Und in Berlin schneit es durch und durch. Der JB sitzt in der Wärme und sucht sich alte Blue Beat-Lieder von Roy (Panton) & Yvonne (Harrison). Und dann findet er das. Und dann schmilzt er völlig:
Sind sie beide süüüss… Ist Yvonne anbetungswürdig! Wenn sie einige Töne von Near to You singt, wenn sie am Ende Peace sagt. Och…
Und der JB schämt sich. Er glaubte, Yvonne sei gestorben. Aber nein. Yvonne lebt noch. Genau wie Dame Patsy Todd hat sie fast in 40 Jahre nicht gesungen. Genau wie Dame Patsy (erstes Mal wieder in 2011 i New York, jetzt in Juni 2013 in Rosslau) war es in México ihr 2. Konzert (nach Los Angeles) seit 40 Jahre. Der JB hofft innerlich, dass die Rosslau-leute sie und Roy fü¨r¨2014 einladen. Bitte bitte bitte!
Hier hört man sie in México. OK, der Sound ist hypraschlecht. Aber sie singt.
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dimanche 10 mars 2013
mercredi 23 janvier 2013
Patsy-iiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !!!
Und der JB sass da, in seinem Friseurschreibtischsessel, ruhig & munter, klar im Kopf & fit im Schritt — als er plötzlich King Horrors Schrei ausgesossen ausgestossen hat:
UmGottes Marx' Willen! Was ist nun schon wieder? fragen sich die kleinen lieben Freunde des JB.
Tja…
Der JB sass also da und plauderte mit G im Telefon. Die beiden hatten wieder (vielleicht für das 5. Mal — mindestens, also ein bisschen ellingsmässig) das gemeinsame kulturelle Programm für die kommenden Wochendurchgecheckt (iiih! was für ein hässliches neudeutsches Wort!) überprüft. Neue Termine wurden abgemacht, neue Karten gekauft. Gut.
Und dann, denn da und dort passierte es, nahm der JB einen nonchalanten Guck auf der Seite von This Is Ska, also von dem jährlichen Skafestival in Rosslau. Und genau da schrie er! Was hat er nämlich gesehen und gelesen? Das:
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah!
Patsy in Rosslau? Patsy Todd in Deutschland? Dame Patsy Todd in Europa? "Meine Patsy?" fragte noch dazu der JB laut, im Rohr (also im Telefonrohr, um jetzt Missverständnisse zu vermeiden). "Ich kriege sogar Gänsehaut!" fügte er zu, nie übertreibungkarg wie er ist.
Patsy.
Patsy mit Stranger in Rosslau.
Boah, krass.
Wie lautet es, heute, in 2013?
Ja.
Vor ca. 6 Monaten ist der JB auf dieses Konzert gelandet. Es ist in New York am 1. Oktober 2011 stattgefunden. Und so war es:
Der JB sagt einfach: Na, wir sehen uns…
Um
Tja…
Der JB sass also da und plauderte mit G im Telefon. Die beiden hatten wieder (vielleicht für das 5. Mal — mindestens, also ein bisschen ellingsmässig) das gemeinsame kulturelle Programm für die kommenden Wochen
Und dann, denn da und dort passierte es, nahm der JB einen nonchalanten Guck auf der Seite von This Is Ska, also von dem jährlichen Skafestival in Rosslau. Und genau da schrie er! Was hat er nämlich gesehen und gelesen? Das:
Aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah!
Patsy in Rosslau? Patsy Todd in Deutschland? Dame Patsy Todd in Europa? "Meine Patsy?" fragte noch dazu der JB laut, im Rohr (also im Telefonrohr, um jetzt Missverständnisse zu vermeiden). "Ich kriege sogar Gänsehaut!" fügte er zu, nie übertreibungkarg wie er ist.
Patsy.
Patsy mit Stranger in Rosslau.
Boah, krass.
Wie lautet es, heute, in 2013?
Ja.
Vor ca. 6 Monaten ist der JB auf dieses Konzert gelandet. Es ist in New York am 1. Oktober 2011 stattgefunden. Und so war es:
Der JB sagt einfach: Na, wir sehen uns…
samedi 6 août 2011
Louisa Mark(s)
C'était hier soir en rentrant du nighter quand il faisait si lourd même la nuit, c'était ce matin au réveil alors que la chaleur était déjà assommante, c'était la semaine dernière pendant qu'il pleuvait à torrents, ce sera la semaine prochaine quand on sera toujours dans le "trou estival" comme on dit si prosaïquement en allemand (= Sommerloch) pour désigner cette période où il ne se passe rien (JB y reviendra, sur ce mot). Mais c'était surtout le 21 juin dernier, lui indique son mange-disque électronique, lorsque JB la découvrait.
Il faisait alors une escapade dans cette période du reggae qu'on appelle Lovers Rock, un phénomène quasi essentiellement britannique, du moins qui part de l'Angleterre et qui gagnera ensuite la Jamaïque (pensons à John Holt, pensons à Myrna Hague, etc.), qui dure circa de 1978 à 1988 et qui se caractérise par des chansons d'amour dont le romantisme vient rompre avec les morceaux engagés du reggae depuis l'apparition du dub. Musicalement, le style lorgne vers la disco finissante et une soul plutôt RnB, avec des notes d'orgue très "Caraïbes", pas toujours convaincantes. De fait, et comme JB s'en entretenait pas plus tard qu'hier soir au nighter avec M le DJ, il faut beaucoup chercher, beaucoup écouter pour trouver des choses impeecables. Il y a une quantité énorme de morceaux vieillis, sirupeux, inaudibles à tous niveaux.
Quoi qu'il en soit, le style Lovers Rock (certains disent: "the best reggae music to make love to") aura au moins eu le mérite de mettre en avant des femmes, des chanteuses. Ce sont non seulement elles qui ont donné leurs lettres de noblesse à ce genre de reggae, mais ce sont par elles qu'il s'est imposé. Et c'est surtout, en 1975, par l'une d'entre elles, celle-ci que JB découvrait en ce fameux 21 juin 2011 et, depuis, dont il écoute de façon très régulière et quasi obsessionnelle (ce qui, le caractérisant, est somme toute un hénaurme pléonasme) le titre phare sorti en 1978, 6 Sixth Street: Louisa Mark. Née à Londres en 1960, elle est souvent appelée Louisa Marks, avec un S qui rend son patronyme homonyme avec celui du penseur culte de JB, le prénommé Karl. Une hésitation orthographique que réunit son surnom: Louisa "Markswoman" Mark.
Allez, on écoute d'abord, on en parle ensuite:
Alors bien sûr, diront les petits amis de JB: "Tu aimes cette chanson à cause de la flûte traversière." Et ils n'auront sans doute pas tort. Mais ce serait trop simple si c'était uniquement pour ça.
Pour JB, cette perle caractérise véritablement le style Lovers Rock: une tonalité presque poussée à l'extrême, des cuivres et l'orgue très en avant et, surtout, essentiel, la voix féminine: haute, cristalline — comme l'étaient les timbres des femmes en ces années 1970 (pensons à Susan Cadogan, pensons à Sharon Forrester). Et ce moment que JB adore par-dessus tout, c'est quand Louisa Mark module le "why?", qui se poursuit par cette phrase: "Why? Why just down the road from me so I can see? And all the people around me, they can laugh at me. So tell me, tell me baby why?"
Puisque 6 Sixth Street, pour celles et ceux qui ne l'auraient pas compris, est une chanson de trahison avant d'être une chanson d'amour. (Et, en un éclair, JB se demande à tort si la trahison est aussi un élément consubstantiel de l'amour, mais il ne va pas s'étendre sur le sujet, hein.) C'est une chanson d'une tristesse affligeante avant d'être une chanson "sur laquelle on peut faire l'amour". C'est un libido killer tune avant d'être un killer tune — pour employer la rhétorique du mightydoctorbird, ce bloggeur qui connaît ses années 70 reggae sur le bout des doigts (mais qui ignore Louisa Mark — "So tell me, tell me baby why? Why?") et nous fait lui aussi découvrir des perles.
Or, en ce 21 juin 2011 où JB découvrait avec non plus un train mais un convoi de retard l'existence de Louisa Mark, il apprenait du même coup que Louisa Mark… est décédée. Oh naaan…, se lamentait-il dans son palais socialiste. Et non seulement ça, mais il apprenait que Louisa Mark a quitté la musique en claquant la porte, comme Phyllis Dillon et Dame Patsy Todd avant elle, toutes navrées de voir leur carrière et leurs chansons bâclées par des meks qui s'en foutaient d'elles, pourvu qu'elles chantassent (comme on dit en français correct). Oh naaan…, se lamentait derechef un JB scandalisé.
La suite, on la trouve dans 2 nécros. La première rédigée par David Katz dans le Guardian. La seconde par Shola Adenekan sur The New Black Magazine. JB va alterner les deux:
Sa première chanson, enregistrée à 14 ans et intitulée Caught You in a Lie, la propulse immédiatement parmi les grandes stars féminines du reggae d'Angleterre.

On regarde une photo d'elle, publiée par le site de Trojan:
Trojan qui, dans sa nécro, passe évidemment sur les griefs qui l'ont opposé à Louisa Mark et Clement Bushay, son producteur, sur lequel JB reviendra un autre jour.
Allez, on se quitte sur sa reprise de All My Loving, un morceau des Beatles que Prince Buster avait déjà interprété en version rocksteady.
Il faisait alors une escapade dans cette période du reggae qu'on appelle Lovers Rock, un phénomène quasi essentiellement britannique, du moins qui part de l'Angleterre et qui gagnera ensuite la Jamaïque (pensons à John Holt, pensons à Myrna Hague, etc.), qui dure circa de 1978 à 1988 et qui se caractérise par des chansons d'amour dont le romantisme vient rompre avec les morceaux engagés du reggae depuis l'apparition du dub. Musicalement, le style lorgne vers la disco finissante et une soul plutôt RnB, avec des notes d'orgue très "Caraïbes", pas toujours convaincantes. De fait, et comme JB s'en entretenait pas plus tard qu'hier soir au nighter avec M le DJ, il faut beaucoup chercher, beaucoup écouter pour trouver des choses impeecables. Il y a une quantité énorme de morceaux vieillis, sirupeux, inaudibles à tous niveaux.
Quoi qu'il en soit, le style Lovers Rock (certains disent: "the best reggae music to make love to") aura au moins eu le mérite de mettre en avant des femmes, des chanteuses. Ce sont non seulement elles qui ont donné leurs lettres de noblesse à ce genre de reggae, mais ce sont par elles qu'il s'est imposé. Et c'est surtout, en 1975, par l'une d'entre elles, celle-ci que JB découvrait en ce fameux 21 juin 2011 et, depuis, dont il écoute de façon très régulière et quasi obsessionnelle (ce qui, le caractérisant, est somme toute un hénaurme pléonasme) le titre phare sorti en 1978, 6 Sixth Street: Louisa Mark. Née à Londres en 1960, elle est souvent appelée Louisa Marks, avec un S qui rend son patronyme homonyme avec celui du penseur culte de JB, le prénommé Karl. Une hésitation orthographique que réunit son surnom: Louisa "Markswoman" Mark.
Allez, on écoute d'abord, on en parle ensuite:
Alors bien sûr, diront les petits amis de JB: "Tu aimes cette chanson à cause de la flûte traversière." Et ils n'auront sans doute pas tort. Mais ce serait trop simple si c'était uniquement pour ça.
Pour JB, cette perle caractérise véritablement le style Lovers Rock: une tonalité presque poussée à l'extrême, des cuivres et l'orgue très en avant et, surtout, essentiel, la voix féminine: haute, cristalline — comme l'étaient les timbres des femmes en ces années 1970 (pensons à Susan Cadogan, pensons à Sharon Forrester). Et ce moment que JB adore par-dessus tout, c'est quand Louisa Mark module le "why?", qui se poursuit par cette phrase: "Why? Why just down the road from me so I can see? And all the people around me, they can laugh at me. So tell me, tell me baby why?"
Puisque 6 Sixth Street, pour celles et ceux qui ne l'auraient pas compris, est une chanson de trahison avant d'être une chanson d'amour. (Et, en un éclair, JB se demande à tort si la trahison est aussi un élément consubstantiel de l'amour, mais il ne va pas s'étendre sur le sujet, hein.) C'est une chanson d'une tristesse affligeante avant d'être une chanson "sur laquelle on peut faire l'amour". C'est un libido killer tune avant d'être un killer tune — pour employer la rhétorique du mightydoctorbird, ce bloggeur qui connaît ses années 70 reggae sur le bout des doigts (mais qui ignore Louisa Mark — "So tell me, tell me baby why? Why?") et nous fait lui aussi découvrir des perles.
Or, en ce 21 juin 2011 où JB découvrait avec non plus un train mais un convoi de retard l'existence de Louisa Mark, il apprenait du même coup que Louisa Mark… est décédée. Oh naaan…, se lamentait-il dans son palais socialiste. Et non seulement ça, mais il apprenait que Louisa Mark a quitté la musique en claquant la porte, comme Phyllis Dillon et Dame Patsy Todd avant elle, toutes navrées de voir leur carrière et leurs chansons bâclées par des meks qui s'en foutaient d'elles, pourvu qu'elles chantassent (comme on dit en français correct). Oh naaan…, se lamentait derechef un JB scandalisé.
La suite, on la trouve dans 2 nécros. La première rédigée par David Katz dans le Guardian. La seconde par Shola Adenekan sur The New Black Magazine. JB va alterner les deux:

On regarde une photo d'elle, publiée par le site de Trojan:
Trojan qui, dans sa nécro, passe évidemment sur les griefs qui l'ont opposé à Louisa Mark et Clement Bushay, son producteur, sur lequel JB reviendra un autre jour.
Allez, on se quitte sur sa reprise de All My Loving, un morceau des Beatles que Prince Buster avait déjà interprété en version rocksteady.
jeudi 28 juillet 2011
"Hold me and lead me all the way"
Tous les amis partis, JB se retrouva fort dépourvu quand sa station fut venue. Sa station était assise et la station à venir était Ostbahnhof. JB n'avait aucun problème avec sa station assise (ni debout, d'ailleurs) mais, au fur et à mesure que se profilait la gare d'Ostbahnhof, Dame Patsy chantait avec insistance:
(* merdre! le mégalapsus!! fy faen!!!)
Et, de même que JB se souvenait qu'il avait fait tourner ce morceau l'année dernière sur le mange-disque électronique du blog tatoué et fumeur, il se souvenait aussi que cette chanson l'avait étreint la première fois qu'il l'avait entendue. Et donc, de même qu'il se souvenait que ses amis étaient qui ici, qui là, qui là-bas et qui dans ce lieu, il sentait également que les paroles de Patsy le laminaient tout autant alors qu'elles n'étaient que propices. Aussi, se souvenant enfin qu'il n'avait plus nourri le blog tatoué et fumeur depuis des lustres (en âge électronique, ce sont même des années lumières), il décidait, ici et maintenant, étreint dans son train (ouais ouais, elle est fastoche celle-là), de revenir (lui qui arrivait alors que ses amis étaient partis) au journal électronico-linguistico-musical en recommençant par Do You Remember?:
Sur ce, JB va manger une tranche de hure, hein. Un mot d'origine inconnue mais sans doute germanique qui, à l'origine (c'est-à-dire dès le XII siècle), apprend JB à l'instant même, signifiait "ensemble de poils qui couvrent la tête d'une bête sauvage", puis "tête de certaines bêtes sauvages, en particulier du sanglier", enfin, par métonymie, "tête ébouriffée d'un homme". La signification culinaire et charcutière est très tardive au regard du sens premier, en ce qu'elle n'apparaît que vers la moitié du XIXe siècle, indique le Robert historique de la langue française. Ce qui, somme toute, peut nous mettre de bon poil, mais pas forcément à poil (enfin… c'est comme on veut, hein).
Babaille!
Do you remember when we met?
We were together all one.
So don't leave me, my only me* one,
Just hold hold hold me by the hand.
Hold me and lead me all the way.
Oh, my darling day by day…
And when we reach our destiny,
My darling keep the love to me.
(* merdre! le mégalapsus!! fy faen!!!)
Et, de même que JB se souvenait qu'il avait fait tourner ce morceau l'année dernière sur le mange-disque électronique du blog tatoué et fumeur, il se souvenait aussi que cette chanson l'avait étreint la première fois qu'il l'avait entendue. Et donc, de même qu'il se souvenait que ses amis étaient qui ici, qui là, qui là-bas et qui dans ce lieu, il sentait également que les paroles de Patsy le laminaient tout autant alors qu'elles n'étaient que propices. Aussi, se souvenant enfin qu'il n'avait plus nourri le blog tatoué et fumeur depuis des lustres (en âge électronique, ce sont même des années lumières), il décidait, ici et maintenant, étreint dans son train (ouais ouais, elle est fastoche celle-là), de revenir (lui qui arrivait alors que ses amis étaient partis) au journal électronico-linguistico-musical en recommençant par Do You Remember?:
Sur ce, JB va manger une tranche de hure, hein. Un mot d'origine inconnue mais sans doute germanique qui, à l'origine (c'est-à-dire dès le XII siècle), apprend JB à l'instant même, signifiait "ensemble de poils qui couvrent la tête d'une bête sauvage", puis "tête de certaines bêtes sauvages, en particulier du sanglier", enfin, par métonymie, "tête ébouriffée d'un homme". La signification culinaire et charcutière est très tardive au regard du sens premier, en ce qu'elle n'apparaît que vers la moitié du XIXe siècle, indique le Robert historique de la langue française. Ce qui, somme toute, peut nous mettre de bon poil, mais pas forcément à poil (enfin… c'est comme on veut, hein).
Babaille!
samedi 28 mai 2011
Who the f*** is Brigitte Bond?
Et JB, qui retourne son mange-disque électronique comme il le ferait du tiroir de sa table de chevet s'il en avait une — JB, donc, retombe sur ce morceau de 1964:
Il écoute ce Blue Beat Baby mi-swinging sixties, mi-early ska. Et il en fait profiter tous ses petits amis:
Et, réécoutant ça, JB trouve étrange la voix de cette mystérieuse Brigitte Bond. JB, qui entre-temps est devenu est un pet-cialiste des voix féminines jamaïcaines ne trouve aucune espèce de ressemblance avec le timbre en vogue, à l'époque, sur l'île des Caraïbes. Voire: il ne s'agit pas du tout d'une voix de femme noire, mais bien une voix de femme blanche. Et, non seulement ça, mais elle renferme une raucité qui n'est pas sans rappeler celle, dix ans avant, d'Amanda Lear. Étrange. Aussi, pour JB, la question qui et qu'il se posait lorsqu'il a découvert la chanson en novembre 2010 dernier se repose avec la même acuité:
Who the f*** was (is?) Brigitte Bond?
JB part à la pêche aux informations.
Le disque est bien répertorié dans tous les index et catalogues dignes de foi.
Tant chez tapir, où ladite Brigitte sort justeavant après Prince Buster:
Tant chez tapir, donc, que chez 45cat.com:
On apprend même qui étaient ces fameux Bluebeats (parfois aussi orthographiés en deux mots, The Blue Beats), lesquels ont ainsi composé le morceau:
En parlant justement de bluebeat, le style musical et non plus la maison de disques. C'était quoi? Pour répondre à cette question, on va laisser chanter Derrick Morgan et Patsy Todd, dans leur morceau, également sorti en 1964, et intitulé The National Dance (tiens, ça fait d'ailleurs penser à JB que N lui avait demandé en décembre dernier de lui copier le morceau, ce qu'il n'a toujours pas fait — tsss…). Une chanson, nous indiquent les notes du CD duquel elle a été tirée, qui "was co-written by Millicent Patsy Todd". Et, évidemment, JB est aux anges. Mais la question: le bluebeat, c'est quoi? On écoute la réponse:
Donc, bluebeat et ska, c'est bonnet blanc et blanc bonnet, ce que confirme le duo:
Whether you call it Ska in Jamaica or Bluebeat in London town, let's all join together and do the national dance.
Toutefois, la question liminaire se pose toujours:
Who the f****** f*** is/was Brigitte Bond?
JB n'a pas été le premier à s'interroger, et d'autres avant lui se sont cassé les dents, ainsi qu'en témoigne un dénommé buzzboy67 sur toitube:
Or, toujours sur toitube, JB trouve cette information fracassante, oui, fracassantissime:
Hein?!?
Brigitte Bond serait une trans!?!
Une "strip-teaseuse maltaise"?!?
Naaan… !?!
Et le Thom en question, qui nous révèle cette information, précise: "I knew her so well" = "Je la connaissais tellement bien."
Naaan!!!
Elle ressemblerait même à ça:
Bon, la dédicace, là, en bas en gauche, ça compte pour du beurre, hein. JB se souvient par exemple parfaitement qu'il avait reçu une dédicace personnalisée de Michèle Torr, mais en fait c'était du bidon, c'étaient juste ses petits amis de l'époque qui lui avaient bricolé un faux mot. JB était fumasse, hein.
Bon. Brigitte Bond.
Brigitte Bond serait "une transsexuelle", qui plus est une "strip-teaseuse maltaise". Ouiii…
Or JB découvre une autre version:
Star(lette) de cinéma française en vrai ou en faux, il est en tout cas fort probable qu'elle ait vécu à Londres et non en Jamaïque. D'autant que roots archives ne la connaît pas. La compilation Mod Reggae de Trojan Records nous le confirme (et c'est JB qui souligne):
Toutefois, Trojan ne dit pas un mot sur Brigitte Bond, ne révèle rien sur l'identité réelle ou supposée de notre Chérie BB, reste muet sur ces initials B.B., comme Gainsbourg en parlera quatre ans plus tard, en 1968, à propos d'une autre femme dont JB n'écrira pas le nom complet au risque de se voir atteint d'un brusque accès d'aphtes & d'herpès conjugués.
Au final, et à défaut de réponse, force est de chanter avec Serge († RIP):
Il écoute ce Blue Beat Baby mi-swinging sixties, mi-early ska. Et il en fait profiter tous ses petits amis:
Et, réécoutant ça, JB trouve étrange la voix de cette mystérieuse Brigitte Bond. JB, qui entre-temps est devenu est un pet-cialiste des voix féminines jamaïcaines ne trouve aucune espèce de ressemblance avec le timbre en vogue, à l'époque, sur l'île des Caraïbes. Voire: il ne s'agit pas du tout d'une voix de femme noire, mais bien une voix de femme blanche. Et, non seulement ça, mais elle renferme une raucité qui n'est pas sans rappeler celle, dix ans avant, d'Amanda Lear. Étrange. Aussi, pour JB, la question qui et qu'il se posait lorsqu'il a découvert la chanson en novembre 2010 dernier se repose avec la même acuité:
Who the f*** was (is?) Brigitte Bond?
JB part à la pêche aux informations.
Le disque est bien répertorié dans tous les index et catalogues dignes de foi.
Tant chez tapir, où ladite Brigitte sort juste
Tant chez tapir, donc, que chez 45cat.com:
On apprend même qui étaient ces fameux Bluebeats (parfois aussi orthographiés en deux mots, The Blue Beats), lesquels ont ainsi composé le morceau:
En parlant justement de bluebeat, le style musical et non plus la maison de disques. C'était quoi? Pour répondre à cette question, on va laisser chanter Derrick Morgan et Patsy Todd, dans leur morceau, également sorti en 1964, et intitulé The National Dance (tiens, ça fait d'ailleurs penser à JB que N lui avait demandé en décembre dernier de lui copier le morceau, ce qu'il n'a toujours pas fait — tsss…). Une chanson, nous indiquent les notes du CD duquel elle a été tirée, qui "was co-written by Millicent Patsy Todd". Et, évidemment, JB est aux anges. Mais la question: le bluebeat, c'est quoi? On écoute la réponse:
Donc, bluebeat et ska, c'est bonnet blanc et blanc bonnet, ce que confirme le duo:
Whether you call it Ska in Jamaica or Bluebeat in London town, let's all join together and do the national dance.
Toutefois, la question liminaire se pose toujours:
Who the f****** f*** is/was Brigitte Bond?
JB n'a pas été le premier à s'interroger, et d'autres avant lui se sont cassé les dents, ainsi qu'en témoigne un dénommé buzzboy67 sur toitube:
Or, toujours sur toitube, JB trouve cette information fracassante, oui, fracassantissime:
Hein?!?
Brigitte Bond serait une trans!?!
Une "strip-teaseuse maltaise"?!?
Naaan… !?!
Et le Thom en question, qui nous révèle cette information, précise: "I knew her so well" = "Je la connaissais tellement bien."
Naaan!!!
Elle ressemblerait même à ça:
Bon, la dédicace, là, en bas en gauche, ça compte pour du beurre, hein. JB se souvient par exemple parfaitement qu'il avait reçu une dédicace personnalisée de Michèle Torr, mais en fait c'était du bidon, c'étaient juste ses petits amis de l'époque qui lui avaient bricolé un faux mot. JB était fumasse, hein.
Bon. Brigitte Bond.
Brigitte Bond serait "une transsexuelle", qui plus est une "strip-teaseuse maltaise". Ouiii…
Or JB découvre une autre version:
Star(lette) de cinéma française en vrai ou en faux, il est en tout cas fort probable qu'elle ait vécu à Londres et non en Jamaïque. D'autant que roots archives ne la connaît pas. La compilation Mod Reggae de Trojan Records nous le confirme (et c'est JB qui souligne):
London's hippest musicians were also taking note, none more so than Georgie Fame who recorded with Prince Buster as well as releasing his own 'Rhythm and Blue Beat' EP. Graham Bond backed up Ernest Ranglin on an EP for Black Swan, whilst in 1964 Chris Farlowe released The Blue Beat on Decca under the guise of The Beazers. Blue Beat reciprocated the favour by releasing Blue Beat Baby by Brigitte Bond, although a rather tame affair, it contains the line "All the Mods wanna tap their feet". Mods and Ska had officially become partners and it's a relationship that lasts to this day, from Manchester's Hideaway R&B Club to Rude in Reading and a whole host of London club nights, such as Right On, Set The Tone, Coast To coast, Reggae Train, Reggae Shack and Steppin' Out, all helping to keep that link alive.
Toutefois, Trojan ne dit pas un mot sur Brigitte Bond, ne révèle rien sur l'identité réelle ou supposée de notre Chérie BB, reste muet sur ces initials B.B., comme Gainsbourg en parlera quatre ans plus tard, en 1968, à propos d'une autre femme dont JB n'écrira pas le nom complet au risque de se voir atteint d'un brusque accès d'aphtes & d'herpès conjugués.
Au final, et à défaut de réponse, force est de chanter avec Serge († RIP):
lundi 31 janvier 2011
Le brouillard et la rébellion
Et JB, qui s'était couché hier soir en s'étonnant du brouillard épais qui rendait la visibilité quasi nulle, se réveille en constatant que ce même brouillard non seulement n'a pas quitté Berlin mais s'est également insinué dans sa traduction puisque le mot ouvre la première phrase qu'il doit traduire:
Dehors le brouillard est impénétrable.
De fait: plus la lumière s'intensifie, plus le brouillard s'épaissit. Le givre forme une second peau sur les arbres et les arbustes à tel point qu'on en viendrait presque à se demander si, par endroits, il ne s'agirait pas de neige.
Et si JB est réellement dans le brouillard, il ne sait pas s'il est symboliquement dans le brouillard et préfère de toute façon jeter un voile pudique sur cette question. Ce qu'il sait, en revanche, c'est que par un tour de passe-passe comme seul son cerveau emberlificoté sait lui en jouer, il se réveille avec Hangin' On, de Dame Patsy Todd dans la tête:
Et JB est doublement surpris d'entendre ce morceau sorti en 1969 dans sa tête compliquée qu'il ne l'a pas écouté depuis le 20/01/11, lui indique son mange-disques électronique. Cette chanson qu'il adore et qui est en fait une reprise de Just Enough to Keep Me Hanging on de Cher, qui date de cette même et grandiose année 69, année de révoltes et rébellions et révolutions puisqu'elle marque la naissance d'abord, en juin, à New York, de la première vraie révolte des homos; en Angleterre, celle de la culture skinhead (300 singles de reggae sortent outre-Manche en cette seule année!); enfin, dans la Rance, où le petit JB pousse son premier cri. Et il le pousse le soir tard sans savoir que, de l'autre côté de l'Atlantique, la police américaine fait un raid dans le bureau du parti des Black Panthers:
JB ne sait encore rien de tout cela ni que Angela Davis deviendra plus tard l'une de ses icônes. Grâce à l'INA, on la revoit dans un petit reportage dont JB a fait 4 captures d'écran, et pas n'importe lesquelles:



Toujours est-il qu'en cette année 1969, Patsy Todd fait une reprise de la chanson de Cher, que voici:
Et, 4 années plus tard, en 1973, David Isaacs offre lui aussi sa reprise, si douce et presque nostalgique, aux accents résolument reggae, produite par les Upsetters de Lee Perry:
Tant et si bien que, en se réveillant dans le brouillard mais avec une chanson sortie en cette année de rébellions, JB se dit qu'il commence bien la semaine: dans les révoltes. Sur ce, il souhaite une belle journée à tous ses petits amis.
Dehors le brouillard est impénétrable.
De fait: plus la lumière s'intensifie, plus le brouillard s'épaissit. Le givre forme une second peau sur les arbres et les arbustes à tel point qu'on en viendrait presque à se demander si, par endroits, il ne s'agirait pas de neige.
Et si JB est réellement dans le brouillard, il ne sait pas s'il est symboliquement dans le brouillard et préfère de toute façon jeter un voile pudique sur cette question. Ce qu'il sait, en revanche, c'est que par un tour de passe-passe comme seul son cerveau emberlificoté sait lui en jouer, il se réveille avec Hangin' On, de Dame Patsy Todd dans la tête:
Et JB est doublement surpris d'entendre ce morceau sorti en 1969 dans sa tête compliquée qu'il ne l'a pas écouté depuis le 20/01/11, lui indique son mange-disques électronique. Cette chanson qu'il adore et qui est en fait une reprise de Just Enough to Keep Me Hanging on de Cher, qui date de cette même et grandiose année 69, année de révoltes et rébellions et révolutions puisqu'elle marque la naissance d'abord, en juin, à New York, de la première vraie révolte des homos; en Angleterre, celle de la culture skinhead (300 singles de reggae sortent outre-Manche en cette seule année!); enfin, dans la Rance, où le petit JB pousse son premier cri. Et il le pousse le soir tard sans savoir que, de l'autre côté de l'Atlantique, la police américaine fait un raid dans le bureau du parti des Black Panthers:
JB ne sait encore rien de tout cela ni que Angela Davis deviendra plus tard l'une de ses icônes. Grâce à l'INA, on la revoit dans un petit reportage dont JB a fait 4 captures d'écran, et pas n'importe lesquelles:



Toujours est-il qu'en cette année 1969, Patsy Todd fait une reprise de la chanson de Cher, que voici:
Et, 4 années plus tard, en 1973, David Isaacs offre lui aussi sa reprise, si douce et presque nostalgique, aux accents résolument reggae, produite par les Upsetters de Lee Perry:
Tant et si bien que, en se réveillant dans le brouillard mais avec une chanson sortie en cette année de rébellions, JB se dit qu'il commence bien la semaine: dans les révoltes. Sur ce, il souhaite une belle journée à tous ses petits amis.
samedi 18 décembre 2010
Hog In A Cocoa (inscrutable)
Et quand JB se réveille, il n'a pas neigé depuis la veille. Au contraire, un grand soleil irradie dans un ciel impeccablement bleu. JB n'a jamais vu autant de neige sur Berlin, si tôt dans l'hiver — et il adore la nuit sous la neige, quand l'opacité s'éclaircit à la faveur d'une couverture blanche quasi unilatérale.
Et c'est tout ça qu'il découvre en ouvrant les yeux. Et c'est ça, cette musique, qu'il a dans la tête au réveil, lorsque son cerveau compliqué retrouve sa place. Hog In A Cocoa, attribué à Monsieur Stranger Cole et Dame Patsy Todd, alors que ce sont Joe White et les Skatalites que l'on entend - et qu'on écoute:
Et JB de se demander: pourquoi cette chanson au réveil?
Mais il a beau écouter les paroles, il ne les comprend pas - à s'interroger sur la langue dans laquelle elles sont chantées. Il se dit que c'est bien la peine de parler des langues étrangères et d'en avoir fait son métier quand on est infoutu de comprendre des phrases. Pff, quel nullos! songe-t-il dans son for intérieur. Mais comme JB est borné, il cherche sur internénette et trouve ça:
"Inscrutable", souligne Michael Atherton, l'auteurdu booklet du livret (en bon français) de la compilation où se trouve la chanson éponyme. Inscrutable en anglais ne signifie pas tout à fait inscrutable en français, un mot rare:
… mais:
Et, toutefois, dans "l'esprit humain" emberlificoté de JB (oui, JB confirme, il est toujours un humain), Hog In A Cocoa est à la fois impénétrable et incompréhensible. Le voilà tranquillisé. Il peut donc souhaiter à tous ses petits amis une belle journée.
Et c'est tout ça qu'il découvre en ouvrant les yeux. Et c'est ça, cette musique, qu'il a dans la tête au réveil, lorsque son cerveau compliqué retrouve sa place. Hog In A Cocoa, attribué à Monsieur Stranger Cole et Dame Patsy Todd, alors que ce sont Joe White et les Skatalites que l'on entend - et qu'on écoute:
Et JB de se demander: pourquoi cette chanson au réveil?
Mais il a beau écouter les paroles, il ne les comprend pas - à s'interroger sur la langue dans laquelle elles sont chantées. Il se dit que c'est bien la peine de parler des langues étrangères et d'en avoir fait son métier quand on est infoutu de comprendre des phrases. Pff, quel nullos! songe-t-il dans son for intérieur. Mais comme JB est borné, il cherche sur internénette et trouve ça:
"Inscrutable", souligne Michael Atherton, l'auteur
… mais:
Et, toutefois, dans "l'esprit humain" emberlificoté de JB (oui, JB confirme, il est toujours un humain), Hog In A Cocoa est à la fois impénétrable et incompréhensible. Le voilà tranquillisé. Il peut donc souhaiter à tous ses petits amis une belle journée.
jeudi 11 novembre 2010
Millicent Todd AKA ???
Millicent Todd aka Patsy by House of Reggae
Eh oui… C'est reparti aujourd'hui encore avec Dame Patsy Todd que JB écoute en boucle depuis lundi. Grâce à son flair internénettesque, il a réussi à dégoter plein de morceaux de Patsy qu'il ne connaissait pas.
Mais d'abord, on regard ce cher Stranger Cole parler de Patsy, de sa rencontre avec elle - et il donne toujours à JB envie de pleurer tant il est touchant.
Et puis on voit Patsy, aujourd'hui, avec sa voix qui a dû perdre un octave, mais avec sa mine si sérieuse, si concentrée. C'est tiré du documentaire Legends of Ska:
On écoute maintenant le morceau archiconnu dont parle Stranger et qu'il chante avec Dame Patsy: When I Call Your Name:
Et, aujourd'hui, JB a trouvé sur toitube cette version de 1969, avec un riddim plus skanking, très early reggae, peut-être repris par Byron Lee & The Dragonaires et en tout cas produit par Duke Reid:
Eh oui… C'est reparti aujourd'hui encore avec Dame Patsy Todd que JB écoute en boucle depuis lundi. Grâce à son flair internénettesque, il a réussi à dégoter plein de morceaux de Patsy qu'il ne connaissait pas.
Mais d'abord, on regard ce cher Stranger Cole parler de Patsy, de sa rencontre avec elle - et il donne toujours à JB envie de pleurer tant il est touchant.
Et puis on voit Patsy, aujourd'hui, avec sa voix qui a dû perdre un octave, mais avec sa mine si sérieuse, si concentrée. C'est tiré du documentaire Legends of Ska:
On écoute maintenant le morceau archiconnu dont parle Stranger et qu'il chante avec Dame Patsy: When I Call Your Name:
Et, aujourd'hui, JB a trouvé sur toitube cette version de 1969, avec un riddim plus skanking, très early reggae, peut-être repris par Byron Lee & The Dragonaires et en tout cas produit par Duke Reid:
mardi 9 novembre 2010
"Tonight the star shines"
On se réveille avec les Schoolgirls dans la tête, qu'on a écoutées toute la journée d'hier - et notamment Sing & Shoot (oh ben ça commence bien! par un lapsus! C'est Sing & Shout et non Sing & Shoot! Shout, shout, shout!!!). Et on a beau, ensuite, chercher Sing & Shout sur toitube - en vain, on ne trouve rien.
Pas grave, puisque, très vite, la chanson est éclipsée par Loving Love de Dame Patsy Todd. On s'étonne dans un premier temps, puis on écoute les paroles: "Tonight you're mine / I wonder what tomorrow will be / Will I be lonely / Or be happy with your memories?" Et là on se dit: mais c'est bien sûr! Ce soir… Sauf qu'on sait que, ce soir et demain, ce sera bien. À preuve ce que Patsy dit ensuite: "Tonight the star shines."
Et une bonne soirée à tou(te)s, hein.
Pas grave, puisque, très vite, la chanson est éclipsée par Loving Love de Dame Patsy Todd. On s'étonne dans un premier temps, puis on écoute les paroles: "Tonight you're mine / I wonder what tomorrow will be / Will I be lonely / Or be happy with your memories?" Et là on se dit: mais c'est bien sûr! Ce soir… Sauf qu'on sait que, ce soir et demain, ce sera bien. À preuve ce que Patsy dit ensuite: "Tonight the star shines."
Et une bonne soirée à tou(te)s, hein.
dimanche 7 novembre 2010
"Here it goes again"
Et JB, apprenant hier soir la mort de Sonia Pottinger, une nouvelle qui l'a rendu triste comme les pierres, se réveille ce matin avec Give Me A Chance, sorti en 1968 et produit, donc, par Miss Pottinger. Étonnamment, le morceau refuse de quitter la tête confuse et encore embrumée d'un JB qui se retourne dans son lit comme pour chasser la chanson. En vain. Du coup JB se lève, file à son ordimini qu'il enclenche et qui s'allume docilement comme tout ordimini doit le faire; JB trouve immédiatement et se réjouit déjà d'entendre les premières notes de ces accords early reggae, se disant qu'il n'y a pas meilleure chanson pour commencer une journée, qui plus est un dimanche.
Puis, faisant ses petites affaires, il entend les paroles qui viennent pour ainsi dire, depuis leur pièce à musique, chercher JB dans la pièce de son palais socialiste où il se trouve. Elles le rattrapent pour mieux lui insuffler dans ses oreilles et son cerveau qui peu à peu se désembrume leur refrain entêtant: "I can't stand this pain / Here it goes again / Give me a chance / Give me romance." Forcément, quand JB entend et comprend ça, il se dit in petto et aussitôt, avec sa voix faussement ingénue: Mais je ne vois pas du tout en quoi ça me concerne ni pourquoi cette musique du matin insiste pour me parler!
Ha ha ha!
C'est bien de faire de l'humour dès le matin.
Allez, une bonne journée à tou(te)s, hein…
Puis, faisant ses petites affaires, il entend les paroles qui viennent pour ainsi dire, depuis leur pièce à musique, chercher JB dans la pièce de son palais socialiste où il se trouve. Elles le rattrapent pour mieux lui insuffler dans ses oreilles et son cerveau qui peu à peu se désembrume leur refrain entêtant: "I can't stand this pain / Here it goes again / Give me a chance / Give me romance." Forcément, quand JB entend et comprend ça, il se dit in petto et aussitôt, avec sa voix faussement ingénue: Mais je ne vois pas du tout en quoi ça me concerne ni pourquoi cette musique du matin insiste pour me parler!
Ha ha ha!
C'est bien de faire de l'humour dès le matin.
Allez, une bonne journée à tou(te)s, hein…
samedi 6 novembre 2010
Sonia Pottinger († RIP)
Und Sonia Pottinger ist tot, teilt uns die Jamaica Observer mit.
Et Sonia Pottinger est décédée, nous informe le Jamaica Observer.
Pff… Après Gregory Isaacs, le 25 octobre dernier, et Sugar Minott avant lui, c'est maintenant Sonia Pottinger qui vient de mourir. Pff…
Seufz… Nach Gregory Isaacs, am 25. Oktober, und Sugar Minott vor ihm, ist nun Sonia Pottinger gestorben. Seufz…
Lass uns It's So Hard Without You von Queen Patsy wieder hören, das Sonia Pottinger produziert hat - und das (leider) zu dieser Gelegenheit so treffend ist:
Réécoutons It's So Hard Without You de Queen Patsy, que Sonia Pottinger a produit - et qui (hélas) est on ne peut plus approprié à la situation:
On relit ce que les copains japonais de Rock A Shacka racontaient, sur leur compilation consacrée aux chansons de Queen Patsy produites par Miss Pottinger, à propos de la rencontre des deux dames:
Wir lesen wieder, was die japanischen Kumpeln von Rock A Shacka über die Begegnung der beiden Damen erzählten, auf ihrem Sampler mit Liedern von Queen Patsy, die Miss Pottinger produziert hat:
Sonia Pottinger, Miss Pottinger, DIE grosse Produzentin, ganz einfach DIE Frau der Ska- und Reggaemusik, eine Musik die die Frauen so schlecht behandelt hat.
Sonia Pottinger, Miss Pottinger, LA grande productrice, tout simplement LA femme du ska et du reggae, une musique qui a tellement maltraité les femmes.
Un dernier mot, justement, par les Rock A Shacka:
Ein letztes Wort von den von Rock A Shacka, und zwar dieses:
Jamaican female singers were always admired by the record buying public in Jamaica. Patsy is and remained one of the most loved and versatile female singer to ever come out of jamaica. Patsy droped out the recording music scene in 1969, because she found out later that her records were released without her knowledge and she was very hurt.
Et Sonia Pottinger est décédée, nous informe le Jamaica Observer.
Pff… Après Gregory Isaacs, le 25 octobre dernier, et Sugar Minott avant lui, c'est maintenant Sonia Pottinger qui vient de mourir. Pff…
Seufz… Nach Gregory Isaacs, am 25. Oktober, und Sugar Minott vor ihm, ist nun Sonia Pottinger gestorben. Seufz…
Lass uns It's So Hard Without You von Queen Patsy wieder hören, das Sonia Pottinger produziert hat - und das (leider) zu dieser Gelegenheit so treffend ist:
Réécoutons It's So Hard Without You de Queen Patsy, que Sonia Pottinger a produit - et qui (hélas) est on ne peut plus approprié à la situation:
On relit ce que les copains japonais de Rock A Shacka racontaient, sur leur compilation consacrée aux chansons de Queen Patsy produites par Miss Pottinger, à propos de la rencontre des deux dames:
Wir lesen wieder, was die japanischen Kumpeln von Rock A Shacka über die Begegnung der beiden Damen erzählten, auf ihrem Sampler mit Liedern von Queen Patsy, die Miss Pottinger produziert hat:
Sometime in 1965 Patsy met Miss Sonia Pottinger who was was on her way to becoming a very promising producer with songs such as her first big hit, Every Night, by Joy & Chuck. She produced a number of Patsy's masterpieces, some of which are included in this CD, such as You Took My Love and Your Photograph (…) Patsy has said that just before recording Pati Pata, she remembers Sonia Pottinger coming to her house to pick her up and they drew up to the Wareika Hills to rehearse with Count Ossie and the Wareikas. At that time the Wareika Hills were considered as a “no man's land”, the most scared rude boy scene. Those were all very pleasant times she recalled.
Sonia Pottinger, Miss Pottinger, DIE grosse Produzentin, ganz einfach DIE Frau der Ska- und Reggaemusik, eine Musik die die Frauen so schlecht behandelt hat.
Sonia Pottinger, Miss Pottinger, LA grande productrice, tout simplement LA femme du ska et du reggae, une musique qui a tellement maltraité les femmes.
Un dernier mot, justement, par les Rock A Shacka:
Ein letztes Wort von den von Rock A Shacka, und zwar dieses:
Jamaican female singers were always admired by the record buying public in Jamaica. Patsy is and remained one of the most loved and versatile female singer to ever come out of jamaica. Patsy droped out the recording music scene in 1969, because she found out later that her records were released without her knowledge and she was very hurt.
lundi 18 octobre 2010
Enchifrené et courbaturé
Et JB, qui a chanté tout le week-end, a perdu ses écouteurs et du coup se trouve fort dépourvu quand l'heure de l'iPod est venu. Il a cherché partout dans son palais socialiste: rien. Il a même contacté G pour savoir si les écouteurs n'avaient élu domicile dans son logis: non. Il a songé un instant que c'était un signe mais il ignore de quoi ce pourrait être le signe. Au lieu de quoi il se réveille ce matin, tout enchifrené (comme disait Marcel) et le corps courbaturé (comme disait aussi Marcel), en entendant dans sa tête We Two Happy People, par Stranger Cole et Dame Patsy Todd. Il se demande qui, le concernant, peut bien être la seconde personne qui compose ce "we", n'a pas trop de réponses à apporter, ou plutôt il en a cent mille, à commencer par les rêves insistants de la nuit ou, plus simplement, par ses merveilleux amis. Cherchant le morceau sur toitube il le trouve, mais celui-ci n'étant pas "insérable", JB va le télécharger sur sonnuage pour en faire profiter ses petits amis. Ce serait dommage de rater cette chanson optimiste, joyeuse et pleine d'amour. Et une bonne journée à tou(te)s, hein.
samedi 16 octobre 2010
Wer singt?
Und gestern war der JB zusammen mit G und J bei den linken Chaoten zum RASH-Nighter. Und desto mehr gingen sie dahin, denn es war eine Soliparty für das Archiv der Jugendkulturen, dessen Existenz gefährdet ist. Also: bütte spenden. Hier geht's los.
Auf jeden Fall. Sie waren dort, im autonomen Kreuzberg, zwischen verschiedenen Fraktionen (1: Die Isländichepullifraktion, 2: Die Mittelalterkleidfraktion, 3: Die Redskinsfraktion) und wussten natürlich zu welcher sie gehörten. Sie standen also dort, und plötzlich springt der JB (naja… so gut wie er kann, es ist nicht einfach mit seinem Rollator), denn… denn… wen hat der DJ aufgelegt? Jenau: Dame Patsy Todd. You Took My Love. Der JB singt mit und fragt G: "Wer singt?" G weiss es nicht. JB antwortet: "Patsy!" Dann grinsen sie beide. Der JB singt und tanzt und dankt seine liebling Dame Patsy und denkt an sie:
Ein bisschen später geschieht das Gleiche. Der JB schmeisst seinen Rollator weg, fängt damit an zu tanzen und fragt G: "Na, wer singt?" G weiss immer noch nicht. Der JB ist froh zu antworten: "Derrick & Patsy!" Er singt mit und guckt G in die Augen: "So, Pat, don't you worry!" Der JB singt und tanzt und denkt an seine hem(l)i(s)che Dame Patsy Todd-Liste. So sieht die aus:
Noch später hört der JB What A Day! und fragt G: "Naaa… Wer singt?" Aber diesmal antwortet G: "Lass mich raten… Jemand mit P???" Und diesmal lachen sie beide. Der JB ist im 7. Himmel und desto mehr, weil er damit erfährt, dass er nicht der einzige Patsy-Fan ist: der eine DJ ist es auch.
Es wird spät. Der JB ist müde, sein Rollator quietscht, dass sie nach Hause müssen. Der JB hat schon seine Bomberjacke an und seinen Redskins-Schal an wenn… Wer singt? Jeeenau: Dame Patsy, mit dem schönen Lied It's So Hard Without You. Der JB schmeisst alles weg und tanzt und singt wieder.
Heute regnet es, es ist grau, Der JB hat den ganzen Tag seine Patsy-Liste gehört und spielt aber ein Lied, das nicht in der Liste steht: When I Realize. Hier, viel Spass:
Auf jeden Fall. Sie waren dort, im autonomen Kreuzberg, zwischen verschiedenen Fraktionen (1: Die Isländichepullifraktion, 2: Die Mittelalterkleidfraktion, 3: Die Redskinsfraktion) und wussten natürlich zu welcher sie gehörten. Sie standen also dort, und plötzlich springt der JB (naja… so gut wie er kann, es ist nicht einfach mit seinem Rollator), denn… denn… wen hat der DJ aufgelegt? Jenau: Dame Patsy Todd. You Took My Love. Der JB singt mit und fragt G: "Wer singt?" G weiss es nicht. JB antwortet: "Patsy!" Dann grinsen sie beide. Der JB singt und tanzt und dankt seine liebling Dame Patsy und denkt an sie:
Ein bisschen später geschieht das Gleiche. Der JB schmeisst seinen Rollator weg, fängt damit an zu tanzen und fragt G: "Na, wer singt?" G weiss immer noch nicht. Der JB ist froh zu antworten: "Derrick & Patsy!" Er singt mit und guckt G in die Augen: "So, Pat, don't you worry!" Der JB singt und tanzt und denkt an seine hem(l)i(s)che Dame Patsy Todd-Liste. So sieht die aus:
Noch später hört der JB What A Day! und fragt G: "Naaa… Wer singt?" Aber diesmal antwortet G: "Lass mich raten… Jemand mit P???" Und diesmal lachen sie beide. Der JB ist im 7. Himmel und desto mehr, weil er damit erfährt, dass er nicht der einzige Patsy-Fan ist: der eine DJ ist es auch.
Es wird spät. Der JB ist müde, sein Rollator quietscht, dass sie nach Hause müssen. Der JB hat schon seine Bomberjacke an und seinen Redskins-Schal an wenn… Wer singt? Jeeenau: Dame Patsy, mit dem schönen Lied It's So Hard Without You. Der JB schmeisst alles weg und tanzt und singt wieder.
Heute regnet es, es ist grau, Der JB hat den ganzen Tag seine Patsy-Liste gehört und spielt aber ein Lied, das nicht in der Liste steht: When I Realize. Hier, viel Spass:
dimanche 10 octobre 2010
"I really need you"
Und der JB vobereitet das Abendessen für seine beiden Freunde A & Å, also dessen Namen fangen mit der ersten und letzten Buchstaben des norwegischen Alphabets. Er kocht für sie:
• Blumenkohlcremesuppe
• Wachteln mit warmen getrockenen Pflaumen und gebratenen Äpfeln
• Ananasstückchen in warmer geschmolzenen Schokolade
… und er hört seinen Sampler mit allen Liedern von Dame Patsy Todd, die er hat. Er kocht und hört Stranger (Cole) & Patsy (Todd) My Love singen und dann, bam! das Glück fällt auf sein Kopf. Ja, er fühl sich sehr glücklich und möchte das mit seinen kleinen lieben Freunden teilen:
Alle singen mit:
"I want you / you so bad / I really need you / You, my dear."
• Blumenkohlcremesuppe
• Wachteln mit warmen getrockenen Pflaumen und gebratenen Äpfeln
• Ananasstückchen in warmer geschmolzenen Schokolade
… und er hört seinen Sampler mit allen Liedern von Dame Patsy Todd, die er hat. Er kocht und hört Stranger (Cole) & Patsy (Todd) My Love singen und dann, bam! das Glück fällt auf sein Kopf. Ja, er fühl sich sehr glücklich und möchte das mit seinen kleinen lieben Freunden teilen:
Alle singen mit:
"I want you / you so bad / I really need you / You, my dear."
mardi 28 septembre 2010
Yoyo
Allez, encore un autre… Parce qu'on ne lasse jamais de Dame Patsy. Cette fois avec Hangin' On, un morceau soul produit par Stranger Cole mais composé par les Wilburn Brothers, que JB ne connaissait ni d'Ève ni d'Adam et qui ont visiblement fait de la counetri. (Puisqu'un certain nombre de morceaux de counetri ont aussi été repris - avec bonheur par rapport aux originaux - en version ska ou reggae.)
Les appels déchirés du disque chéri
EN-FIN!
END-LICH!
Wie lange ist es her? Dass der JB diesen Sampler mit Liedern von Dame Patsy gesehen hat? Pff… Seit einem Jahr fast!
Ça fait combien de temps? Que JB a découvert l'existence de cette compilation des chansons de Dame Patsy Todd? Pff… Depuis un an, presque!
JB a vécu une histoire très contrariée (si!) avec ce disque. Produit par les japonais de Rock A Shacka, le disque était pendant très longtemps disponible uniquement sur l'île - ou en import à des prix prohibitifs. Un jour, JB trouve le CD en Angleterre, le commande et… celui-ci n'arrive jamais. Comme dans le roman d'André Dhostel: Le Pays où l'on arrive jamais. Puis, il y a peu, JB retrouve le disque grâce aux distributeurs suisses de Dodax, qui ont toujours les disques de ska et de reggae les plus introuvables. Mais ça dure, le CD est dit envoyé, il ne vient pas, il est redit envoyé puis, là, aujourd'hui, cet après-midi, il se trouve dans la boîte aux lettres de JB et pleure et crie: "Viens me chercher! Je suis arrivé!" JB, qui a parfois la comprenette un peu lente, n'entendait pas les appels déchirés de son disque chéri - bien qu'il ait fait dans la matinée deux (2!) tours pour aller voir s'il était là. JB était en proie au désespoir, lui qui part demain dans la Rance en se disant que son disque attendrait dans le froid et la faim et l'insécurité d'une boîte aux lettres que personne ne viderait pendant son absence. Mais comme dans les contes de fée, tout est bien bien qui finit bien et JB a son disque chéri entre les mains.
Et donc on écoute un morceau de rocksteady magnifique de Dame Patsy, It's So Hard Without You.
END-LICH!
Wie lange ist es her? Dass der JB diesen Sampler mit Liedern von Dame Patsy gesehen hat? Pff… Seit einem Jahr fast!
Ça fait combien de temps? Que JB a découvert l'existence de cette compilation des chansons de Dame Patsy Todd? Pff… Depuis un an, presque!
© icke
JB a vécu une histoire très contrariée (si!) avec ce disque. Produit par les japonais de Rock A Shacka, le disque était pendant très longtemps disponible uniquement sur l'île - ou en import à des prix prohibitifs. Un jour, JB trouve le CD en Angleterre, le commande et… celui-ci n'arrive jamais. Comme dans le roman d'André Dhostel: Le Pays où l'on arrive jamais. Puis, il y a peu, JB retrouve le disque grâce aux distributeurs suisses de Dodax, qui ont toujours les disques de ska et de reggae les plus introuvables. Mais ça dure, le CD est dit envoyé, il ne vient pas, il est redit envoyé puis, là, aujourd'hui, cet après-midi, il se trouve dans la boîte aux lettres de JB et pleure et crie: "Viens me chercher! Je suis arrivé!" JB, qui a parfois la comprenette un peu lente, n'entendait pas les appels déchirés de son disque chéri - bien qu'il ait fait dans la matinée deux (2!) tours pour aller voir s'il était là. JB était en proie au désespoir, lui qui part demain dans la Rance en se disant que son disque attendrait dans le froid et la faim et l'insécurité d'une boîte aux lettres que personne ne viderait pendant son absence. Mais comme dans les contes de fée, tout est bien bien qui finit bien et JB a son disque chéri entre les mains.
Et donc on écoute un morceau de rocksteady magnifique de Dame Patsy, It's So Hard Without You.
jeudi 19 août 2010
"Nobody know, nobody know"
On se réveille et, une demi-heure plus tard, on constate ce ciel impeccablement bleu clair qui a presque une couleur de septembre. À 5h37, le routier qu'on aime bien tous les matins regarder sortir de chez lui avec son casse-croûte démarre son camion et on se dit que ce matin encore on aurait rien contre le fin de rouler un petit bout de chemin en sa compagnie qu'on s'imagine (on a le droit de rêver) évidemment douce et gaie. Mais la ville dort encore, on n'a aucune musique du matin dans la tête - jusqu'à ce qu'on se souvienne de ce morceau de Dame Patsy Todd, Little Flea (Petite Puce en bon français), découvert parmi les joyaux méconnus que propose systématiquement sur toitube un très étrangement surnommé Cassounet1 (sic et resic), une chanson datant de 1968 et presque anachronique en ce que les rythmes sont calypso en diable. En l'écoutant pour la première, on avait évidemment pensé à N qui nous avait dit un jour adorer ce précurseur du ska, et du coup on lui souhaite, à N aussi, une très bonne journée.
Man wacht auf und, eine halbe Stunde nachher, sieht man diesen flecklosen hellblauen Himmel, der fast eine Septemberfarbe hat. Um 5h37 startet der Lastwagenfahrer sein LKW, den (den Fahrer, nicht den Wagen!) man jeden Morgen anschauen mag, wie er sein Haus mit seinen Brotscheiben verlässt und in seinen Motorriese einsteigt. Und heute früh denkt man wieder, dass man nichts dagegen hätte eine kleine LKW-Runde zu machen, mit ihm und in seiner Gesellschaft, die man sich als angenehmen und l(i)ebensvoll vorstellt (man darf ja träumen). Aber die Stadt schläft noch, man hat keine Morgenmusik im Kopf, aber schnell denkt man an dieses Lied von Dame Patsy Todd wieder, das man vor ein Paar Tage auf durohr gefunden hat, bei einem gewissenen Cassounet1 (what a name!), der immer tolle unbekannten Ska-Stücken vorpsielt. Little Flea heisst es, also Kleiner Floh, ein Lied von 1968, das fast anachronistisch ist, seitdem es Calypso-Töne hat. Und als man es am ersten Mal gehört hatte, musste man an den guten N denken, der uns eines Tages sagte, dass er Calypso sehr viel mochte. Man nimmt also die Gelegenheit ihn auch auch herzlich zu grüssen und man wünscht ihn auch einen richtigen schönen Tag.
Man wacht auf und, eine halbe Stunde nachher, sieht man diesen flecklosen hellblauen Himmel, der fast eine Septemberfarbe hat. Um 5h37 startet der Lastwagenfahrer sein LKW, den (den Fahrer, nicht den Wagen!) man jeden Morgen anschauen mag, wie er sein Haus mit seinen Brotscheiben verlässt und in seinen Motorriese einsteigt. Und heute früh denkt man wieder, dass man nichts dagegen hätte eine kleine LKW-Runde zu machen, mit ihm und in seiner Gesellschaft, die man sich als angenehmen und l(i)ebensvoll vorstellt (man darf ja träumen). Aber die Stadt schläft noch, man hat keine Morgenmusik im Kopf, aber schnell denkt man an dieses Lied von Dame Patsy Todd wieder, das man vor ein Paar Tage auf durohr gefunden hat, bei einem gewissenen Cassounet1 (what a name!), der immer tolle unbekannten Ska-Stücken vorpsielt. Little Flea heisst es, also Kleiner Floh, ein Lied von 1968, das fast anachronistisch ist, seitdem es Calypso-Töne hat. Und als man es am ersten Mal gehört hatte, musste man an den guten N denken, der uns eines Tages sagte, dass er Calypso sehr viel mochte. Man nimmt also die Gelegenheit ihn auch auch herzlich zu grüssen und man wünscht ihn auch einen richtigen schönen Tag.
lundi 9 août 2010
Eine Antwort?/Une réponse?
Man ist froh aufzuwachen und man ist froh mit Queen Patsy aufzuwachen. Aber warum muss man ausgerechnet und unbedingt Your Photograph im Kopf haben? Tja… Gute Frage. "You left me in loneliness / Lord, I'm a fool", sangen Patsy und Stranger Cole schon in 1966 und heute noch in 2010. OK, viel Dank für ihren Besuch. Aber die Frage lässt sich stets stellen. Warum? Weil man gestern mit Bildern gebastelt hat? Nö. So einfach kann es nicht sein. Man hört sich das Lied auf durohr an, merkt dass die Pitch schief ist, zu langsam ist, aber auch das bringt keine Antwort. Und das ist enervierend. Enervierend nicht zu wissen und mit der falschen Geschwindigkeit das Stück hören zu müssen.
On est content de se réveiller et content de se réveiller avec Queen Patsy. Mais pourquoi diable doit-onabsolument se réveiller avec Your Photograph dans la tête? Hum… Bonne question. "You left me in loneliness / Lord, I'm a fool", chantaient Patsy und Stranger Cole en 1966 et aujourd'hui encore, en 2010. OK, merci beaucoup de votre visite. Néanmoins, la question demeure: pourquoi? Parce qu'on a bricolé des photos hier? Nan. La réponse ne peut pas être aussi simple. On écoute la chanson sur toitube et on remarque, un brin agacé, que le pitch est est un poil trop lent. C'est irritant. C'est irritant de ne pas savoir comme de devoir entendre le morceau à la mauvaise vitesse.
Comme on est têtu comme une mule, on cherche une réponse sur gougueule. Que, évidemment, on ne trouve pas. En revanche, on trouve ça, ci-dessous, à propos de Patsy, sur le site japonais de Rock A Shacka, qui a récemment réédité les chansons de Patsy. Et ce qu'ils disent sur elle, ce qu'ils disent sur la domination masculine dans le ska, sur l'invisibilisation des femmes dans le ska (ou son image inversée: la mise en valeur des femmes pour mieux rehausser la puissance des hommes) nous suffit amplement comme réponse, d'autant qu'on a de cesse de le répéter sur ce blog tatoué et fumeur.
Seidem man stur wie ein Bock ist, sucht man eine Antwort auf guhggel. Die man natürlich nicht findet. Dennoch findet man was anderes, hierunten, über Patsy, auf die Seite von Rock A Shacka, ein Plattenunternehmen, das neulich die sämtlichen Lieder Patsy Todd herausgegeben hat. Und was die über sie sagen, über die männliche Domninanz im Ska, über die Unsichtbarmachung der Frauen in dem Ska oder ihre umgekehrtes Bild: die Promowierung der Frauen um die Macht der Männer besser zu festigen) reicht uns als Antwort völlig, denn sowas wiederholt man immmmer wieder auf diesen rauchenden tätowierten Blog.
On est content de se réveiller et content de se réveiller avec Queen Patsy. Mais pourquoi diable doit-onabsolument se réveiller avec Your Photograph dans la tête? Hum… Bonne question. "You left me in loneliness / Lord, I'm a fool", chantaient Patsy und Stranger Cole en 1966 et aujourd'hui encore, en 2010. OK, merci beaucoup de votre visite. Néanmoins, la question demeure: pourquoi? Parce qu'on a bricolé des photos hier? Nan. La réponse ne peut pas être aussi simple. On écoute la chanson sur toitube et on remarque, un brin agacé, que le pitch est est un poil trop lent. C'est irritant. C'est irritant de ne pas savoir comme de devoir entendre le morceau à la mauvaise vitesse.
Comme on est têtu comme une mule, on cherche une réponse sur gougueule. Que, évidemment, on ne trouve pas. En revanche, on trouve ça, ci-dessous, à propos de Patsy, sur le site japonais de Rock A Shacka, qui a récemment réédité les chansons de Patsy. Et ce qu'ils disent sur elle, ce qu'ils disent sur la domination masculine dans le ska, sur l'invisibilisation des femmes dans le ska (ou son image inversée: la mise en valeur des femmes pour mieux rehausser la puissance des hommes) nous suffit amplement comme réponse, d'autant qu'on a de cesse de le répéter sur ce blog tatoué et fumeur.
Seidem man stur wie ein Bock ist, sucht man eine Antwort auf guhggel. Die man natürlich nicht findet. Dennoch findet man was anderes, hierunten, über Patsy, auf die Seite von Rock A Shacka, ein Plattenunternehmen, das neulich die sämtlichen Lieder Patsy Todd herausgegeben hat. Und was die über sie sagen, über die männliche Domninanz im Ska, über die Unsichtbarmachung der Frauen in dem Ska oder ihre umgekehrtes Bild: die Promowierung der Frauen um die Macht der Männer besser zu festigen) reicht uns als Antwort völlig, denn sowas wiederholt man immmmer wieder auf diesen rauchenden tätowierten Blog.
Why do Japanese people love Patsy? Maybe it’s her melancholy, her twilight charisma, or those heart-rending melodies. With her beautiful looks and a vocal delivery that overflows with emotion, Patsy is a female artist the likes of which I have never known. While she was already a star in the Ska era as a partner with Stranger Cole and Derrick Morgan, it wasn’t until Miss Pottinger took her under her wing that she started to make more frequent appearances as a solo singer. This was nothing do with her quality as an artist, but probably more to do with the fact that the male producers in the male-dominated culture of Jamaica at the time didn’t give her the chance she deserved. As a woman, Miss Pottinger, the only female producer the island has ever known, was really able to understand Patsy - an understanding that gave rise to so many wonderful hits from the Pottinger stable, such as You Took My Love and Love so Divine. This release features a Gay Feet-style lovers Rocksteady track on the A-side, and a funky reworking on the B-side of Blues in the Night, originally composed for the 1941 film of the same name.
lundi 28 juin 2010
3 lignes
France, 1965 ("Moi j'ai une toute p'tite ligne de chance")
Italy, 1972 ("Manafa nessem perimbessi?")
Jamaica, 1966 ("If you got the soul")
Italy, 1972 ("Manafa nessem perimbessi?")
Jamaica, 1966 ("If you got the soul")
mercredi 23 juin 2010
Time to move on
Un ciel bleu clair constellé de nuages grisâtres. Une lumière encore timide bien que le jour se soit levé à trois heures. Une rue dont le silence est parfois troublé par le passage d'une voiture à la présence pour le coup d'autant plus incongrue. Et, tiens donc… les oiseaux qui ne chantent pas. Comme s'ils trouvaient qu'il n'y avait pas encore assez de raisons pour ça, comme s'ils se disaient: "Oh ben si c'est comme ça, nous, on reste dans notre nid, hein! Vous n'avez qu'à vous magner l'arrière-train pour nous offrir une journée plus enjouée." Comme s'ils reprenaient à leur compte les scansions de Patsy Todd: "And everybody, it's time to move on!"
Le désir des oiseaux sont des ordres! Alors, pour mieux commencer la journée, on écoute la reprise de 1967 du hit de Miriam Makeba, intitulée Pata Pata Rock Steady, orchestrée par Count Ossie et son Basie Basie Band et, donc, chantée par Dame Patsy Todd.
Le désir des oiseaux sont des ordres! Alors, pour mieux commencer la journée, on écoute la reprise de 1967 du hit de Miriam Makeba, intitulée Pata Pata Rock Steady, orchestrée par Count Ossie et son Basie Basie Band et, donc, chantée par Dame Patsy Todd.
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