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vendredi 18 janvier 2013

L'histoire du oui (très mouillé) en français (moins mouillé)

Et, l'autre jour, après avoir glosé en allemand sur la très énervante "patalalisation de la consonne fricative alvéolaire" S comme dans, au hasard, sexe (notée en phonétique internationale [s]), que certains locuteurs prononcent ch, le fameux ch allemand [ç] si difficilement prononçable pour les Français, comme dans Milch — ou d'autres encore, tel le ministre de l'Économie Philipp Rösler, lequel prononce également ch = [ç] le son sch [ʃ] comme dans, toujours au hasard, chibre; après ça, donc, JB recevait de A le mail suivant:


Autrement dit, A, après avoir souhaité à JB ses vœux de bonne année, s'interrogeait sur un autre point de phonétique, du français en l'occurrence: selon lui, certains locuteurs prononceraient parfois, à la fin du mot oui, le son [ʎ], ce qu'on appelle vulgairement en linguistique le L mouillé (et ce n'est pas un pétard… mouillé — hö!). Les petits amis de JB se posent immédiatement la question: il correspond à quoi, ce son? A donne un exemple, lui qui est italophone: le mot aglio en italien, [aʎʎo] en écriture phonétique internationale, ail en français, [aj] en écriture phonétique.

Le corps enseignant déclare souvent aux élèves apprenant l'italien que ce L mouillé, représenté en italien par le phonème gli se prononcerait comme notre, par exemple, aille français (ou eille, ou ille, ou ouille, etc.). Mais l'écriture phonétique nous montre le contraire. En fait, non, il s'agit de deux consonnes distinctes, certes proches l'une de l'autre, mais bel et différentes. La première est un L mouillé, donc; la seconde ce qu'on appelle un yod, comme l'allemand ja ou l'anglais yes (= oui, fort justement). Écoutons, grâce à Wikipédia, les deux sons, pour bien entendre de quoi il s'agit — puisque c'est aussi, on le verra plus tard, le cœur du problème.
Voici le son "yod" = [j]:


Et voici le fameux L mouillé = [ʎ]:



Ainsi, selon A, oui se transformerait en une espèce de ou-ille ou oui-lle. C'est du moins ce que croit entendre A, qui en demande l'origine à JB et dit que cette prononciation le "rend dingue, dans le sens positif du terme".

Hum.
De prime abord, JB n'a pas l'impression d'entendre ce son. En y réfléchissant, en s'exerçant tout seul dans son palais socialiste (il y revient, sur l'exercice, pas sur le palais socialiste), il peut à la limite entendre quelque chose de cet ordre. Puis en cherchant dans ses documents et dans internénette, il trouve tout un tas d'informations qui vont dans le sens du ressenti de A.

Mais d'abord, pour comprendre le pourquoi du comment, il faut s'atteler à deux domaines spécifiques de la linguistique: la phonétique articulatoire et la phonétique historique. Ça a l'air hypercompliqué posé comme ça, voire ça ressemble à des pathologies graves; mais, primo, ça n'en est pas, secundo, JB va tenter de l'expliquer simplement à ses petits amis.
La phonétique articulatoire étudie comment l'être humain prononce non seulement les sons, mais chaque lettre, voyelles et consonnes notamment. La phonétique historique étudie comment un son évolue dans l'histoire de la langue. Exemple: comment on passe du latin cōda, à la forme cauda, puis à cue en ancien français, à coue en moyen français, pour arriver enfin à queue en français moderne. On n'étudie donc pas la sémantique, le sens du mot, mais sa morphologie.

Pour prononcer des mots et des lettres, nous n'avons pas seulement besoin de la voix et des cordes vocales. Mais aussi de la bouche et de ses différents organes: la langue, le palais, les dents, les lèvres et, plus bas, la luette, parfois la gorge. Mais aussi le nez, surtout en français. Outre qu'il nous sert à former les consonnes M [m] et N [n], comme dans respectivement minou et nœud, c'est grâce à lui que les voyelles nasales peuvent exister: "an" = [ã] comme dans bander, "in" = [ɛ̃ ] comme dans sein et "on" = [õ] comme dans nichon.
Bon.
Selon que chaque région de la bouche est mobilisée, la consonne (puisqu'il est d'abord question de consonne) porte d'une part le nom de ladite région (ici buccale), d'autre part la façon de prononcer cette consonne: sourde (on retrouve le sexe = [s]) ou sonore (on a par exemple zézette = [z]). JB a déniché une coupe sagittale de la bouche qui montre bien le phénomène:


Et JB a déniché un autre joli tableau qui explique à ses petits amis comment les consonnes utilisées en français sont ordonnées en fonction de ces paramètres articutoires:


Comme on le voit, le son cité par A, le fameux L mouillé [ʎ] ne s'y trouve pas. Et pour cause, il n'existe pas en français. Il existe dans l'écrasante majorité des langues romanes mais pas en français, donc — JB expliquera pourquoi après. Wikipédia nous indique sa graphie dans les différentes langues où il apparaît (et JB a souligné particulièrement le cas de l'italien puisque A est italophone de naissance):
Plusieurs langues prononcent ce son: le serbe (écrit љ en alphabet cyrillique et lj en alphabet latin), le croate (écrit lj), le breton (écrit ilh), le letton (écrit ļ), le féroïen (écrit l quand il précède une affriquée/occlusive palatale, exemple : fylgja [fɪʎʤa]/[fɪʎɟa]), l'italien (écrit gli), le portugais (écrit lh), le catalan (écrit ll), l'espagnol (écrit ll), l'occitan (écrit "lh") etc.

Si on prend le tableau complet de toutes les consonnes existantes, on voit que le L mouillé [ʎ] est une consonne spirante latérale palatale voisée, c'est-à-dire qu'elle est prononcée grâce notamment à l'action du palais (d'où palatal) — et il faut sans doute cliquer sur l'illustration pour bien lire:


Bon.
Ceci posé, on peut maintenant revenir à la question liminaire qui est donc de savoir si certains locuteurs du français prononcent de nos jours un L mouillé à la fin du mot oui. JB a eu beau chercher et chercher, il n'a hélas trouvé (désolé, A) aucune information absolument affirmative en ce sens.
Mais.
Car il y a un mais.
Ce pourrait être possible. Pour des raisons tant de phonétique articulatoire que de phonétique historique. Puisque, et JB espère que ses petits amis sont bien assis car ils risquent de faire une infarctus linguistique, il n'est pas tout à fait juste d'affirmer que le L mouillé = [ʎ] n'existe pas en français. Il a existé en français.
Si!
Et il y a mieux.
Non seulement le son [ʎ] a existé en français, mais il ponctuait le mot oui!!!
Ça alors! C'est dingue!!

Pour comprendre, il faut d'abord en passer par la phonétique historique, donc voir comment le mot a évolué au fil des siècles. JB répond d'emblée à la première et fracassante révélation: l'existence passée du L mouillé [ʎ], par conséquent tombé en obsolescence en français. Le latin ne connaissait pas plus ce son, apparu au tout début du développement des langues romanes, ainsi que nous l'explique Kristoffer Nyrop, dans sa Grammaire historique de la langue française (1909):


Oui vient du latin hoc ille, qui signifie celui-ci. Ce hoc ille a donné oïl en ancien français, puis ouïl, ouil et ouy en moyen français. En fait, et c'est en cela que réside le caractère génial de la question posée par A par JB, l'adverbe oui offre un petit concentré de l'histoire de la langue française.

JB vient de lâcher le mot oïl, et chaque francophone subodorera qu'il est question de langue d'oïl. La langue d'oïl, parlée dans le nord de la France, versus la langue d'oc, parlée dans le sud de la France. Mais ça veut dire quoi, exactement? Cette distinction, et c'est une fois de plus en cela que réside le côté génial de la question posée par A, qui est italophone (JB tient à le rappeler), on la doit à… Dante (1265 - 1321) — un Italien lui aussi, donc. Dante est le premier à consigner cette différence qu'il décline en trois aires linguistiques. C'est encore à Kristoffer Nyrop que JB fait appel pour comprendre de quoi il retourne:


Dante a donc dit:
En effet, les uns disent Oc, les autres Si, et même encore d'autres disent Oil [= Oui]. [L'Italie est] le beau pays où sonne le si."
Et, si on regarde la répartition géographique de ces langues du oc/oui/si, cela donne:


Plus exactement, cela donne:


L'histoire du français se caractérise par l'extension de la langue d'oïl, et plus particulièrement du français parlé dans ce qu'on désigne aujourd'hui l'Île-de-France (Paris et sa région), au détriment d'abord des dialectes de la langue d'oïl, puis de la langue d'oc, qu'on a donc rebaptisée au XIXe siècle occitan. Et le philologue Henri Estienne, dans son ouvrage de 1579 La précellence du langage français liste toutes les façons de dire oui dans les régions francophones:


Si on en revient ainsi à l'histoire du oui en tant que descendant de oïl, lui-même descendant du latin hoc ille, l'histoire se décompose comme suit, et c'est cette Ferdinand Brunot, dans son Histoire de la langue française (1905), qui nous la raconte:


Est-ce que les petits amis de JB suivent?
Hoc ille a donné o, qui donné o il lequel, par agglutination, est devenu oïl, pour aboutir à oui. Maintenant que nous avons vu l'évolution morphologique, voyons l'histoire phonétique de l'adverbe. Car comment était prononcé ce oïl? Tantôt [ɔi], tantôt [ɔil], croit savoir Wikipédia. Mario Rossi, dans son Dictionnaire étymologique et ethnologique des parlers brionnais (donc de la Bourgogne, ce qui permet à JB de saluer son cher ami É) publié en 2004, est quant à lui plus catégorique:


Ha! s'exclame JB dans palais socialiste, ainsi donc les Français du moyen âge étaient des skinheads avant l'heure puisqu'ils disaient "oï"! Ha!
Mais nan, c'est une blague que JB était obligé de faire puisque le fameux oi oi! anglais des skinheads signifie en fait bonjour et non oui.
Trêve de bêtises et revenons à la prononciation.

Le pronom personnel ille, qui a donné notre il moderne, se prononçait en ancien et moyen français [iʎ]. Jean Hindret (ou Hindert) dans son ouvrage L'art de bien prononcer et de bien parler la langue françoise (1687) nous l'explique:


Les deux L étaient "mouillés de même", dit-il, donc des L mouillés. Jusqu'au XVIIe siècle, cette prononciation à partir de du pronom personnel latin était même paradigmatique — c'est-à-dire qu'on expliquait comme articuler le son, a priori déjà difficile à prononcer, à partir de ille et ses dérivés:


Ainsi, on prononçait autrefois ail [aʎ] comme l'italien moderne aglio [aʎʎo], paille, dérivé du latin paglia se prononçait [paʎ], etc.
JB l'a expliqué, ce ille a donné il, qui a constitué le L de oïl, lequel a donné oui. Et, à en croire certains grammairiens et philologues, oïl s'est prononcé [ɔi] ou [ɔil]. Or non. Avant cette évolution, il s'est bel et bien prononcé [ɔiʎ] et s'est orthographié oilh, le lh étant une des manières de retranscrire le L mouillé (graphie conservée en portugais moderne), mais les variantes li et ll existaient aussi, comme nous le verrons un peu plus bas.

Pour en avoir la confirmation, il faut vraiment se décarcasser (3 jours de recherche!!!) et aller dénicher l'étude écrite en allemand du professeur (américain!) de français John E. Matzke au Bodwoin College de Brunswick dans l'État du Maine, intitulée Dialektische Eigenthümlichkeiten in der Entwicklung des mouillierten l im Altfranzösischen, publiée en 1890 dans la revue Modern Language Association of America. Matzke a compulsé tous les texte écrits en ancien français pour rédiger son travail: Caractéristiques dialectiques de l'évolution du L mouillé en vieux français (ouf!). À partir des poèmes, et donc à partir des rimes, il a pu déduire d'une grande quantité de prononciations de sons, parfois obscures pour un œil moderne. Et, pour notre histoire du L mouillé, il a à chaque fois indiqué s'il était accentué (betont) ou non accentué (unbetont).
Il note d'abord, et c'est JB qui souligne:
Il convient en wallon de prêter attention aux formes du pronon ilh (= ils et il), de même que cilh, icilh et oilh (= oui).


Ce qui confirme donc ce que JB posait plus haut. Autre exemple d'un oilh, icilh (si JB peut dire):


On remarquera également le filh qui correspond à notre fille moderne, équivalent au figlia italien, lequel a conservé le L mouillé — sachant que fille s'est lui-même longtemps prononcé [fiʎ]. Avec cette graphie en -lh, la prononciation devient assez évidente, même pour un lecteur de 2013. Mais Matzke donne d'autres occurrences, où notre oui moderne adopte déjà en ancien français sa graphie du moyen français, à savoir, comme ci-dessous oil puis ouy, et que tous deux sont également "betont", c'est-à-dire accentués:


On peut donc en conclure que le latin ille prononcé ['iʎe] est devenu ilh prononcé [iʎ], s'est agglutiné au o, lui-même vestige de hoc, pour donner oilh prononcé [ɔiʎ] en ancien français. De deux mots o + ilh, ils n'ont plus fait qu'un. Ilh se prononçant avec un L mouillé, il est normal que oilh se prononce également avec un L mouillé. En moyen français, l'adverbe prend la graphie oïl prononcé [ɔil], bien que subsistent des vestiges parlés du [ɔiʎ]. Le mot voit sa graphie évoluer vers ouïl/ouil/ouy/oüy et se stabilise enfin à oui prononcé [wi] — ce [w] étant quant à lui ce qu'on appelle une semi-voyelle.

Par conséquent, le son [ʎ] était tout à fait vivant en ancien et en moyen français, a commencé à décliner dès le début du français classique, mais il est mort de sa belle mort au XIXe siècle, malgré les efforts acharnés par certains de le conserver. Au premier rang desquels Émile Littré, oui, lui, l'homme du dictionnaire homonyme. Dans son Traité de prononciation française (1900), Auguste André se gausse:


Et le grammairien Kristoffer Nyrop de lui donner raison, tout autant ironique et portant sa critique sur les chanteurs, après les acteurs chez André:


Enfin, pour quiconque en douterait encore, le yod [j] est considéré définitivement, en 1913, comme un synonyme du L mouillé pour le grammaire Philippe Martinon, dans sa méthode Comment on prononce le français. Il n'accorde pas un mot à une éventuelle prononciation en [ʎ]. Seul existe le [j]:



Si JB reprend la supposition de A qui croit entendre un L mouillé final à l'adverbe oui, nous pourrons tous en cœur lui répondre: désolé, A, tu te trompes, puisque le [ʎ] n'est plus prononcé par les francophones, voire plus prononçable par eux.
Mais peut-être A entend-il vraiment quelque chose. Oui, peut-être ne se trompe-t-il pas d'un point de vue auditif, mais confond la consonne entendue. JB doit revenir sur l'évolution du oui, au regard de la disparition du L mouillé.

Car JB a affirmé de façon un peu péremptoire que celui-ci avait disparu. C'est inexact. Il s'est en réalité transformé. De [ʎ], il est passé à un yod, au son [j]. En linguistique, c'est ce qu'on appelle, la yodisation de la consonne palatale. La consonne spirante latérale palatale voisée [ʎ] est devenue la consonne spirante palatale voisée [j]. L'articulation sur le côté du palais a peu à peu disparu. Manuel Bruña Cuevas, de l'université de Séville, résume le procédé par la citation infra, puisée dans un article publié en 2003 et intitulé Réduction du système phonologique français. La perception du l palatal français:


Ceci dit, objecteront les petits amis de JB, il n'y a jamais eu de [j] en final du mot oui. C'est tout à fait exact. Là où JB veut en venir, c'est que: si A entend un son à la fin du oui, c'est nécessairement un yod et non un L mouillé. À force de recherches, il a trouvé deux occurrences. Un internénetteur de Wallonie propose le témoignage suivant sur un forum:


Et le Glossaire acadien de Pascal Poirier précise à son article sur l'adverbe oui:


Dans les deux cas, nous constatons la présence de cette yodisation dont JB parlait plus haut. Comme les gens qui ont été enlevés par les extraterrestres, A n'est donc pas seul dans son ressenti et sa conviction. Cette prononciation résulte peut-être d'une survivance de ce très ancien L mouillé, yodisé ensuite. Peut-être s'est-elle conservée en vertu d'un régionalisme, qui fait prononcer oui non plus [wi] mais [wij], oui-lle en quelque sorte.
En outre on peut cerner dans quelle mesure ce mot yodisé intervient. Il n'est pas prononcé dans le cadre d'un oui franc, affirmatif et souvent bref. Il ne l'est pas non plus lorsque le I final est allongé, que l'on dit dès lors ouiii, en sous-entendant un très ironique "en effet", "c'est cela". Mais il l'est à coup sûr lors d'un oui jubilatoire, qui marque la grande joie, l'énorme satisfaction.

Une dernière explication, justement.
JB ne s'est pas esquinté le popotin pour rien à expliquer la phonétique articulatoire. Car si on se penche sur la dernière voyelle de l'adverbe, le I, donc, il s'agit en linguistique d'une voyelle fermée (ou haute) antérieure non arrondie. Si elle est "antérieure", elle est prononcée à l'avant de la bouche, comme nous le montre cette deuxième et merveilleuse coupe sagittale:


Et qu'est-ce qu'on voit sur le schéma? Où se situe notre [i]? Bingo: sous le palais, sous la région palatale, à l'endroit même où tant le son [ʎ] que le [j] sont eux-mêmes formés. De plus, et on est là de plain-pied (hö! la blague) dans la phonétique articulatoire, si on prononce un I non plus bref mais long, très long, en français, le son [i] se transforme [j]: la voyelle devient en finale un yod, on entend une sorte de illlle, ce que le Wallon de tout à l'heure suggérait, et ce que JB a pu constater in vivo dans son palais socialiste en s'exerçant. Tant d'un point de vue phonologique que morphologique, le son produit a lieu dans la même région et fait par conséquent appel, en l'espèce, à une consonne formée par ces organes.
On peut confirmer cette analyse avec l'onomatopée Argh! Tant le A que R sont formés à l'arrière de la bouche. L'étouffement signifié par le mot est confirmé par le processus articulatoire de ce même mot: en passant de A à R, on va de plus en plus vers la partie postérieure de la bouche, vers la gorge, vers l'étranglement induit.

Mais JB ne saurait terminer ce looong post (oui, bon, d'accord, il fait toujours trop long, il sait) sur le L mouillé que savent prononcer les italophones, donc A, et que les francophones, donc JB, sont infichus ne serait-ce que d'articuler. Toutefois, toujours aussi débordant de perspicacité, JB a trouvé la description parfaite pour briller en société, que ce soit autour d'une bacalhão portugaise, d'une tortilla espagnole ou de pâtes italiennes à l'aglio (= à l'ail). Et c'est notre nouveau copain Henri Estienne († RIP), qu'on a pu lire ici à plusieurs reprises, qui, déjà en 1579, nous donnait un truc, un tuyau, le moyen le plus idéal pour y parvenir. La méthode est simplissime. Et surtout hypersimplissime à comprendre. Sur ce, JB souhaite un bon entraînement à ses petits amis!!!


JB répète:
Elle se fait par un autre mouvement de la langue, tout contraire à celui qu'elle fait lorsqu'elle veut former le son de l'L sèche: car au lieu de se redresser par le bout vers le palais, elle se recourbe vers les dents d'en bas et s'élargit par le bout et vers le milieu, comme si elle voulait former un I, qui se trouve interrompu dans sa formation par le battement de la langue vers les dents d'en bas.
Wouah! Bon courage, hein!

samedi 12 janvier 2013

In einem anderen Leben hiess der JB Renate…

Tja, liebe kleine Freunde, manchmal ist das Leben für einige nicht leicht. Nimmt man einfach den JB, dieser Tollpatsch (übrigens ist das Wort Tollpatsch, erfährt der JB gerade, aus dem Ungarischem im XVIII. Jahrhundert entlehnt — es kommt von dem Adjektif talpas, "eigentlich 'breitfüssig'", der wiederum von dem Substantif talp = Sohle kommt, erklärt der Kluge, der dazu fügt:
da die Soldaten statt Schuhen mit Schnüren befestigte Sohlen trugen. Daraus (österreichisch) "Soldat", der eine unverständliche Sprache spricht und durch die oben angegebene sekundäre Motivation die heutige Bedeutung.
Und eigentlich passt das ja ganz gut zu dem JB: er spricht nicht nur eine unverständliche Sprache für seine direkte Umgebung (überlegt euch! dänisch und norwegisch! ha!), aber manchmal redet er auch komisch, sagt komische Sachen über Worte & Sprache und so — naja, wenn es ihm Spass macht).)

Also der JB, dieser Tollpatsch (ach, er vergaß: die deutschen Wörterbücher sollten ein für alle Male sich einigen: Tollpatsch schreibt der Duden wie toll, also mit zwei Ls, Kluge dagegen nur mit einem L, also Tolptasch — der JB bittet euch, wie er soll Fortschritte in Goethes Sprache machen, wenn die Rechtsschreibungsdokumente sich widersprechen!).

Also der JB, dieser Tolpatsch (ach, übrigens… NEIN! DAS REICHT JETZT LANGSAM MIT DEN STÄNDIGEN UNTERBRECHUNGEN!!! schreien die lieben kleinen Freunde des JB - pfui!). Also der JB, dieser (wunder)Tollpatsch, hat gerade jetzt kalte Füsse in seinen Doc Martin's und guckt leidenschaftlich seinen Nachbarn (ein kräftiger glätziger Ostproll, wie der JB sie mag) an, der auch kalte Füsse hat, weil er nur draussen auf dem Balkon rauchen darf, was er gerade macht und was der JB nicht braucht zu machen, denn er kann ja drin rauchen, der JB, er wohnt ja allein in seinem sozialistischen Palast, er muss nur seine eigenen Regeln folgen, nicht die von jemanden anderen, aber er würde das gerne, und auch gerne sein sozialistisches Palast teilen, auch gerne mit dem Nachbarn, und dann dürfte der Nachbar auch drin rauchen, also bei dem JB, also beim dem Nachbarn, also bei ihnen seitdem sie das sozialistische Palast teilen würden und zusammen rauchen würden und zusammen keine kalte Füsse mehr haben und zusammen… Ja…

Ja, und deshalb haben einige, u.a. der JB, das Leben nicht leicht. Aber Frau Georgette hat das selbst immer gesagt:

 

Aber nicht nur in der Literatur ist die Liebe unumgänglich. In der Musik auch. In dem Ska & Reggae auch.

Nehmen wir einfach gestern. Da steht (einige sitzen zwar, wenn man auf die Akkuratesse des Tableaus besteht — aber für die Flüssigkeit (oooh!) Flüchtigkeit des Satzes sagen wir einfach, dass alle stehen) —
Also: da steht die skankige Clique: G, F, N, AR, S mit Gemälde (oooh!) Gemahlin, J ohne Gemahlin, der JB sowieso ohne Gemahlin (aber auch ohne Gemahl, das ist ja das Problem), und letztendlich M mit Kommilitonen (ein Kommilitone, ein Kommunist, aber ein Komiker — sowie das Komma und die Koma, sowie das Komplott und das Kompott, aber der Kompost, aber die Post — oh je!). Also das skankige fast komplette Komitee, das übrigens keinen Tee trank, sondern Bier — denn, wie der Oktoberklub es damals in der funky DöDöRrrr schon damals sang, und worüber der JB schon geschrieben hat: "Was trinken wir? Bier, Bier, Bier!".



Also die skankige Clique war da im Nighter, hat nicht den Oktoberklub gehört, sondern die Musik, die Ralph & Markus gespielt haben, nämlich Ska & Reggae. Und das ist sicher der Ralph, der die zu ungerecht unbekannten Carlton & The Shoes aufgelegt hat. Aber plötzlich im Nighter ertönte:



Allerdings, liebe kleine Freunde. Denn wie Carlton Manning singt:
Kiss me once, girl. Kiss me twice, girl.
Weil sie nicht wenig waren, die die gestern gern geküsst werden wollten. Egal ob sie girl oder boy waren, und egal ob sie von einer girl oder von einem boy geküsst werden wollten. Sie wollten es einfach! Und die hatten das Leben auch nicht leicht. Der JB, zum Beispiel. Der hatte ja diesen bemützigten & bärtigen Typen gesehen.
F: Aber du magst doch nur grosse Männer?!
JB: Aber die mögen mich nicht!
Und da hat der JB ein Riwör gekrajt, so in der Massen, dass es im Nighter eine Überschwemmung gab:



Und, nachdem der JB ein Riwör gekrajt hatte, kam F triumphierend zurück und konnte melden:
F: Er ist nicht mit seiner Freundin, sondern mit einer Freundin!
Ha! und doppelt Ha! Und der JB meinte zu wissen, dass dieser bemützige & bärtige Typ ihn auch anschaute. Aber egal. Denn der JB wurde auch von jemandem anderen angeschaut, bzw. angestarrt. Von einer bebrilligten & begamaschten… Frau. Doch! Nicht nur hatte sie Fame-I-wanna-live-forever zu viel gesehen, aber sie sah den JB in die Augen mit ihren Gamaschen (jambières, erklärte auf frantsösischö der JB N & G, welcher wiederum schrie: "Leg warmers auf Englisch!"). Tja, liebe kleine Freunde, der JB hat kein leichtes Leben. Aber… Regula (?) auch nicht. Denn es gab von dem JB für sie nichts (nix!) zu erwarten.

Es war nämlich auch die Frage: wie hiess die bebrilligte & begamaschte Frau?
Hm…
Bisher waren G & N & F und der JB sich einig: der mit der bleichen Haut und den blonden ungekämmten Haaren hiess… Henning, schlug der JB vor. Und der dort, mit der Hipsterfrisur, betonte N als Erste:
N: Da steht Justin Bieber. Aber er ist inkognito hier!
Aber die bebrilligte & begamaschte Frau?
Hm…
Der JB schlug Regula vor. G schlug Martina vor. Und, plötzlich, schrie N…
N: Renate!
Renate! Naklar! Renate!

Zurück in seinem sozialistischen Palast konnte der JB feststellen, dass Renate "Die Wiedergeborene" bedeutet. Und das passt! Denn, als Renate leider feststellen sollte, dass sie bei dem JB keine Chance hatte (und bei F auch, F kam vor dem JB), versuchte sie ihr Glück bei J. Renate ist nicht wie der JB: die krajt kein Riwör, und deshalb hat der JB viiiel von Renate zu lernen.

Jedenfalls. Auf einer Seite erfährt der JB, dass die meisten Renaten in Bayern wohnen. Tja… Was soll der JB dazu fügen? Arme Renaten, die noch dazu mit bayrischem Dialekt re(na)de(te)n müssen!
Aber wie fühlt es sich an, innerlich, im tiefsten des Sichs, Renate zu heissen? Der JB hat einige Kommentare geangelt:


Schwiiierig… Einige haben das Leben bestimmt nicht leicht. Eine Indirektbetroffene erzählt die riwörkrajende Geschichte einer anderen Renate:


Dazu käme auch noch patate auf frantsösischö, dennoch wäre es wirklich gemein. Denn patate bedeutet nicht nur Kartoffel, aber auch… Ha! Doof, Tollpatsch!!! Hm… Vielleicht hiess der JB Renate in einem anderen Leben??? Der JB macht in seinem sozialistischen Palast ein Test:
Guten Tag, ich heisse Renate. Ich spiele flott von einem bestimmten Blaseninstrument. Soll ich es Ihnen zeigen?
Okay…
G: Mahlzeit! Meine Renate möchte Sülze essen. Haben Sie noch welche?
Lecker.
Der JB: Hallo, Renate hier.
(Bewegungen)
Der JB: Aber ich wollte keine Tomate! Ich sagte nur, dass ich Renate heisse!
Nicht einfach.
Grüss Gott, i bin as Waiwal Renate!
Elegant.
Also, mit einigen winzigen Einschränkungen geht es eigentlich prima und super und optimal Renate zu heissen.

Aber jetzt hat eine neue Renate eine sensible Geschichte zu erzählen:


Renate Karola Bertha… Nein, das ist definitiv nicht leicht zu tragen! Und das stimmt auch das Renate auf Englisch sich etwas komisch anhört: [ri-neɪt].
Der JB: Hello, Reenait, how do you like my leg warmers? I got them from Irene Cara herself.
Aber bitte, Gunilla ist auch ein schöner Name! Findet der JB. (…) Wie bitte, was? (…) Na, viele Frauen heissen Gunilla in Schweden. OK, wir wohnen nicht in Schweden, sondern in Deutschland, aber wenn Renate möglich ist, dann soll auch Gunilla gut gehen. Die Frage bleibt aber: wie fühlt es sich an Renate zu heissen? Hier eine Antwort:


Genau, eine Renate ist modern, attraktiv und überhaupt wohlklingend. Genau der JB. Wie ist das Empfinden für Regula, der erste Vorschlag von dem JB?


Natürlich können die Regulas nicht sagen, dass sie traditionell, alt, unattraktiv, unsportlich, unfreundlich und unsympatisch (also sympastuhl) sind. Klar. Sowie diese Regula da unten, deren Deutsch der JB nicht ganz versteht, obwohl er feststellen kann, dass es gaaanz fehlerfrei ist, und dass er wird sich von dem inspirieren lassen:


Und, stets in seinem seinem sozialistischen Palast, blättert der JB weiter auf der Seite. Und sucht den bedeutungsvollen Namen… Adolf. JB erfährt von der Seite, was er gaaar nicht geahnt hatte:
wegen dem Bezug zu Adolf Hitler seit dem 2. Weltkrieg kaum mehr in Gebrauch
Aber es gibt was besseres.
Es wohnen ca. 20% aller Renaten in Bayern. Aber dort wohnen auch die meisten Adolfs, und zwar mehr als 30% von denen! Im Ernst! Mehr als 30%!

Adolf ist zwar "traditionell" und "alt" bewertet, was ja eine "subjektive Meinung" ist, ermahnt uns die Seite; aber komischerweise finden die Leute den Adolf genauso sportlich wie unsportlich, was für den JB ein Rätsel ist. Aber naja.

Zu Adolf hat der JB einen sehr interessanten Kommentar gefunden. Von… "Ronny aus Rostock". Ja-ha, Ronny aus Rostock. Das fängt schon a bisserl schlecht an. Und dieser Ronnyausrostock, der Roro also, erwartet einen Sohn. Er hat den Vornamen schon gefunden, aber er erzögert zwischen drei Vorschlägen:


Die lieben kleinen Freunde des JB könnten vielleicht dem Ronnyaustostock, aka der Roro, helfen. Einfach: hier auf dem tätowierten und rauchenden Blog einen Kommentar hinterlassen, und der JB, pardon… Renate wird sie dem Roro weiterleiten. Alles klar?

jeudi 10 janvier 2013

Les skinheads infiltrés

Et JB n'en revient toujours pas d'avoir trouvé sur toitube la chanson de Jean-Roger Caussimon intitulée Les Milices (yeah! Jean-Roger rules!) qu'il avait postée il y a presque trois ans. Entre-temps, celle qu'il avait intégrée avait été annulée, raison pour laquelle il avait tenté de la retrouver. Et donc, mieux, il a déniché le clip vidéo d'origine, tourné en 1975. Et qui ne voit-on pas, dans ce clip? Si! Au milieu de punkettes, de mods, de rockabilly, d'un punk… un skinhead! Ça alors!


On le retrouve plus loin…


Mais, bigre! il y en a un second. Ça alors (bis)!


(Oui, JB sait, l'image est de piètre qualité, mais la vidéo l'est tout autant).
Celui qui a posté la vidéo sur toitube, un certain akasmiche, précise:

Si JB clique sur nom, il est conduit sur deux vidéos seulement: celle-ci ainsi que celle-là:


Oh-oh, ça sent là aussi le skinhead… Or, à cause de cette p***** de GEMA de m**** (la GEMA, en Allemagne, est l'équivalent de la SACEM: depuis plus d'un an, elle bloque les accès aux vidéos de toitube des musiciens/maisons de disques qui se sont enregistrés chez elle — mieux: elle a augmenté de 400% les frais de reversion dont doivent s'acquitter les limonadiers!!) — donc, à cause de la GEMA, JB ne peut pas écouter le morceau. En tout état de cause, puisque akasmiche, alias Michel, est le chanteur de Buzz Buzz and the Common Oi, comme il est dans le clip de Jean-Roger, ça doit être lui le skinhead qu'on aperçoit chez ce dernier.

JB est pétri de gratitude envers Jean-Roger († RIP). À tel point que, tiens, il va faire écouter à ses petits amis la chanson qui n'a pas pris ride, quarante ans après:




Du coup, JB repense à cet automne. Il traduisait un roman d'Ingelin Røssland, Gueule d'ange, à paraître à l'automne prochain aux Éditions du Rouergue, et, dans le récit, l'héroïne, Engel Winge, nous raconte que sa mère adorait les Pet Shop Boys. Morte d'un cancer, elle avait pourtant promis à sa fille de tenir jusqu'à leur concert à Bergen. Hélas.
JB, qui n'a jamais, mais alors jamais, apprécié les Pet Shop Boys, était quand même allé parti écouter un morceau de 1984 qui l'avait, sans qu'il sache pourquoi, toujours intrigué: (The East end boys and) West End Girls. Et là, il s'était passé exactement le même phénomène que chez Jean-Roger:
Au tout début de la vidéo, de façon hyperfugitive, dans un plan qui ne dure même pas une seconde, qui voit-on?


Quelques secondes plus tard, on les retrouve, filmés de dos, toujours dans ces images "volées", filmées dans la rue:


Bon, grosso modo à l'époque, Gilbert & George s'étaient eux aussi entichés des skinheads et les avaient photographiés pour les reproduire dans leurs œuvres. Quoi qu'il en soit, JB avait été intrigué par ces images qui surgissaient dans une vidéo où on les attend vraiment pas.

Et, ce écrivant, JB se rappelle qu'il avait posté en allemand un quizz, juste avant qu'il ne prenne sa longue retraite du blog. Il l'avait appelé Skinhead-Karambolage, en référence à l'émission d'ARTE où, dans un petit clip, les téléspectateurs doivent trouver si la scène a été filmée en France ou en Allemagne — et, in fine, par quel détail on reconnaît le pays. Là, il s'agissait pour les petits amis de JB, dans une vidéo touristique sur Copenhague, de découvrir non pas où se trouvait le skinhead caché dans la vidéo:


(JB l'avait appelé Mads, ou Preben, ou Nicklas…) Bref, il ne s'agissait pas de retrouver Preben le skinhead, mais de deviner à quel détail on reconnaissait qu'il en était un. JB n'avait jamais posté le résultat. Il le fait maintenant:


Alors? Est-ce que les petits amis de JB voient? Non?
Il faut regarder son tatouage sur le bras gauche. C'est en effet l'emblème du groupe anglais de oï The Last Resort.

Et JB, en constatant ces trois occurrences dans des médias complètement différents les uns des autres, de se dire: les skinheads, c'est comme les pédés, ils sont infiltrés partout!
Tiens, du coup, on va écouter la chanson fétiche de G (guten Abend!) et JB de Los Fastidios, Johnny and The Queer Boot Boys. Et tant pis si JB l'a déjà mis sur le blog, on ne s'en lasse jamais. Pour preuve, dès qu'Enrico (le chanteur) la chante en concert (et il la chante sys-té-ma-ti-que-ment), G et JB sont hystéros!

vendredi 17 février 2012

Skinhead-Karambolage

Tja, liebe kleine Freunde… Der JB hat heute wieder… gegessen. Einige (guten Abend, G) sind der Meinung, wenn nicht der Überzeugung, dass, wenn der JB gegessen hat bzw. über das Essen spricht, dann ginge es ihm gut.
Ist das richtig?
Genau rüschtüsch!

Und heute Abend hat er ris à l'amande gemacht.
Wie bitte?
Ris à l'amande, trotz des frantsösischön Namen, ist eigentlich ein dänisches Rezept.
Lass uns kieken, wa?!



Hmmmmmmm…
Lekkaaaaaaa!!!!
But don't forget to stir!

Und als er dabei war, hat der JB andere Fülme über Dänemark geguckt. Und zwar diesen unten. Es geht um Fahrräder. In dem Film sehen wir einen knackigen dreng (so sagt man Junge auf Dänisch). Und der Dreng, lass uns ihn Malte nennen, oder Preben, oder Mads… Also der Nicklas repariert Fahrräder. Wir wollen ihn kurz anschauen:


Pfui… Der JB hat gerade seine Riechsalzflasche entleert.
Denn der Nicklas ist ein Skinhead. Doch! Das sieht man ganz kurz… Aber man sieht es. Frage: wo? Wo sieht man, dass der Nicklas ein Skinhead ist?

Der JB macht es jetzt wie bei Karambolage auf ARTE. Er macht ein Skinhead-Karambolage, wenn man ausfinden soll, ob die Szene sich in Frankreich oder Deutschland spielt. Der Skinhead-Karambolage geht genauso, bloss: wo bzw. wann bzw. wie erkennt man, dass der Nicklas ein Skinhead ist?
Die Antwort kommt nächste Woche.

So, Kinder: jetzt los…

mercredi 12 octobre 2011

Die poetische und politische Golden Shower

Und der JB, der genau wie Marcel (Proust) früh schlafen ging (Zitat: "Lange Zeit bin ich früh schlafen gegangen." — und hiermit eröffnete sich, ja, spritzte sich aus für die sämtliche frantsösischö Unterrichts- & Akademikerwelt eine unversiegbare Quelle von Glosen & Interpretationen), ist also früh… aufgestanden. Früh eingeschlafen und früh aufgestanden um sich sofort mit seinem ganzen Körper in die Arbeit reinzuschmeissen. Momentan übersetzt der JB das dritte Buch der Reihe Ingvar Ambjørnsens über Elling, und genau die Passage, wo Elling sein erstes Gedicht schreibt:

Auf norsk:
Vi fant henne i trappen / Håret / En sort ravnevinge som vinden slo / mot det uvaskede linoleum. / Vi la henne på sengen / og så at englene hadde besvangret henne.
© Ingvar Ambjørnsen for den norske versjonen
Auf doitsch:
Wir fanden sie im Treppenhaus / Ihr Haar / Eine schwarze Rabenschwinge, und der Wind / Schlug sie gegen das ungeputzte Linoleum. / Wir legten sie aufs Bett / Und sahen: Die Engel hatten sie schon geschwängert.
© Gabriele Haefs für die deutsche Fassung
Auf frantsösischö:
Nous l’avons trouvée dans l’escalier / Sa crinière / Une aile de corbeau, jais, que le vent frappait / contre le linoléum toujours sale. / Dans son lit nous l’avons allongée / pour découvrir que les anges l’avaient déjà fécondée.
© Jean-Baptiste Coursaud pour la version française

Also dachte der JB poetisch: "Boah, krass ey… Die lyrische Schöpfung ist verdammt nochmal überall!"

Und mit dieser penetranten empirisch gemachten Feststellung ging der prosaischer JB weiter prosaisch agieren. "Weniger müssen müssen", verspricht eine gewisse u.a. im Zug plakatierte Werbung, die für den JB immer ein sinnwidriges & vernunftwidriges Rätsel verblieb. Und während er da sass und eine zweite wenn nicht dritte penetrante empirische Feststellung machte (2) die Quelle, egal jetzt welche, war unversiegbar; 3) die Reklame war ein wandernder Unsinn), konnte er noch dazu konkludieren, dass die lyrische Kreation tatsächlich überall lauerte, selbst dort, und nicht nur das: aber dass das alles eigentlich einen grossen und einzelnen Zusammenhang bildete. Und dann, dann, ja, dann machte er eine vierte penetrante empirische Feststellung.

Es wurde nämlich so.
Der JB sass und las das Fanzine Commybastards (dank G — einen schönen guten Morgen, G!). Der JB musste also und musste währenddessen das Interview der badenwürttembergischen Oi-Band Produzenten der Froide lesen. Denn nicht nur hatte er sich letzte Woche durch einen elektronischen & skinheadischen Konsumladen folgendes neu entdecktes T-Shirt bestellt:


Aber da und dort, als er sass und las und musste, erfuhr der JB zu seinen Erstaunen und Freude Froide (der JB ist normalerweise weder geübt noch speziell verliebt in Oi, sondern in Ska), dass das Logo eigentlich ein Lied von Produzenten der Froide war. Und nicht nur das, aber auch folgendes:


Also dachte der JB wieder und genauso poetisch: "Boah, krass ey… Die lyrische Schöpfung ist verdammt nochmal wirklich überall!"
Aber nicht nur das.
Denn der JB musste eine fünfte (diesmal sehr) penetrante empirische Feststellung machen. Nämlich: das Glied ist politisch. Commybastards behauptete dass "das Urinieren eine unpolitische Tätigkeit" sei, aber das stimmt gar nicht! JB wiederholt mit anderen Worten:
Der Puller ist politisch.

Der JB musste sich sofort schämen.
Nämlich: er hätte das wohl schon wissen müssen (auch weil er nicht weniger müssen müssen will). Denn er wusste schon, dank dem frantsösi(sehr)schön schwulen Aktivist (und da haben wir die lyrische Kreation, die unendlich überall lauert) Guy Hocquenghem, dass das Gesäss auch politisch sei. Das hatte der in 1988 von den Folgen von AIDS verstorberne Schriftsteller schon damals in seinem 1972 erschienenem Essay Das homosexuelle Verlangen, geschrieben:
Mein Arschloch ist revolutionär.
Also mit anderen Worten:
Mein Popo sowie mein Puller sind politisch.

Und mit dieser sechsten penetranten und empirisch gemachten Feststellung kann der JB und seine lieben keinen Freunde zu der lyrischen Kreation zurückkehren und diesmal das Gedicht der Partisan der Froide singen:
White Power / Golden Shower / Ich piss dir ins Gesicht / So muss das sein

Und damit zurück nach Dammburg, øøø, pardon… nach Hamburg.

vendredi 5 août 2011

"where I can get my liberty"

Et JB (qui a commencé à ranger son bureau en prenant d'abord soin de son bien précieux: ses dictionnaires — il les a installés sur une étagère qui ne servait à rien), fixant ses orechiette en train de cuire, a soudain entendu un bruit. Franchissant le seuil de son balcon, ses yeux comme ses oreilles ont été attirés par deux bruits et deux spectacles époustouflants.
Les bruits: des criaillements d'oiseaux par dizaines et des bruissements dans les arbres.
Les spectacles: le ciel encore bleu clair dans l'obscurité et des dizaines et des dizaines de corneilles qui foncent dans les airs.
Qui viennent se réfugier dans la cour du palais socialiste de JB.
Forcément.
Elle savent en effet que le palais socialiste est un endroit paisible, où on ne veut de mal à personne (sauf aux faschos).
Quand, quelques minutes plus tard, JB passe au salon, il comprend l'effroi des corneilles. Côté Spree a lieu un feu d'artifice. Elles ont pris peur.
Et cela rappelle à JB qu'il a découvert cette semaine un morceau qu'il ne connaissait alors qu'il s'agit d'un classique. Instrumental. De 1970. De Jo Jo Bennett. Avec des notes de… violon et des… piaillements d'oiseaux. On écoute, c'est à tomber à la renverse.



Dans le même élan, JB apprenait qu'il existe également une version acoustique. Également avec le violon et les oiseaux. Interprétée la même année par Lloyd Jones. Quand JB l'a entendue, il est tombé dans les pommes. Tout était beau: la mélodie, les paroles, la voix, le phrasé et le timbre de cette voix. Là encore, on écoute.



Depuis JB l'écoute en boucle. Et c'est également en boucle qu'il va l'entendre, juché sur son vélo, rejoignant le nighter du Tommyhaus, tout en chantant: "Take me back to the land where I can get my liberty."

jeudi 19 mai 2011

Your mates are de rigueur

Et JB, qui est est resté complètement scotché à I Can't Give You Anything (But My Love) tel que chanté par les J Sisters (ainsi qu'il le rapportait plus tôt dans la journée), n'a pour ainsi dire pas écouté autre chose de sa journée. Mieux, il est allé consulté l'original des Stylistics. Et là, quelle ne fut pas sa surpris een entendant la voix suraiguë du chanteur, Russell Thompkins. On l'écoute à la télèche, øøø, pardon (et celui-là il n'était pas voulu!), à la téloche — c'est grand.



Comme dirait kevpunk (punk??? häh?) en commentaire sur toitube, "what a voix"!


Oui, qui saura(it) résister à cette voix de fausset?
Personne.
Et surtout pas les années 70, et encore moins la période disco.
Puisque, chez les mâles, il était à l'époque de rigueur d'avoir cette voix de ténor. Confer Barry Gibb, que JB n'a hélas pas trouvé en pleine action non pas physique, mais bel et bien lyrique. Le physique, c'est John Travolta qui, en 1979, soit quatre ans après les Stylistics, assure à mort:



Ah, tous les petits amis de JB regrette atrocement cette période. Oui, ils pleurent des larmes amères en songeant aux pantalons pattes d'élèph et aux cols pelles à tarte, aux fringues en satin et aux talons compensés, aux brushings et aux paillassons de poils. Oui, un paillasson de poils, ainsi que les Norvégiens l'appelle: hårmatte. Voire, ils forment un mot composé à partir du propriétaire dudit paillasson de poils pour ainsi créer un surnom. Par exemple, Barry Gibb, le chanteur des Bee Gees, s'appellerait ainsi Barrymatta, (matta étant la forme définie de l'indéfini matte — puisque l'article définie est postposé) soit: Barry le Paillasson. Dont on regarde illicon preston la toison:


Ah ça donne tout de suite envie, hein…
Pendant ce temps, outre-Atlantique pour les Yankees et outre-Manche pour nous, à peu près à la même époque puisqu'on est en 1976, Judge Dread sortait son album Last Of The Skinheads. Et, évidemment, malgré les cheveux longs et les chemises ouvertes, le choix vestimentaire est vite fait:


Et l'album s'ouvrait sur ce morceau que JB adore, Bring Back The Skins, aussi sans doute parce qu'il est un peu nostalgique, surtout parce que Judge Dread dit cette phrase qui émeut tout la chiffe molle qu'est JB tant il trouve que c'est vrai: "That's what yer mates were for". Du coup on l'écoute fissa:




Oui oui… "That's what your mates are for"
Anyways, comme disent les Nord-Américains.


Justement. En parlant de la langue anglaise et des Nord-Américains.
JB employait plus haut la locution adjectivale de rigueur, qu'il prenait soin de mettre en italiques. Pourquoi?
Parce qu'il employait dans son sens américain et avec sa prononciation américaine.
De rigueur, ça veut dire quoi en français et ça se prononce comment?
C'est ce bon vieux TLF qui nous renseigne:
D−. Loc. adj. De rigueur. Exigé, imposé par les usages, l'étiquette, le règlement.
Et ça se prononce [də ʀigœ:ʀ].

Alors qu'on anglais, déjà ils ne sont pas d'accord pour sur la phonétique, nous voilà bien! Et les petits amis de JB ont plutôt intérêt à connaître leur phonétique sur le bout des doigts, sans quoi… C'est un dictionnaire qu'ils vont se prendre dessus en guise de punition. ("Oh nan! Pas le dictionnaire!", les entend-il crier.)

Alooors.
Le Wiktionary anglophone propose [də ɹɪˈɡɜɹ].
Le Collins English Dictionary lui préfère un [də rɪˈɡɜː].
Le Merriam-Webster américain préfère dire [də-(ˌ)rē-ˈgər]. Toujours chez les Yankees, le site yourdictionary.com insiste sur un [dā′ri gʉr′].
Purée, à ce rythme-là on va jamais y arriver et on va finir par bannir le mot de notre vocabulaire!
Mais peut-être est-ce justement une différence entre l'américain et l'anglais britannique?
Certes. Mais pas tout à fait. Puisque, même à ce niveau-là, les dictionnaires ne sont pas d'accord.
Le Oxford Advanced Learner's Dictionary suggère un [də rɪˈɡɜː(r)] en anglais britannique et un [də rɪˈɡɜːr] en américain.
Quant à leur collègue et concurrent de Cambridge, il indique un [də.rɪˈgɜːr] pour l'anglais britannique et un [də.rɪˈgɝː] pour l'américain.
Toujours au Royaume Uni, le Macmillan prononce en anglais britannique et [də rɪˈɡɜr] en américain, et [də rɪˈɡɜː(r)]. Et on peut cliquer sur les liens pour entendre.

C'est à vous dégoûter d'apprendre une langue, ça.

Ce qui est sûr, c'est la définition de ce mot emprunté en anglais dans le troisième quart du XIXe siècle.

Definition of DE RIGUEUR

: prescribed or required by fashion, etiquette, or custom: proper

Examples of DE RIGUEUR

  1. Dark sunglasses are de rigueur these days.

Car de rigueur, en anglais, ça concerne toujours la mode. Gougueule nous livre 309 000 résultats, pour les langues française et anglais, si on tape "de rigueur" + fashion. Tout ça retomber sur nos pieds et pour dire, rapport à la fachœune et au dœrigœure que mieux vaut les bretelles sur une chemise qu'une chemise ouverte sur un paillasson à poils.
Sur ce, JB va enfiler son costume en tergal et son sous-pull. Babaaaille.

lundi 9 mai 2011

Mein Büstenhalter aus Nordkorea

Tja, liebe kleine Freunde. Der JB ist viel unterwegs gewesen. Dienstlich. Von daher ein tätowiertes rauchendes Blog, das bedauernd still gewesen ist.
Was hat der JB denn gemacht? Wo war er?

Wo? Na klar. Wie immer, wenn er a bisserl Zeit hat: in der DVK. Das heisst: in der Demokratischen Volksrepublik Korea. Das heisst wiederum, in republikfeindlicher Terminologie: in Nordkorea.
Was hat er denn gemacht in der sonnigen DVK? Na klar. Er hat seinem Keule Jong-Il besucht. Ey, klaro, alta!
Was haben sie zusammen so getrieben? Na ja. Der Jong Il sollte ein strahlendes Besuch in den Genossenschaften und Kombinaten machen. Der hatte also den JB eingeladen. Der JB hat sich herzlich und höflich bedankt und nahm den ersten Jet Richtung DVK, genau gesagt Richtung Namhung, eine Stadt, die NICHTS mit dem bekannten englischen Spruch zu tun hat: "He's hung like a nam."

Den Rest berichtet die KCNA, die Nachrichtenagentur aus Nordkorea:


Hier ist der JBs Beitrag zu Jong Ils Besuch: sich um das kulturelle und gefühlsmässige Wohlsein der Arbeiterklasse kümmern. Dagegen hatte der Jong Il üüüberhaupt nichts. Ganz im Gegenteil. Denn er konnte stolz und siegreich eine Tautologie feststellen:


Danach waren der JB und der Jong Il a bisserl müde. Was haben sie dann gemacht? Jo! Geschwommen. Sich im Becken der Fabrik entspannt. Die KCNA berichtet weiter:



Und jetzt kommt die rohe Wahrheit, die grobe Enttäuschung.
Denn von seinem Besuch hatte der JB das untenstehende Bild zurückgebracht. Aber die reaktionäre Zeitschrift Der Spiegel hat ihm es feigerweise geklaut und auf seine eigene Interunnettseite kopiert und herausgegeben:


Der JB ist von daher hyprazornig! Die Weltbloggerei weisst nun Bescheid, bevor er überhaupt die Zeit hat, um die zauberhafte Nachricht auf dem tätowierten rauchenden Blog an die ganze Welt erzählen kann. Und das nicht nur ohne den JB zu zitieren, aber noch dazu, die Krönung, ohne ihn auf dem Bild zu zeigen. Sie haben ausgrechnet das Foto ausgesucht, wo der JB nicht zu sehen ist.

Es stinkt nach Rache. JB ist so wütend, dass er sich wie Phädra fühlt. Die Phädra von Racine, dessen Stück der grosse Schiller übersetzt hat. Lass uns uns an diese Zeilen erinnern, die der JB jetzt in seinem sozialistischen Palast stundenlang brüllt:


A-behr.
Mit seinen Kumpeln von den North Korean Rude Boys…


… also mit ihnen wird der JB eine Razzia bei der Zeitung machen!
Es wird bluten!!!

Aber nun die wahren Fakten:
Der JB musste unbedingt nach Nordkorea. Nicht nur um den Jong Il zu besuchen, aber auch weil er einige neunen Büstenhaltern dringend benötigte (Körbchengrösse: K, natürlich: K wie Korea, K wie Kim Jong-il) — seine alten waren beim letzten Nighter von schreienden Skinheadmassen zerrissen worden und seine Intimität enthüllt, oh je…
Und es passte also schøn (es: das Besuch sowie der Büstenhalter), denn der Jong Il sollte nämlich gerade an dieser Zeitpunkt eine Modeshow einweihen. Die letzte BH-Produktion der DVK wurde gründlich und ausführlich präsentiert, und der Jong-il mit dem JB waren dabei.
Herrlich!
Der JB hatte sowas von einer tollen Zeit!
Und der Jong Il, alta! Der ist (sieh: obenstehendes Bild) sowas von keinem Feind der Fröhlichkeit, ey!


Das Engagement des Jong-il für Fähschön und Mode ist nicht zu bezweifeln.
Darüber berichtete letztes Jahr das französische Fernsehkonzern France24:

N.Korea leader sets world fashion trend: Pyongyang

Und wer ist dieser "unindentified French fashion expert"???
Wer?
Na klaaar: der JB!!!
Der JB ist überhaupt kein Literaturübersetzer. Das ist eine Scheinbeschäftigung um seine reale Arbeit geheim zu halten. Er ist im wahren leben fränsch Fähshön-Ekspärt für den Jong Il.

Auf jeden Fall.
Also der Jong Il bezahlt von seiner eigenen Person um die nordkoreanische Fähschön zu promovieren. Diese Reportage, die der JB damals aufgenommen hat, zeigt uns die schicke Mode, die die unsterbliche Sonne (= Jong Il) selbst designiert hat, selbstverständlich unter der Leitung des JBs.
Und nun die Nachrichten, meine Damen und Herren:



Was die Herren angeht, ist es schlicht und Korrekt:


Denn das auch hat der Jong Il bei seinem Besuch betont. Was braucht das Volk als Stoff???


Der JB wiederholt:
plastic propylene fabric
Was heisst das auf deutsch?
Genau:
dederon
Nylon aus der DDR. Daher: dederon

Der JB hat mehrmals auf diesem tätowierten rauchenden Blog über Dederon geschrieben und ausgerechnet das, also mehr Dederonklamotten in der DVK zu produzieren ist eigentlich der Beitrag des JB zu Jong Ils Besuch und wirtschaftliche Politik, sowie Entwicklung und Export.
Denn, was wäre eine Welt ohne Dederonklamotten?
Der JB hat die Antwort parat:
Eine Langeweile.

Aber Moment mal. Zurück zum Bild.
Was tragen nämlich die nordkoreanischen Männer? wenn der JB fragen darf. (Und er fragt tatsächlich!)
Je-nau: ein Tonic Suit.
Ein Tonic Suit wie jeder Skinhead tragen soll.
Von daher: Jong Ils Fähshön = Dederonklamotten = Tonic Suit = Skinheads = derJB = North Korean Rude Boys = der Jong Il.
Na klar:
Der Jong Il ist ein Skinhead (zwar MIT Haaren, aber so ist auch die haarliche Mode in der DVK).

Und nicht nur das. Aber selbst Suggs, der Sänger von Madness hat diese nordkoreanische Mode adoptiert, wie man es hier sieht:


Suggs hat Haare + er trägt die gleiche Sonnenbrille wie der Jong Il und einen Tonic Suit aus Dederon made (unter der Leitung des JB — der JB möchte es noch wieder so en passant erwähnen) in North Corea.


Und nun kann der JB die tolle Nachricht enthüllen:
Er hat einen nordkoreanischen skinheadischen Tonic Suit für seinen liiieben Freund N zurückgebracht — denn die Büstenhaltern hält der JB für sich.

Ja ja, der JB weiss: er ist so gut & grosszügig für seine lieben kleinen Freunde.