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lundi 21 janvier 2013

"Let the music hit you"

Und zur späten Stunde arbeitet immer noch der JB (er kriegt irgendwann ein Bienchen) und hört Dub. Er hat neulich die Erfahrung gemacht, dass diese Musik perfekt als Arbeitsmusik funktioniert. Und vor circa einem Jahr hat er die CD einer Band entdeckt:

Nach allen Anderen, die CD kam ja raus in 2003, also vor zehn Jahren, wurde der JB von dieser Musik völlig weggepfiffen, ausgeblasen (wenn es nicht wieder ein dummes Wortspiel des JB wäre). Rhythm & Sound ist eigentlich ein… Berliner (!) Duo, die Produzenten und Musiker Mark Ernestus und Moritz von Oswald, die eine überraschend exzellente Mischung von Technonono und Dub machen.
Für diese Produktion haben sie acht jamaikanischen SängerInnen, aka hier The Artists, auf ihre Musik zu singen. Die schönsten Lieder waren u.a., fand der JB am Anfang, die von Cornel Campbell und Jennifer Lara. Der Erste hat sich unsterblich in der Reggae-Musik gemacht dank seiner 1968 Queen of the Minstrels, die er mit seiner damaligen Gruppe The Eternals gesungen hat, und nachher mehrfach (genauso gut) gecovert. Die Zweite kennen wenige, aber der JB liebt ihre Consider Me von 1978. Und dann, also mit Rhythm & Sound, hat der JB erfahren, dass sie in 2005 von Krebs gestorben ist. Er wurde unheimlich traurig — † RIP.

Der JB erinnert sich: er hat sofort F die Musik durch Dropbox geschickt, und F antwortete:


"Mit übelst tiefen Klängen". Sehr gut geschrieben.

Und heute zur späten Stunde hört also der JB seinen kleinen Sampler mit Liedern von Rhythm & Sound. Und eins ist ins Ohr gefallen: von Jah Batta gesungen, Music Hit You gennant. Lass uns es anhören:


Boah…

Und nun eine gute Nacht!

vendredi 12 août 2011

"Tomorrow may be too late…"

Et JB, qui consciencieusement travaille pendant que la quasi pleine lune lui envoie des clins d'œil, écoute sa nouvelle compil dans le gras de laquelle il doit encore tailler pour qu'elle ne dépasse pas quatre-vingts minutes et puisse ainsi tenir sur un CD. Cornell Campbell vient de chanter Girl of My Dreams et c'est au tour de Jimmy London (avant John Holt et son excellent Up Park Camp) de pousser la chansonnette. Et qu'est-ce qu'il chante, le Jimmy London que JB adore décidément? Exactement: la rengaine d'Elvis, le tube éculé à force d'avoir été trop entendu, le pruneau comme on dit en norvégien: Now Or Never. Et JB adore mille fois plus la copie que l'original. Il décide du coup d'en faire profiter ses petits amis:



Pas mal, non?

Et ce que JB adore sur cette vidéo, et qui avait tout de suite attiré son regard aussi myope que perçant, c'est évidemment le look des 45 tours de Randy's, la maison de disques. Il se souvient que ça l'avait tellement interpelé à l'époque qu'il avait gardé des images. Voilà à quoi ressemble une galette de chez Clive Chin, le producteur de Randy's (du nom du magasin de disques de son père, Randy's Record Store), chez qui donc est sorti l'album de Jimmy London duquel est tiré ce morceau.


Oui, JB trouvait que les bandes (que ses yeux daltoniens voient) successivement jaune, rouge, aubergine et marron ressemblaient aux fameuses trois bandes de la marque des cigarettes qu'il fumait quand il habitait encore dans la Rance et qu'il voit cette fois (toujours avec ses yeux daltoniens) aubergine, orange et jaune:


Mais sans doute se trompe-t-il là aussi…

mercredi 3 août 2011

"For we have no love at all"

En-fin! Voilà deux jours que JB cherchait un morceau. Il a retourné son mange-disque électronique en quête de la chanson en question. Il avait les notes du refrain qui courait dans la tête (pensait-il). Il avait la phrase de ce même refrain qui tournait en boucle dans sa bouche (pensait-il: "There is no love"). Mais il avait beau chercher: rien. Jamais en manque d'une exagération affective et linguistique, JB était désespéré.

Quelques heures plus tôt, JB avait réentendu par un hasard qu'il a oublié le désormais classique My Conversation des Uniques. Et, de son humble avis, il trouvait que, musicalement, la chanson s'enchaînait bien (du moins dans sa tête compliquée) avec le morceau qu'il recherchait.



Ce recherchant, JB a appris que My Conversation est entre-temps devenu à rebours un hit interplanétaire à cause de la série Lost (ce qu'il ignorait puisque, nanti de son vieux poste de 1903 dépourvu de télécommande, il ne l'allume que pour regarder la Volksmusik, notamment quand Mireille Mathieu chante Goodbye My Love avec Floriane Silbereisen) et, du moins de ce côté-ci du Rhin, la maison de disque a interdit le visionnage de la chanson des Uniques sur toitube, tant et si bien qu'on obtient invariablement ce message:


Bref. JB cherchait donc le "morceau cousin" de My Conversation. Il était d'abord persuadé qu'il s'agissait du même riddim, de la même phrase musicale, comme on dit dans le jargon reggae. Dont il trouve même la partition, puisque les fameuses notes de piano ont été reprises par une multitude de groupes et chanteurs ainsi qu'on le peut le constater ici et (et la préférée de JB est celle de Cornell Campbell) — quoique… celle de Gregory Isaacs n'est pas mal non plus… et que JB reproduit ci-dessous:


Et ce matin, comme une espèce d'illumination, il songe: flûte traversière (et un bonjour à G, qui part avec N à Blackpool, non pas pour le Dance Festival (quoique… ç'aurait été rigolo de les voir tous les deux faire de la danse de salon) mais pour le Rebellion Festival (et JB s'est fait tancer de ne pas les avoir accompagnés)).
Puisque, oui, le morceau se trouvait dans son dossier à chansons-avec-la-flûte traversière (qui en contient… 64!!!). Il s'appelle The Time Has Come, date également de 1968 et est interprété par les Techniques, et c'est ici Pat Kelly qui prête sa voix:



Le point commun entre les deux tunes? Que le premier interpelle ses auditeurs en les exhortant de "love your brothers, love your sisters", alors que le second répète en boucle que "we have no love at all"? La contradiction apparente n'est en fin de compte que les deux faces d'une même pièce.
Ou plutôt le fait que les chanteurs des deux formations, Slim Smith pour les Uniques et Pat Kelly pour les Techniques se sont croisés indirectement. C'est Jo-Ann Greene d'Allmusic qui nous raconte l'histoire pas ordinaire du second groupe, et que JB ignorait:


Eh oui, Slim Smith a été le premier chanteur des Techniques avant de se lancer dans une carrière solo. Puis il a été remplacé par Pat Kelly qui a lui-même quitté le groupe pour suivre le même parcours que son prédécesseur. Et la guigne (si tant est que cela en soit une) poursuit la formation à géométrie très variable:


Mais que nous n'ayons "aucun amour du tout" ou pas, JB espère quand même que ses petits amis passeront une bonne journée — à Berlin, le ciel est bleu.