Affichage des articles dont le libellé est Tatouage. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Tatouage. Afficher tous les articles

mardi 10 mai 2011

Le vélocipède sociable

Et JB, qui traduit consciencieusement (ce qui, au demeurant, est un pléonasme — bref), cherche un synonyme de l'adjectif sociable. Il va donc consulter la base CRISCO (dont le nom le fera décidément toujours ricaner) et tombe sur les suggestions suivantes, dont il bleuit le word du jour, comme disent les Ricains:


Hein?
Être vélocipède, ça signifie être sociable?
Escouzé-moi pour la déranche, pense JB in petto, mais ce sens lui est carrément inconnu. À moins que la signification ne fasse allusion à une locution grivoise portant sur les garçons sensibles — et JB, jamais le dernier pour avoir cet automatisme cérébral, sent ses neurones s'activer —, sinon, JB est bien en peine de faire le lien entre l'ancêtre de la bicyclette et l'urbanité.

Il va donc consulter le TLF: rien. Il file au Littré: idem.
Ça alors…
Encore une énigme lexicographique!
Choueeette!!

Mais JB ne met pas des plombes à trouver les tenants des aboutissants.
Un sociable, puisque dans ce sens il s'agit non pas de l'adjectif mais du substantif, c'est ça, dans un spécimen de 1896, fabriqué par le britannique Rudge-Whitworth:


La version hétérophile se couple de son équivalent gay friendly (c'est pas JB qui a commencé à filer la métaphore, c'est la métaphore qui s'est imposé dans le lexique et le lexique qui s'est imposé à JB):


Toutefois, la version touze à tounes n'existe pas pour le sociable (puisqu'on ne peut être que deux). Elle existe en revanche pour le tandem, et l'on constate que l'invention a l'heur de plaire aux militaires et fait leur bonheur:


Les petits amis de JB voient donc ici très clairement la différence entre un tandem et un sociable. Sur un tandem, les cyclistes pédalent comme de juste l'un derrière l'autre (d'où, donc, la naissance de la locution grivoise à laquelle JB faisait allusion plus haut). Alors que, sur un sociable, ils se trouvent l'un à côté de l'autre. D'où le nom de l'engin: il s'agit d'un vélocipède destiné à la socialisation, pour discuter, faire la causette, s'entretenir, se montrer urbain et donc… sociable (et il devient dès lors très complexe d'avoir, comme on le dit si bien en allemand une "circulation génitale" (= Geschlechtsverkehr) juchés sur un tel engin).

Le sociable est donc, JB le disait, un substantif. Un substantif né selon un procédé de composition lexicale que la linguistique nomme une abréviation du syntagme. C'est-à-dire la suppression d'un ou de plusieurs des mots qui formaient au départ un ensemble. Ainsi, de même que le Parti Communiste est peu à peu devenu le Parti, le sociable est l'abréviation syntagmatique en français du tricycle sociable, ainsi que nous l'avons surnommé de ce côté-ci de la Manche. Et c'est Wikipedia anglais qui nous explique son invention:


Le sociable est en outre une invention non-discriminatoire et non-lesbophobe. JB a ainsi déniché une version tribade qui susciterait les appétits de plus d'une — et nous sommes ici en Allemagne, en 1886:


JB se dit quand même: on devait se choper de sacrées élongations, voire carrément se démettre l'épaule à force de devoir faire tourner la manivelle.
Quoi qu'il en soit, dans son article consacré à l'importance du vélo dans la libération de la femme, Soren O'Malley nous explique le rôle du sociable:

Because it was not acceptable for a lady to venture out alone on a bicycle before the 1890s, tricycling chaperon’s associations were founded to provide the single female with a proper lady cyclist companion. The tandem or “sociable” was conceived so that the female could essentially be brought along for the ride by her male companion. The larger of these designs featured side by side seating on three or more wheels while others were crafted more like modern tandems with the riders positioned with one in front of the other. One popular designer suggested that “The young lady should always sit in front so that the more powerful male could handle the pedaling. The lady’s part of the bike should be dropped down low enough in front, however, so that the male can see and steer”.

Dans l'édition du 1er juillet 1893 de L'Ingénieur civil, un certain "Docteur Loisel" promettait monts et merveilles et postérité au tricycle sociable:


Ce séjournant sur Gallica, JB découvre dans la littérature un emploi du tricycle sociable:


Cet extrait est tiré d'un ouvrage intitulé Les Jeux du cirque et la vie foraine, écrit par Hugues Le Roux et publié en 1889.
Et, en feuilletant le livre, JB tombe sur cette illustration qu'il trouve absolument remarquable. Oui, il s'agit d'un homme tatoué!!!


JB en fait presque une syncope. Et doublement quand il découvre le nom de l'illustrateur qui surmonte ce dessin représentant un clown qui arracherait presque des larmes à JB:


Du coup, JB décide de chercher dans le livre la racine tatou-. Et s'il n'est pas fait plus ample mention du monsieur dessiné plus haut, une allusion est faite à ses consœurs:


Pas de doute, se dit JB (qui est aux anges car il apprend un nouveau mot: entresort), revoilà les deux tribades allemandes qui, entre-temps, se sont fait engager au cirque où elles dévoilent leurs apprêts dermatologiques et décorées, tout en circulant sur leur tricycle sociable. D'où le syntagme dont JB n'arrive hélas pas (miiince!!!) à retrouver l'origine: le tricycle tribadique.

JB continue sa lecture et tombe sur le pot aux roses, dans le chapitre intitulé Les gymnasiarques (sic):


Naaan! s'exclame cette fois JB, complètement hystéro. J'halluciiine! s'écrie-t-il à présent. Vite, mes sels! s'époumonne-t-il, le souffle court, prêt à défaillir.
Après avoir sniffé son produit magique, JB reprend sa lecture, voulant absolument savoir ce que les frères Volta ont à dire.
Et il n'est pas au bout de ses surprises!


Le frère William demande alors à son frère Thomas:


"La beauté insexuelle" ?!?!?!
JB adooore! Il le ressortira, ce syntagme, tiens.
Car, "vilaine équivoque" ou pas, n'empêche que, ouais, hein, bon, Hugues Le Roux, il est un peu beaucoup comme JB: il a l'esprit sinon mal tourné, en tout cas fixé sur certaines allusions:


Las!


Mique et remique et reremique!
Pff…
Pourquoi c'est toujours pareil!
C'est vraiment trop injuste, comme le serinait Caliméro.
Du coup, JB, vexé comme un pou, va aller se défouler en faisant du tricycle sociable.
Haaaaaaaaaaaa…
Horreur et putréfaction!
JB n'a personne avec qui faire du tricycle sociable.
Puisque c'est comme ça, il va se coucher.
Et toc!

mardi 19 avril 2011

Être un hérisson

Et quel enchantement (à tous égards), circa après le levage, de découvrir cette vidéo envoyée par le cher ami É:



JB veut aussi être un hérisson!


Partant, JB se pose tout de même plusieurs questions.
La première, non liée à son sexe biologique mais indécrottablement liée à sa pensée inhérente: le nom s'accorde-t-il au féminin?
Oui, répondent invariablement les dictionnaires, le TLF en tête, citant Giraudoux à qui l'on doit visiblement cette féminisation:
Hérissonne, subst. fém. a) Femelle du hérisson. Ils traversent les routes la nuit, par dizaines, hérissons et hérissonnes qu'ils sont, et ils se font écraser (Giraudoux, Électre, 1937, I, 3, p. 41)
Et le substantif a même plusieurs sens:
b) ,,Plante à piquants de la famille des genêts`` (Mots rares 1965).
c) ,,Nom vulgaire des chenilles de divers papillons nocturnes (notamment des Écailles), à cause des longs poils dressés dont elles sont couvertes`` (Séguy 1967).
Et ce même TLF indique à JB l'acception par analogie du nom hérisson, pour désigner une personne:
c) Au fig. Personne très susceptible, d'un abord peu facile. C'est un vrai hérisson (Ac. 1935). J'ai renoncé au mariage (...). J'en ai déjà manqué dix-sept (...) par la faute de mes beaux-pères (...) je suis toujours tombé sur des hérissons, des gens crochus, biscornus (Labiche, M. qui prend la mouche, 1852, 6, p. 161). Comment veux-tu que cette petite ait de l'épanchement pour un hérisson comme toi? Elle ne sait où te dorloter, tu es toujours en boule (Augier, Gendre M. Poirier, 1854, II, p. 231).

La seconde: cette histoire de devenir le hérisson d'un gars tatoué est-elle vraiment très sérieuse?
Et, JB le donne en mille à ses petits amis, Florence Cailliot-d'Ivernois, éthologue et comportementaliste, se l'est posée avant lui:
Peut-il sérieusement se socialiser à l'homme et devenir un compagnon de vie? Pourquoi pas! Toutes les espèces animales peuvent être plus ou moins socialisée à l'humain lorsqu'elle sont recueillies très tôt et mises en contact rapidement avec des humains. Mais est-ce une bonne idée d'en faire un animal domestique?
Là, Florence est un peu à court de réponses claires. Mais elle nous communique tout de même quelques arguments en faveur de la domestication du hérisson par les gars tatoués:
La grande question qu'on peut se poser est: que faire avec un hérisson? peut-on vraiment entrer en relation avec un tel animal?
Et bien il semble bien que oui!
Il apprécie les massage du bas du dos (il devient alors tout "mou"), il aime jouer avec des petites balles, des rouleaux de papier hygiénique coupés dans leur longueur (pour qu'il ne s'y coince pas), il aime se cacher mais aussi courir et grimper (sur des petites hauteurs).
On peut l'appeler et le faire venir à soi (il faut qu'il l'ait appris tôt cependant) et il peut dormir sur vous s'il vous connaît bien.
Comme le hamster, le hérisson comprend rapidement le principe de la roue qu'on installe dans sa cage et s'y adonne des heures durant. Est-ce vraiment signe d'épanouissement? Nous émettons un sérieux doute à ce sujet.
Et là, JB remercie Florence du fond du cœur car, s'il y a des choses qu'il n'a pas forcément, ni en première ni en dernière instance, envie de faire avec un gars tatoué, c'est de "jouer avec des rouleaux de papier hygiénique" que ceux-ci soient "coupés dans leur longueur" ou pas. Se coincer dans quelque chose, voire être coincé dans quelque chose, en revanche, il n'a rien contre.

dimanche 19 décembre 2010

Love is a four letter word

Und, sicher weil er Fs Tätowierung gestern gesehen hat, hört der JB (während es schneit und schneit und schneit und schneit) seit dem Aufstehen auf Björk. Es gibt allerdings ein Stück von ihr, das sie in 1977 aufgenommen hat, als sie nur 12 war: Arabadrengurinn, also Der Araberjunge [araba = araber + drengur = Junge + inn = der — seitdem der Artikel in allen skandinavischen Sprachen, also auf auch Isländisch, an das Substantiv angehängt wird: einn drengur = ein Junge aber drengurinn = der Junge]. Das Lied ist Kult, und wir hören es sogar sssofort.

Et, sûrement parce qu'il a vu le tatouage de F hier, JB écoute (pendant qu'il neige et qu'il neige et qu'il neige et qu'il neige) Björk depuis le réveil. Il y a d'ailleurs un morceau d'elle, enregistré en 1977 alors qu'elle avait douze ans: Arabadrengurinn, Le Garçon arabe, donc [araba = arabe + drengur = garçon + inn = le — puisque l'article défini, dans toutes les langues scandinaves donc en islandais aussi, est toujours post-posé au substantif qu'il détermine: einn drengur = un garçon mais drengurinn = le garçon]. La chanson est culte, et on l'écoute pas plus tard que tout de suite.



Lass uns mit ihr singen:
Allez, on chante avec elle:
Á nílarbökkum við gendum og sungum
Um lífsinns gleði, fegurð og ást
Ég fylltist anda úr framandi tungum
Ég elska hann

Et le mot magique dans ces lignes c'est: ást. Ást prononcé [aʊ̯st], c'est-à-dire : "a-ô-s-t". Ást comme dans Allt Er Fullt Af Ást, la version islandaise de All Is Full Of Love, un autre morceau, lui plus connu, de Björk — d'où le tatouage, donc.

Und in diesen Zeilen ist das Zauberwort: ást. Ást [aʊ̯st] ausgesprochen wie im Wort Baum. Ást sowie in Allt Er Fullt Af Ást, die isländische Version von All Is Full Of Love, ein anderes und mehr bekanntes Stück von Björk — von daher die Tätowierung.


Oder hier:
Ou ici:


Question, donc: pourquoi, ainsi qu'on le voit plus haut, les trois langues continentales scandinaves emploient le même mot pour désigner l'amour = kjærlighet (en norvégien), alors que l'islandais utilise ást? D'où vient ce mot, ást?
Frage, also: warum, wie man es oben sehen und lesen kann, nennen die drei kontinentalen skandinavischen Sprachen Liebe = kjærlighet (auf Norwegisch), wo das Isländische ást benutzt? Woher kommt dieses Wort, ást?

Man muss in das Wörterbuch gucken. Und genau darauf forderte uns damals in 1971 Roy Budd mit Love Is A Four Letter Word: "Look inside your dictionary!". Ein Lied das direkt im Stil mit Björks Arabadrengurinn ist — d.h.: von Synth-Pop zu Disco, und das man in den 90er Jahren als Easy Listening gennant hat. Und die Sängerin sagt ganz genau: "But nothing in the dictionary will tell you what that word can be: Love is a four letter word." Hat sie Recht? Lass uns 2'40'' von unserer Zeit nehmen um diese Perle zu hören, und dann können überprüfen, ob sie sich irrt oder nicht.

Il faut regarder dans le dictionnaire. Et c'est justement cela que nous invitait à faire Roy Budd, en 1971, avec Love Is A Four Letter Word: "Look inside your dictionary!". Une chanson en style direct avec le Arabadrengurinn de Björk — c'est-à-dire: de la synth pop au disco, ce qu'on a appelé dans les années 90 de l'easy listening. Et la chanteuse de dire très exactement: "But nothing in the dictionary will tell you what that word can be: Love is a four letter word." A-t-elle raison? Prenons 2'40'' de notre temps pour écouter cette perle. Après quoi nous verrons si elle se trompe ou pas.




Alors, il vient d'où ce mot?
Also, woher kommt es, dieses Wort?

Es kommt von einem indogermanischen Wurzel °ans-, das eine Idee von wohl in sich trägt. Oder besser: günstig, denn ást und Gunst (also günstig) oder gönnen kommen von dem gleichen Wort: °ans-, wie Julius Pokorny in seinem Proto-Indo-European Etymological Dictionary es uns erklärt:
Le mot vient d'une racine indoeuropéenne °ans-, qui porte en elle l'idée de bien dans le sens de favorable, ainsi que Julius Pokorny nous l'explique dans Proto-Indo-European Etymological Dictionary:


Et malgré la présence d'un terme grec apparenté, ce terme °ans- et ses dérivés contiennent en eux une réalité propre au monde germanique. Confer ce verbe dérivé qu'on retrouve dans les langues scandinaves et en allemand: unne/unna dans les premières, gönnen dans la seconde. Un terme toujours très difficile à traduire en français:


Comme on le constate, il y a donc le sens de souhaiter, mais souhaiter dans l'acception de mériter (que le résultat soit positif ou négatif). Sous-entendu: “je l'ai bien mérité!” ou “elle ne l'a pas volé!” La plupart du temps, on emploie ce verbe pour parler de quelqu'un, même si l'action peut désigner soi-même. Voire, en norvégien, le verbe est surtout utilisé à la forme négative.
Il y a dans l'inconscient sémantique la réalité d'un plaisir dont on est privé ou dont on se prive soi-même, pour quelque raison que ce soit. Est-ce à dire alors que, selon les peuples germaniques, le plaisir se mérite? Que, lorsqu'on l'a enfin, on ne l'a pas volé? Comme si le plaisir était par nature difficile à obtenir et qu'il faut se réjouir de le posséder quand il est là.
Dans une histoire anthropologique des peuples germaniques, il n'y a qu'un pas qu'on pourrait franchir avec leur conversion quasi générale (à l'exception de quelques régions en Allemagne et aux Pays-Bas) au protestantisme. Contrairement aux Latins, catholiques, qui peuvent se rédimer grâce à la confession ou à la tenue/à l'achat d'une messe et sont ainsi lavés de leurs fautes, les protestants sont continûment dans le péché et la honte (confer la fréquence dans le vocabulaire quotidien de shame en anglais, skam en suédois - par rapport à la honte française). Est-ce vraiment le cas? Pour cela, il faut poursuivre l'analyse étymologique et lexicographique…

Der JB erklärte gerade in seiner Muttersprache, dass der deutsche Verb gönnen (unne auf norwegisch) keine direkte Übersetzung auf französisch hat. Wie man es oben sieht, und mit der griechischen Ausnahme, gehört dieses Wortbild von °ans- und alle dessen nachfolgigen Worte zu einer germanischen Realität. Und was wiederum spannend ist, wenn man sich die etymologische Ursprung weiteranschaut. In allen germanischen Sprachen bedeutet also Liebe auch Dank, Gunst, Wohlwollen. Nicht nur ist es nur positiv aber ursprünglich ist es zu jemandem gerichtet: man will das Wohl von und für jemanden (also gönnen). Es gibt hier eine Aktion, man ist nicht allein, man kann nicht allein lieben, man kann nur mit jemandem lieben. Und nicht nur das. Wenn man die Bedeutungen auf altenglisch guckt, sieht man dass Liebe Vergnügen und Harmonie bringt.



L'étymologie de ce mot amour, c'est donc vouloir le bien = wohl wollen. L'amour est donc avant tout une action, un geste tourné vers l'autre, une preuve altruiste, une générosité. Le terme n'a dans aucune des langues germaniques une charge négative, uniquement positive.
Si on retourne à l'idée religieuse soulevée supra, on constate également que les synonymes vont dans cette direction. Que ce soit en gothique ou en allemand, le terme signifie également merci, la grâce, la faveur qu'on avait plus haut. L'amour est favorable et apporte la grâce. Donner son amour ou recevoir l'amour apporte le bien. Voire, comme en ancien anglais, le plaisir et l'harmonie.


Revenons à présent à présent à ást en tant que mot et réalité scandinaves.
Les langues scandinaves sont divisées en deux familles: la famille de l'ouest (islandais, féroïen, vieux norvégien < nynorsk = néo-norvégien), la famille de l'est (suédois, danois, riksmål < bokmål = norvégien moderne). Le terme n'existe que dans les langues de l'ouest. Ainsi en féroïen:


Et bien sûr on adore le mot ástarfundur qui signifie rendez-vous amoureux, littéralement rencontre d'amour, sachant que fundur (= rencontre) est une substantvation du verbe signifiant trouver, donc, plus littéralement encore: une “trouvaille/découverte amoureuse”!!!
On constate ensuite qu'on néo-norvégien, le mot appartient au langage poétique:


Enfin, en islandais, comme on le lit ci-dessous, c'est l'amour tout comme mon amour, mon/ma chéri(e). Mais il y a aussi cette magnifique définition: les points blancs qu'on a sur les ongles sont appelés amours (= ástir), puisqu'on "aura autant d'amoureux/ses que de points". C'est charmant et mignon! Ça veut dire quoi, en termes d'ethnolinguistique? Qu'on a, qu'on ressent l'amour jusqu'au bout des doigts? Que les Islandais(es) ont beaucoup d'amants et/ou de maîtresses?!?


Puis on lit cette définition étrangissime: "amour entre un homme et une femme, affection entre un mari et son épouse". Plus hétérocentré tu meurs! L'amour, c'est l'affaire des hétérophiles, à en croire le dictionnaire islandais-anglais. Ça nous fait une belle jambe! Les pédés, les gouines et les trans ne te remercient ni ne te saluent, dictionnaire de leurs deux!
Mais si on recherche un peu, on est atterré de voir qu'une certaine recherche universitaire poursuit ce présupposé. Un spécialiste suédois des sagas islandais, Daniel Sävborg, a étudié le vocabulaire amoureux dans les sagas et sa définition de l'amour, c'est la suivante:


JB traduit:
L'amour qui fait l'objet premier de ma recherche est une attirance hétérosexuelle pour une personne spécifique, où le sentiment d'attraction spirituelle dépasse le désir sexuel pur.
Booon…
Super!

Mais bon, foin des énervements…
La civilisation viking utilisait en tout cas quatre mots pour le commerce de l'amour: deux substantifs: ást et kærleikr, et deux verbes: unna et elska. Nous avons déjà vu le sens des deux premiers de chaque classe et elska, nous l'avons également entonné en chantant Björk qui disait donc: ég elska hann = je l'aimais/je l'ai aimé. C'est le Dictionnaire étymologique de la langue suédoise qui nous explique ensuite:


Älska (elske en norvégien et en danois), c'est à l'origine envelopper, renfermer, adhérer, se joindre à. Il y a donc l'idée de passer ses bras autour de quelqu'un pour lui montrer physiquement son amour — et on sait combien dans les civilisations scandinaves on n'embrasse pas mais on  enlace = on donne une accolade pour saluer quelqu'un qu'on connaît, on lui montre ainsi son affection. Mais aussi l'union dans l'acte même d'amour. Confer ce qu'on disait plus tôt sur le ást. Là encore, il s'agit d'une action, c'est verbe itératif, et une action que l'on fait à deux, pour et avec quelqu'un. Toujours cette idée très scandinave de communauté, de partage. Plus encore que cela puisque le verbe est issu d'un germanique commun °alan = enfanter, donner naissance. Encore une fois cette réalité de la transmission, du don, du partage, du deux, de l'être-deux.

Mais le plus intéressant, c'est le sens moderne de elske, ainsi que nous le révèle ordnett, le dictionnaire norvégien-français:


Eh oui. Elske, c'est non seulement aimer, mais c'est aussi faire l'amour. Cela sous-entend que faire l'amour serait synonyme d'aimer, qu'on aime lorsqu'on fait l'amour avec quelqu'un (et non plus à quelqu'un, pour le coup!). Voilà ce que nous dit l'analyse diachronique du verbe. Et, selon ce qu'on pense des choses de l'amour, ce sera soit réjouissant soit effrayant. En traduction, cette analogie pose parfois problème: certains auteurs emploient le terme à dessein (JB se souvient notamment d'un roman de Lars Saabye Christensen) — en français, il ne reste que l'acte charnel, l'union sexuelle. Certes pas entièrement puisque dans faire l'amour il y a bel et bien le mot amour; mais, juste avant, il y a aussi, surtout, le verbe faire: on effectue, on exécute; on est dans l'agi plus que dans le ressenti.
Et cela offre à JB l'occasion rêvée pour boucler une boucle (ce qu'il adore faire) avec le morceau de Roy Budd qui, souvenons-nous, disait: Love is a four letter word. En anglais a four letter word, c'est un gros mot. Un mot obscène, vulgaire, comme nous explique le site answers.com en nous donnant tout un tas d'exemples.


En d'autres termes, l'amour est un mot grossier, une obscénité. Voilà ce que fait chanter Roy Budd.
Pas en scandinave en tout cas.
Car si on revient au dernier mot qu'employaient les vikings, kærleikr (kärlek en suédois, kærlighed en danois et kjærlighet en norvégien), le mot signifie certes amour, mais il peut aussi signifier amitié, ainsi que l'explique Adam Hyllested, linguiste danois et spécialiste des langues indoeuropéennes.


Le terme principal pour parler de l'amour par les anciens scandinaves, c'était donc ást. Kærleikr, en islandais, c'est davantage l'idée d'intimité, d'accointance. Le terme est un emprunt qui a eu lieu autour de l'an 1000. C'est le même mot que notre cher français qui lui-même vient du latin carus, explique aussi Adam Hyllested.


Et le linguistique de souligne enfin que ce cher, ce carus, est identique au sanskrit kama que l'on retrouve aujourd'hui dans le… Kama Soutra. Encore une boucle de bouclée: elske = faire l'amour d'une part, kærlighed = amour d'autre part; kær = cher = carus = kama ensuite, Kama Soutra = art de l'amour enfin.
Aujourd'hui kær (DA), kjær (NO) ou kära (SE) signifie chère/cher comme lorsqu'on commence une lettre “Chère Cunégonde/Cher Alfred”. Quant à kærlig, il signifie pour sa part tendre, affectueux. Il y a donc dans l'idée de kærlighed celle de tendresse, d'affection.



Et voilà, JB a fait le tour de l'amour. Ou plutôt: il a fait un certain tour de l'amour en linguistique comparée, et notamment des mots de l'amour en scandinave.
Il va finir sur l'amour, et notamment sur la kärlek suédoise. Parce que JB est borné et têtu comme une mule et ça lui est resté un peu en travers de la gorge, cette histoire suédoise d'amour comme une seule et même attirance entre un homme et une femme.
Du coup, pour venger les pédésgouinstransbi et autres créatures à la sexualité non-hétérocentrée (il pense aux hétérophiles qui ont pafois une sexualité avec des personnes de leur propre sexe et il pense aussi aux homosexuels qui rencontrent finalement le grand amour en une personne du sexe opposé), il va diffuser cette vidéo désormais hyperconnue de la fratrie Dreijer The Knife, Pass This On, de 2003 où les choses de l'amour ne se passent pas tout à fait comme prévu.
Et JB se souvient que, à l'époque, il vivait encore dans la Rance et The Knife n'était pas du tout connu dans son pays d'origine, il était presque tombé de son fauteuil. Attention: il faut vraiment regarder jusqu'au bout — c'est à la fin qu'on se rend compte de l'immensité de la vidéo. Enfin, pour info, le garçon qui danse avec la chanteuse est Olof, le frère des deux Dreijer, et Karen (aujourd'hui Fever Ray) est sa sœur et la fille à la fin du clip.
Quant à JB, dans cette vidéo de Johan Renck, il en pince évidemment un peu pour le jeunot au crâne rasé simili-skinhead que voici (oui, JB sait, il n'est pas très original) — (à Berlin, on parle plutôt de Ostproll: littéralement prolo de l'est, pour parler des petits loulous de l'est de Berlin voire de l'est de l'Allemagne qui, très souvent, ont le crâne rasé (et pas que le crâne puisque beaucoup d'Allemands, quelle que soit leur sexe et leur orientation sexuelle, sont adeptes du rasage intégral):



On regarde maintenant la vidéo et JB souhaite une belle soirée plein d'amour à tous ses petits amis — et c'est l'occasion pour lui de sortir sa phrase préférée: "Amour toujours, amour abat-jour."

dimanche 27 juin 2010

WM/Mondial: Deutschland vs England (tattoo)

In eine Stunde spielt England gegen Deutschland.
Dans une heure commence la rencontre entre l'Angleterre et l'Allemagne.

Letzendlich ist es auch eine Tätowierungskampf.
En fin de compte, c'est aussi un match de tatouages.

Wer gewinnt?
Qui va gagner?

Wayne Rooney für England/pour l'Angleterre?

© imago

Oder/ou Marcel Janssen für Deutschland/pour l'Allemagne?

© Oliver Hardt


Mehr Bilder hier und dort.
Plus d'images ici et là.

mardi 8 juin 2010

(a)normal

Et on se disait qu'on allait écouter un petit morceau d'Athena, ça fait longtemps, et puis ils nous manquent, surtout depuis qu'ils ne font plus de ska mais un genre de pseudo-rock ricain. Et cette chanson, Fik Fik, extraite de leur album de 2002, Herşey Yolunda, nous tient doublement à cœur puisqu'elle contient des paroles qu'on s'est fait tatouer: "Başından beri hiç normal olmadım / Normallerden çok uzaktaydım / Ne dedilerse kaale almadım", où il est forcément question de normalité vs. anormalité. Et le plus drôle dans l'histoire c'est que, bien qu'un turcophone ait été consulté, il y auarit une faute d'orthographe! On dirait donc kale avec un seul A et non kaale avec deux. Au final, on a demandé au tatoueur qu'on l'a revu de faire une croix à l'encre rouge sur un A. Le mot en question signifierait ignorer, comme quoi le chanteur ignore ce que les autres pensent de lui, et qu'il y ait une faute justement à ce mot-là n'est pas sans nous ravir.



Und man dachte, man würde ein Stückchen von Athena hören, es ist so lange her, und sie fehlen, ja, wir vermissen sie überhaupt, seitdem sie keinen Ska mehr machen sondern pseudo Amirock. Und dieses Lied, Fik Fik, aus ihrer LP von 2002, Herşey Yolunda, begehrt uns zweifach, denn es sind Songtexte, die man sich damals tätowieren liess: "Başından beri hiç normal olmadım / Normallerden çok uzaktaydım / Ne dedilerse kaale almadım"; wo es sich selbstständlich um Normalität vs. Anormalität handelt. Das Lustige ist aber nämlich dieses: obwohl einen Türkischsprachigen danach gefragt wurde, gäbe es eigentlich ein Rechtsschreibunsgfehler. Es würde nicht kaale mit 2 As geschrieben, sondern kale mit nur einem. Letztendlich sah man sich ein Paar drei oder vier Monaten nachher dazu gezwungen den Tätowierern zu fragen mit roter Tinte den einen A zu kreuzen. Das sogenannte Wort sollte ignorieren bedeuten, d.h.: der Sänger ignoriert, was die Anderen über ihn reden. Und man fand es irgendwie sehr bezaubernd, dass ausgrechnet dieses Wort einen Fehler hatte.

dimanche 18 avril 2010

"I won't be the one"

Und der Nighter ist vorbei…
Und man hat getanzt.
Und man hat geklascht.
Und man hat Sachen gesehen:

© icke

Und man hat nicht Ns und Gs Stimme gehört (aber gelesen).
Und man hat auch nicht Look Before You Leap gehört.
Und man hat Madness von Prince Buster gehört und dazu getanzt und dazu gesungen und darauf tief geatmet, wenn der Prince singt: "It's gonna be rougher / It's gonna be tougher / But I won't be the one who's gonna suffer", denn man wollte ja immer diesen Satz aus dem Lied sich tätowieren lassen, weil weil weil…



Und dann wurde man angestarrt.
Und dann wurde man angesprochen. Von P. Von A (noch einer A in meinem deutschen Leben). Von R, mit wem man über Dusty und die Floorettes redete.
Und dann fuhr man nach Hause.
Und dann sah man das, auf der Karl-Marx-Allee - und man war wieder ein Gärtner:

© icke

mercredi 17 mars 2010

In die Fresse

18h45, mit Frau S:
Icke: Ins Gesicht habe ich es bekommen. Direkt in die Fresse! Und trage es immer noch. Im Gesicht. Genau wie in Mackie Messer. "Und der Haifisch, der hat Zähne, und die trägt er im Gesicht." Sie wissen schon, oder? Und sie wissen schon auch, daß Kurt Weill mein Favoritkomponist ist? Habe schon ein Teil von einem Stück von ihm tätowiert.


22h55, im Kino.
Ein Prophet von Jacques Audiard geht mit diesem Lied zu Ende:

samedi 13 mars 2010

Rise!

Après l'intervention avec Johan, JB feuillette l'ouvrage Meningen med sex, Le sens du sexe.
Nach dem Gespräch mit Johan guckt JB ins Buch Meningen med sex, die Meinung mit Sex rein.
Etter innlegget med Johan blar JB i boken Meningen med sex.

© icke

mardi 9 mars 2010

Berlin, Hermann-Stöhr-Platz, 1728 GMT+1

© icke

Was machen die hier? Warum wurden sie weggeschmissen? Wie in dem Lied von Derrick Morgan? Throw them away? "To obey is better than sacrifice / Oh dear, a foolish advice!" singt der Derrick. Das wollte ich übrigens tätowiert haben… (Lächel)
Aber zurück zu unseren Sneaxs (wie man auf modernem Deutsch nun sagt), ist es auch wie Derrick singt? "Throw them whey and let slide in the gutter / Throw them whey and let them find them suffer / Throw them whey and make them melt like butter."
Letzte Frage: warum fühlte sich der Typ, der das Video hochgeladen hat, gezwungen halbnackte Frauen zu zeigen? Frust, sicher. Diese Heten… Tssss… Bitte sie ignorieren und das Lied geniessen.

mardi 16 février 2010

Faire le bien, donc

Je traduis toujours - le roman de Ketil:

Être malade ne signifie pas autant qu’on ne puisse pas faire le bien, qu’on ne puisse pas faire de bonnes et belles choses.






Additif - 20-04-2010:

jeudi 21 janvier 2010

Der Tag, die Bilanz

1) der Traum, die Rettung
2) das Rasieren des Bartes, die Enteckung der Arbeit von Dr S (und von Frau Pr Dr B, und von Dr C)
3) der Sonnenschein, das Wohlfühl
4) das Brief aus Coburg: "(…) die Bearbeitung des Schadens ist abgeschlossen (…) Mit freundlichen Grüßen"
5) der Anruf: "Sehen wir uns also am 4. Februar? Was machen wir? Den Bisky?"
6) das Warten in dem Schnee, am Landwehrkanal

© icke
7) das Lied von Popette im Kopf nach dem Gespräch beim sofortigen Ausgehen [sonst seit dem 26.02.2008 nicht mehr gehört, teilt iTunes mit]: "(…) mach die Tür auf und bin auf dem besten Weg der Besserung."

dimanche 6 décembre 2009

Ein telefonisches Gespräch

B: Mein Schatz, wie geht's dir?
JB: Ach, ganz gut eigentlich. Wieder besser.
B: Wollen wir dich für deinen Geburtstag tätowieren?
JB: (— — —) Ich glaubte, das ging gar nicht mehr…
B: Jetzt schon, mein Schatz.
JB: Och, ich… ich weiss gar nicht, was ich sagen soll… Ich hatte darauf verzichtet.
B: Jetzt wieder.
JB: Das ist das schönste Geschenk, den ich haben könnte!
B: Das freut mich! Also wir malen den Gilbert & George-Mann rot, ja?
JB (mit einem Klump im Hals): J-ja…

mercredi 21 janvier 2009

Du nouveau dans l'ancien

C'est fou ce qu'une séance chez Berit peut requinquer. C'était hier. Elle voulait faire un négatif du tatouage précédent. Un tatouage en relief, en somme, il ne manque plus que les lunettes comme quand on était petits. C'est aujourd'hui:

© icke

vendredi 2 janvier 2009

2009 (2)

Und jetzt die Neujahrwünsche auf deutsch.
Wenn nur EIN Film für mich zählen müsste, dann wäre es Der Himmel über Berlin, den ich schon vielleicht… pff… 6? 8? Male gesehen habe. Das Problem ist aber, dass ich schon nach der zweiten Minute anfange zu weinen. Warum, weiss ich nicht. Auch nicht weiss ich, was es ist, aber es gibt was in diesem Film, das meine Emigrierung nach Berlin erklärt.

In diesem Ausschnitt gibt es zwei von meinen Lieblingsmomenten:
1) Der Anfang (der eigentlich hier beginnt) enthält ein Zitat, das ich mir im Rücken tätowieren lassen habe, nämlich wenn Marion über Berlin redet. Denn, genau wie Marion, bin ich in Berlin nie verloren, alles ist mir bekannt. Als hätte ich hier in Berlin als Baby oder kleines Kind gelebt und sehr schnell davon weg wäre und alles vergessen hätte, was ich hier gelebt habe, aber trotzdem eine beinahe physische Erinnerung von der Stadt hätte. Ofte fühle es sich so. Hier ist die Tätowierung:

2) Die Szene mit dem Unfall, die um 3'58 anfängt, und besonders wenn er sagt "die alten Häuser Charlottenburgs". Da heule ich immer. Und hier auch gibt es vielleicht die Erklärung, die ich gerade oben nannte. Ich wüsste aber nicht, was es bedeutet. Das Bild davon habe ich sogar benutzt in meinem Profil auf Gayporneo. Hier ist es auch, kopiert von dem französischen DVD:



Und jetzt der Ausschnitt:


PS: L'information a été silencieuse – peut-être comme elle, comme la fin de sa carrière, mais Solveig Dommartin est décédée en janvier 2007, à l'âge de 45 ans seulement. Je me souviens que j'ai été très triste en lisant la notice de la taille d'un timbre poste dans Libération. Peut-être Solveig Dommartin n'aura-t-elle été que l'actrice d'un seul film, peut-être.

mardi 14 octobre 2008

Pour ma classe

En ces temps de déconfiture d'un capitalisme à l'inconséquence et la cupidité crasses (rien de neuf sous le soleil), qui n'a cessé de vouer aux gémonies l'intervention et la présence de l'État, qui n'a cessé de revendiquer toujours plus de dérégulations et qui désormais réclame à cor et à cri son sauvetage par ce même État hier encore (et demain toujours) honni, il peut être bon, pour soulager ou exciter sa colère, d'écouter ou de réécouter Pour ma classe, des Brigada Flores Magon (bon, c'est pas pour dire, mais leur site est inaccessible, verdammt nochmal!).

Pour ma classe, c'est le morceau phare de la Brigada, celui qui réunit et fait hurler les foules dans les concerts (pour ce qui est des Français), celui qui cristallise un sentiment d'appartenance à un groupe (les skins et/ou les anti-fascistes), à une classe sociale (or donc), à une conscience politique et à une conscience d'être politiquement au monde.
Pour ma classe, ce sont des paroles pour moi quasi serre-kiki quand Mateo chante "Nos cœurs saignent", à tel point que ça a abouti, sur le bras droit (avê les poils), à ça, merci Lionel:



Et le seul endroit de Paris qui parfois me manque, c'est le Saint-Sauveur. Mais bon, no regrets.