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lundi 21 janvier 2013

Ska washing & Washing ska

Das jamaikanische Original, von Keith (Lyn) & Ken (Lazarus) mit Byron Lee und seinen Dragonaires, anno 1964, in einer Aufnahme von damals.

L'original jamaïcain, de Keith (Lyn) & Ken (Lazarus) avec Byron Lee et ses Dragonaires, anno 1964, dans un film d'époque.




Un an plus tard, dans la République populaire de Pologne, AliBabki (Wanda Orlańska-Borkowska, Ewa Dębicka-Brzozowska, Anna Dębicka-Czaplicka, Agata Dowhań, Krystyna Grochowska, Sylwia Krajewska) fait un cartonow avec Wash Wash Ska.

Ein Jahr später, in der Volksrepublik Polen, hat AliBabki (Wanda Orlańska-Borkowska, Ewa Dębicka-Brzozowska, Anna Dębicka-Czaplicka, Agata Dowhań, Krystyna Grochowska, Sylwia Krajewska) einen Bombenerfolgow mit Wash Wash Ska.



Frage: entsprechen diese Waschmaschinen- bzw. Wassergeräusche dem Titel? Also: man hätte sofort Lust Ska zu hören, sobald man seine Wäsche waschen würde? Sogar umgekehrt: man hätte beim skahören sofort Lust, seine Wäsche zu waschen? Weiter: man würde beim skahören, und auch beim skatanzen, faktisch und gleichzeitig seine Wäsche waschen? Der JB ist verwirrt.

Question: les bruits de machine à laver et d'écoulements d'eau correspondent-ils au titre? Donc: on aurait aussitôt envie d'écouter du ska en lavant son linge? Voire, l'inverse: on aurait aussitôt envie de laver son linge en écoutant du ska? Plus encore: on laverait effectivement et concrètement son linge en écoutant du ska et en dansant sur du ska ? JB est un peu confus.

samedi 28 mai 2011

Who the f*** is Brigitte Bond?

Et JB, qui retourne son mange-disque électronique comme il le ferait du tiroir de sa table de chevet s'il en avait une — JB, donc, retombe sur ce morceau de 1964:


Il écoute ce Blue Beat Baby mi-swinging sixties, mi-early ska. Et il en fait profiter tous ses petits amis:



Et, réécoutant ça, JB trouve étrange la voix de cette mystérieuse Brigitte Bond. JB, qui entre-temps est devenu est un pet-cialiste des voix féminines jamaïcaines ne trouve aucune espèce de ressemblance avec le timbre en vogue, à l'époque, sur l'île des Caraïbes. Voire: il ne s'agit pas du tout d'une voix de femme noire, mais bien une voix de femme blanche. Et, non seulement ça, mais elle renferme une raucité qui n'est pas sans rappeler celle, dix ans avant, d'Amanda Lear. Étrange. Aussi, pour JB, la question qui et qu'il se posait lorsqu'il a découvert la chanson en novembre 2010 dernier se repose avec la même acuité:
Who the f*** was (is?) Brigitte Bond?

JB part à la pêche aux informations.

Le disque est bien répertorié dans tous les index et catalogues dignes de foi.
Tant chez tapir, où ladite Brigitte sort juste avant après Prince Buster:


Tant chez tapir, donc, que chez 45cat.com:


On apprend même qui étaient ces fameux Bluebeats (parfois aussi orthographiés  en deux mots, The Blue Beats), lesquels ont ainsi composé le morceau:


En parlant justement de bluebeat, le style musical et non plus la maison de disques. C'était quoi? Pour répondre à cette question, on va laisser chanter Derrick Morgan et Patsy Todd, dans leur morceau, également sorti en 1964, et intitulé The National Dance (tiens, ça fait d'ailleurs penser à JB que N lui avait demandé en décembre dernier de lui copier le morceau, ce qu'il n'a toujours pas fait — tsss…). Une chanson, nous indiquent les notes du CD duquel elle a été tirée, qui "was co-written by Millicent Patsy Todd". Et, évidemment, JB est aux anges. Mais la question: le bluebeat, c'est quoi? On écoute la réponse:



Donc, bluebeat et ska, c'est bonnet blanc et blanc bonnet, ce que confirme le duo:
Whether you call it Ska in Jamaica or Bluebeat in London town, let's all join together and do the national dance.


Toutefois, la question liminaire se pose toujours:
Who the f****** f*** is/was Brigitte Bond?

JB n'a pas été le premier à s'interroger, et d'autres avant lui se sont cassé les dents, ainsi qu'en témoigne un dénommé buzzboy67 sur toitube:


Or, toujours sur toitube, JB trouve cette information fracassante, oui, fracassantissime:


Hein?!?
Brigitte Bond serait une trans!?!
Une "strip-teaseuse maltaise"?!?
Naaan… !?!
Et le Thom en question, qui nous révèle cette information, précise: "I knew her so well" = "Je la connaissais tellement bien."
Naaan!!!
Elle ressemblerait même à ça:


Bon, la dédicace, là, en bas en gauche, ça compte pour du beurre, hein. JB se souvient par exemple parfaitement qu'il avait reçu une dédicace personnalisée de Michèle Torr, mais en fait c'était du bidon, c'étaient juste ses petits amis de l'époque qui lui avaient bricolé un faux mot. JB était fumasse, hein.

Bon. Brigitte Bond.
Brigitte Bond serait "une transsexuelle", qui plus est une "strip-teaseuse maltaise". Ouiii…
Or JB découvre une autre version:


Star(lette) de cinéma française en vrai ou en faux, il est en tout cas fort probable qu'elle ait vécu à Londres et non en Jamaïque. D'autant que roots archives ne la connaît pas. La compilation Mod Reggae de Trojan Records nous le confirme (et c'est JB qui souligne):

London's hippest musicians were also taking note, none more so than Georgie Fame who recorded with Prince Buster as well as releasing his own 'Rhythm and Blue Beat' EP. Graham Bond backed up Ernest Ranglin on an EP for Black Swan, whilst in 1964 Chris Farlowe released The Blue Beat on Decca under the guise of The Beazers. Blue Beat reciprocated the favour by releasing Blue Beat Baby by Brigitte Bond, although a rather tame affair, it contains the line "All the Mods wanna tap their feet". Mods and Ska had officially become partners and it's a relationship that lasts to this day, from Manchester's Hideaway R&B Club to Rude in Reading and a whole host of London club nights, such as Right On, Set The Tone, Coast To coast, Reggae Train, Reggae Shack and Steppin' Out, all helping to keep that link alive.

Toutefois, Trojan ne dit pas un mot sur Brigitte Bond, ne révèle rien sur l'identité réelle ou supposée de notre Chérie BB, reste muet sur ces initials B.B., comme Gainsbourg en parlera quatre ans plus tard, en 1968, à propos d'une autre femme dont JB n'écrira pas le nom complet au risque de se voir atteint d'un brusque accès d'aphtes & d'herpès conjugués.
Au final, et à défaut de réponse, force est de chanter avec Serge († RIP):

jeudi 19 mai 2011

"What a day!"

Et, tandis qu'un arc en ciel s'étire sur un ciel tourterelle (violet? gris? JB est daltonien, alors…), JB écoute Promised Land des Nairobi Sisters, un morceau à tomber à la renverse, sorti en 1974 sur Gay Feet, donc la maison de Dame Sonia Pottinger († RIP). Cette chanson hallucinante, avec des percussions très nyabinghi, JB l'a découverte sur le site toujours aussi parfait du Mighty Doctor Bird (merci merci merci). Il l'a trouvée ensuite quelque part et l'a passée sur Amadeus pour éliminer le maximum de clic et scratch et crac et vroutch. Le résultat est écoutable grâce à Soundcloud. Enjoy! Car JB ne sait pas pour ses petits amis, mais lui, il l'écoute en boucle depuis hier. Ah, au fait: Promised Land existe aussi en version dub, tout aussi impeccable, et la plus jouée — mais JB qui ne peut jamais faire comme tout le monde préfère celle-ci.

jeudi 28 avril 2011

"you can't deny it"

Et JB, hier soir, rentrant du théâtre où il a à nouveau été subjugué par le talent d'Anja Schneider au Gorki:


… JB rentre donc dans son palais socialiste et, par une mystérieuse association d'idées dont lui seul et son cerveau abstrus ont le secret, il repense brusquement (à l'instar d'une musique du matin qui surgirait dans sa tête, sauf qu'on est le soir et qu'il est minuit) à Happy Holiday, la chanson des Hotknives qu'il aime tant et qu'il n'avait plus écoutée, lui indique son mange-disque électronique, depuis le 8/12/2010 (le jour où JB a fête ses 7 ans et son entrée au CP). Il la cherche ce soir encore, en vain. En vain, puisqu'il veut la faire écouter à ses petits amis depuis longtemps. Il ne la trouve pas mais il trouve ça:


Et, évidemment, le cœur en pâte d'amande de JB fond, et la poisse doucereuse dégouline sur son ordimini dont les circuits dès lors aussi ensucrés qu'ensuqués et bloqués diffusent en boucle la chanson d'amour rythmée par des accords de violon (et, une fois encore, JB doit constater que les groupes de ska du moment les plus épatants (Madness, The Hotknives, The Valkyrians) utilisent tous le violon, un instrument qui, pourtant, traditionnellement, n'a guère sa place dans ce genre musical).

Et, ce matin, JB se réveille après une nuit complète (en-fin!), et force lui est de constater que Happy Holiday tourne toujours dans sa tête compliquée. Il s'agit à présent véritablement d'une musique du matin et JB fonce allumer son ordimini. Tandis qu'un soleil blanc irradie la ville et qu'un JB délunetté prépare à tâtons son café, Mark Carew ("the greatest dad in the world and a hero") chante le refrain que JB aime tant:



Et JB, têtu comme un teckel, de s'interroger sur la rémanence (comme on dit) du refrain qui résonne dans ses oreilles et jusque dans ses neurones et, systématiquement, suscite cet attendrissement semblable à une débâcle, rappelant elle-même la fonte du cœur en pâte d'amande de JB. Lequel constate que tout ceci intervient au moment précis où G & F & JB ont enfin trouvé une accommodation à Rosslau lors du prochain festival de ska en juin (et føck la priiide simultanée à Berlin) alors même que G & F adorent eux aussi The Hotknives:


JB se dit alors que la skanking band ainsi au (très) grand complet va passer un week-end de rêve et que l'amitié atteindra son acmé (comme on dit aussi).

N'empêche, dans cette période troubl(é)e où le ressac poursuit ses échappées sur la plage de galets qui entoure le cerveau compliqué de JB, où le calme après la tempête semble durable (et JB prie chaque jour Saint-Karl Marx pour qu'il n'en aille pas autrement), toutes les phrases de Marc Carew forment un ensemble à la bouleversante cohérence de cette chanson d'amour qui est aussi une chanson de rupture:

I wouldn't say that what I've done is wrong,
feel out of place now where I'd once belong
and when you look at it and put it in perspective
it looks bad, and you know that you can't deny it.
A missing person with a missing tale,
a deeper breath before my next exhale.
I must be on a happy holiday.

Et, sur cette réjouissante constatation, JB souhaite une bonne et belle journée à ses petits amis.

dimanche 19 décembre 2010

"Feel like grooving now"

Und die skankige Band (G & N & F & der JB) war wieder nightern. Handtasche sowie Labbertasche waren putzigerweise vor Ort und fühlten sich taschenmässig wie zu Hause, wessen Recht sie doch haben (obschon). Kein Popeye, kein Krankenpfleger, und noch dazu diese Tür, die sich nicht schliessen liess mit draussen minus 18. Aber dafür Marcia Griffiths mit Feel Like Jumping von 1969, und irgendwie die innere Stimmung des JBs.

vendredi 17 décembre 2010

Christmas Reggae (1)

"Oh it's snowing", s'exclame Judge Dread en introït. Et c'est vrai: il neige dans son morceau tout comme il neige et reneige à Berlin - et si ça continue comme ça, la capitale et JB avec elle seront définitivement engloutis sous un étouffoir blanc.
Il y a donc de la neige et c'est bientôt Noël et c'est Judge Dread qu'on écoute en premier dans une série qui se voudra… déboulante?! Et pour cause: Judge Dread avec ses paroles salaces (comme d'hab) nous présente un tout autre Papa Noël que celui, bonasse, de Tino Rossi. Nedit-il pas, ce roi de la blagouille à deux balles: "Oh dear in Dreadland / We know Santa's queer / 'Cause he only comes down the chimney / And only once a year." Et le reste est à l'avenant, JB laisse à ses petits amis le plaisir de découvrir cette perle de 1978:

dimanche 28 novembre 2010

So tolle Freunde

Und die skankige Band (diesmal G & N & A & der JB) waren wieder unterwegs. Und zwar im Moja:

© icke

Die Stimmung beim Nighter war nett und so die Musik (vielleicht a bisserl zu viel Soul?). Aber das sowieso wegen der skankigen Band. Und G & der JB haben sogar Fussnoten geschrieben. Ju. Aber ganz klein und fit im Schritt. Genau so wie einer an der Tresen angelehnter Barcelon(sk)aiter.

Und der JB musste sich selbst natürlich aufs Klo erkennen:

© icke

Die skankige Band tantze, aber immer dachte der JB an das Lied von The Schoolgirls, "Never Let You Go" - warum?



Ja, warum?
Weger dieser Zeile? : "I don't need to hesitate to tell you: I love you most of all."
Tja, kann gut so sein.
Der JB hat so tolle Freunde!

dimanche 14 novembre 2010

Wer hätte das gedacht?

"Wer hätt vor Jahren schon gedacht, dass nicht Berlin das Rennen macht?" sang der Oktoberklub in seinem 1977 Kultlied Kommunismus in Bernau. Lass uns drei Minuten von unserer preisvollen (?) Zeit nehmen um uns diese bezaubernde Ballade anzuhören:



Ja, eigentlich, wer hätte das gedacht?
Die skankige Band (G & N & F & der JB) auf jeeeden Fall nicht.

Zusammenfassung der vorigen Episoden:
Der Freitag war ja im Lovelite, Der Valkyrians (und Marx!) sei Dank, ein Ska- & Tanz- & Stimmungserfolg, wie dieses tätowiertes rauchendes Blog es gestern berichten könnte (und es auch machte).
Also dachte die skankige Band (von É & T ergänzt) mit Recht, dass der sich stets im Lovelite befindende Samstag genauso sein würde. Dank diesmal den Caroloregians aus Belgien, die vor zwei Jahre schon in Potsdam und im Pfefferberg gespielt hatten. Desto mehr, denn der JB liebt Got To Be A Man von ihnen, das er ja 101 Male gehört hat, bestätigt sein iTunes.
Aber die skankige Band hat sich total, wie man so schøn auf franzenländisch sagt, den Finger in das Auge gesteckt - d.h.: hat sich völlig geirrt (nicht zu verwechseln mit etwas machen mit den Fingern in der Nase gesteckt = etwas ganz leicht machen, oder auf franglisch: "fingerz in ze nose"). Denn: Am Samstag hat Berlin das Skarennen nich gemacht. Nicht und gar nicht, ganz und gar.

Das Konzert fing also mit einer Vorband an, die laut ihres Namens mit Voodoopüppchen unter dem Mond spielt. Anscheinend machen sie das nicht genug, denn die skankige Band beinahe am Einschlafen war. Die Mitglieder hatten nämlich, konnte der JB prompt feststellen, das Charisma einer Bratpfanne. Die Nummern waren uninteressant und schnell vergessen, mit der Ausnahme von Frühling, wie es hiess, wo die Dub-Akkorde definitiv nicht an quietschende Vögel und blühende Bäume erinnerte, sondern an Wintergrau(en) und Weltuntergang. Anscheinend auch waren weder Lachgas noch Benzodiazepine mit der Musik integriert, was aber per se nicht schlimm war, wenn… Wenn die Prestation nicht gedauert, und gedauert, und gedauert, und gedauert, und gedauert, und gedauert, und gedauert, und gedauert, und gedauert, und gedauert hätte und hatte. Oh je… Die skankige Band musste am Ende so lachen, denn es kein Ende kannte.

Aber wie Brecht es damals schrieb, "Gott sei Dank geht alles schnell vorüber, auch die Liebe und der Kummer sogar", und bald sangen die Carolos. Oder… "sang", ist vielleicht übertrieben. Erstaunt fragte G den JB: "Sag mal, singen sie überhaupt?" Die Antwort des JBs wurde ein bisschen evasiv, und diesmal konnte er feststellen: Ausser "Allright!" und "Yeah!" und "OK, now!", waren die Songtexte eher begrenzt, was auch per se nicht schlimm war. Wenn er aber sagte, "We're gonna play now early reggae", musste N und der JB vor lachen brüllen und der JB konterte: "Aber very very very early!" Das war nämlich mehr, wie man es schön auf Englisch sagt, "self indulgent guitar music". N hatte auch ein Point, als er den JB sagte: "Aber warum ist der Sänger von Kalifornien nach fucking Belgium umgezogen?" Tja, gute Frage… Darauf hatte der JB keine richtige Antwort und blieb genauso evasiv. Jedenfalls trug der Amisänger einen komischen Bart, und der naive und parteitreue JB behauptete, dass der vielleicht ein Karl Marx des Reggaes sein wollte. Und nicht nur das, aber der eine Gitarrist hatte ein ganz komisches Jeans, das an eine Mischung von Schlaghose und DDR-Niethose erinnerte, und dazu lustige weisse Turnschuhen, wie man es hier betrachten kann:

© icke

Der JB war ein bisschen erfreut, als er The Monster von Beverley's All Stars erkannte, die ja diese für den JB immer wieder ganz kuriosen Zeilen singen: "He's the boss of the hot sauce." Lass uns dieses early reggae-Stück anhören, es ist nämlich nicht ungeil.



Naja, sonst war es aber so langweilig, dass der JB fast einschlief, wenn nicht Ralph und Markus Bingo! von The Dramatics gespielt hätten:



Und letztendlich kann der JB singen, anstatt "Kurzum, es herrscht das Weltniveau, der Bahnhof kriegt ein Wasserklo" von dem Oktoberklub: "Kurzum, es herrscht das Weltniveau, der Lovelite kriegt ein Skabingo."
Euch einen schönen Tag!

mardi 9 novembre 2010

Reggae grotesque (7)

Et pendant que JB prépare un post sur les rats volants que sont dans un contexte urbain les pigeons, il découvre dans son iTunes un morceau de ska portant lui aussi sur la bestiole. Ça s'appelle Wings of a Dove, ça date de 1965 et c'est interprété et chanté par les Blues Busters, et le moins qu'on puisse dire, c'est que c'est ringue à mort. Les paroles sont complètement idiotes ("If I had the wings like a dove / I would fly away"), le chant est ridicule (confer cette répétition des phrases: "Since I have no wings / Since I have no wings / Since I have no wings I cannot fly fly fly / Since I have no wings / Since I have no wings / Since I have no wings I have to sing sing sing sing"), la musique est à l'avenant: niaise (cette trompette! elle est à vous dégoûter à tout jamais de l'instrument). Bref, du reggae grotesque comme on l'aime - parfois.

Und während der JB einen Post vorbereitet über diese fliegenden Ratten, die zumindestens in einem städtischen Kontext die Tauben sind, entdeckt er in seinem iTunes ein es auch über das obengennante Gefügel handelndes Skastück. Es heisst Wings of a Dove, es wurde in 1965 herausgegeben und von The Blues Busters gespielt und gesungen. Und, was man ruhig feststellen kann, ist, dass es endlos doof ist. Die Songtexte sind völlig dumm ("If I had the wings like a dove / I would fly away"), das Gesang ist lächerlich (man beachte die Wiederholung folgender Zeile: "Since I have no wings / Since I have no wings / Since I have no wings I cannot fly fly fly / Since I have no wings / Since I have no wings / Since I have no wings I have to sing sing sing sing"), und die Musik ist wie der Rest: nervend (diese Trompette! hört man sie, und man beinahe hasst dieses Instrument für den Rest des Lebens). Tja, groteskes Reggae, wie man es - manchmal - mag.

lundi 8 novembre 2010

The Schoolgirls

FANTASTISK! FANTASTISK! FANTASTISK!

Et JB découvre un groupe de filles qu'il ne connaissait ni des lèvres ni des dents. Il est conquis (en un seul mot, s'il vous plaît). On écoute sans perdre un millième de seconde:



Génial, non ?!
Oui: fantastisk! comme disent les Norvégiens.

Mais, et il vient de le dire, puisque JB n'a jamais entendu parler des demoiselles, il va à la pêche aux informations sur Internénette. Il commence par son site préféré de l'histoire du ska et du reggae, il a nommé: roots archives. Il tapote The School Girls dans le moteur de recherche. Et qu'est-ce que la fichue machine lui crache?


Pardon?
Non mais c'est pas possible ça…
On cherche des girls et on obtient des brothers!
Non mais c'est quoi encore que ce machisme fondamental, purée de punaise?!
Mais les moteurs de recherche ont été fabriqués à la sauce sexiste, maintenant?i
Herregud! comme disent aussi les Norvégiens.
Quel scandoule! comme disait la prinçousse Soufie chez Tormod Haugen.

JB va alors chercher dans allmusic. com, et qu'est-ce qu'il obtient?
Rien. Inconnues au bataillon musical d'allmusic, les School Girls - et ce, qu'on les écrive en un ou en deux mots.
Invisibilisées! comme disent encore les Norvégiens.

À force de chercher, JB apprend qu'elles ont été produites par Prince Buster. Bon, c'est bon signe.
Et voici d'ailleurs leur discographie:


Mais leur nom, leur prénom, on peut toujours se brosser. Ce que l'histoire a retenu, c'est qu'elles ont été produites par le Prince. Mais elles, qui elles étaient, comment elles s'appelaient, ce qu'elles faisaient, l'histoire n'en a rien à battre ni à foutre.
Fy faen! comme disent également les Norvégiens.

JB est hyperfumasse, hein. Tarez votre gueule à la récré, hein.

samedi 6 novembre 2010

Sonia Pottinger († RIP)

Und Sonia Pottinger ist tot, teilt uns die Jamaica Observer mit.
Et Sonia Pottinger est décédée, nous informe le Jamaica Observer.


Pff… Après Gregory Isaacs, le 25 octobre dernier, et Sugar Minott avant lui, c'est maintenant Sonia Pottinger qui vient de mourir. Pff…
Seufz… Nach Gregory Isaacs, am 25. Oktober, und Sugar Minott vor ihm, ist nun Sonia Pottinger gestorben. Seufz…

Lass uns It's So Hard Without You von Queen Patsy wieder hören, das Sonia Pottinger produziert hat - und das (leider) zu dieser Gelegenheit so treffend ist:
Réécoutons It's So Hard Without You de Queen Patsy, que Sonia Pottinger a produit - et qui (hélas) est on ne peut plus approprié à la situation:



On relit ce que les copains japonais de Rock A Shacka racontaient, sur leur compilation consacrée aux chansons de Queen Patsy produites par Miss Pottinger, à propos de la rencontre des deux dames:
Wir lesen wieder, was die japanischen Kumpeln von Rock A Shacka über die Begegnung der beiden Damen erzählten, auf ihrem Sampler mit Liedern von Queen Patsy, die Miss Pottinger produziert hat:
Sometime in 1965 Patsy met Miss Sonia Pottinger who was was on her way to becoming a very promising producer with songs such as her first big hit, Every Night, by Joy & Chuck. She produced a number of Patsy's masterpieces, some of which are included in this CD, such as You Took My Love and Your Photograph (…) Patsy has said that just before recording Pati Pata, she remembers Sonia Pottinger coming to her house to pick her up and they drew up to the Wareika Hills to rehearse with Count Ossie and the Wareikas. At that time the Wareika Hills were considered as a “no man's land”, the most scared rude boy scene. Those were all very pleasant times she recalled.


Sonia Pottinger, Miss Pottinger, DIE grosse Produzentin, ganz einfach DIE Frau der Ska- und Reggaemusik, eine Musik die die Frauen so schlecht behandelt hat.
Sonia Pottinger, Miss Pottinger, LA grande productrice, tout simplement LA femme du ska et du reggae, une musique qui a tellement maltraité les femmes.

Un dernier mot, justement, par les Rock A Shacka:
Ein letztes Wort von den von Rock A Shacka, und zwar dieses:
Jamaican female singers were always admired by the record buying public in Jamaica. Patsy is and remained one of the most loved and versatile female singer to ever come out of jamaica. Patsy droped out the recording music scene in 1969, because she found out later that her records were released without her knowledge and she was very hurt.

vendredi 5 novembre 2010

Schickeria & Schickheit

Und wegen eines Kommentars auf dem rauchenden & tätowierten Blog, worauf der doofe JB mit dem Lied Ding A Dong antwortete, hat er jetzt nur das Lied von Teach In, das in 1975 das Jurowischön gewann, im Kopf.
Er guckt sich das Video an, und erinnert sich an diese schönen Disggö-Tage, wo er goldene Stiefeln trug (man beachte den Klavierspielern):


… oder seinen glänzenden blauen Kostüme anhatte:


(Ist es wirklich blau? Der JB ist nämlich nicht nur doof aber auch farbenblind.)

Stattdessen und statt Schickeria & Schickheit ist er ein böser Skinhead geworden und zeigt sich ungefähr so in den Nightern:


Tsss…

Apropos Nighter, es wäre nun vielleicht Zeit dahin zu fahren und die anderen Rudeboys und Rudegirls zu treffen. Und was hat der JB heute Abend gehört. Genau das:

mardi 2 novembre 2010

A hair pancake

Et JB a écouté aujourd'hui I'm Still In Love With You, dans sa version mixte, chantée en 1977 par Alton Ellis et Janet Kay.
Und der JB hat heute I'm Still In Love With You gehört, in dessen 1977 von Alton Ellis und Janet Kay gesungenen Version.



Und eigentlich ist es die Version, die der JB am besten mag. Es sind viele von dem. Eine, wo der Alton das Lied allein singt - haben wir damals hier gehört. Eine von Marcia Aitken, eine von Hortense Ellis, usw.
Et en fait c'est la version préférée de JB. Il existe beaucoup. L'une, chantée par Alton tout seul et qu'on a déjà entendue ici. Une autre par Marcia Aitken, une autre encore par Hortense Ellis, etc.


Et puis il y a, l'année d'après, le morceau d'Althea & Donna, Uptown Top Ranking, qui reprend le riddim de I'm Still In Love With You. On les écoute et on les regarde interpréter la chanson à la téloche, et on peut se rendre compte qu'elles ne chantent pas, mais alors pas du tout synchrones. Mais elles sont mignonnes quand même.
Und dann gibt es, das Jahr danach, das Stück von Althea & Donna, Uptown Top Ranking, das das Riddim von I'm Still In Love With You übernimmt. Wir gucken und hören uns sie an, während sie live in der Glotze auftreten, und wir können ruhig feststellen, dass sie jaaar nüsch synchron singen. Aber süss sind sie trotzdem.



Und der JB liiiebt es, wenn dieses Lied in Nightern aufgelegt wird. Das Spiel geht nämlich darum, die genauen Augenblicken zu erkennen, wo Althea & Donna dieses "Oh!" quietschen. (Jajaaah… Der JB weiss: er ist in seinem dumpfen Kopf 3 Jahre alt geblieben und hat komische Beschäftigungen).
Et JB adooore quand ce morceau est mis dans les nighter. Le jeu consiste en effet à deviner à quels moments précis Althea & Donna vont pousser leurs petits "Oh!" . (Oui, bon, ça va, hein… JB sait qu'il a 3 ans d'âge mental et qu'il a des activités bizarroïdes.)

Toujours est-il qu'en regardant cette vidéo sur toitube, JB est tombé sur une autre, un enregistrement effectué lors d'un concert donné par les demoiselles à Montego Bay, en Jamaïque. Mais surtout il lit le commentaire suivant:
Jedenfalls, bnachdem er sich dieses Video auf durohr angeschaut hat, stosst der JB auf ein anderes, und zwar eine Aufnahme während ein in Montego Bay in Jamaica von den beide Mädchen gegebenen Konzert. Aber überhaupt liest er folgendes Kommentar:


Wie bitte was?! Lass uns erstmal das Video genau sehen:
De quoi? Regardons d'abord la vidéo:



JB fait une capture d'image pour montrer à ses petits amis. La couèffure donne ça:
Der JB nimmt ein Standbild auf um es an seinen lieben kleinen Freunden zeigen zu können. Die Haarenmontur sieht so aus:


Und dann liest der JB folgendes Kommentar:
Puis JB lit le commentaire suivant:


"A hair pancake"?!? "Une crêpe capillaire"?!?! JB adooore cette expression. Du coup il fait une deuxième photo:
"A hair pancake"?!? "Ein Haarenpfannkuchen"?!?! Der JB liiiebt dieses Ausdruck. Also macht er ein zweites Bild:


Hö hö hö!

lundi 1 novembre 2010

Le calypso, la littérature, le plagiat

Réveillé aujourd'hui encore aux horreurs, JB se met au travail en écoutant, et il ne sait plus pourquoi, sa compilation maison intitulée Diese Querflöte! = Cette flûte traversière!, qui ne contient que des morceaux de ska et de reggae rythmés par des accords de flûte traversière. C'est devenu une private joke entre G et JB (et JB souhaite une bonne journée à G) qui déclenche chez eux l'hilarité: où qu'ils se trouvent, dans un nighter ou un concert ou dans le palais socialiste de JB, sitôt que résonne un morceau où la flûte traversière résonne, ils éclatent de rire. Toujours est-il que, en ce premier de novembre qui n'est pas férié à Berlin (la Toussaint, cette fête catholique est inconnue sur cette terre autrefois protestante et aujourd'hui quasi totalement laïcisée), JB écoute sa compilation de flûte traversière, constate qu'elle fait 82 minutes, soit 2 minutes de trop pour pouvoir ranger sur un CD qu'il offrira en copie d'abord à G et à N et à F et à tous ceux qui le désirent (il suffit de faire la demande à ce blog tatoué et fumeur), supprime un morceau pour que Ducimenia de The Dynamites puisse être intégré - il regarde le résultat, cela donne ça, et JB est foncièrement satisfait de son bricolage musical:


Et donc JB travaille en écoutant "ses" morceaux à la flûte traversière, se souvient qu'il n'a pas salué ses petits amis et se dit que, tiens, comme N adore le calypso, JB va mettre justement le morceau de Lord Invader, You Don't Need Glasses To See, qui lui permettra par la même occasion de souhaiter une bonne journée tant à N qu'à G. Bon. Il s'exécute donc:



Puis, dans les commentaires au morceau enregistrés sur toitube, JB lit le message suivant:


Quoi? Le Prix Nobel 2001 qu'est V.S. Naipaul parle du calypso dans son roman Miguel Street? Et non seulement ça, mais de Lord Invader? Et non seulement de lui, mais du morceau que JB a mis sur son blog tatoué et fumeur pour saluer tous ses petits amis?! Ça alors…
JB fait illico presto une recherche sur gougueule et obtient, abasourdi, la réponse suivante:


JB n'en revient toujours pas. Il est aux anges. Il trouve que cette semaine ne peut que bien commencer avec une nouvelle pareille.
Il va donc regarder dans les résultats et apprend le phénomène littéraire suivant:


Hein? Quoi? Pardon? Jean Rhys aurait été la première à parler du calypso. La première trace du calypso dans la littérature serait chez Jean Rhys et, qui plus est, dans un roman situé en Jamaïque, le pays du ska et du reggae?!?!?! JB a presque envie d'ouvrir sa fenêtre et de mousser un hurlement dans la rue. Au lieu de quoi, il court chercher ses sels, histoire de ne pas tomber en syncope, inhale, s'assied, a besoin de prendre un moment (comme on dit en anglais) pour rassembler ses pensées. Il résume:
Le calypso est longuement mentionné dans la littérature et pas n'importe laquelle puisqu'on trouve des auteurs comme Jean Rhys et V.S. Naipaul. Jean Rhys, elle a qui a si bien parlé des déclassés et des femmes maltraitées. Le calypso, chez elle, dans une histoire (La Prisonnière des Sargasses, de 1966, que JB n'a jamais lu mais qu'il commande instantanément […] voilà, c'est fait) qui, cerise sur le gâteau skinheadien, se déroule en Jamaïque. Alors là, mes petits amis, si vous voulez faire plaisir à JB, c'est en lui offrant des coïncidences comme celle-ci.
Du coup, JB fait une nouvelle recherche en tapotant: "jean rhys" + calypso + jamaïque. Les résultats ne sont pas forcément fructueux, mais il obtient celui-ci:


Et, s'il savait que le ska et le reggae sont au menu des cours de l'université de West Indies, il apprend à sa décidément jubilante joie que, à l'université de Pittsburgh, le semestre consacré à la littérature des Caraïbes (où les étudiants lisent les romans de, s'il vous plaît, Jean Rhys, V.S. Naipaul, Derek Walcott, Maryse Condé (ouiii!), Aimé Césaire (ouiiiiii!)) oblige ces mêmes étudiants à écouter, lors de la quatorzième semaine de cours, du calypso, du ska, du reggae et de la dub poetry. Forcément pour JB, qui traduit la littérature en musique et souvent avec du ska et du reggae, c'est une nouvelle phénoménale, aussi rassurante que réconfortante pour son activité personnelle en particulier, et pour la littérature en général.

Mais JB revient à Lord Invader et V.S. Naipaul et le morceau You Don't Need Glasses To See. Un article du Monde lui indique pour sa part que:


Hö hö hö! La pique envoyée à Arielle Dombasle qui a offert une "version grotesque" du calypso. Hö hö hö!
Mais… et cet extrait du roman Miguel Street de V.S. Naipaul où il est question de Lord Invader, alors? Le voici:


JB renifle une fois de plus ses sels. Lui qui souffre d'anti-américanisme hyperprimaire est pour le coup comblé. Il n'en revient pas que ce lundi lui fasse tant de jolis cadeaux. Il va du coup chercher le morceau en question, Rum And Coca Cola, et, oui, bien sûr, il le connaît car celui-ci a été "plagié" (dixit un commentaire sur toitube qui fait ricaner JB) par les Ricaines des Andrews Sisters. On écoute le morceau dont parle V.S. Naipaul et que tous les petits amis de JB reconnaîtront à leur tour:



JB est intrigué par cette accusation de "plagiat" qu'il trouve quand même grave. Du coup, il va vérifier dans gougueule, constate qu'il existe moult pages consacrées à l'affaire, et il a un peu l'impression d'enfoncer une porte ouverte: il se dit que tout le monde savait ça et que seul lui sur cette terre, nigaud et ignorant comme il est, n'était pas au courant. Il trouve dans le Wikipédia anglais une page consacrée à la chanson de Lord Invader, composée en 1943:



JB trouve au passage une copie du disque de 1945, qui atteste le plagiat:



Plagiat puisque les noms de Lord Invader et Lionel Belasco ne sont pas mentionnés et que Morey Amsterdam s'approprie la paternité de la chanson et, partant, la propriété intellectuelle et artistique.
JB va ensuite voir sur allmusic et apprend que l'affaire est d'une saloperie crasse bien plus importante encore puisqu'il a fallu attendre sept ans pour que les plagiaires crachent au bassinet:
 


JB, apprenant enfin que Lord Invader est décédé en 1962, a comme un pressentiment: 1962, c'est la première grande année du ska en Jamaïque. Se pourrait-il que…? La chanson ait été reprise…? JB veut en avoir le cœur net et va faire une ultime vérification sur toitube et…

[…]

Excusez JB: il est véritablement tombé dans les pommes. Ses sels n'ont pas suffi. Car il découvre, le décidément nigaud et ignorant, que Prince Buster a chanté une version de Rum And Coca Cola. Une version ska en diable qui ne déparerait pas dans les nighters où JB agite ses hanches en rythme avec la musique et en compagnie de ses petits amis skinhead boys et skinhead girls. On écoute cette impeccable version qui n'est pas uniquement une reprise, mais bel et bien une réinterprétation, datant de 1965, et dans laquelle le Prince ne parle décidément plus de Coca Cola mais, et c'est JB qui souligne, de "coco cola". Déjà, ainsi qu'on l'a entendu tout à l'heure, Lord Invader hésitait entre un O et un A; mais la voyelle devient ici un O résolu et appuyé. On écoute.



JB s'en fout que le Prince chante "coco cola" et non "coca cola", lui qui, dans son Berlin chéri, se fait toujours un point d'honneur, fort (donc) de son antiaméricanisme hyperprimaire, à systématiquement commander un Afri Cola allemand et non un Coca Cola yankee.

Allez, cette fois JB souhaite vraiment une belle et bonne journée à tous ses petits amis.

dimanche 24 octobre 2010

Krass: der JB auf dem Krause Duo!

Und L war bei dem JB essen, sie plaudern und essen, essen und plaudern, und hören Ska.
Plötzlich tonen nach einander zwei Lieblingslieder von dem JB (und man sieht ja, dass er sie viiiel gehört hat: beide 194 Male):


Das Erste ist eigentlich eine Cover-Version von einem Lied von… Tom Jones!
Das Zweite ist auch eine Cover-Version von einem diesmal Køntrilied, von einem anderen Jones gesungen, aber mit George als Vorname, und worüber der JB schon geschrieben hat mit; denn es sind diese unwarscheinlich perfekte Zeile: "So don't think it ain't / been fun / 'cause it ain't / Oh don't think I don't / love you / 'cause I don't." Unwarscheinlich perfekte, weil sie ganz genau eine Trennung und die Ambivalenz und Spaltung dieser Trennung beschreiben. Die Wut und die Verzweiflung.
Mit anderen Worten ist das ein Abschiedslied, worüber der JB hier auf diesem tätowierten rauchenden Blog auch schon mehrmals geschrieben hat. Anstatt zu singen "Du hast mich verlassen, ich weine und es tut weh", singt man, wie Lloyd & Paul Randolph: "Once more I can see love and sun shining / Shining 'cause I know I'm over you." Und gerade das sogar mit Stolz. Chapeau!
Ausgerechnet das erklärt der JB L.

Später, wieder allein, hört sich der JB noch ein Paar Abschiedslieder. Und heute Abend wie damals, als der JB dieses tätowiertes und rauchendes Blog geöffnet hat, sind beide Lieder immer noch nicht auf durohr zu finden — und der JB sieht hier irgendwie ein Zeichen dafür, dass eine Trennung nie wirklich stattfindet. Oder doch?

Der JB will also ein anderes Abschiedslied hören lassen, nämlich News Carrier von The Hamlins, das er auch nicht findet und was sieht er, plötzlich, irgendwie out the blue, auf der rechten Spalte der Seite?!?
Genau:


Hurrah und Inch'Allah!!!
Der gute yoga12345678 (was für ein Nick - egal) hat es am 29.10.2010 runterladen.
Freu und Doppelfreu und Trippelfreu!
Also bütte schøn:




Aber Moment mal, ey… Was steht dort, wieder auf der rechten Spalte der Seite?
Genau:


Und wo war L am Sommer auf dem Roller, wenn der JB fragen darf (und er fragt es)?
Genau: auf diesem Isle of Wight Scooter Rally.
Und wer war noch da?
Genau: N.
Der JB entscheidet sich Videos zu finden und zu gucken um N und L zu finden. Er schaut sich dutzende von Videos an, das Eine langweiliger als das Andere — bloss dass man Hunderte von Mods und Skinheads auf ihrem Roller sieht. Aber naja.

Der JB möchte aber bitte schön seine Langeweile teilen. Also hier geht's los während 11 (E L F !) fantastischen und unvergesslichen Minuten:



Aber leider sind N und L nirgendwo zu sehen.
Der JB weint.
A-behr.
Während er guckt, sieht er ein Paar Modelle, worauf er sich selbst gut sehen könnte:


Ja, genau!
Er könnte mit dem oben- oder untenstehenden Model zum Nighter fahren. Zusammen mit G.
Der JB vorne, genauso in weiss, G hinten.
Ja, genau!
Sie würden so beide zum Nighter fahren, und alle würde die beede verachten, weil sie so krass erscheinen würden.


Oder, als noch Bürger des Reiches von Sarko, könnte der JB sich gut sich selbst auf diesem exquisiten Michelin-Roller vorstellen:


Oj!… Was ist aber das???


Oj! Das ist aber ein Krause Duo! Wie damals in der DöDöRrr!!!
Nochmals Freu und Doppelfreu und Trippelfreu!
Ein Krause Duo!
(…)
Wie bitte was?
Ach so?!
Ihr weisst nicht, was ein Krause Duo ist?
Naja, keen Probleem… Der JB mit seinen guten Freunden von Barbarossa bei der MDR hilft mit:



Jo, mann, krass der Krause Duo!
Jo: der JB auf einem krassen Krause Duo!
Mit G oder F oder N als Sozius auch drinne (naja, tut dem JB Leid, aber die können nicht alle Vier gleichzeitig drin sitzen) auf dem Weg zum Nighter! Boah… Alle werden neidüsch auf sie sein. Boah, krass, ey…

Seul avec sa solitude

Et, ce matin encore, JB se réveille avec Tony B's Theme de Joe's All Stars dans la tête - au point qu'il est en droit de se demander s'il ne devrait pas user de la nature que lui confère son prénom et rebaptiser le morceau: JB's Theme. Ou F's Theme puisque, on s'en souvient, quand Ralph et Markus avaient mis le morceau au nighter du U5, en juillet dernier, F avait aussi demandé à JB de qui il s'agissait. Ou G's Theme puisque, hier soir, G avait soudain et aussitôt dodeliné de la tête avec insistance, en rythme avec les accords d'orgue Hammond sitôt que ceux-ci ont résonné dans le palais socialiste de JB. Aussi, comme personne ne s'en lasse, on va l'écouter et le réécouter:



Or, ce que JB ignorait jusqu'à cette semaine, c'est que le morceau n'est autre qu'une version instrumentale d'une chanson de Ray Martell, également de 1970, She Caught The Train. Et, à la grande mais naïve surprise de JB quand il l'a découvert, cet original a des accents tristes: "Another night of loneliness, my love is gone", chante Ray Martell. Et non seulement elle est partie, mais le train dans lequel elle est montée et lui aussi parti si bien qu'il se retrouve le bec dans l'eau, comme pendant la nuit: seul - seul avec sa solitude, serait-on tenté de dire avec une formule pléonastique.



N'empêche, cette nuit, JB n'était pas seul avec sa solitude. Loin s'en est fallu. Avec la/sa skanking band (hier: G, F, N & S), il a rejoint le nighter du Moja où a très vite régné une ambiance… hö! échevelée (re: hö!), entre prise de becs opposant deux skingirls (ho ho ho!) et projections phéromonales de F et JB sur certaines personnes, entre Pfeffi distribués par JB à l'extérieur du bar et verres se vidant dans les estomacs, cependant que JB, en bon papy épodopé et nouvellement petit vampire, donc limitant sa consommation au strict nécessaire, voyait les sourires de sa skanking band s'amollir et devenir radieux. Au point que N déclarait avec enchantement à JB, tandis que tous deux répétaient les rôles des petits vieux du Muppet Show, enfoncés dans le canapé: "Il y a longtemps qu'on n'a pas vécu une telle nuit." Jippi!

samedi 23 octobre 2010

Du reggae féministe

Et, alors qu'il s'apprête à retrouver la/sa skanking band au nighter du Moja, JB écoute en boucle African Meeting, de Girlie & Jomo - un morceau ensorcelant à plus d'un titre. Du point de vue musical d'abord à cause de cet accord de guitare répété ad libitum, comme une seule et même phrase musicale et comme un sample avant l'heure, tout juste agrémenté de quelques notes d'orgue Hammond quasi imperceptibles pour qui ne tend pas l'oreille. Ensorcelant également à cause des paroles: un véritable hymne féminin et féministe, où un mec (Jomo) drague une nana (Girlie) sans la lâcher une seule seconde alors qu'elle ne cesse de l'envoyer paître dès le début (Lui: "Hello!" Elle: "You know me?"). Même à la toute fin, alors que le son s'estompe, il recommence sa logorrhée d'autant plus soûlante qu'il a une voix aussi nasillarde que ridicule (Lui: "However…" Elle: "Did you come back?!"). Dans le monde du ska et du reggae, macho à mort, où quelques rares femmes ont réussi à s'assurer une place, African Meeting est rafraîchissant.

Und, kurz bevor er zum Nighter in Moja radelt um dort die/seine skankige Band (wieder) zu treffen, hört der JB in loop African Meeting, von Girlie & Jomo - ein vielfach verzauberndes Stück. Musikalisch erstmal, wegen dieser immer wieder repetierten Gittarakkorden, wie ein einziger Musiksatz oder wie ein anachronistisches Sampling, nur von Orgelnöten zerstreut, kaum hörbar für diejenigen die nicht wirklich zuhören. Verzaubernd auch wegen den Songtexten: eine wahre Hymne für Frauen und Feminismus, wo ein Typ (Jomo) ein Mädchen (Girlie) anmacht (wie eine Labertasche, die die skankigeBand gut kennt), ohne sie loszulassen, obwohl sie ihn vom Anfang an wegjagt (Er: "Hello!" Sie: "You know me?"). Selbst am Ende, wenn das Lied bald fertig ist, ist er da zurück mit seinem Lögorrhö (Er: "However…" Sie: "Did you come back?!"); ein Blabla, das desto enervierende ist, dass er diese nasale und lächerliche Stimme hat. In dieser hammermacho Ska- und Reggae-Welt, wo nur einige Frauen sich einen Platz gesichert haben, ist African Meeting genauso verzaubernd sowie bezaubernd.


vendredi 22 octobre 2010

"This is no disgrace"

Et JB, l'ignorant, découvre ce soir ce hit absolu, Behold, du boss sound pur de 1970 par The Critics & Nyah Shuffle:
Und der JB, dieser krasser Ignorant, entdeckt heute Abend dieses absolutes Hit, Behold, pures Boss Sound von 1970 und von The Critics & Nyah Shuffle gesungen:



Aber der JB zögert: die Stimme geht gar nicht mit dem Gesang aus dieser Skinhead Reggae-Periode. Er denkt: das ist sicher eine Cover-Version. Er braucht in sein iTunes zu gucken, um wieder zu entdecken, dass er recht hatte. es IST eine Cover-Version von einem Ska-Lied aus dem Jahr 1964, von The Blues Busters gesungen. Hier:
Mais JB hésite: la voix ne correspond pas du tout au chant en vogue pendant cette période du skinhead reggae. Il se dit: c'est une reprise. Il lui suffit de chercher dans son iTuns pour découvrir cette fois qu'il avait raison. Il s'agit bel et bien de la reprise d'une chanson des Blues Busters, un morceau de ska datant de 1964. On écoute:



Et JB se demande enfin comment il se fait, purée de punaise, qu'il ne découvre que maintenant cette chanson d'une beauté renversante? Qu'est-ce qu'a fichu JB pendant toutes ces années pour ne pas connaître cette merveille (à part se tricoter des plaids pour recouvrir ses jambes dans son fauteuil roulant)?
Und der JB fragt sich letztendlich, wie es kann sein, dass er erst jetzt, verdammt nochmal, dieses unheimlich schönes Lied entdeckt? Was hat er, verdammt nochmal, in alle diesen Jahren gemacht (ausser Plaids zu stricken um seine Beine im dem Rollstuhl zu bedecken), um diese Perle nicht zu kennen?