lundi 30 novembre 2009

Heute Abend…

… bei mir, in der Stalinschule nebenbei.


© icke

Ein Gespräch


(Heute Abend an der Kasse des Warenkaufhauses:)

Der Herr (mit Brille): Was steht auf Ihrem Schal?
Icke (den Schal zeigend): Antifaschistiche Skinheads. No justice, no peace.
Der Herr: Ach, toll! Ich glaubte, das war irgendeine Fussballmannschaft.
Icke: Ja, das glauben alle.
Der Herr: Aber ihr seid gut! Nicht wie die, die ich fast täglich sehe. Wissen Sie, ich wohne in Köpenick. Je-den Tag muss ich an dieser blöden NPD-Geschäftstelle vorbei!
Icke (grinsend): Naja, seit dem Tod deren Anwalt sind vielleicht die Tage der NPD gezählt.
Der Herr (lachend): Hoffen wir!
Die Kassiererin: So, der Herr, 14,65€.
Der Herr (zu mir): Ihnen einen sehr schönen Abend!
Icke: Ihnen auch, mein Herr.

Du reggae à Abdijan

Je traduis toujours ce roman pour ados, Ivoire noir:
Sur la scène : Alpha Blondy. On avait voulu voir assister à son concert à Oslo, dans la salle du Rockefeller, avant de se voir refoulés à l’entrée étant donné qu'on n’avait pas nos papiers d’identité sur nous. Sam me faisait toujours écouter du reggae : Bob Marley, Jimmy Cliff, Ismael Isaac et, donc, Alpha Blondy and The Solar System, dont j’ignorais totalement qu’il était d’ici, moi qui croyais que tous les artistes de reggae sont jamaïcains. À Abidjan, ils l’appellent le rasta de Cocody, l’homme qui est capable de rassembler le pays et faire bouger les foules – mais juste pour une soirée comme celle-ci, car il est équipé du ruban adhésif le plus puissant du monde : la musique. 
© Arne Svingen, CappelenDamm forlag, 2005, pour l'édition originale
© Jean-Baptiste Coursaud, Éditions du Rouergue, 2010, pour la traduction


Récemment, je réécoutais la période ska de Bob Marley, quand il chantait encore avec les Wailers, avant qu'il ne soit mondialement connu par ses morceaux reggae (et notamment à partir de One Love). Ce qui frappe à l'écoute, c'est la qualité de l'orchestration par rapport à toutes les chansons de ska de cette époque. Un libraire de Caen, chez qui j'ai acheté le fameux livre de Roger Steffens et Peter Simon, Reggae Collection, récemment et magnifiquement publié chez Fetjaine, mais horriblement mal traduit, me disait qu'un ami DJ, qui ne met que du ska ou du reggae, ne changeait jamais le pitch des morceaux ska de Bob Marley tant tout est parfait: la rythmique, le son et, donc, l'orchestration. On écoute, de cette époque, There She Goes, qu'on peut notamment retrouver sur cette impeccable compilation:




Jimmy Cliff, ensuite. Lui aussi connu sous nos latitudes pour ses chansons reggae alors que mon morceau préféré, feel good par excellence, n'est autre que Miss Jamaica, de 1962:




Quant aux deux autres sus-nommés, Ismael Isaac et Alpha Blondy, tous les deux ivoiriens, on pourra montrer du second, le morceau ci-dessous, en ce qu'il colle au roman qui fait l'objet de ce post et dénonce notamment cette Françafrique dont notre cheeer Président avait promis de nous débarrasser dans une "allocution" (c'est le terme élyséen) vomie en 2007 par son conseiller Guaino (tiens, une lettre de moins et son nom de famille donne le substantif guano - je le note) et qui avait attiré à juste titre contre elle les foudres de la plupart des Africains et de leur ami(e)s. On lira l'impeccable analyse qu'en a faite Ibrahima Diouf, professeure à l'Université de Dakar. Et donc, Alpha Blondy:

Heute früh

Erstmal der U-Bahn, eine Kolumne von meinem TAZ-Held, Martin Reichert:
Mein Mann war mit der Stasi im Bett. Das ist schon lange her und es war keine Absicht. Es ist nicht so, dass er "sich nicht mehr erinnern" kann. Er wusste es anfangs schlicht nicht. Das Ministerium für Staatssicherheit hatte ihm einen "Gay Romeo" auf den Hals gehetzt, um Licht in das oft nur von Kerzen beschienene Dunkel der Schwulen-, Künstler- und Intellektuellenszene in Prenzlauer Berg zu bringen. Dass es sich bei dem jungen Mann, in den er sich verliebt hatte, um einen Stasimann gehandelt hatte, erfuhr er erst, als dieser seine Dienstanweisung überschritt. Der "Gay Romeo" hatte sich in das auszuhorchende Objekt verliebt.
Und schwupps hatte die Liebe der Staatsmacht ein Schnippchen geschlagen, aus war es mit Konspiration und Überwachung. Fortan erzählten beide jedem, egal ob er es wissen wollte oder nicht, dass die Firma Horch & Guck bei ihnen auf der Matte rumstünde, wie ein Staubsaugervertreter im Westen.
Das ist nun auch schon über zwanzig Jahre her, und ich überwache meinen Mann höchstens, indem ich ab und zu mal eine freundliche Drohmail an seine "Gay Romeo"-Adresse schicke, jener schwulen Web-Community, die man auch das "Schwule Einwohnermeldeamt" nennt. Doch während ehemalige Stasimitarbeiter mit Gedächtnisstörungen - die womöglich der allgemeinen "Informationsüberflutung durch die neuen Medien" geschuldet sind - weiterhin politisch aktiv sind, hat sich das mit der aufwendigen Überwachung und Ausschnüffelung der Bürger im Prinzip erledigt.


Dann im Krankenhaus, ein Gespräch:
Herr Dr C: Ja, richtig, der Hitlerbart ist nun nicht so toll. Jedenfalls nicht in diesem Land, nicht Wahr?
JB: Genau.
Herr Dr C: Also, bis zum 12 Januar, zum Hitlerbartabschneiden, ja? Und Ihnen frohe Weihnachtstage.


Dann in der U-Bahn wieder, ein Bild:
  © icke

Dann zu Hause, eine SMS von J:
"Sur la route de Montreuil, j'écoute Peter Fox et sa Haus am See, je pense à toi et t'embrasse fort."

dimanche 29 novembre 2009

"I can't go on if you won't see me"

La voilà enfin qui surgit sur youtube. La cover version de You won't see me par Ernie Smith, dont je parlais à l'époque.
Voilà une heure et demie qu'il fait noir sur Berlin, je travaille tout en ayant cette conversation avec L - où il est question de la capacité de l'être humain à éprouver le/du bonheur (du est sans doute plus réaliste que le). La vie est belle, en somme.
"And I'll lose my mind if you won't see me."