Hey, Moment mal. Es ist nicht, weil man heute früh wie gestern und die Tage vorher allein aufwacht, dass man unbedingt im Kopf und in loop I'm Alone von Boris Gardiner als Morgenmusik haben muss. Zwar mag man das Lied sehr. Zwar hat man es nicht später als gestern gehört. Aber das Stück hat man schon hier auf diesem rauchenden tätowierten Blog gespielt. Und gestern auf dem Nighter wurde übrigens was anderes gespielt und von daher hat man auch was anderes gehört. Selassie von The Reggae Boys zum Biespiel, dass man im Moment immer wieder hört. Man war draussen mit dem guten F (und jede Woche merkt man, wie froh man ist, F in seinem Leben zählen zu können und dürfen), und plötzlich erkannte man von drin in der Bar kommend die schrille Stimme von den Reggae Boys singen: "Selassie! I'll go burn dem with fire. Selassie, I'll go burn dem with fire. Get up, get up!" Und obwohl man schon senkrecht war, stand man auch irgendwie auf, beinahe sprang und schrie, und sagte F: "Komm, wir gehen tanzen! Wir müssen unbedingt Selassie hören!" Und man weiss letzendlich nicht, ob F das Stück mochte. Aber man weiss, dass man dort auf der Tanzfläche allein war (ergo: I'm Alone) und tanzte und sang mit: "Be glad, be glad!"
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samedi 7 août 2010
mercredi 14 avril 2010
Alone and lonely
Naaan, ce n'est pas décidément pas une épreuve de traduire… Il faut juste dresser un mur entre ce qu'on a dans les tripes et ce que le texte a dans les siennes. Juste un extrait ici, mais c'est comme ça dans les quatre pages du passage. Comme on dit en français norvégianisé: bong korasj! C'est-à-dire, tout simplement: bon courage!
Et du coup, on écoute forcément en travaillant le flippant sur les bords I'm Alone de Boris Gardiner (soit dit en passant, du revive comme on l'adore) - histoire de être bien en phase avec le texte, de trouver exactement le bon vocabulaire - et au final de se retrouver plombé bien comme il faut. Super.
On jouait au squash, Palle et moi. Ça remonte à plusieurs années. On s’entraînait régulièrement, parce qu’on était cousins, c’était la seule raison. On se retrouvait toutes les semaines, ça a duré un peu plus d’un an. Puis il y a eu comme un break : plus le temps passait et plus nos entraînements s’espaçaient, et pour finir notre sport en commun est, comme on dit, mort de sa belle mort. Sans que je comprenne tout à fait pourquoi. Tout ce que je sais, c’est qu’un jour je ne faisais plus de squash avec mon cousin. Le fait que nous soyons cousins n’était plus une raison suffisante pour qu’on se côtoie. On avait nos petites habitudes: on se retrouvait aux vestiaires, on se faisait un petit signe de tête, comme si on n’allait pas s’adresser la parole, comme si on voulait uniquement se changer en silence pour prendre ensuite la direction de la salle de sport. Sauf que quelques secondes après ce mouvement de tête mutuel, on engageait la conversation et c’était Palle qui parlait le premier: «Alors, comment ça va?» il demandait, et moi je répondais: «Ça va, ça boume. Toi ?» «Ouais, pas mal. Ça va faire du bien un peu de sport.» «Ouais, sûr.» Sur ce Palle pouvait se donner une petite claque sur le ventre et dire: «À force de me taper la cloche comme je l’ai fait ces derniers temps, j’ai vraiment besoin de cet entraînement. Vivian n’arrête pas de me mitonner des bons petits plats et c’est pas bon pour moi.» Ensuite c’était moi qui me donnais une petite claque sur le ventre, moi qui souriais, et moi qui n’avais pas grand-chose à répondre vu que je n’avais personne qui me faisait bien à manger, vu que je n’ai jamais eu quelqu’un. Tiens voilà le bus, il est arrêté au rouge. Et, souvent, je me tenais à côté de Palle devant la glace et je songeais: il est petit, gros et chauve, et pas moi, mais ça change quoi? Le bus passe le carrefour, se rabat devant l’arrêt, s’immobilise. Les portes s’ouvrent avec un souffle puissant. Je grimpe la marche, tends au chauffeur le billet de cinquante que je tiens dans la main. C’est une femme qui conduit, d’ailleurs. Il fait nettement plus frais à l’intérieur. Elle me regarde, me rend trente couronnes. Je vais m’asseoir dans le fond, sur un siège vide, près de la fenêtre, en fait un fauteuil à deux places, toutes les deux libres. C’est quand je ne suis pas en vacances que je vais vraiment bien. Le reste du temps je suis un homme seul, en costume gris, qui vais tous les jours au travail comme si rien ne s’était passé. Étant donné que c’est le cas. Il ne se passe jamais rien dans ma vie. Tout suit son petit train-train quotidien, rien ne change. J’arrive au boulot, je tire mon fauteuil, je m’installe devant mon ordinateur, et rien ne change. J’allume la lampe de travail, je prends une pastille pour la gorge, et il n’est pas rare qu’Anniken Ender se présente à un moment sur le seuil de la porte pour me demander si elle doit me rapporter un thé. Je fais signe que oui, je la remercie, et il ne se produit jamais autre chose. Anniken Ender revient avec la tasse de thé brûlante qu’elle pose sur la table, elle porte un pull fin. Je suis certes quelqu’un qui est facilement surpris, sauf que rien ne me surprend. Mais bon, ça ne porte pas plus à conséquence. Puisque c’est comme ça que je veux que ma vie soit organisée. Ça me plaît que mes journées soient bien calées, que tout roule comme je l’avais prévu, simplement, qu’il ne se passe pas trop de choses inattendues, imprévisibles. Toujours est-il que maintenant j’ai trois semaines de vacances. Hier, je suis allé dans un café. Je me suis offert un smörrebröd aux crevettes. J’ai donné la chaise vide en face de moi à une femme que je ne connaissais pas. Il n’en restait plus qu’une dans tout l’établissement et c’était pile celle en face de moi. J’ai payé mon smörrebröd et je me suis tiré de là. Après je me suis dit: ça n’en valait décidément pas le coup.
© Gjøre godt, Trude Marstein, Gyldendal Forlag, 2006
© Faire le bien, traduit par Jean-Baptiste Coursaud, éditions Stock, 2010
Et du coup, on écoute forcément en travaillant le flippant sur les bords I'm Alone de Boris Gardiner (soit dit en passant, du revive comme on l'adore) - histoire de être bien en phase avec le texte, de trouver exactement le bon vocabulaire - et au final de se retrouver plombé bien comme il faut. Super.
vendredi 5 mars 2010
Fahrstuhl reggae music
Und in ein Paar Stunden geht es wieder los: der Nighter im Tommyhaus. Eher früh dort sein um Anselm zu hören, um seine Wahl von eher revive zu geniessen.
Will er diese Elizabethan Serenade, von Sweet Confusion, spielen? OK, das ist eher skinhead reggae als revive, aber das legt der Anselm auch auf (der Unterschied zwischen den beiden Genres sind ziemlich schmaaal). Lass uns das Stück erstmal hören:
Hat jemand das Stück erkannt? Jemand? Niemand? Nee, oder? Nee. Ist auch nicht so bekannt weder in Deutschland noch im Sarkoreich. Aber in England ist es. Das Stück wurde in 1951 von Ronald Binge komponiert und wurde… sein Erfolg, sein Hit. Pass aber auf: das Stück ist KEIN grosses Musikstück! Jar nüsch! Üüüberhaupt nicht. Es wird sogar von den gruseligsten Musikspieler interpretiert. Sowie hier, zum Beispiel. Binge hat nämlich eher Fahrstuhlmusik gemacht. Naja. Fahrstuhlmusik kann auch erholend und unschlecht sein. Manchmal. Denk doch an Roy Budd - der hat, in seinem Genre keine unschlechte Musik komponiert, ganz im Gegenteil.
Egal. Der Satz dieses Thema bleibt irgendwie hängend. Und, Tommy McCook kopierend, haben die ska und reggae Musikern viiiel in der musikalischen Erbe gepflückt. Boris Gardiner etwa. Boris Gardiner ist, mit McCook und Harry J, einer der meist talentvollen instrumentalen Reggaemusiker. Denn er auch hat diese Elizabethan Serenade gespielt und Elizabethan Reggae umbennant - ist auch näher am Original als die Coverversion von Sweet Confusion.
Man beachte auch bitte unsere tolle Freundin: die Querflöte!!! Ich höre schon G sich lamentieren: "Oh, nee, nicht sie wiiieder!" Doch! Die Querflöte wurde sehr viel im skinhead reggae benutzt und dann weiter in der 70er Jahren in reggae oder soulful reggae. Und gerade die bizarre Mischung von Querflöte und Hammondorgel ist schräg und schrill.
Man beachte auch bitte unsere tolle Freundin: die Querflöte!!! Ich höre schon G sich lamentieren: "Oh, nee, nicht sie wiiieder!" Doch! Die Querflöte wurde sehr viel im skinhead reggae benutzt und dann weiter in der 70er Jahren in reggae oder soulful reggae. Und gerade die bizarre Mischung von Querflöte und Hammondorgel ist schräg und schrill.
Wir hören sogar jjjjjetzt.
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