce classique de George Dekker, Foey Man, qu'il a entendu hier soir au nighter et sur lequel il s'est déhanché (sans son déambulateur laissé au vestiaire).
Et, en l'écoutant et le réécoutant au réveil, JB comprend pourquoi Foey Man s'est incrusté dans les circonvolutions de son cerveau siphonné. Comme une illustration personnelle d'une semaine riche en rebondissements en tous genres, le morceau fait en effet dire à George Dekker: "You use me and refuse me / I know you're gonne lose me / after you abuse me." Et voilà. C'est parfait.
Et un bon dimanche sous mes applaudissements.
Et, en l'écoutant et le réécoutant au réveil, JB comprend pourquoi Foey Man s'est incrusté dans les circonvolutions de son cerveau siphonné. Comme une illustration personnelle d'une semaine riche en rebondissements en tous genres, le morceau fait en effet dire à George Dekker: "You use me and refuse me / I know you're gonne lose me / after you abuse me." Et voilà. C'est parfait.
Et un bon dimanche sous mes applaudissements.
dimanche 7 novembre 2010
"Here it goes again"
Et JB, apprenant hier soir la mort de Sonia Pottinger, une nouvelle qui l'a rendu triste comme les pierres, se réveille ce matin avec Give Me A Chance, sorti en 1968 et produit, donc, par Miss Pottinger. Étonnamment, le morceau refuse de quitter la tête confuse et encore embrumée d'un JB qui se retourne dans son lit comme pour chasser la chanson. En vain. Du coup JB se lève, file à son ordimini qu'il enclenche et qui s'allume docilement comme tout ordimini doit le faire; JB trouve immédiatement et se réjouit déjà d'entendre les premières notes de ces accords early reggae, se disant qu'il n'y a pas meilleure chanson pour commencer une journée, qui plus est un dimanche.
Puis, faisant ses petites affaires, il entend les paroles qui viennent pour ainsi dire, depuis leur pièce à musique, chercher JB dans la pièce de son palais socialiste où il se trouve. Elles le rattrapent pour mieux lui insuffler dans ses oreilles et son cerveau qui peu à peu se désembrume leur refrain entêtant: "I can't stand this pain / Here it goes again / Give me a chance / Give me romance." Forcément, quand JB entend et comprend ça, il se dit in petto et aussitôt, avec sa voix faussement ingénue: Mais je ne vois pas du tout en quoi ça me concerne ni pourquoi cette musique du matin insiste pour me parler!
Ha ha ha!
C'est bien de faire de l'humour dès le matin.
Allez, une bonne journée à tou(te)s, hein…
Puis, faisant ses petites affaires, il entend les paroles qui viennent pour ainsi dire, depuis leur pièce à musique, chercher JB dans la pièce de son palais socialiste où il se trouve. Elles le rattrapent pour mieux lui insuffler dans ses oreilles et son cerveau qui peu à peu se désembrume leur refrain entêtant: "I can't stand this pain / Here it goes again / Give me a chance / Give me romance." Forcément, quand JB entend et comprend ça, il se dit in petto et aussitôt, avec sa voix faussement ingénue: Mais je ne vois pas du tout en quoi ça me concerne ni pourquoi cette musique du matin insiste pour me parler!
Ha ha ha!
C'est bien de faire de l'humour dès le matin.
Allez, une bonne journée à tou(te)s, hein…
dimanche 31 octobre 2010
Für N
Und der JB, als er gestern zurück von einem ziemlich enttäuschenden Konzert nach Hause kam, stieg die Treppen der U-Bahn hoch wenn plötzlich die skinheadische Liebeshymne von Bad Manners in seinem Kopf tonte. Er stand da in der Mitte der Treppe und hörte: "It's over, it's over, it's over!" Als er dann seine liebe Karl-Marx-Allee hochlief, sang er diesmal voll lauter Stimme "It was a skinhead love affair!" und verstand augenblicklich, warum das Lied so unerwartet auftauchte, seitdem er es, er nimmt es erst heute früh wahr, seit… oj… dem 26.01.2007 nicht mehr gehört hat. Oj und doppeloj…
Dennoch, heute viel zu früh aufgestanden, seitdem er natürlich die Uhrumstellung vergessen hat, ist der JB mit It's My Delight von The Melodians in seinem Kopf aufgewacht; ein Lied worüber er hier viel geschireben hat und das er gestern wieder gehört hat, denkend dass, ja, zweifellos ist es ein unheimlich schönes Lied, und sogar vielleicht das schönste Reggae-Liebeslied, das es gibt, oder besser: das schönste Reggae-Liebeserkläungslied, das es gibt. Es sind u.a. diese zwei Passagen, wenn Trevor McNaughton erstmal singt "I'll draw you close to me / I'll tell you words of comfort / It's my delight", und dann "And I will never hurt you / Nor will I forsake you / Darling be true". Jedes Mal wenn der JB diese Sätze hört, könnte er fast weinen, weil es so schön geschrieben ist.
Und dieses Morgen also, zwischen dem Präteritum von "It was a skinhead love affair" und dem Präsens von "It's my delight" schwankend; von dem einen Lied zu dem anderen rübergehend, von gestern auf heute und von heute auf gestern, und letzendlich und tatsächlich von gestern auf gestern wechselnd, erinnert sich der JB an Ns Blicke auf die Gesellschaft, die der JB mitgebracht hatte; und dann erinnert er sich daran, dass er gestern gedacht hat, er würde nicht mehr in die Zukunft diese Gesellschaft mitbringen; er erinnert sich daran, dass er gestern prompt verstanden hat, warum das Präteritum dieser skinheadische Liebesbeziehung in seinem Kopf tonte — und der JB denkt, dass er viel viel Glück hat, nicht nur N kennenlernen zu dürfen, aber auch erkennen zu können, wie N fühlt und was N meint gegenüber einige Leute, die sie zusammen treffen (können); und diesmal muss(te) der JB wieder feststellen, dass N auch wie seine Partei ist, der hat immer recht und irrt sich nie über Leute. Von daher ein Lied für N. The Mad Lads - aber auch für das Bild, das das Lied auf durorhr illustriert… Héhé.
Dennoch, heute viel zu früh aufgestanden, seitdem er natürlich die Uhrumstellung vergessen hat, ist der JB mit It's My Delight von The Melodians in seinem Kopf aufgewacht; ein Lied worüber er hier viel geschireben hat und das er gestern wieder gehört hat, denkend dass, ja, zweifellos ist es ein unheimlich schönes Lied, und sogar vielleicht das schönste Reggae-Liebeslied, das es gibt, oder besser: das schönste Reggae-Liebeserkläungslied, das es gibt. Es sind u.a. diese zwei Passagen, wenn Trevor McNaughton erstmal singt "I'll draw you close to me / I'll tell you words of comfort / It's my delight", und dann "And I will never hurt you / Nor will I forsake you / Darling be true". Jedes Mal wenn der JB diese Sätze hört, könnte er fast weinen, weil es so schön geschrieben ist.
Und dieses Morgen also, zwischen dem Präteritum von "It was a skinhead love affair" und dem Präsens von "It's my delight" schwankend; von dem einen Lied zu dem anderen rübergehend, von gestern auf heute und von heute auf gestern, und letzendlich und tatsächlich von gestern auf gestern wechselnd, erinnert sich der JB an Ns Blicke auf die Gesellschaft, die der JB mitgebracht hatte; und dann erinnert er sich daran, dass er gestern gedacht hat, er würde nicht mehr in die Zukunft diese Gesellschaft mitbringen; er erinnert sich daran, dass er gestern prompt verstanden hat, warum das Präteritum dieser skinheadische Liebesbeziehung in seinem Kopf tonte — und der JB denkt, dass er viel viel Glück hat, nicht nur N kennenlernen zu dürfen, aber auch erkennen zu können, wie N fühlt und was N meint gegenüber einige Leute, die sie zusammen treffen (können); und diesmal muss(te) der JB wieder feststellen, dass N auch wie seine Partei ist, der hat immer recht und irrt sich nie über Leute. Von daher ein Lied für N. The Mad Lads - aber auch für das Bild, das das Lied auf durorhr illustriert… Héhé.
mercredi 27 octobre 2010
Don Drummond (et la mort)
Et JB, qui a écouté toute la journée d'hier des morceaux de Don Drummond se réveilla avec (Music Is My) Occupation dans la tête, ce qui ne saurait être une meilleure définition de ces fameuses musiques du matin qui peuplent quasi quotidiennement l'esprit encombré de JB. On écoute d'abord, on en parle ensuite - tandis qu'à Berlin, le ciel encore anthracite est coupé au fond de l'horizon, plein est, par une bande rectiligne au-dessous de laquelle une teinte orangée contraste avec l'obscurité et que, dans la rue, des véhicules à touche-touche seraient presque invisibles dans cette opacité si leurs phares aux allures d'yeux globuleux et luminescents d'insectes ne trahissaient leur présence:
Don Drummond, le tromboniste des Skatalites, étaient considéré comme un musicien de génie. Et quand on a dit ça, on n'a pas dit grand-chose. Compositeur de la majorité des morceaux du groupe, il reste dans tous les mémoires comme LE grand inspirateur et instigateur de la discographie du combo. Le site Reggae France.com nous explique l'originalité de leur musique et en quoi résidait le talent de Don Drummond:
Mais, en 1965, un fait divers tragique qui, pour nous Français, en rappelle un autre qui aura lieu quelque quarante années plus tard, va mettre un terme à l'existence des Skatalites.
Don Drummond a une petite amie, une danseuse de rumba, Anita Mahfood, surnommée Margarita, retrouvée assassinée le 1er janvier 1965. D'elle on se souvient de Woman A Come, qu'elle avait enregistré avec son compagnon et les Skatalites. On écoute cette chanson de 1964 qui évolue entre le calypso et le nyabinghi:
Que s'est-il passé? C'est Bob Timm, le biographe de Don Drummond qui nous renseigne:
Oui, pourquoi? nous interrogeons-nous tous. La suite:
Et JB, en préparant ce post, découvre avec stupéfaction une autre théorie qu'il ignorait complètement, résumée dans un article du Daily Gleaner, le quotidien jamaïcain, mais celui-ci de 2006:

JB a d'abord envie de rire. Il trouve ça typique de ces faits divers qui relatent des crimes et/ou des meurtres non élucidés, lesquels ont la fâcheuse tendance d'ouvrir une voie royale à toutes sortes de fantasmes et de théories plus ou moins fumeuses qui sont souvent axées autour d'un complot quelconque.
Toutefois, il sait aussi à quel point les méandres de la sexualité participent d'une histoire non écrite du monde, que les acteurs et spectateurs de cette histoire préfèrent souvent dans un premier temps taire, mais dont ils se délectent après-coup, bien des années plus tard. Du coup, la théorie de ce professeur d'université, pour farfelue qu'elle apparaisse de prime abord, n'en conserve pas moins une part aussi séduisante que déceptive.
Déceptive car elle dépasse le décevant: finis les complots quels qu'ils soient, la réalité serait d'une certaine manière bien plus triviale, qui ferait intervenir des jeux sexuels troublants pour certain(e)s. Curieusement a priori, il est plus concevable et plus alléchant pour qui considère le fait divers, de se projeter dans un complot, de fantasmer sur les exécuteurs et les maîtres-chanteurs, plutôt que d'imaginer les conséquences tragiques d'une sexualité originale. C'est un peu comme dans un film pornographique: une fois que la jouissance a été atteinte, les images perdent comme par enchantement tout pouvoir d'excitation. Ici, une fois qu'on apprend dans quelles circonstances érotiques la mort est survenue, le fait divers perd dans son ensemble ce même pouvoir d'excitation.
Mais revenons à (Music Is My) Occupation. En 1968, l'immmmmmense Tommy McCook se souvient de son ami Don Drummond, à l'époque toujours en prison, et réinterprète le morceau qui, entre autres, avait fait le succès des Skatalites. Il le joue avec une mélodie rocksteady, presque nostalgique, comme s'il regrettait que Don Drummond ne pouvait plus jouer avec lui:
Don Drummond, le tromboniste des Skatalites, étaient considéré comme un musicien de génie. Et quand on a dit ça, on n'a pas dit grand-chose. Compositeur de la majorité des morceaux du groupe, il reste dans tous les mémoires comme LE grand inspirateur et instigateur de la discographie du combo. Le site Reggae France.com nous explique l'originalité de leur musique et en quoi résidait le talent de Don Drummond:
Mais, en 1965, un fait divers tragique qui, pour nous Français, en rappelle un autre qui aura lieu quelque quarante années plus tard, va mettre un terme à l'existence des Skatalites.
Don Drummond a une petite amie, une danseuse de rumba, Anita Mahfood, surnommée Margarita, retrouvée assassinée le 1er janvier 1965. D'elle on se souvient de Woman A Come, qu'elle avait enregistré avec son compagnon et les Skatalites. On écoute cette chanson de 1964 qui évolue entre le calypso et le nyabinghi:
Que s'est-il passé? C'est Bob Timm, le biographe de Don Drummond qui nous renseigne:
Oui, pourquoi? nous interrogeons-nous tous. La suite:
Et JB, en préparant ce post, découvre avec stupéfaction une autre théorie qu'il ignorait complètement, résumée dans un article du Daily Gleaner, le quotidien jamaïcain, mais celui-ci de 2006:

JB a d'abord envie de rire. Il trouve ça typique de ces faits divers qui relatent des crimes et/ou des meurtres non élucidés, lesquels ont la fâcheuse tendance d'ouvrir une voie royale à toutes sortes de fantasmes et de théories plus ou moins fumeuses qui sont souvent axées autour d'un complot quelconque.
Toutefois, il sait aussi à quel point les méandres de la sexualité participent d'une histoire non écrite du monde, que les acteurs et spectateurs de cette histoire préfèrent souvent dans un premier temps taire, mais dont ils se délectent après-coup, bien des années plus tard. Du coup, la théorie de ce professeur d'université, pour farfelue qu'elle apparaisse de prime abord, n'en conserve pas moins une part aussi séduisante que déceptive.
Déceptive car elle dépasse le décevant: finis les complots quels qu'ils soient, la réalité serait d'une certaine manière bien plus triviale, qui ferait intervenir des jeux sexuels troublants pour certain(e)s. Curieusement a priori, il est plus concevable et plus alléchant pour qui considère le fait divers, de se projeter dans un complot, de fantasmer sur les exécuteurs et les maîtres-chanteurs, plutôt que d'imaginer les conséquences tragiques d'une sexualité originale. C'est un peu comme dans un film pornographique: une fois que la jouissance a été atteinte, les images perdent comme par enchantement tout pouvoir d'excitation. Ici, une fois qu'on apprend dans quelles circonstances érotiques la mort est survenue, le fait divers perd dans son ensemble ce même pouvoir d'excitation.
Mais revenons à (Music Is My) Occupation. En 1968, l'immmmmmense Tommy McCook se souvient de son ami Don Drummond, à l'époque toujours en prison, et réinterprète le morceau qui, entre autres, avait fait le succès des Skatalites. Il le joue avec une mélodie rocksteady, presque nostalgique, comme s'il regrettait que Don Drummond ne pouvait plus jouer avec lui:
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