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samedi 7 août 2010

Jamais

JB est dans le coaltar (on reviendra un autre jour sur ce mot qui signfie grosso modo goudron), il a fait une sieste qui ne l'a pas du tout reposé et il fait, comme le dit un certain ours en peluche, sa revue de fesses… et disant ça, l'ours en peluche et JB veulent dire: leur revue de presse - et à ce sujet, JB a appris il y a deux jours que cette blague est en réalité une figure de style et qu'elle porte un nom en rhétorique, l'à-peu-près:

© Henri Bonnard © Magnard

JB fait donc sa revue de fesses, il lit dans les pages électroniques du Monde un reportage sur l'autoroute qui vient d'être construite en Albanie, un sujet qui évidemment passionne JB puisque l'Albanie a toujours fasciné JB, à tel point que JB lit même les commentaires à l'article. Et il tombe sur cette remarque d'un certain Rémy, adressée au journaliste, et qu'il adore, cela va de soi (la remarque, pas le journaliste ni Rémy; eux, JB ne les connaît ni des lèvres ni des dents - pour cette fois employer un nouvel à-peu-près):


Ni une ni deux (ni trois, d'ailleurs), JB s'empare de son Grévisse, la Bible des grammairiens, qu'il aime consulter mais qui est tellement mal fichu (le Grévisse, pas JB - quoique… ça aussi ça se discute) qu'il faut quasi toujours un quart d'heure avant de retrouver l'article qu'on cherche. JB cherche l'article qui correspond à ce jamais, non pas qu'il remette la parole de Rémy en doute, oh que non! JB applaudit même des deux mains et branle du chef (c'est une expression) en lisant ce qu'affirme Rémy. La curiosité de JB est uniquement piquée, et il souhaite en apprendre davantage sur la nature de cet adverbe et sur son emploi dans ce cas de figure qui correspond au norvégien noen sinne et qui est toujours problématique à traduire.

Pas du premier coup (c'êut été (et la liaison peut occasionner un énième à-peu-près - hö!) mais au second, JB trouve:
Comme d'autres auxiliaires de la négation, jamais peut encore, dans certaines conditions (art. 1033), s'employer avec son ancienne valeur positive (“en un temps quelconque”).
Et les sieurs Grévisse et Goose de préciser, in H4:
Jamais a pu s'employer en dehors de toute nuance négative: Incontinent que l'homme est mort, / Ou JAMAIS [= toujours] ou long temps il dort / Au creux d'une tombe enfouye" Ronsard)
Et JB reconnaît au passage le mot incontinent qu'il adore employer, qui ici ne renvoie (là aussi, façon de parler) nullement à la perte accidentelle et involontaire de certaines sécrétions puisqu'il ne s'agit pas d'un adjectif mais d'un adverbe, lequel signifie ici, nous rappelle le TLF:


JB va consulter l'article 1023 du Grévisse, mais ne trouve rien (c'est normal, le Grévisse est ainsi fait) qui se rapporte explicitement à l'emploi du jamais en question dans le cas de figure en question. En revanche, JB trouve enfin la règle qui régit l'emploi du ne dit explétif (c'est-à-dire sans son compagnon pas) dans une subordonnée introduite par la locution conjonctive avant que:
Avant que Louis NE parte implique l'idée que Louis n'est pas (ou pas encore) parti.
Donc, si JB comprend bien, dans la phrase Avant Que Raoul n'ait joui, est sous-entendue l'idée que Raoul n'a pas encore joui - du plaisir que lui offre la dégustation de sa galantine, si vous me permettez de terminer ma phrase.

JB consulte également le Robert historique de la langue française et trouve l'explication étymologique suivante:
JAMAIS adv. résulte de la soudure (XIIIe s.) de ja mais (v. 1980) formé avec les ancienes adverbes ja (-> déjà) et mais “plus” (-> désormais, mais). ◊ Le mot a pris ses sens actuels dès l'ancien français entre le Xe et le XIIIe s., d'abord pour indiquer une négation par rapport au temps (XIe s.), puis une éventualité (1160). En ancien français, ne… ja et ne… jamais ne s'employaient que par rapport à l'avenir, tandis que, pour le passé, on se servait de ne… onques (du latin unquam). C'est seulement à partir du XIVe s. que celui-ci a décliné face à ne… jamais. Du XIe au XIIIe s., l'usage distinguait entre ne… ja et ne… jamais, le deuxième ayant le sens de “ne… plus jamais”, conformément à l'étymologie. Depuis, ne… ja a disparu au profit de ne… jamais, auquel il a fallu ajouter alors plus pour rendre l'idée dont il avait été l'expression. Ainsi s'explique la tautologie de l'élément -mais (qui signifie étymologiquement “plus”) et plus dans (ne… plus) jamais.

C'est compris?
Jamais employé sans la négation ne dans une subordonnée sous-entend l'idée d'un passé, renvoie à un autrefois ou, comme l'écrivait Rémy, signifie “aussi loin que je m'en souvienne”. Alors que notre jamais dans son emploi traditionnel implique pour sa part une notion de futur, désigne une chose qu'on ne fera plus (d'où l'étymologie) dorénavant, dans les temps à venir.

Et, lisant à propos de l'Albanie, JB se souvient qu'au moment de la C(o)upe du Monde, à l'époque où il rédigeait ses chroniquettes consacrées aux pays footballistiques indûment éliminés de la compétition internationale, il avait voulu en écrire une sur la Shqipëria, comme on dit en albanais, c'est-à-dire le pays des aigles, c'est-à-dire l'Albanie (d'où la présence de l'aigle bicéphale sur le drapeau national).
Car JB avait trouvé des documents visuels et sonores épatants sur l'Albanie, plafonnant aujourd'hui 71e au classement mondial, derrière l'Ouganda mais devant le Monténégro, et qualifiée par la Fifa de, je cite, "outsider qui s'assume" (un euphémisme somme toute tordant), le pays ayant écrabouillé le Luxembourg 3 à 0 aux qualificatifs du Mondial en 2008 - et ça, il faut le faire.

Oui, l'Albanie a toujours fasciné JB, il le disait pas plus haut qu'en haut.
JB est fasciné par l'albanais, une langue indo-européenne qui est ce qu'on appelle en linguistique un isolat, c'est-à-dire une langue seule, sans famille (comme le tirait Hector Malot), contrairement à par exemple le letton qui fait partie des langues baltes, le breton qui fait partie des langues celtes, etc. L'albanais, lui, est tout seul, isolé. Un peu comme son pays, d'ailleurs.
Aussi, pour lier football et linguistique, JB a le plaisir de présenter le reportage de la télé albanaise, consécutif au match ayant opposé le Dinamo Tirana au Carl Zeiss Jena de RDA, en 1976 (et se soldant par une éclatante victoire albanaise, of course). On est tout ouïe pour se repaître de cette langue étonnante et pas moche du tout, on trouve.



Mais le pays des Aigles a toujours été une grande nation de football comme on le voit dans ce récapitulatif trouvé dans le Wikipédia anglische sur la participation du pays à la Coupe du Monde:


Et là encore, on adore ce doux euphémisme: "For unknown political reasons", employé pour expliquer la non-participation du pays des aigles à la compétition internationale. Car la question, après toutes ces années, demeure: pourquoi l'Albanie n'a-t-elle pas participé? Mais parce que les règles étaient truquées par l'engeance réactionnaire et anti-communiste de la FIFA impérialiste, qui permettaient ainsi aux arbitres de sanctionner les tours de passe-passe socialistes inventées par les nations identiquement socialistes. De fait, comment un pays tel que l'Albanie ne pouvait-il pas damer le pion à des Brésil ou RFA ou Argentine ou France quand on sait que, là-bas, LE Président Enver Hoxha était un grand footballeur devant l'éternel marxiste, ainsi qu'on le voit jouer dans la vidéo ci-dessous:



Ah! Enver Hoxha… Quels mensonges n'ont pas été égrenés sur le compte du président à la lumineuse présence d'esprit. On aimerait rappeler aux ignorants et mécréants cette indubitable réalité, ainsi que nous le rappelait une vidéo sen-sa-tion-nelle: "The accomplishments made in the development of all aspects of the socialist society in the Socialist People's Republic of Albania in just 40 years are quite amazing. As of 1984 Albania was 100% electrified, had no taxes, no inflation, no unemployment, complete educational system, total woman's emancipation, complete & free healthcare, etc." Qui pouvait se targuer, en 1984, d'avoir électrifié son pays "à 100%"? Qui n'a pas rêvé de ne plus payer d'impôts? Qui n'a pas appelé de ses vœux une égalité pleine et entière entre hommes et femmes? Tout ça existait au quotidien dans l'Albanie d'Enver Hoxha. Aussi allons-nous regarder et écouter une petite chanson à sa gloire:



Car Enver Hoxha n'a eu QUE des idées géniales. Le pays était menacé de toutes parts. Des nations hostiles et anti-socialistes, toutes emmenées par la FIFA, voulaient la perte de l'Albanie. Ils voulaient envahir et détruire l'Albanie. Qu'a donc fait le camarade Enver? Il a fait construire 750 000 bunkers pour protéger son peuple chéri. Ainsi que le raconte, dans son carnet de voyage, un cycliste ayant parcouru le pays des aigles à vélo, "ces drôles d’igloos en béton armé sont disséminés sur l’ensemble du territoire avec une sidérante régularité, et j’en découvrirai absolument partout pendant la suite de mon séjour: au milieu de la plaine, dans les montagnes, sur les plages, dans la mer, dans les champs d'oliviers, dans les cours d'écoles, au bord de la route, sur des parkings, n’importe où, au milieu de nulle part et généralement par groupes de trois." On en voit ici quelques spécimens:

© Frédéric Linget

Mais ça ne s'arrêtait pas là: même les piquets de vigne participaient à la défense: c'étaient autant de pieux acérés sur lesquels les parachutistes yankees ou mongols étaient censés s'empaler. Et si ça ce n'est pas une invention géniale, alors JB veut bien être pendu haut et court.
Retournons justement au sport. Pourquoi l'Albanie était-elle, est-elle toujours, une grande nation sportive? À cause de la qualité de son entraînement. On voit ici, énième invention géniale, la particularité de l'éducation physique albanaise en 1979:



Alors? C'est pas grand ça?

Allez, c'est l'heure de se quitter. Et on va se quitter évidemment en revenant sur ce jamais liminaire et en écoutant évidemment du ska, à savoir ce morceau d'Eric Donaldson, intitulé Never Get Away, qui aurait parfaitement pu être une devise d'Enver Hoxha à son peuple. Le morceau, qui date de 1968 ou 1969 a bien sûr été produit par le génialissime… Lee Perry.
Au fait, a priori jamais se dit asnjëherë ou kurrë en albanais, ainsi que le confirment tant un dictionnaire en ligne français > albanais qu'un dictionnaire en ligne albanais > allemand. Et ce kurrë albanais n'a rien à voir avec le verbe norvégien kurre qui signifie roucouler. Quoique… Peut-être que les personnes psychopathes et/ou frigides ne roucoulent jamais. Mais c'est une autre histoire.

mercredi 7 juillet 2010

WM/Mondial: Deutschland vs España (a sequel)

Und Almodóvar hat gewonnen…



Sing mit: "Piensa en mi, cuando sufras"

WM/Mondial: Deutschland vs España (0)

WM/Mondial: Deutschland vs España (1)

In einer Stunde spielt Deutschland gegen Spanien. Wer gewinnt?

Deutschland, mit Manuel Neuer, der vor jedem Spiel als Ritual, seine eigenen Worte, "die Latte rühr[t]" (was übrigens viele auch machen, aber das ist eine andere Geschichte):



Oder Spanien, mit Iker Casillas, für wen das Paradies heisst: "zu Hause zu bleiben, ruhig, mit Pommes und Bier" (was auch viele machen, aber es macht irgendwie weniger Spass, und auch das ist eine andere Geschichte):

WM/Mondial: Deutschland vs España (2)

Deutschland spielt heute gegen Spanien.
L'Allemagne joue aujourd'hui contre l'Espagne.

Wer gewinnt?
Qui va gagner?

Fassbinder für Deutschland, mit Querelle (1982)?
Fassbinder pour l'Allemagne, avec Querelle (1982)?



Oder Almodóvar für Spanien, mit Das Kloster zum heiligen Wahnsinn (1983)?
Ou Almodóvar pour l'Espagne, avec Dans les ténèbres (1983)?

WM/Mondial: Deutschland vs España (3)

Die zwei grössten heutigen Skanationen spielen gegen einander.
Les deux plus grandes nations actuelles du ska s'affrontent aujourd'hui.

War gewinnt?
Qui va gagner?

Spanien mit Skalariak?
L'Espagne avec Skalariak?



Oder gewinnt Deutschland mit The Busters??
Ou l'Allemagne avec les Busters??

mercredi 30 juin 2010

WM/Mondial: Portugal (a sequel)

Et si on est bien content que le Portugal soit éliminé, on pense évidemment à la magnifique et implacable écriture désespérée de Fernando Pessoa, lui qui disait, dans le Livre de l'intranquillité: "On dirait que je cherche, à tâtons, un objet caché je ne sais où, et dont personne ne m'a dit ce qu'il est."

Et ce substantif, intranquillité, il n'existe pas en français - du moins à en croire les dictionnaires qui ne l'ont toujours pas ni reconnu ni accepté ni inclus (que fait la police?!). Voici par exemple ce que nous dit le TLF:


Il s'agit d'un néologisme que l'on doit à la traductrice, Françoise Laye. Dans sa préface à la première édition (1988) de la traduction française, elle avouait certes son impuissance face aux "anomalies de langage", soulignait certes "les innombrables ruptures ou violations de syntaxe, les images abruptes, les audaces, les néologismes, les obscurités, les mélanges de style", or non seulement elle a fait un travail re-mar-quable, mais se doutait-elle de la fortune lexicographique qu'elle allait rencontrer en inventant ce mot?
Que nous dit Wikipédia à propos du terme en question?


Si on cherche les occurrences du néologisme dans gougueule, on se rend compte qu'on obtient 48 700 résultats qui certes ont énormément trait au livre de Pessoa, mais proviennent beaucoup de pages consacrées à la psychanalyse qui semble avoir goûté au mot au point de l'employer. De même, Louise Attaque en a fait le titre d'une chanson qu'on peut écouter ici. C'est dire à quel point Françoise Laye a été brillante: son invention est passée à la postérité.

Pour un traducteur, les néologismes sont toujours problématiques à plusieurs points de vue. Non que l'on soit empêché d'en créer, censuré par les éditeurs ou les correcteurs, mais souvent le traducteur n'ose pas - et de cela aussi, il faudrait parler: l'espèce de censure intérieure que beaucoup d'entre nous ont, moi le premier, cette tendance un peu lourdaude à polir le langage, à en gommer certaines aspérités alors que les écrivains de langue française peuvent se le permettre. De fait, il y a tout de même une certaine impossibilité à l'expérimentation sémantique; il y a cette traditionnelle surveillance de la langue traduite qui souffre parfois d'excès d'hypercorrections. Et bien qu'on assiste depuis une petite dizaine d'années à un desserrement du corset linguistique, il n'est tout de même pas rare d'affronter le refus éditorial.
Je me souviens de cette remarque que j'avais reçue en pleine figure à l'époque où j'avais traduit Autant en emporte la femme d'Erlend Loe. Le roman était une fantaisie situé dans le droit fil de La Salle de bain (sans S à bain) du Jean-Philippe Toussaint: tant dans la forme, dans l'histoire et dans l'écriture, l'influence de l'écrivain belge sur l'écrivain norvégien était partout présente. Une des caractéristiques stylistiques de l'écriture de Toussaint porte sur le grammaire. L'écrivain a en effet recourt à l'imparfait de narration, lequel a valeur de passé simple mais permet de restituer l'inachevé d'une action, son prolongement dans le présent, son influence récurrente sur le présent. Pour ma traduction, j'avais donc copié cet imparfait de narration. Que n'avais-je pas fait… Et je m'étais entendu dire: "Tu n'es pas Marguerite Yourcenar." Ah bon? Ah tiens, je m'en étais pas rendu compte…
Bref.

Allez, on écoute un passage de Fernando Pessoa.
D'abord en français. Puis, en-dessous une lecture en portugais avec des sous-titres en anglais.



dimanche 27 juin 2010

WM/Mondial: Maradona

Argentinien vs. Mexiko.
Bier- und Pinkel- und Blogzeit.
Es erinnert uns an diesen Grafik, die vor einer Woche in der TAZ herausgegeben wurde:

© icke

Was uns in der 2. Halbzeit erwartet:
Rosetti schmeisst Maradona vom Rasen heraus und weg in die Garderobe.

WM/Mondial: Deutschland vs England (a sequel)

Ich sage nur: Manuel Neuer…
(und seine Oberschenkeln)

WM/Mondial: Deutschland vs England (art/Kunst)

Il est 16 heures et le match Allemagne/Angleterre commence. Bien évidemment, on le regarde avec ses copains.
Es ist 16 Uhr und das Spiel zwischen Deutschland und England fängt an. Selbstverständlich schaut man es an, mit seinen Kumpeln.

Und neulich, beim Zeitungenaufräumen, stoss man wieder auf einen Artikel in der TAZ über eine in Januar 2010 organisierte Ausstellung in der Hamburger Bahnhof, die man leider nicht gesehen hat. Der Künstler heisst Paul Pfeiffer und das Kunstwerk The Saints, eine Video- und Soundinstallation über das 1966 WM-Spiel zwischen… Deutschland und England.
Et récemment, lors d'un énième rangement de journaux,on est retombésur un article paru dans la TAZ sur une exposition organisée en janvier 2010, à la Hamburger Bahnhof, qu'on regrette aujourd'hui de ne pas avoir vue. L'artiste s'appelle Paul Pfeiffer et l'œuvre d'art s'intitule The Saints, une installation sonore et vidéo sur le match de la Coupe du Monde 1966 opposant… l'Angleterre à l'Allemagne.

On regarde une vidéo de cette installation:
Man guckt sich ein Video dieser Installation an:




On recopie l'explication de l'œuvre par la galerie Saatchi qui l'a exposé à l'automne dernier, dans un texte de Bill Roberts.
Hierunten ist die Erklärung des Kunstwerks geklebt, d.h.: der Artikel von Bill Roberts für die Ausstellung in der Saatchi-Gallerie, die The Saints auch gezeigt hat:
In a large empty building nestled close to the new Wembley Stadium, Paul Pfeiffer's new sound and video installation, 'The Saints', sees the New York-based artist tackling - if you'll excuse the pun - the national British obsession: football. Pfeiffer has built a considerable reputation for his photographic and video works that appropriate iconic imagery from the worlds of pop music and sport, though up to now it has primarily been American obsessions that have caught his attention. In many works, he digitally isolates a single individual from a larger group, leaving the backdrop intact, seemingly to enhance their larger-than-life presence. For instance, in the photo series, 'The Four Horsemen of the Apocalypse', the artist removes all but one of the players from a basketball court, leaving the crowd looking on in awe as the remaining star jumps up for a slam-dunk.
In Wembley, viewers enter the building to the sound of crowds chanting numerous anthems, from Rule Britannia and When the Saints Go Marching In, to Deutschland über Alles. The soundtrack, emanating from a large number of speakers, is lifted from the 1966 World Cup final between West Germany and England, the most famous sporting event ever to be held in Britain. Pfeiffer, who was born in Honolulu and grew up in the Philippines, has filmed a large gathering of sports fans in Manila as they cheer and chant through footage of the England-Germany match, and this will be shown alongside footage of the original event itself. On one screen, Pfeiffer repeats his device of filtering all but one of the athletes from the pitch, and the viewer is left following a single lonely individual as he jogs and sprints, apparently aimlessly, from one corner of the pitch to the other. Running until the end of October, 'The Saints', a project developed with the help of Artangel, will entice football fans and non-football fans alike, both for its celebration of the beautiful game and simultaneous probing of spectacle culture.

WM/Mondial: Deutschland vs England (tattoo)

In eine Stunde spielt England gegen Deutschland.
Dans une heure commence la rencontre entre l'Angleterre et l'Allemagne.

Letzendlich ist es auch eine Tätowierungskampf.
En fin de compte, c'est aussi un match de tatouages.

Wer gewinnt?
Qui va gagner?

Wayne Rooney für England/pour l'Angleterre?

© imago

Oder/ou Marcel Janssen für Deutschland/pour l'Allemagne?

© Oliver Hardt


Mehr Bilder hier und dort.
Plus d'images ici et là.

jeudi 24 juin 2010

WM/Mondial: Un fiammifero

2 zu 0 für die Slowakei gegen die Tortellinis und noch 15 Minuten Spiel. Geil geil geil! Die Squadra braucht sicher ein bisschen nationale Musik. Bitte schön mit Gli Innominati und Prendi un fiammifero (1967). Und dann cann Cannavaro zurück nach Dubai Cancan tanzen…

2 à 0 pour la Slovaquie contre les Ritals et encore 15 minutes de jeu. Génial génial génial! La squadra a besoin d'un peu de musique nationale. Leurs désirs sont des ordres: voici donc Gli Innominati avec Prendi un fiammifero (1967). Et ensuite Cannavaro pourra retourner faire du cannavas à Dubaï…



Hö hö hö!
Comme le commentateur allemand vient de le dire:
Wie der deutsche Kommentator es gerade sagte:
"Italien ist out of Africa"

"Rebondir sous les coups"

Il est 11h30, les Bleus atterrissent à l'aéroport du Bourget - comme ça, ils sont sûrs de ne pas se faire lyncher par la foule à leur arrivée. N'empêche, on reste fasciné, sinon sidéré, par l'aspect très symptomatique de cette histoire. Certes, comme le dit Daniel Cohn-Bendit, dans mon journal aujourd'hui: symptomatique de "l'état de non-fonctionnement du multiculturalisme d'une société profondément divisée", l'ampleur de l'individualisme et du je-m'enfoutisme qui sapent les solidarités. Mais à nos yeux symptomatique également de cette Rance qui a ce besoin impérieux, quasi vital et a priori contradictoire, d'une part de se rassembler, mais d'autre part de se réunir pour trouver un coupable. Cette Rance qui se lance tête baissée dans la condamnation, que dis-je, l'anathème sinon la mise à mort de son équipe nationale. Comme si la nation dans son entier s'était EN-FIN trouvé un bouc émissaire, le responsable de tous ses maux. EN-FIN la nation a un ennemi commun tout désigné que le peuple dans son entier peut abhorrer à l'envi, sur lequel il peut cracher à discrétion. Et même si on ne va pas prendre le parti de joueurs désaxés, mugir avec cette meute nous semble d'une facilité sinon grégaire, en tout cas suspecte.

Bref. Pour saluer le retour des Bleus, on va écouter ce morceau découvert hier sur toitube, intitulé identiquement Les Bleus, interprété en 2006 par la pourtant hyper vulgos Régine, mais composé par Gainsbourg. Une chanson qu'on ne connaissait pas, qu'on trouve superbe, pas mal chantée du tout par la voix cassée de Régine en question (on reparlera sans doute un jour des chansons que Gainsbourg a composées pour elle tant elles sont gratinées!) - et qui illustre enfin ce à quoi les rateurs de ballon rond doivent et vont devoir affronter, à savoir, comme le dit la chanson: "rebondir sous les coups".

"I tried my best"

Et on se réveille ce matin même plus comme les poules, non, avant les poules. On ouvre les yeux sur une ciel bleu clair et le cri d'un corneille, cependant que, déjà, dans la tête, résonne Tonight de Keith & Tex. Normal, se dit-on, on les a écoutés toute la journée de la veille, assez épaté en fait par la qualité de leur musique (puisque, oui, ils ont composé autre chose que le célébrissime et parfois un peu usé Stop That Train). La musique du matin est donc une musique d'hier - hier mercredi où l'Allemagne s'est qualifiée sans faire un beau match; mais aussi hier: 1967. Tonight est également une chanson très connue de Keith & Tex, un morceau de rocksteady pur jus, tant par la musique (au tempo ralenti et, marque de fabrique des deux garçons, à la guitare dominante) que par les paroles, une chanson sur un amour contrarié ainsi que ce genre nous en a produit par centaines: "I tried my best to show you that I love you, but you were untrue / I don't know why you lied, but you lied to me." Aïe aïe aïe. Ça commence mal notre histoire (d'amour), hein… Maiaiais nan! Puisque Keith & Tex, pas rancuniers, et c'est là-dessus que s'ouvre puis se ferme la chanson, implorent l'être aimé en ces termes: "Why won’t you come home / Tell me that you love me / Tonight, tonight, tonight."
Ouf! Bon, pour notre part, ce soir comme déjà maintenant, la porte reste grande ouverte, hein.
Et une bonne journée surtout.



Und man wacht auf, nicht einmal wie die Hühner, nein, vor ihnen. Man öffnet die Augen auf einen hellbaluen Himmel und das Geschrei einer Krähe, während Tonight ,von Keith & Tex schon im Kopf austont. Das ist ganz normal, denkt man: man hat sie den ganzen gestrigen Tag gehört, letzendlich ziemlich imponiert von der Qualität ihrer Musik (seitdem sie, ja, was anderes als das hyperberühmte und manchmal a bisserl ausgehörte Stop That Train komponiert haben). Die Morgenmusik ist also eine Gesternmusik: gestern Mittwoch, wo Deutschland mit keinem schönen Sieg gewonnen hat; aber auch gestern, das heisst 1967. Tonight ist auch ein sehr berühmtes Lied von Keith & Tex. Ein pures Rocksteady-Stück, von der Musik aus (mit diesem ausgebremsten Tempo und, Kennzeichen der beiden Burschen, einer dominierenden Gitarre) sowie von den Texten aus: ein Lied über eine unglückliche Liebe wie dieses Genre uns hunderte und hunderte Stücke produziert hat: "I tried my best to show you that I love you, but you were untrue / I don't know why you lied, but you lied to me." Auer. Die fängt gar nicht gut an, unsere (Liebes)Geschichte. Aber neiiin! Weil Keith & Tex üüüberhaupt keinen Groll haben. Mit diesen Worten öffnet und schliesst sich nämlich ihr Anflehen: "Why won’t you come home / Tell me that you love me / Tonight, tonight, tonight."
Gerettet!
Was uns betrifft steht heute Abend sowie umgehend jetzt die Tür ganz offen.
Und einen schönen guten Tag vor allem Ding!

mercredi 23 juin 2010

WM/Mondial: Der Franzi!

Allez, dans une demi-heure, l'Allemagne affronte le Ghana et, pour donner à la Nationalmannschaft tout le courage dont elle a (besoin), on va entonner l'immarcescible (au moins…) chanson de Franz Beckenbauer avec ses poteaux de l'équipe allemande, anno 1966. On tend bien l'oreille pour ne rien louper de son accent bavarois à couper au couteau et on ouvre bien grand ses mirettes ou se délecter de son air timoré de post-adolescent. Au fait, la chanson s'appelle Gute Freunde Kann Niemand Trennen, ce qui veut dire: Personne ne peut séparer de bons amis. Ça c'est sûr, hein.

So, Leute! Um eine halbe Stunde spielt Deutschland gegen Ghana und, um die Nationalmannschaft all die Mut zu geben, die sie braucht (und hat), lass uns das (minnndestens) unersättliche Lied von Franz Beckenbauer singen, das er selbst mit seinen Kickergutefreunde(kannniemandtrennen - so der Titel des Liedes), und wir sind zurück in 1966. Man öffnet seine Ohren ganz ganz gross um den wundervollen Akzent des Franzi zu hören und genau so ganz ganz gross seine Augen um sich seine scheue und postpubertäre Allüre anzuschauen.

Le ballon rond de la Rance

Raymonda nous envoie sa chronique foot quotidienne, pour le plaisir de nos yeux ravis et cite notre ministre des Spores, øøø, flûte, mais pourquoi je me trompe le temps-euh?!? Donc elle cite la ministre des Sports en ces termes (et on avait pu déjà apprécier ici la perspicacité et la véracité des analyses spor(e)tives de l'Angéroise):
«Le football, ce n’est qu’un jeu, mais c’est aussi un enjeu», Roselyne, candidate au bac philo.
«Les responsables de ce désastre devront rendre des comptes», Roselyne, Colonel Moutarde, ministère du cluedo.

Allez, pour se réconcilier avec le ballon rond de la Rance, on regarde un extrait du beau film de Douglas Gordon et Philippe Parreno consacré à Zinedine Zidane (Zidane, un portrait du XXIe siècle, 2006) - rythmé par un morceau de Mogwai qui fait, il faut l'avouer, de la très belle musique électronique.

mardi 22 juin 2010

Trau mir…

Während der JB in der S-Bahn sitzt und Phyllis Dillon hört…



… und plötzlich an seinen guten Freund N denkt (er begreift erstmal nicht, warum N so unerwartet in sein Gehirn auftaucht, aber er braucht keine Zeit um es genau zu verstehen, er muss es ihm sogar schreiben: "Ich hab dich lieb"), währenddessen sieht er in seiner Zeitung…

© icke

… ja, ein Bild von Wayne Rooney, dessen Legende ankündigt: 'Festival der Selbstzerfleischung': Auch Wayne Rooney trägt am Trauma.
Und dann denkt der JB: Och, Wayne, sei bitte nicht trüb oder trübselig, ich bin doch hier… Wenn du im Fussball nur die Latte triffst, können wir noch zusammen darüber reden, und danach handeln, was davon etwas machen, etwas schöpfen, uns zusammen. Ich habe ganz viele guten Ideen. Trau mir…

lundi 21 juin 2010

Le badminton

Et pendant qu'en fond sonore, l'Espagne vient de marquer un but contre le Honduras, je traduis, hyper consciencieux:
Avant y avait pas de piscine: on jouait au badminton ou au foot. Alors que maintenant on pourrait pas. Plus de place. Pour faire du foot c’est plié. Reste le badminton.

Forcément, je pense à la chanson de Katerine, Le Badminton, extrait de L'éducation anglaise, de 1994, qu'on écoute ci-dessous. Et, fatalement, je repense à cette conversation loufoque au sujet de Katerine avec der Papa, que j'avais déjà relatée ici.

Nordkorea-Portugal! LIVE !!!

13h20: Der JB macht Public Viewing mit sich selbst und kommentiert live das Spiel von Nordkorea gegen Portugal.

13h25: Warum lacht der Cristiano Ronaldo die ganze Zeit? Weil er weiss, dass er verlieren wird?

13h30: Oj… Der farbeblinde JB hat schon Probleme: Der kann rot auf grün schlecht sehen. Naja… Egal, er ist sowieso für Nordkorea!

13h40: Exzellllenter Schoss von Jong-Hyok! Da zeigen die Nordkoreaner, dass sie Weltmeister werden!

13h44: Boah… Nordkorea macht die Portos totalflach.

13h47: Wieder Nordkorea vorne! Selbst der fassungslose Kommentator der ARD glaubt es kaum: "Was ist denn hier los?!?"!

13h49: Meireles hat zwar schöne Tätowierungen, aber sie helfen ihm nicht. Schoss gescheitert.

13h52: Yong-Jo schiesst einfach toll. Aber Eduardo ist böse. Raus mit Edouardo!

13h54: Es regnet stark. Die Brushings der Portos haben keine Chance gegenüber die Glatzen oder Kurzhaare der Nordkoreaner.

13h57: Tese wieder! Geil!

13h58: Die Portos schiessen einen Tor. Der JB weint.

13h59: Beim Tor wiedersehen, gab es zweifellos ein imperialistisches Foul. Dieses gilt aber nur in Nordkorea und ist unverschämt von der antikommunistischen FIFA nicht anerkannt.

14h02: Der Kommentator der ARD über Meireles, der seine Tätowierungen… küsst (hä???): "Was den Tätowierungen angeht, ist er der Beckham Portugals."

14h03: Schande! Ein Nordkoreaner kriegt eine gelbe Karte, wo es (natürlich) unerklärbar ist. Schande!

14h05: Uffpassen! Abstoss Nordkorea. Und man sieht wie die Nordkoreaner sowieso foullos spielen. Nicht wie die Dorschenfresser!

14h06: Och, Jong-Hyok ist süüüss…

14h07: Na? Tiago hat gefoult… Was sagte ich?

14h08: Genau! Gelbe Karte für Mendes! Rot hätte er verdient!

14h09: Exzelllenter Freistoss von Hong! Prima! Leider geschieitert wegen imperialistischer Abwehr der Portos.

14h11: Ungepfifftes Foul der Dorschenfresser… Ich sage nichts…

14h12: Doofes Stoss von Ronaldo… Ich sage viel!

14h13: Hervorragende Abwehr der Nordkoreaner. Ji und Pak zeigen ihre kimjongilsche Kräfte. Die Dorschenfresser sind verzweifelt.

14h15: Close-Up auf einen verzweifelten Ronaldo, der gar nicht verstehen kann, warum er keinen Tor gegen die siegerische Nordkorea schiessen kann. Hö hö hö!

14h16: Schön kommunistisch werden 2 Minuten Spiel Nordkorea gegeben. Wir bedanken uns recht herzlich.

14h17: Halbzeit. Die Portos sind zerschlagen. Die Nordkoreaner führen leicht. Mit Fingern in der Nase, wie wir auf Franzenländisch sagen.

14h20: Selbst Oliver Schmidt sagt es: "Der portugisiesche Tor ist unverdient." Naklaaar…

Während der Halbzeit, ein bisschen Bilder und Musik. Ein Video von dem weltberühmten und prominenten Arirangshow, dieses von 2002.



14h34: Die Kickern sind wieder da. Ick ooch Los geht's!

14h35: Die Nordkoreaner haben schon den Ball in den Füssen… Natürlich.

14h36: Tiago scheitert mit seinem Torschoss. Ri ist aber da!

14h36: Und Hong schiiiiiiiiiiiiiesst! Toll!

14h38: Für das zweite Mal in 2 Minuten scheitert der Ronaldo. Ich muss lachen…

14h39: Freistoss für Nordkorea! Oj oj oj!

14h39: Suveräner Stoss von Jong!

14h40: Aber hallo! Das war eine rote Karte für Miguel gegen Jong! Was macht aber der Richter?!? Mann ey!

14h42: Tor von Simão… In Nordkorea wäre er Abseits und sofort ins Arbeitslager geschickt worden.

14h43: Exzellenter Schoss von Ri. Leider von dem Wind gebremst.

14h44: Wieder Tor von den Dorschenfresser. Das ist ein internationales Komplott gegen die Übermacht Nordkoreas.

14h45: Ich möchte nur mitteilen:
Jong-il hat mich gerade angerufen: er schickt sofort drei Nuklearraketten auf Portugal.
Nur damit die Welt es weiss.

14h48. Wieder Tor für Portugal. Kim Jong-il vorbereitet seine 4. Rakette…

14h50: Ha! Abseits von den Portos! Sie waren sowieso immer Abseits. Sie sind von Natur Abseits.

14h52: Nur damit die Welt es weiss: ich esse eine nordkoreanische Banane.

14h52: Meireles hat seinen Tor versaut. Hö hö hö! Mit so einem Loch vor sich hin wäre es einem Nordkoreaner nicht passiert.

14h54: Almeida hat sich mit dem Ball verletzt!!! Er wollte einen Kopfball schiessen und hat sich dabei verletzt!!! Ich sage nur: Hö!

14h55: Suveräner Rückgabe des Balles vom nordkoreanischen Torwart.

14h57: Ronaldo ist Abseits. Nur das Übliche.

14h57: Perfekter Schoss von Yong. Leider wieder von Wind und Regen verdreht.

14h58: Gelbe Karte für Almeida. Endlich mal sozialistische Gerechtigkeit in diesem Spiel!

14h59: Ronaldo versaut seinen Tor und trifft die Latte. Ich persönlich treffe auch die Latte aber versaue meine Tore nie. N-I-E!

15h: Ronaldo versaut wieder. Ha ha ha ha ha ha ha!!!

15h01: Yong wieder. Suverän wie immer.

15h02: Simão geht raus. Die Dorschenfresser sehen END-LICH ein, dass sie Nullen in ihren Mannschaft haben.

15h03: Quatsch! Yong war GAR NÜSCH Abseits! Der Richter ist parteilich!!!

15h04: Cha kommt rein. Neue kommunistischen Kräfte helfen mit.

15h05: Entschuldigung, aber jetzt sind die Portos ziemlich ausgelöscht, während die Nordkoreaner einfach triumphant sind!

15h05: Ha! Billig! Der Portospieler weiss nur eins: den Ball zu seinem Torwart zu geben.

15h06: Wieder Beweis der portugisieschen Schwäche: ein neuer Mann fliegt raus.

15h07: Die Nordkoreaner haben weisse Trikots, weil sie Frieden in die Welt bringen.

15h08: Suveräner Angriff der Nordkoreaner. Ungepfifftes Foul von den Portos. Schande und Skandal!

15h08: Yong hat FAST einen Tor geschossen!!!

15h09: Eduardo, der Torwart, klemmte sich so zum Ball, und hatte schon Träne in seinen Augen. Der Feigling!

15h09: Wieder Tor von den Dorschenfresser. Neutronbombe auf Portugal. Kim Jong-il ist allseits bereit! Ick ooch.

15h11: Selbst Oliver Schmidt sagt es gerade: "Die Nordkoreaner spielen fair." Währenddessen haben die Portos fast alle gelben Karten bekommen… Es zeigt, wie unfair ihre Tore sind.

15h12: Freistoss Nordkorea!

15h12: Mist, der Ball ist wieder weg.

15h14: Die Dorschenfresser sind müde. Die Nordkoreaner sind frisch und munter wie die unsterbliche Sonne.

15h14: Mann, ey! Wieder ein ungepfifftes Foul auf einen nordkoreaner Kicker!

15h15: 6 zu 0 für Portugal. Von Ronaldo. Aber mit Glück. "Das kurioseste Tor der WM", sagt selbst Oliver Schmidt. Ich sag: "Das ungerechteste Tor der WM."

15h17: 7 zu 0…

15h18: Ich bin völlig fassungslos. Freudelos. Sprachlos. Wortlos. Lebenslos. Aber nicht kommunistischlos.

15h19: Die kimjongilsche Kräfte haben gaaar nicht ihren letzten Wort gesagt. Aufpassen, ihr böse Dorschenfresser! Sie können ja NOCH 15 Tore schiessen!!! Nur, dass ihr das wisst!

15h21: Endspiel.

15h21: Dorschenland: 7. Nordkorea: 0.

15h22: Ich wiederhole: Nordkorea: N-U-L-L !!!

15h23: Ich wiederhole: Portugal: 7 unverdiente, manipulierten, imperialistischen, antikommunistischen Tore!

15h27: Dieses bleibt nicht ungebüsst!!!
Erinnert euch daran:




16h07: Eine Nachricht von G:

WM/Mondial: North Korea (a sequel) (2)

Es ist nun bekannt:
Wenn sie nicht zusammen Ska hören und/oder darauf tanzen, verbringen der JB, G und N ihre gemeinsame Freizeit indem sie stricken oder häkeln. Dennoch, wie N es betonen mag: "Aber NUR mit Domestoswolle!" In der Tat.

WM-Zufall oder Häkelzufall (oder beides), schickt uns G auf jeden Fall Nachrichten aus dem zwar autonomen und originellen aber auch dort verwehähmten Kreuzberg:


Hier, ein Bild der ganzen Vitrine:

© G

Und nun ein Close-Up auf Nordkoreas Flagge, zwischen Portugal und Brasilien:

© G

Der Häkelkönig JB ist selbstverständlich sehr, sehr, unheimlich neidisch darauf, dass er selbst nicht auf die Idee gekommen ist. Er hat sich also dafür entschieden:
• alles stoppen und sofort mit der Häklerei einer Nordkoreapfanne, øøø, pardon… Nordkoreafahne
• er wird heute Nachmittag während des Spieles seiner Lieblingsmannschaft (also die kimjongilsche, natürlich) gegen Portugal weitermachen, damit er heute Abend bei dem Skatreffen in der U5…
• mit einem nach Fred Perry imitierten Häkelpoloshirt mit einer riiiesen Nordkoreafahne mitten drauf vor allen Skinheads und Renées erscheint, so dass sie alle supermegahyperneidisch auf den JB sind.

Héhéhé…
Man glaubte es nicht, aber: der JB hat viele guten Ideen in seinem kochenden Gehirn.