Und in Berlin schneit es durch und durch. Der JB sitzt in der Wärme und sucht sich alte Blue Beat-Lieder von Roy (Panton) & Yvonne (Harrison). Und dann findet er das. Und dann schmilzt er völlig:
Sind sie beide süüüss… Ist Yvonne anbetungswürdig! Wenn sie einige Töne von Near to You singt, wenn sie am Ende Peace sagt. Och…
Und der JB schämt sich. Er glaubte, Yvonne sei gestorben. Aber nein. Yvonne lebt noch. Genau wie Dame Patsy Todd hat sie fast in 40 Jahre nicht gesungen. Genau wie Dame Patsy (erstes Mal wieder in 2011 i New York, jetzt in Juni 2013 in Rosslau) war es in México ihr 2. Konzert (nach Los Angeles) seit 40 Jahre. Der JB hofft innerlich, dass die Rosslau-leute sie und Roy fü¨r¨2014 einladen. Bitte bitte bitte!
Hier hört man sie in México. OK, der Sound ist hypraschlecht. Aber sie singt.
Affichage des articles dont le libellé est Yvonne Harrison. Afficher tous les articles
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dimanche 10 mars 2013
lundi 4 février 2013
"For it's just as though I'm standing there before you"
Und der JB hat zur Zeit überall viele kleinen lieben Freunde, die ausgerechnet dieses Lied brauchen zu hören. Bitte schön.
Et JB a en ce moment, partout, plein de petits amis qui ont besoin de cette chanson et de nulle autre. Voilà.
Et comme la version instrumentale de Joe Nolan est tout aussi belle sinon hypnotisante, grâce aussi à l'orgue Hammond, on va l'écouter aussi.
Und seitdem die instrumentale Version von Joe Nolan genauso schön ist, wenn nicht hypnotisierend dank der Hammond-Orgel, dann hören wir die auch.
Et JB a en ce moment, partout, plein de petits amis qui ont besoin de cette chanson et de nulle autre. Voilà.
Et comme la version instrumentale de Joe Nolan est tout aussi belle sinon hypnotisante, grâce aussi à l'orgue Hammond, on va l'écouter aussi.
Und seitdem die instrumentale Version von Joe Nolan genauso schön ist, wenn nicht hypnotisierend dank der Hammond-Orgel, dann hören wir die auch.
mardi 4 janvier 2011
Pause
Ce blog marque une pause pour une durée indéterminée.
Dieses Blog macht eine Pause für eine unbegrenzte Zeit.
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jeudi 16 décembre 2010
chercher/trouver
Une tache orangée teintait il y a peu un ciel sinon bistre - la preuve s'il en fallait que le soleil voulait percer l'opacité des nuages. La lumière cuivrée à désormais disparu, remplacée par une boule décolorée, blanche et aveuglante, qui attire inexorablement le regard dont les paupières se plissent et les yeux piquent s'ils ont la fausse bonne idée de trop la fixer. Les corneilles noires et grises, venues pour la plupart de Sibérie comme chaque hiver, sautillent sur le tapis blanc qui recouvre tout et cherchent une pitance que la neige n'a guère à offrir. Les passants sont emmitouflés dans leurs vêtements chauds et les voitures gardent leurs phares allumés.
Décembre à Berlin.
JB s'est réveillé tard et s'est mis au travail. Il traduit:
Il y a de la neige et du froid et du danger dans la fiction de la traduction tout comme dans la réalité du dehors. JB se dit que ce sont des temps à écouter du rocksteady. Il cherche dans son mange-disques électroniques, choisit la compilation Caltone, quand soudain résonne la voix irisée d'Yvonne Harrison qui, en 1967, chantait The Chase:
Et, de la même manière qu'on reconnaît les accords typiques de rocksteady à la basse, on reconnaît les notes de saxophone de Tommy McCook qui viennent moduler à intervalles réguliers cette chanson consacrée à un jeu de chat et de souris: quand on s'épuise à se chercher et qu'on renonce finalement pile au moment où on pourrait se trouver.
Chercher/trouver — c'est qu'on fait tous, c'est qu'on veut tous.
JB cherche une photo d'Yvonne Harrison. En trouve une. Elle vit aujourd'hui avec Roy Panton, avec qui elle a chanté au début des années 60, pendant la période ska - avant de signer quelques titres sous son propre nom, puis de disparaître. Mais elle est toujours là et on aimerait bien savoir quelle voix elle a aujourd'hui.
JB souhaite à tous ses petits amis une bonne journée sous la neige - puisque la neige va retomber aujourd'hui à partir de 18 heures sur Berlin.
Décembre à Berlin.
JB s'est réveillé tard et s'est mis au travail. Il traduit:
On avait fait de longues ballades à ski tous les deux, on s’était même paumés, il avait fallu qu’on creuse un trou dans la neige à cause du mauvais temps et on avait eu la peur de notre vie de mourir complètement congelés. Alors, pour ne pas mourir de froid, on avait dû se frapper mutuellement. Comme les deux imbéciles heureux qu’on était, on avait passé toute une nuit dans ce trou à rats, dans la neige, à se tabasser pour ne pas crever. Et, tu vois, aujourd’hui j’en suis persuadé : ce sont les coups qu’on s’est donnés qui nous ont sauvé la vie.
Il y a de la neige et du froid et du danger dans la fiction de la traduction tout comme dans la réalité du dehors. JB se dit que ce sont des temps à écouter du rocksteady. Il cherche dans son mange-disques électroniques, choisit la compilation Caltone, quand soudain résonne la voix irisée d'Yvonne Harrison qui, en 1967, chantait The Chase:
Et, de la même manière qu'on reconnaît les accords typiques de rocksteady à la basse, on reconnaît les notes de saxophone de Tommy McCook qui viennent moduler à intervalles réguliers cette chanson consacrée à un jeu de chat et de souris: quand on s'épuise à se chercher et qu'on renonce finalement pile au moment où on pourrait se trouver.
Chercher/trouver — c'est qu'on fait tous, c'est qu'on veut tous.
JB cherche une photo d'Yvonne Harrison. En trouve une. Elle vit aujourd'hui avec Roy Panton, avec qui elle a chanté au début des années 60, pendant la période ska - avant de signer quelques titres sous son propre nom, puis de disparaître. Mais elle est toujours là et on aimerait bien savoir quelle voix elle a aujourd'hui.
JB souhaite à tous ses petits amis une bonne journée sous la neige - puisque la neige va retomber aujourd'hui à partir de 18 heures sur Berlin.
lundi 20 septembre 2010
"You made everything happy"
On se réveille la tête encombrée de rêves plus rocambolesques les uns que les autres. Les phares de voiture rappellent des espèces de paires d'yeux exorbités tandis que le ciel est traversé de bandes de nuages qui filent plein est. Cet est où on était ce week-end et dont on se souvient avec une pointe de nostalgie parce qu'on y était avec son meilleur ami. On se réveille avec Near To You d'Yvonne Harrison, qu'on a déjà entendu plusieurs fois sur ce blog tatoué et fumeur. Du coup, on écoute le morceau des Heptones qui se trouve en quatrième position sur ce disque, Caltone Rocksteady Special Tommy McCook, qu'ouvrait Yvonne Harrison. Il s'appelle I Am Lonely et les Heptones y chantent: "Oh my darling, I'm crying over you." Mais ceci ne veut pas dire cela et on souhaite à tou(te)s une bonne journée!
mercredi 18 août 2010
Une poignée de main
Relisant toujours la traduction avant de l'envoyer, je retombe sur ce groupe nominal qui m'avait valu quelques interrogations. Allais-je traduire "les oreilles tranchées" ou "les oreilles coupées"? Allais-je envoyer un petit bonjour à Vincent (Van Gogh), même si Vincent ne s'est pas tranché l'oreille mais le lobe de l'oreille, et même si Vincent n'a rien à faire dans l'inconscient de ce roman qui parle d'enfants soldats au Liberia.
Au moment de la traduction, j'avais finalement opté pour "les oreilles tranchées".
Au moment de la correction, je choisis en fin de compte "les oreilles coupées".
Et, lors de la traduction, j'avais du coup repris le volume n°3 de la Correspondance générale de Vincent Van Gogh, rééditée en 1990 par Gallimard. La scène que l'on connaît s'est déroulée "dans la soirée du 24 décembre" 1888, précise dans ses notes Georges Charensol, et a donc occasionné la peinture des deux tableaux ci-dessous:
Bon, les couleurs sont à chier sur ces reproductions, mais on fera avec - c'est simplement histoire d'illustrer.
Georges Charensol poursuit son exposé après nous avoir expliqué que le seul témoignage de la scène tragique provenait des allégations de Gauguin lequel aurait "volontairement ou non (…) arrangé les faits", pour se disculper entièrement de toute responsabilité dans le geste d'automutilation que commettra Vincent. Et il dit:
Voilà pour les faits, pour l'histoire.
Puis j'avais lu quelques lettres, puis d'autres, puis d'autres encore, toutes traduites du néerlandais et de l'anglais par Maurice Beerblock et Louis Roëlandt.
Il y avait d'abord celle du 1er janvier, écrite à Gauguin, qui est véritablement à faire pleurer. Il faut entendre résonner les mots très précis qu'emploie Vincent pour son "cher ami":
Mon cher ami Gauguin,
Comment faut-il lire cette phrase de Vincent?
Au vu des circonstances (Vincent va mieux), au vu de l'amitié sans bornes qu'il voue à Gauguin (et on se doute qu'au moment de la rédaction de la lettre, il souhaite tout mettre en œuvre pour regagner son amitié), on peut penser que Vincent croit véritablement à cette phrase d'un optimisme d'autant plus effrayant quand on sait qu'il va se suicider un an et demi plus tard - mais ce n'est pas un paradoxe non plus - et quand on pense aux rebuffades que Vincent a dû continûment endurer.
Et puis j'avais été frappé par cette tournure de phrase - et c'est moi qui souligne:
Une bonne poignée de main.
Voilà comment Vincent manifestait sa sympathie, sa profonde amitié. Il n'embrassait pas, n'enlaçait pas, il donnait une poignée de main. Il y avait pour lui, dans ce geste, l'amitié et les sentiments les plus sincères et profonds qu'il puisse jamais extérioriser. Il voyait dans ce geste pourtant distant d'apparence, plutôt froid a priori, et plus encore pour nous Français, le témoignage d'une authentique affection.
Et, sans que je comprenne tout à fait pourquoi, ce geste et ce qu'il implique m'émeut particulièrement.
C'est d'ailleurs ainsi qu'on se saluait en RDA… Mais c'est une autre histoire (ou pas).
Allez, on se quitte avec Yvonne Harrison, celle qui a si peu et si joliment chanté. Et l'une de ses rares (3! t-r-o-i-s!!!) chansons s'appelle évidemment… Take My Hand.
Au moment de la traduction, j'avais finalement opté pour "les oreilles tranchées".
Au moment de la correction, je choisis en fin de compte "les oreilles coupées".
Et, lors de la traduction, j'avais du coup repris le volume n°3 de la Correspondance générale de Vincent Van Gogh, rééditée en 1990 par Gallimard. La scène que l'on connaît s'est déroulée "dans la soirée du 24 décembre" 1888, précise dans ses notes Georges Charensol, et a donc occasionné la peinture des deux tableaux ci-dessous:
Bon, les couleurs sont à chier sur ces reproductions, mais on fera avec - c'est simplement histoire d'illustrer.
Georges Charensol poursuit son exposé après nous avoir expliqué que le seul témoignage de la scène tragique provenait des allégations de Gauguin lequel aurait "volontairement ou non (…) arrangé les faits", pour se disculper entièrement de toute responsabilité dans le geste d'automutilation que commettra Vincent. Et il dit:
Le soir du 23 décembre, Vincent, assure Gauguin, lui jette au visage son verre d'absinthe, ce dont il s'excuse le lendemain. Parlant de ce 24 décembre, Gauguin dit: "Quelle journée, mon Dieu!" et il raconte que, dans la soirée, Vincent tenta de la frapper avec un rasoir alors qu'il traversait la place Victor-Hugo. Si bien qu'au lieu de rentrer place Lamartine, il préféra aller coucher à l'hôtel. Quand il revint à l'atelier vers 7h30 du matin, le 25 décembre, il vit un grand rassemblement. On lui raconta que, la veille, son ami s'était coupé l'oreille "juste au ras de la tête", — détail d'ailleurs inexact puisque Vincent se sectionna seulement le lobe. Après avoir arrêté l'hémorragie, il avait enveloppé le morceau de chair dans une enveloppe et était allé le porter jusqu'à la maison close où il avait ses habitudes afin qu'il soit remis à une fille nommée Gaby. La police autorise Gauguin à pénétrer dans la chambre où repose Vincent. Il demande qu'il soit transporté à l'hôpital et adressé à Théo [le frère de Vincent - JB] un télégramme lui demandant de venir d'urgence, cependant que lui-même prend le train pour Paris.
Théo arrive et l'interne Félix Rey l'informe que son frère, en proie à un délire furieux, a dû être mis en cellule. mais son état semble devoir s'améliorer rapidement. Théo le recommande à la sollicitude du Dr Rey et du facteur Roulin et, ayant conscience qu'il ne peut rien pour Vincent, regagne Paris. En effet, dès le 29 décembre, Vincent peut être admis dans la salle commune de l'hôpital (…) Le 1er janvier 1889, il se rend à son atelier et adresse [une lettre] à Théo. Le 7, Rey estime qu'il est guéri et qu'il peut reprendre une vie normale.
Voilà pour les faits, pour l'histoire.
Puis j'avais lu quelques lettres, puis d'autres, puis d'autres encore, toutes traduites du néerlandais et de l'anglais par Maurice Beerblock et Louis Roëlandt.
Il y avait d'abord celle du 1er janvier, écrite à Gauguin, qui est véritablement à faire pleurer. Il faut entendre résonner les mots très précis qu'emploie Vincent pour son "cher ami":
Mon cher ami Gauguin,
Je profite de ma première sortie d'hôpital pour vous écrire deux mots d'amitié bien sincère et profonde.
J'ai beaucoup pensé à vous à l'hôpital et même en pleine fièvre et faiblesse relative.
Dites, le voyage de mon frère Théo était-il donc bien nécessaire, mon ami?
Maintenant au moins rassurez-le tout à fait et vous-même je vous en prie ayez confiance qu'en somme aucun mal n'existe dans ce meilleur des mondes où tout marche toujours pour le mieux.
Alors je désire que vous disiez bien des choses de ma part au bon Schuffenecker, que vous vous absteniez jusqu'à plus mûre réflexion faite de part et d'autre de dire du mal de notre pauvre petite maison jaune, que vous saluiez de ma part les peintres que j'ai vus à Paris. Je vous souhaite la prospérité à Paris, avec une bonne poignée de main.
t. à t. Vincent.
Roulin a été véritablement bon pour moi, c'est lui qui a eu la présence d'esprit de me faire sortir de là avant que les autres n'étaient convaincus.
Répondez-moi s. v. p.
Comment faut-il lire cette phrase de Vincent?
(…) et vous-même je vous en prie ayez confiance qu'en somme aucun mal n'existe dans ce meilleur des mondes où tout marche toujours pour le mieux."
Faut-il la lire comme une assertion tout à fait sincère, une opinion à laquelle il souscrit tout à fait, adhérant à la théorie de Thomas More? Ou bien faut-il au contraire la lire comme un commentaire ironique, que l'on pourrait placer du même coup plutôt dans la critique qu'a faite Voltaire dans Candide de L'Utopie du même Thomas More?Au vu des circonstances (Vincent va mieux), au vu de l'amitié sans bornes qu'il voue à Gauguin (et on se doute qu'au moment de la rédaction de la lettre, il souhaite tout mettre en œuvre pour regagner son amitié), on peut penser que Vincent croit véritablement à cette phrase d'un optimisme d'autant plus effrayant quand on sait qu'il va se suicider un an et demi plus tard - mais ce n'est pas un paradoxe non plus - et quand on pense aux rebuffades que Vincent a dû continûment endurer.
Et puis j'avais été frappé par cette tournure de phrase - et c'est moi qui souligne:
Je vous souhaite la prospérité à Paris, avec une bonne poignée de main.
Et du coup j'avais regardé comme finissaient les lettres suivantes. Et, systématiquement:Bonne poignée de main.
Encore une fois une vigoureuse poignée de main.
Je te serre bien la main.
Poignée de main (…) Encore une bonne poignée de main à toi et Gauguin.
Poignée de main.
Mes compliments, amitiés et, par la pensée, une poignée de main.
Etc., etc., etc.Une bonne poignée de main.
Voilà comment Vincent manifestait sa sympathie, sa profonde amitié. Il n'embrassait pas, n'enlaçait pas, il donnait une poignée de main. Il y avait pour lui, dans ce geste, l'amitié et les sentiments les plus sincères et profonds qu'il puisse jamais extérioriser. Il voyait dans ce geste pourtant distant d'apparence, plutôt froid a priori, et plus encore pour nous Français, le témoignage d'une authentique affection.
Et, sans que je comprenne tout à fait pourquoi, ce geste et ce qu'il implique m'émeut particulièrement.
C'est d'ailleurs ainsi qu'on se saluait en RDA… Mais c'est une autre histoire (ou pas).
Allez, on se quitte avec Yvonne Harrison, celle qui a si peu et si joliment chanté. Et l'une de ses rares (3! t-r-o-i-s!!!) chansons s'appelle évidemment… Take My Hand.
lundi 16 août 2010
Telling you
On est réveillé par la pluie, par les éclairs, par l'orage. Dans la rue, on voit passer un vélo dont la conductrice tient un parapluie tout en roulant. Pendant qu'on attend impatiemment le café, résonnent brusquement les accents presque incantateurs de la voix d'Yvonne Harison, avec sa magnifique chanson Near To You dont on s'était déjà émerveillé en avril dernier. Et si on essaie de faire écouter un nouveau morceau tous les jours, celui-ci est si ensorcelant qu'on ne résiste pas au plaisir de le remettre sur ce blog tatoué et fumeur. Du coup on n'oublie pas: "For it's just as though I'm standing there before you, and telling you how my child I adore you."
mardi 13 avril 2010
Yvonne! Yvonne! Yvonne!
Parfois, la vie est absolument et uniquement merveilleuse (d'accord: parfois seulement).
On va de site en site. On cherche des morceaux de ses chanteuses préférées, Patsy Todd pour ne pas la nommer, des morceaux qu'on n'aurait pas, ou des morceaux qu'on a mais qu'on voudrait écouter dans une meilleure version, Take It Cool, de Zoot Simms. Bref, la vie, musicale, cyberspatiale et ska.
Et c'est comme ça qu'on tombe, grâce au site Do The Reggay, sur elle: Yvonne Harrison.
Je répète: Yvonne Harrison.
Je répète: Yvonne Harrison.
Et sa chanson: Near To You.
Je répète: Near To You.
Je répète: Near To You.
On écoute d'abord, j'y reviens ensuite.
Near To You est un pur morceau de rocksteady, sorti en 1968 chez Caltone Records. Certains l'indiquent en face B d'un 45 tours avec Roses Are Red My Love de Claudette Thomas, que je présentais l'autre jour. Discogs l'indique en réimpression (2006), toujours chez Caltone, toujours en face B.
Ce qui est magique, dans ce morceau, c'est évidemment la voix pas si jamaïcaine, de prime abord, de notre nouvelle chouchou Yvonne. On dirait presque une voix des années 40 ou 50. Et le morceau ne déparerait pas en BO d'un film de Wong Kar-Waï - il a presque des accents orientalisants. À moins qu'il s'agisse d'un timbre très calypso, le style musical qui précède le ska. Une voix qui a en tout cas quelque chose d'envoûté, sinon d'ensorcelant. Sans nul doute renforcé par cet accord de saxo. Bizarre ce saxo, ça rappelle quelqu'un…
Et puis, à force de chercher, à force de s'entêter, on trouve. Et, bêtement sans doute, on sent une pointe de bonheur se diffuser - comme quoi il ne nous faut pas grand-chose. Car qui interprète cet accord de saxo? Alors? On parlait de lui pas plus tard que hier et aujourd'hui… Alors? Bingo! Monsieur Tommy McCook. En personne. Et c'est ce genre de coïncidences qu'on adore toujours autant - on a déjà écrit mille fois là-dessus.
Mais retour à Yvonne et Tommy. De fait, sur la discographie exhaustive des 45 T de Monsieur McCook, Dame Yvonne est référencée. Mais ainsi: Yvonne Harrison With Tommy McCook's Band. Date de sortie: février 1968. En face B, donc, du morceau de Claudette Thomas. A priori, Dame Yvonne a elle-même composé le morceau de bout en bout, et c'est Calnek qui l'a produit, demandant certainement à Tommy McCook de venir souffler dans son saxo.
Là-dessus, quand on va à tout hasard sur notre site de ska préféré, un site fait par des gars brésiliens intitulé You & Me on a Jamboree, qui nous fait découvrir tant de choses, tant de beaux morceaux inconnus (Zoot Simms, c'est grâce à eux), on se rend compte qu'une compilation est référencée, qui liste tous les morceaux auxquels Tommy McCook a contribué pour Caltone Records. Et ils ont indiqué, je cite:
Et comme on leur fait (presque) aveuglément confiance on y court.
On va de site en site. On cherche des morceaux de ses chanteuses préférées, Patsy Todd pour ne pas la nommer, des morceaux qu'on n'aurait pas, ou des morceaux qu'on a mais qu'on voudrait écouter dans une meilleure version, Take It Cool, de Zoot Simms. Bref, la vie, musicale, cyberspatiale et ska.
Et c'est comme ça qu'on tombe, grâce au site Do The Reggay, sur elle: Yvonne Harrison.
Je répète: Yvonne Harrison.
Je répète: Yvonne Harrison.
Et sa chanson: Near To You.
Je répète: Near To You.
Je répète: Near To You.
On écoute d'abord, j'y reviens ensuite.
Near To You est un pur morceau de rocksteady, sorti en 1968 chez Caltone Records. Certains l'indiquent en face B d'un 45 tours avec Roses Are Red My Love de Claudette Thomas, que je présentais l'autre jour. Discogs l'indique en réimpression (2006), toujours chez Caltone, toujours en face B.
Ce qui est magique, dans ce morceau, c'est évidemment la voix pas si jamaïcaine, de prime abord, de notre nouvelle chouchou Yvonne. On dirait presque une voix des années 40 ou 50. Et le morceau ne déparerait pas en BO d'un film de Wong Kar-Waï - il a presque des accents orientalisants. À moins qu'il s'agisse d'un timbre très calypso, le style musical qui précède le ska. Une voix qui a en tout cas quelque chose d'envoûté, sinon d'ensorcelant. Sans nul doute renforcé par cet accord de saxo. Bizarre ce saxo, ça rappelle quelqu'un…
Et puis, à force de chercher, à force de s'entêter, on trouve. Et, bêtement sans doute, on sent une pointe de bonheur se diffuser - comme quoi il ne nous faut pas grand-chose. Car qui interprète cet accord de saxo? Alors? On parlait de lui pas plus tard que hier et aujourd'hui… Alors? Bingo! Monsieur Tommy McCook. En personne. Et c'est ce genre de coïncidences qu'on adore toujours autant - on a déjà écrit mille fois là-dessus.
Mais retour à Yvonne et Tommy. De fait, sur la discographie exhaustive des 45 T de Monsieur McCook, Dame Yvonne est référencée. Mais ainsi: Yvonne Harrison With Tommy McCook's Band. Date de sortie: février 1968. En face B, donc, du morceau de Claudette Thomas. A priori, Dame Yvonne a elle-même composé le morceau de bout en bout, et c'est Calnek qui l'a produit, demandant certainement à Tommy McCook de venir souffler dans son saxo.
Là-dessus, quand on va à tout hasard sur notre site de ska préféré, un site fait par des gars brésiliens intitulé You & Me on a Jamboree, qui nous fait découvrir tant de choses, tant de beaux morceaux inconnus (Zoot Simms, c'est grâce à eux), on se rend compte qu'une compilation est référencée, qui liste tous les morceaux auxquels Tommy McCook a contribué pour Caltone Records. Et ils ont indiqué, je cite:
Fantastic! Fantastic! Fantastic!
Et comme on leur fait (presque) aveuglément confiance on y court.
En attendant, depuis 23h53 (il est 0h41), ça fait 15 fois que Yvonne chante:
"I'm near to you / Near to you / Even though I'm far away."
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