Affichage des articles dont le libellé est Jimmy London. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Jimmy London. Afficher tous les articles

vendredi 12 août 2011

"Tomorrow may be too late…"

Et JB, qui consciencieusement travaille pendant que la quasi pleine lune lui envoie des clins d'œil, écoute sa nouvelle compil dans le gras de laquelle il doit encore tailler pour qu'elle ne dépasse pas quatre-vingts minutes et puisse ainsi tenir sur un CD. Cornell Campbell vient de chanter Girl of My Dreams et c'est au tour de Jimmy London (avant John Holt et son excellent Up Park Camp) de pousser la chansonnette. Et qu'est-ce qu'il chante, le Jimmy London que JB adore décidément? Exactement: la rengaine d'Elvis, le tube éculé à force d'avoir été trop entendu, le pruneau comme on dit en norvégien: Now Or Never. Et JB adore mille fois plus la copie que l'original. Il décide du coup d'en faire profiter ses petits amis:



Pas mal, non?

Et ce que JB adore sur cette vidéo, et qui avait tout de suite attiré son regard aussi myope que perçant, c'est évidemment le look des 45 tours de Randy's, la maison de disques. Il se souvient que ça l'avait tellement interpelé à l'époque qu'il avait gardé des images. Voilà à quoi ressemble une galette de chez Clive Chin, le producteur de Randy's (du nom du magasin de disques de son père, Randy's Record Store), chez qui donc est sorti l'album de Jimmy London duquel est tiré ce morceau.


Oui, JB trouvait que les bandes (que ses yeux daltoniens voient) successivement jaune, rouge, aubergine et marron ressemblaient aux fameuses trois bandes de la marque des cigarettes qu'il fumait quand il habitait encore dans la Rance et qu'il voit cette fois (toujours avec ses yeux daltoniens) aubergine, orange et jaune:


Mais sans doute se trompe-t-il là aussi…

samedi 15 janvier 2011

"Don't let me down"

Et JB se réveille, d'abord à 5h30 sans se rendormir mais il essaie quand même, puis à 6h il n'y tient plus et se lève. Il a toujours depuis qu'il a ouvert un œil puis un second A Little Love dans la tête, ce morceau de rocksteady qu'il sait avoir fait écouter sur le blog tatoué et fumeur en 2009, mais à une tout autre occasion. Il sait que le morceau résonne dans sa "tête compliquée" (dixit Mr D) parce qu'il l'a écoutée hier, mais il veut y voir une espèce de signe, lui qui adore les signes et les coïncidences. Et puis les paroles parlent pour elles…

lundi 15 février 2010

"i will ease your mind"

Traduisant, écoutant:
   
 Alors mets-nous ce que tu qualifies de banalité confondante !
 Ah oui…, dit-elle d’une voix atone en se tenant la tête entre les mains – et je vois qu’elle a bu une certaine quantité de vin. C’est la chanson que tout le monde connaît, indique-t-elle. Le grand tube de l’année. Bridge Over Troubled Water.
 Il est possible que je l’aie entendue…
 Mais tu ne l’as pas entendue sur la chaîne hi-fi démentielle de Bror ! corrige-t-elle avec un sourire. Tu n’as pas entendu cette production infernale, ni ce à quoi peut ressembler le tonnerre !
 J’en conclus donc ce n’est pas ça que tu souhaites me montrer.
Elle me sourit. Me dévisage, avec un regard certes plein de gratitude mais contraint.
 Bien, dit-elle. Très bien.
Elle pose le diamant sur le vinyle. Des crépitements impatients retentissent. Preuve qu’elle n’en est pas à sa première écoute. Elle se rassied dans son fauteuil. Ouvre grand ses oreilles, ferme les yeux. Moi aussi je tends l’oreille mais je ne la quitte pas du regard. Sait-elle ce qu’elle fait ? Les paroles laissent de petites empreintes sur son visage. Combien de fois a-t-elle écouté cette chanson ? Autant de fois que moi avec la Symphonie n°3 de Mahler ? En effet, je connais cette chanson. Elle passait à la radio tous les jours, lorsque Rebecca et moi écoutions l’émission de radio Neuf heures à la bonne heure au chalet des Frost.
Marianne Skoog a un peu trop bu. Elle n’est plus en mesure de contrôler ses émotions. Lorsque Art Garfunkel entame le deuxième couplet, « When you’re down and out. When you’re on the street. When evening falls so hard, I will comfort you. », elle prend une profonde inspiration tandis que son corps tremble. Et, ensuite : « When darkness comes and pain is all around, like a bridge over troubled water, I will lay me down. »

© Ketil Bjørnstad, pour la version originale, H. Aschehoug & Co (W. Nygaard), 2007
© Jean-Baptiste Coursaud pour l'édition française, Éditions Jean-Claude Lattès, 2010