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jeudi 4 novembre 2010

Le non-bonheur à Osnabrück

Et JB a encore eu une idée de génie en venant s'échouer à Osnabrück, près de la frontière avec la Batavie orientale, tout ça pour voir une pièce de son dramaturge chouchou: Dirk Laucke. Il en a profité pour passer une journée supplémentaire pour voir également, hier soir, l'adaptation au théâtre de Tout sur ma mère, d'Almodóvar, lui qui gardait un souvenir doublement ému du film dans la mesure où, il s'en souvient très bien, il avait versé une larme sinon cinq dès la première minute en voyant ce plan où la caméra filmait le lent trajet d'un goutte-à-goutte partant d'une perfusion et finissant dans un bras (ce qui, a posteriori, lui rappelle des expériences toutes personnelles). JB se souvenait aussi des répliques toutes plus savoureuses les unes que les autres (et A, à qui JB a forcément pensé, lui dira hier soir dans un SMS: "Je connais les dialogues du film presque par cœur"), notamment celle-ci, lorsque Huma demande au trans Agrado si elle son permis de conduire, et cette dernière de répondre: "Oui, bien sûr, j'étais routier autrefois!"



Mais ce que JB a vu hier soir n'était pas du tout comme le film, et, résultat: la pièce était nulle, la ville d'Osnabrück est moche tout comme le temps est moche (il fait gris, il fait froid, il pleut et il y a du vent), JB s'emmerde à cent sous de l'heure en se demandant ce qu'il fout ici, lui qui serait bien mieux dans son palais socialiste de Berlin-Est, capitale de la RDA, et il pourrait ainsi, ce soir, aller voir avec G et F Banda Bassotti en concert. Argh! Il entendrait alors l'une de ses chansons antifascistes préférées, à savoir Bella Ciao:



Au lieu de quoi il est condamné à se farcir Cliff & Rexonah (sic!!!) qui chantent Das ganz große Glück (im Zug nach Osnabrück); ce qui signifie Le grand bonheur (dans le train pour Osnabrück), de la variète tetutonne à donf, datant de 1997, dont le clip ci-dessous est tourné à… Dresden — mais c'est en tout cas un wagon comme celui-ci dans lequel JB était assis, lui qui voulait donc "trouver le grand bonheur dans le train pour Osnabrück" et ne l'a pas trouvé puisque le passager en face de lui était une femme qui se rendait certes à Osnabrück, mais à une… réunion ecclésiastique!!!



JB se réveille donc ce matin avec dans la bouche le goût amer du bonheur non trouvé et avec dans la tête, rapport à ce même bonheur, la reprise par les Breeders du morceau des Beatles, Happiness is a Warm Gun, lui qui aimerait bien, à la manière de Kim Deal, sortir son pistolet, mettre une décharge de plomb dans cette ville et cette journée et cette ambiance et ce temps tous plus… plombés les uns que les autres et au final entonner: Happiness is a Warm Gun / Bang bang! Shoot shoot!" On regarde et on écoute:



JB n'a par conséquent trouvé son bonheur ni dans le train pour Osnabrück ni au théâtre d'Osnabrück, mais il ne désespère pas d'avoir un peu plus de chance, donc, ce soir, à la pièce de Dirk Laucke, Start- und Landebahn… au théâtre ce soir, donc, certes sans Donald Cardwell ni Roger Hart — mais peut-être est-ce aussi bien comme ça, à voir le navet scénique que proposait ledit Donald Cardwell (et, oui, décidément, les travs et les trans sont mieux chez Almodóvar):



En attendant la pièce de Dirk Laucke ce soir, JB est confiné dans sa chambre d'hôtel et travaillotte. Il traduit toujours l'album de "son" cher Stian Hole, où il est toujours question de capsule spatiale et de trajet dans l'espace. Or, ce matin, JB doit se coltiner des termes techniques tels que "bouclier thermique", "entrée dans l'atmosphère" — une réalité dont JB doit vérifier les termes mais qui ressemble à ça, à savoir une espèce d'image d'Épinal extrait d'un livre de science des années 60 ou 70 pour les petits et grands enfants tels JB:


Et JB peut finalement traduire correctement les propos de Johanne, la petite copine de Garmann, lorsqu'elle lui dit:
«Dépêche-toi, Garmann! Notre capsule spatiale a atteint une température colossale! L’amerrissage dans l’océan Atlantique va avoir lieu d’un instant à l’autre! »

Et cette histoire d'entrée dans l'atmosphère dévie forcément les pensées de JB vers une autre histoire d'atmosphère, celle-ci avec Arletty et sa réplique désormais passé à la postérité. JB va chercher l'extrait en question et tombe sur ce dialogue savoureux:
— Oh, t'as pas toujours été aussi fatalitaire…
— Fataliste.
— Si tu veux, le résultat est le même!

Un dialogue sur le "fatalitaire" qui lui convient parfaitement en cette journée de non-bonheur à Osnabrück, et ce d'autant plus qu'il est aussi question, ensuite, de bonheur et d'être "heureux":
— On n'est pas heureux tous les deux?
— Nan!
— T'en es sûr?
— Oui!
— T'aimes pas notre vie?
— Tu l'aimes, toi, notre vie?
— Faut bien, je m'y suis habituée…

On regarde la "gueule d'atmosphère":



Allez, JB va s'aventurer sous la pluie, dans le froid, la faim et les loups - et souhaite une bonne journée de… bonheur à tous ses petits amis.

jeudi 14 octobre 2010

Der Küppertag

Wie gesagt war der JB gestern ins Theater um das Stück Dirck Lauckes zu sehen. Seit ein Paar Tagen hat er sich lexikografisch vorbereitet. Es ist nämlich so, dass im letzten Stück Dirck Lauckes, das der JB gesehen hatte, gab es das Wort Fidschi zu hören, d.h., in Für alle reicht das nicht: illegale Einwanderern aus China, die ein Typ, der im tiefen Sachsen wohnt, in einem Container behält, und die fast am Sterben sind.
Der JB wusste natürlich schon was ein Fidschi ist, und dass es ein Wort ist, das in der DDR damals benutzt wurde. Ganz genau:


Der JB möchte aber gerne die Wortherkunft wissen. Er hat in seinem Kluge recherchiert: nichts. In dem Duden, in allerlei etymologischen Internetseiten: nichts, das er schon wusste. Anscheinend fragt sich niemand, ausser der JB, nach der Etymologie des Wortes.
Und gestern, in Bakunin am Rücksitz, war es über keinen Fidschi die Rede, sondern über Assi und Tussi und Fuzzi. Und genauso möchte der JB die Etymologie dieser Worten kennen. Hier ist wieder der Kluge stumm. Also denkt der JB, der ja eine Leidenschaft für Worte hat (naja, er nicht für nichts Literaturübersetzer, obwohl er nicht aus dem Deutschen übersetzt): er käufe sich eher ein Umgangssprachewörterbuch. In diesem Feld sei anscheinend das Wörterbuch der deutschen Umgangssprache von Heinz Küpper die Bibel. Najut, also los.

Ein bisschen später liest der JB seine Zeitung, wo es ein spannendes Interview mit einer gewissenen Beate… Küpper. Aha, denkt der JB, noch ein Küpper; das war ja ein Küppertag! Und was sagt die Leiterin der interdisziplinären Forschungsprojekt "Gruppenbezogene Menschenfeindlichkeit in Deutschland" an der Universität Bielefeld? Das nämlich:

Sie setzen die Situation der Muslime heute mit der Situation der Juden früher gleich?
Natürlich nicht. Aber wir stellen fest, dass die zu Grunde liegenden Ablehnungsstrukturen gegenüber Juden, Homosexuellen oder Frauen relativ ähnlich sind und sich immer wieder reproduzieren. In puncto Rassismus und Antisemitismus sind die Menschen heute sensibler geworden als noch vor wenigen Jahrzehnten. Es ist zum Beispiel eine starke soziale Norm, jemanden nicht nach seiner Hautfarbe zu beurteilen. Wenn es um Stereotype gegenüber Muslimen geht, ist das anders. Da sind derzeit alle Schleusen offen.
Sie sagen: Egal wer der Feind ist - Hauptsache, es gibt einen?
Zumindest ist die Konstruktion dieser Abgrenzungsfunktion ein einfacher Mechanismus, der leider immer wieder funktioniert und auch politisch genutzt wird. Es gibt in der Gesellschaft eine ganze Menge von Minderheiten, die dazu funktionalisiert werden können. Die werden dann bei Bedarf aktiviert. Das muss man natürlich kritisch reflektieren.
Dann reflektieren Sie doch mal kritisch.
Eines fällt ja in der aktuellen Islamdebatte durchaus auf: Gerade erst haben wir eine Wirtschaftskrise hinter uns, die die Gesellschaft auf eine harte Probe gestellt hat, und schon folgt eine Debatte über Muslime. Unsere Studien zeigen, dass sich viele Menschen durch die Krise betroffen und bedroht fühlen. Das hätte dazu führen können, dass die Frage nach der Verantwortung der Eliten gestellt wird. Was macht zu dieser Zeit ein Vorstand der Bundesbank? Er schreibt nicht über Banken und Bänker, sondern präsentiert einen "äußeren Feind", gegen den die Abgrenzungsbereitschaft auch vorher schon hoch war. In diesem Zusammenhang wird sehr deutlich: Die populistische Projektion von "Muslimen" wird hier instrumentalisiert.

Der JB ist erstmal erstaunt sowie erfreut, was Frau Küpper über den Zusammenhang zwischen u.a. Sexismus, Homophobie und Xenophobie sagt, denn er selbst hat nicht später als Sonntag darüber reflektiert. Er finder auch äussert interessant die Ausreden über die Instrumentalisiering und Funktionalisierung der Minderheiten in unseren Gesellchaften. Den Link zwischen der Finanzkrise und die Abgrenzung der Muslime hatte er auch nicht gesehen (obwohl man es genauso in Frankreich hat mit den Romas). Und letztendlich findet der JB die Zufälligkeiten zwischen den Küppers superspannend. Der Heinz Küpper kümmert sich Umgangsprache, d.h. u.a. Designierung und Abgrenzung und Beleidigung; die Beate Küpper kümmert sich Minderheiten, d.h. u.a. Designierung und Abgrenzung und Beleidigung.
Also ein Küppertag.

Und weil der JB ein Assi & Tussi & Fuzzi & Fidschi & Schwuchtel ist (und ganz stolz darauf es zu sein!), spielt er hier auf diesem tätowierten und rauchenden Blog Ya Rayah, ein schönes trauriges Lied über Exil, Aussiedlung, Heimat und Einsamkeit, Traurigkeit, Hoffnung.
Erstmal die originale Version von Dahmane el Harrachi aus der 70er-Jahren (1978?):



Dann die 1993 Version von Rachid Taha (mit Faudel & Cheb Khaled):





Cheb Khaled, Faudel & Rachid Taha - Ya Rayah


Oh, mann, ist das traurig…
Man singt trotzdem mit:
"Aalach qalbek hzine waalach hakdha ki zawali
Matdoum achadda wila tzid taalem ou tabni
Maydoumou layyam walay doum seghrek ou seghri
Ya hlilou meskine li ghab saadou ki zahri"

mercredi 13 octobre 2010

Pflegekraft

Und der JB war wieder im Theater und hat wieder mit seinem Freund T ein Stück von Dirk Laucke gesehen. Bakunin auf dem Rücksitz, heisst das Stück, und der Laucke kann wie keiner Rolle für (junge) Frauen schreiben, und überhaupt für die sogenannten Prollfrauen - und überhaupt die, mit denen die Gesellschaft nicht mehr mitrechnet.

Hier ein Interview mit Dirk Laucke - es fängt an 2'40" an - (und obwohl der JB dieses Stück nicht gesehen hat):

lundi 31 mai 2010

Licht gibt es sowieso immer

Und die Katrin Wichmann in Für alle reicht es nicht, das Stück Dirk Lauckes im Deutschen Theater, war einfach die Entdeckung des Abends.
Und froh, sogar sehr zufrieden, war man das Stück gesehen zu haben. Diesen Teil der ostdeutchen (Alltags)Kultur.
Und Lichte gab es auch. Licht gibt es sowieso immer.

© icke

Reicht es?

Und jetzt geht man ins Theater wieder, ins Deutsche Theater sogar, um ein Stück von Dirk Laucke zu sehen: Für alle reicht es nicht. Man wollte ja immer Stücke von dem Laucke erleben und das hat man immer verpasst. Der Freund T ist dabei, wie fast jedes Mal im Theater. Also: Doppelfreu!