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vendredi 6 novembre 2009

Ansel Collins bevor Skamstag

Heute ist nicht S(k)amstag und noch Freitag, aber trotzdem gibt es heute Abend Nighter. Im Tommyhaus! Unterschied (zu der Völkerfreundschaft) ist: mehr skinhead reggae, mehr revive. Sowie hierunten, Bigger Boss von Ansel Collins. Und jedes Mal, wenn ich dieses fröhliches und gutlaunemachendes Lied letzter Sommer hörte, auf dem Weg hin- und zurück von der Gebäude der Kaiserin, und traff dort manchmal diesen *!!*#!grumpf Herrn Doktor, sang ich eher: "Oh, bigger boss / oooh / work this shot / work, man / bigger boss" (statt "work this shop" - er war nämlich bullig und ich brauchte meinen täglichen Gegengift in den Arm).
Testosteron und Pheromomen beiseite.
Hier ist was allmusic sagt uns:
Who's the "Bigger Boss" here, Ansell Collins or DJ Sir Harry? If you asked Leonard Dillon, he'd probably reply he was, as it was his band The Ethiopians who sent ( "Everything Crash") up the charts, and it's that hit which "Boss" versions. Here, however, producer JJ Johnson picks up the pace slightly, assumedly by speeding up the tape, for otherwise this is a note- perfect rendition of the original riddim, with Collins now sitting pretty on top. For many of his solo spins, the organist had little more than a riff to bounce off of, but "Crash" boasted a strong melody and Collins makes the most of it, swanning over the tune, flamboyantly puffing it up, while overhead Sir Harry brags that he's not only the "Bigger Boss" but also The Originator. But that's an idle boast, for in the sound systems one and all knew that title belonged to U-Roy. But it was Johnson that took the exuberant toaster down a few pegs, crediting this 1969 single not to the rabble rousing DJ, but to the showboating organist.
Hier geht's los:

samedi 10 octobre 2009

(Blam Blam Fever) am Skamstag

Rentrant d'un nighter (assez improbable quand même étant donné la clientèle, bon) passé avec G et N. Une impression de bien-être dès en arrivant. Coup sur coup sont mis deux morceaux que je n'ai cessé d'écouter cette semaine: Tighten Up des Untouchables et l'insubmersible What am I to do de Tony Scott (qui, oui, reprend la fameuse ligne musicale du Liquidator de Harry J All Stars qui est, oui, l'hymne des supporters de Chelsea - un autre jour je reparlerai de ce Liquidator).
Toujours est-il qu'à un moment, alors que certains voulaient repartir le DJ a mis le jubilatoire Reggae Fever (Blam Blam Fever) qui a ce pouvoir magnétique systématique d'attirer tout le monde sur la piste de danse. Là, ça n'a pas raté: même les personnes sur le départ ont dansé. À quoi cela tient? Aux paroles? Qui mettent en valeur les skinheads, leur mode de vie, leur allure, l'aspect fondamentalement festif de leur vie en groupe, leur goût pour le reggae - en l'occurrence pour le genre du morceau, du… skinhead reggae? Je pense que cela tient plutôt des claquements de main qui interviennent à 3 moments dans le morceau. Et ce soir, le plus renversant dans ce nighter assez plan-plan, somme toute, c'est que tout le monde a frappé dans ses mains pile au moment où intervenaient, donc, les claquements de main et tout le monde chantait "the reggae fever is good" - et il y avait cet instant d'union et de communion dont j'ai parlé ici. Allez, on écoute:



Ce morceau est une reprise du Guns Fever (Blam Blam fever) rocksteady des Valentines, où il n'y avait pas les fameux claquements de main, qui se déroulait encore en Jamaïque (Les Pioneers ont déplacé l'action à Londres). Et comme on est déjà samedi et qu'on n'est pas chien et que donc c'est Samstag und dass Samstag auch Skamstag ist, dann zeigen wir auch das Video von The Valentines. Merci qui?



Rubbzzz!

samedi 2 mai 2009

Toots & The Maytals am Skamstag

Jaja, das wissen schon alle: heute ist Samstag und Samstag ist ja Skamstag. Heute gab es auch Zürich, bzw. ich war in Zürich, wurde tätowiert, traff dort liebe Leute, einen… hrmpf… und sitze jetzt mit Folie rundum dem Körpern und höre dieses Lied, unten, in loop. Auch denn ich habe gerade erfahren, dass Toots & The Maytals nach Berlin komme gerade wenn… ich Urlaub mache. Toll! Ich hatte kein Urlaub seit dem Sommer 2007 und gerade die einzige Woche wo ich weg bin, verpasse ich a) den Nighter in der Völkerfreundschaft, b) das Maytals-Konzert. Ist alles ungerecht, das Ganze. Oder: selber Schuld? Nee, oder?

Immerhin. Seitdem (fast) alles stets um Liebe geht, jetzt dieses Lied.

Rubbzzzz!!!!

dimanche 22 mars 2009

The Melodians am Skamstag

Heute war es Samstag und Samstag ist ja wohl auch Skamstag.

De retour du nighter à la Völkerfreundschaft. La musique. Les amis. La danse. Les skinheads. La proximité. La simplicité. L'immédiateté. L'absence d'enjeu d'aucune sorte sinon ça : être ensemble.
Depuis avant-hier soir, ce morceau qui ne quitte pas mon cerveau.
J., sans doute.

Rubbzzz!

samedi 21 février 2009

The Melodians am Skamstag

Heute ist Samstag und Samstag bedeutet Skamstag, das wissen wir ja schon alle. Und denn es der 3. samstag des Monats gibt es auch der Skanighter in der Völkerfreundschaft. Geil! Problem aber: die Rattenbar hat auch ihren Abend heute, und sogar in der Køpi… Ach, mann ey… Naja, egal. Wir machen es so: erstaml Køpi, dann Völkerfreundschaft. Jut so.
Und heute geht es los mit The Melodians und ein bisschen Rocksteady – ein Klassiker, halt. Es geht um die Liebe, naja, was sonst? Euch viel Spass.

Rubbzzz!

samedi 7 février 2009

Patsy Todd am Skamstag

Heute ist es Samstag, und obwohl es draussen ganz grau ist, ist es wieder Skamstag und gestern war es der Nighter im Tommyhaus und übel war die Party überhaupt nicht, ganz im Gegenteil.

Ce post aujourd'hui comme pour se rédimer (et, donc, en profiter pour utiliser un verbe oublié…), pour se racheter (c'est déjà plus moche et furieusement financier) des mots quelque peu injustes envers Patsy Todd. I'm sorry, Patsy. Don't be mad at me, please!
Patsy Todd est connue pour ses duos avec, principalement Stranger Cole et Derrick Morgan. On (je!) dispose de peu d'éléments sur celle qui s'appelle en réalité Millicent Todd: pas d'entrée à son nom dans Wikipedia, idem dans allmusic.com; et si les sites de musiques jamaïcaine daignent la référencer, elle est réduite à jouer les "moitié", cataloguée sous le nom de Stranger & Patsy ou Derrick & Patsy – ce qui en dit long, en somme, sur la domination masculine dans la musique en particulier et dans la vie en général. Bon.
Il nous reste sa voix, flûtée, ces morceaux "feel good" et notamment ceux avec Stranger Cole qui semble vouloir chanter en sourdine pour la laisser dominer la chanson, comme c'est le cas dans My love, le morceau que j'aurais voulu présenter parce qu'il passe quasi en boucle cette semaine, mais dont il manque les dix dernières secondes. D'où le choix de When I call your name, un des hits du duo Stranger & Patsy… allez: du duo Patsy & Stranger.

Rubbzzz!

samedi 31 janvier 2009

Phyllis Dillon am Skamstag

Heute ist es wieder Samstag und dieser Samstag ist auch wieder Skamstag (obwohl es komischerweise kein Skakonzert in Berlin gibt – weil Januar 2009 fünf Wochenenden dieses Jahr hat??).

On retourne ce samedi en Jamaïque avec LA reine du ska, LA meilleure voix féminine que le ska jamaïcain nous ait donné. Je veux bien sûr parler de… ta-daaaa… Phyllis Dillon († RIP). Étonnamment, de nombreuses féminines voix de cette époque sont pointues, aigrelettes, voire stridentes – il suffit de réécouter Patsy Todd, Yvonne (Meekly Wait) ou Naomi (Open the door). Alors que celle de Dame Phyllis est ronde, suave, vibrante sans devenir une voix de crécelle comme ses consœurs. Voire, quand elle va dans les aigus (le fataliste Tulips (and Heather), chanté avec Boris Gardiner), elle tient la note sans prendre un timbre adolescent. Toute la période rocksteady (dont le morceau ci-dessous fait partie) de Phyllis Dillon est impeccable, rien n'est à jeter. Entre 1966 et 1971, la Dame sera une star. Mais l'arrivée du reggae semble fatal à la chanteuse qui ne réussira guère à suivre l'atténuation du tempo.
Parmi les classiques de Phyllis Dillon, il y a bien sûr
Don't touch me tomato, Love was all I had, A thing of the past, etc etc etc. Tout aussi impérissables, ses duos avec Alton Ellis, Why Did You Leave, avec Hopeton Lewis, The Right Track, et j'en passe. Ci-dessous on va découvrir Perfidia, composé par Alfredo Dominguez en 1967. La particularité du morceau tient avant tout à la reprise d'un couplet par… ??? (une bière à celui ou celle qui me le dit) vers la fin du morceau, et non pas chanté mais scandé – un couplet dont nul la superficialité salvatrice (il me semble avoir vu récemment un écrivain (un philosophe?) s'être penché sur la question): "With a sad lament my dreams are faded like a broken melody / While the gods of love look down and laugh at what romantic fools we mortals be".
Autant dire, en résumé, qu'il ne faut pas écouter Phyllis Dillon quand on vient de se faire plaquer. Ou alors uniquement si on utilise la musique joyeuse et l'identification aux paroles comme
contre-poison.

Rubbzzz!!!



samedi 24 janvier 2009

Voiceks Voiska am Skamstag

Heute ist Samstag und Samstag heisst auchund immer noch Skamstag. Heute abend geht's los mit spanischem Ska im SO und dann ein Nighter in der Völkerfreundschaft. Det macht Spaß, wa?!
Das, diese Gruppe, Voiceks Voiska, werden wir dort und da sicher nicht hören. Raison de plus pour l'écouter ici. Weiter in unserer Durchreise in die innere Skawelt steht heute abend Voiceks Voiska vor der Tür, und sie kommen aus… Lettland. Improbable! Laut ihrer Seite seien sie auch noch die erste Skaband Lettland. Ich gratuliere. Denn das Stück, To Nevar Darīt Šeit, ist einfach nur gut, lebensvoll, tanzend und überraschend (?) gut orchestriert – trotz der amerikanisierenden Richtung gegen Skacore. Zu danken ist natürlich die unwehrliche Kollektionen United Colors of Ska, die sind immer eine ganz schlaue Art und Weise um Ska aus unmöglichen Ländern zu entdecken. Und nun geht es also hier los, oder hier unten mit der gärtnerischen Version, deren Sound einigermassen (viel?) grob und schlampig ist:




Rubbzzz…

PS: Muss jetzt meine Stiefeln putzen. Gääähn…

samedi 3 janvier 2009

The Paragons am Skamstag

Heute ist Samstag und Samstag ist… ja! prima… Skamstag!
Tout à l'heure je me suis réveillé avec ce morceau des Paragons dans la tête. Pourquoi? Parce qu'ils l'ont joué hier soir au nighter du Tommyhaus? Je veux croire, et tant pis si je m'illusionne, que le morceau est plutôt sorti de mon inconscient, comme une espèce de ponctuation tant à la soirée d'hier qu'au désir aussi profond, et jouissif au demeurant, d'être ensemble, de boire des bières, d'écouter de la musique et de danser – ce qui, donc, est le sujet de cette chanson et que nous faisons à ces nighter. D'ailleurs, le moment en est presque émouvant lorsque John Holt chante crescendo et répète "And we dance"; là, tous les skinheads sur la piste se mettent à chanter avec un sourire extatique imprimé sur leur visage, plein d'une joie collective de partager un moment qui s'apparente à du pur bonheur. Il y a là, d'ailleurs, l'essence même du succès des dance halls, des discothèques et des clubs (selon la musique que l'on écoute): non seulement la danse et l'ivresse, mais ce plaisir éprouvé individuellement lorsque collectivement on apprécie un morceau de musique, ce partage mutuel où chaque est quasiment au même niveau dans le ressenti. Se forme alors une communauté (dans les deux sens du terme: c'est-à-dire à la fois une collectivité mais aussi une communauté d'esprit, et une communauté de sensations, oserais-je dire) qui nous donne l'impression d'accéder à une part de bonheur. Histoire de relier tout ça à la nouvelle année et aux vœux, que souhaiter de mieux?

Dans ce morceau datant de 1967, dans le pur style rocksteady, un morceau du reste devenu culte, ein Ohrwurm comme disent les Allemands (= un ver auditif), la question est de savoir ce que John Holt dit: "'One more box of _______.' says the man to the bartender." But of what??? Tout le monde sait qu'il s'agit de bière, mais de quelle bière? Certains prétendent qu'il dit Happs, d'autres qu'il dit Hops, d'autres encore qu'il dit Asps. Et chacun d'assurer que, si si, il le tient d'un ami Jamaïcain, le mot faisant référence à une bière vendue à l'époque sur l'île.
Quoi qu'il en soit, nous pouvons tous chanter puis hurler en chœur, tout en dansant ensemble: "Then we'll dance, dance, dance, daaaaaaance!"

Rubbzzz!

samedi 27 décembre 2008

The Moon Invaders am Samstag

Heute ist es wieder Samstag und Samstag ist ja Skamstag, das wissen wir schon. Und heute Skamstag geht nach… Belgien! Mit The Moon Invaders. Eigentlich wollte ich Wasn't made for love finden, denn es passt genau zu der heutigen trübigen Stimmung. Hab aber nur Old Friend gefunden, den ich laut iTunes schon 70 Male seit dem 13.07.2008 gehört habe.
The Moon Invaders, sowie The Caroloregians (selbe Sänger), muss man unbedingt live sehen. Die haben so eine kommunikative Kraft und Euphorie. Und diese Mischung zwischen 60'er Motown und Ska passt eigentlich perfekt zusammen. Grosse Musiker sind sie auch – man beachte die Orchestration und die Akkorde.

Rubbzzz!

samedi 15 novembre 2008

Leningrad am Skamstag

Heute ist Samstag und Samstag ist auch Skamstag.
Und heute S(k)amstag gibt es auch den Nighter in der Völkerfreundschaft… Geil!
Après la Norvège, la Turquie, la Jamaïque bien sûr, nous partons ce soir… en Russie, avec le groupe Leningrad.
Leningrad est intéressant à maints égards. D'une part parce qu'il représente un sous-genre dans le ska, à savoir le fameux "balkan-ska" (ce qui, nous sommes tous d'accord, ne veut pas dire grand-chose pour un groupe russe) en ce qu'il emprunte au folklore slave (ce serait plus juste) certains accords de ses mélodies. Un peu comme le post-punk français des années 80 allaient glaner du côté des années 30, chez Fréhel et Damia.
Le second point intéressant avec Leningrad c'est que le groupe est a priori interdit en Russie car les paroles seraient trop ordurières. J'ai récemment demandé à une collègue russe de me rapporter le cédé avec ce morceau. Il faut s'imaginer Elena, très chic, très universitaire, qui va dans les boutiques russes, demande Leningrad et n'obtient que des éclats de rire moqueurs. Jusqu'à ce qu'un vendeur lui explique le tant et les aboutissants et… lui brûle une copie pirate. Donc, merci Elena et désolé pour ces situations gênantes.
On peut toutefois se demander si l'interdiction qui pèse sur Leningrad ne s'explique pas non plus par le propos de la chanson. À voir la vidéo, on peut se dire que le brûlot anti-dictatorial n'a sans doute pas plu dans certains cénacles russes.
Ceci dit, si une bonne âme pouvait me dire de quoi parle le morceau, je lui en serais éminemment redevable.
Rubbzzz!

samedi 8 novembre 2008

Desmond Dekker am Skamstag

Heute ist Samstag und Samstag ist auch Skamstag.
Nach dem gestrigen Nighter im Tommy-Haus und bevor dem von nächster Woche in der Völkerfreundschaft, heute ein Standard, sogar ein Ohrwurm, sogar ein Tanzaufreger. Sobald ein DJ dieses Stück auflegt, springen alle sofort auf die Tanzfläche und MÜSSEN tanzen. Beim letzten Nighter schrieen sogar die Leute im Chor: "Get up Ediiiinaaaa!" Eben. Also, steh auf und tanz mit!

Rubbzzz!

samedi 1 novembre 2008

Hopalong Knut am Skamstag

Heute ist Samstag und Samstag ist auch Skamstag. Seitdem ich neulich in… nein, nicht Tahiti, sondern in Norwegen war, habe ich diverse Skaplatten mitgebracht. Die grösste norwegische Skaband heisst Hopalong Knut, ist aber nicht die beste. Aber. Es gibt diese Nummer, die ganz ok ist, trotz des Amisounds im Hintergrund und der manchmal enervierenden Stimme der Sängerin. Dennoch funktionniert diese Suppe ganz schnell wie ein Ohrwurm.
Ethnologische Hinweisung: Hopalong Knut singt auf Dialekt, und zwar den Dialekt aus Trondheim, wo sie herkommen und leben.

Rubbzzz!

samedi 25 octobre 2008

Prince Buster & Derrick Morgan am Skamstag

Heute ist Samstag und Samstag ist auch Skamstag.
Und heute nicht nur 1 Stück sondern 2! Geil! Und zwar DIE janz grosse Sternen: Prince Buster und Derrick Morgan.
Es ist schon bekannt, dass die beide sich gehasst haben. Es ging so weit, dass elbst in ihren Liedern haben sie sich ständig gehetzt. Hier erstmal sang Prince Buster, dass Derrick Morgan kein echter Jamaikaner war, dass er also ein "Chineser" war. Hier geht's los:



Als Antwort sang Derrick Morgan Blazing Fire und schimpfte ihn zurück, sagend, "pass mal auf, sonst schiesse ich dich tot." So etwa. Hier geht's los:



Die Frage ist ob die eine Nummer besser als die andere ist. Die Antwort ist: nein. Musikalisch sind die beide sehr gut, mit diesem gleichen Ton, der sich immer wieder wiederholt. Aber, ich gebe zu: ich mag Derrick Morgans Stimme besser. Und der Saxophon ist bei Morgan frischer, lustiger, lebendiger.

Rubbzzz!

samedi 18 octobre 2008

The Valkyrians am Skamstag

Heute ist Samstag und Samstag ist auch Skamstag, und heutiger Skamstag ist auch Nighter in der Völkerfreundschaft, geil!
Und heute am Skamstag gibt es Ska aus… Finnland. Die perfekte Valkyrians, die so gut im Konzert sind.
Et maintenant en français. Donc, avec The Valkyrians, du ska en provenance de… Finlande. Impeccables en concert (je les ai vus notamment à Potsdam en 2007), les Valkyrians doivent sans aucun doute leur succès à leur chanteur dont l'énergie et le ressort sont si communicatifs mais, surtout, dont la voix flûtée détonne particulièrement dans ce genre musical. Dans le morceau ci-dessous, mon préféré, l'orgue Hammond a toujours la place centrale que lui accorde le third wave-ska, mais la batterie est également très présente. Dans son ensemble, le morceau épate par son orchestration et sa production très poussées (confer le passage en dub ou les chœurs), qui montrent à quel point, jusque dans le ska, la Finlande est une nation où la musique occupe une place essentielle (je pense ici à la musique classique). Enfin, un mot sur les paroles anti-pubertaires qui font presque sourire quand on pense justement au public qui est censé les écouter.

Rubbzzz!


samedi 11 octobre 2008

Oi Skall Mates am Skamstag

Heute ist Samstag und Samstag ist auch Skamstag.
Découvert par hasard la semaine dernière en écoutant sur youtube un morceau des impérissables Villains, ce groupe japonais (eh oui… il y a pas mal de groupes ska au Japon, aussi étrange que cela puisse de prime abord paraître). Oi Skall Mates, c'est leur nom, proposent cette vidéo si rafraîchissante, pré-pubère
presque (et non pubertaire) avec sa joie quasi énervante tant elle semble inextinguible et la voix du chanteur un peu trop yankee sur les bords et sur les côtés. Mais en dépit de cela, le morceau est pour le moins entêtant, avec son orgue Hammond très 2-tone et ses instruments à vent (aaah… le trombone!) juste ce qu'il faut de présent. Quant au chanteur, il est sauvé par les backs-ups du… joueur de trombone, justement. Pour ce qui est des paroles, en ces temps de crépuscule sanitaire, elles donnent envie de sauter au plafond, et la chanson tout simplement de danser.
Rubbzzz!


samedi 4 octobre 2008

Madness am Skamstag

Heute ist Samstag und Samstag ist auch Skamstag.
Des oripeaux musicaux, il faut absolument ressortir It must be love, de Madness. Pour beaucoup, cette chanson n'est qu'une bluette qui annoncerait presque la dégringolade à venir: violons dégoulinants, saxophones vomitifs hyper "new romantics", paroles tartignoles sur l'air de "amour toujours, amour abat-jour". A priori donc: ôskour! courage, fuyons! Madness sort le single en 1981, il reste 12 semaines dans le hit des ventes, atteint la 4e place et, à sa ressortie en 1992, gagne la 6e. Bref, du tube, de la variète.
Mais l'histoire est plus intéressante qu'il n'y paraît.

Le morceau date en fait de 1971, a été composé et interprété par Labi Siffre, un chanteur anglais ouvertement gay, qu'il avait écrit pour son amoureux, Peter Lloyd, rencontré en 1964. Autrement dit, les skinheads hétéros que sont Madness entonnent, pour leurs fans tout aussi skinheads et tout aussi hétéros, une chanson de pédé, qui parle de pédés et de pédés qui s'aiment. Même si elle est vue par le petit bout de la lorgnette, l'information vaut son pesant de cacahuètes dans un univers, celui des skins, aux codes hyper identifiés et à la masculinité exacerbée, où les valeurs de gauche (antifascisme, antisexisme) s'arrêtent souvent subitement à la porte de la chambre à coucher dès qu'il est question d'homosexualité (et je ne parle même pas de la valeur homo-érotique des accolades et autres embrassades entre skins).
Madness ne pouvait pas ne pas savoir qu'ils proposaient une nouvelle version de cette "chanson de pédé". Pour preuve, Labi Siffre apparaît en personne dans la vidéo réalisée à l'époque : oui, c'est lui, en violoniste, et c'est encore lui qui ponctue le clip par un clin d'œil. Alors quoi? Madness est-il un groupe queer, comme on dit dans la terminologie moderne? C'est une pensée séduisante pas du tout aberrante, à mon sens.
Dans leur CD de 2005, The Dangermen Sessions, uniquement des reprises, Madness chantent Lola, le fameux morceau de Ray Davies, des Kinks. Suggs, le chanteur, précise dans le livret que leur version s'inspirait de l'interprétation qu'en avait faite
Nicky Thomas (puisque, de fait, le morceau sera repris par quantité de formations de ska):
We've been playing it on and off for 20 years, but had never recorded it. In Mr Thomas' version, he didn't emphasise the fact that Lola was a man and the last verse, which explains this, was missing. We rehearsed and recorded the song quite quickly and only then realised this fact. So I spoke the last verse over the chorus outro. The song was of course written by the great Ray Davies with a marvelous lyric about an innocent young chap being chatted up by a transvestite in a Soho nightclub. I've done my fair share of dancing under electric candle light and this song says it all.

Ce que je trouve passionnant dans cette précision, c'est l'insistance de Suggs à vouloir absolument restituer la dimension queer du morceau. Loin de cacher la possibilité (entre autres) homosexuelle, il la sort du placard, il la montre, il en est fier, et il la trouve même "marvelous". Cette reprise de Lola, qui suit celle de It Must be Love, force le respect.

L'irritation, puisque irritation il y a, ne vise pas Madness mais Universal qui empêche que la vidéo originale soit reprise et copiée dans les blogs. Donc pour la voir, et voir Labi Siffre, il faut aller ici. À défaut, nous regarderons cette version live de 2007 qui a le mérite de montrer à quel point les fans sont dingues de ce morceau de Madness – ce que j'ai pu constater aux concerts tant à Paris qu'à Berlin. Confer, donc, supra et la boucle est bouclée.
Rubbzzz!


samedi 27 septembre 2008

Athena am Skamstag

Heute ist Samstag und Samstag ist auch Skamstag.
Heute Abend gibt es kein Konzert, denn ich bin immer noch (grrr!) in Sarkoreich.
Et donc, bien que je sois toujours (grrr!) dans la Rance, ça ne nous empêche pas d'écouter du ska, et notamment cet impeccable morceau d'Athena. Athena est un groupe de ska, turc, qui chante en turc, et dont la carrière rattrapée, rachetée et distribuée par Universal s'est mise à patiner dans une semoule rockeuse au son trop américain. Mais avant cela, ils ont sorti trois albums épatants : le premier, le bien nommé Holigan, en 1998 ; le second, Tam Zamanı Şimdi, en 2000, aujourd'hui hélas indisponible même chez cet adorable vendeur de musique turque ; et enfin le troisième, Herşey Yolunda, en 2002. Le reste, ce qui suit, est très oubliable.
Les photos qu'on peut voir dans le premier lien supra ont été prises lors d'un concert à Berlin en 2006 (ou 2005 ???) auquel j'ai eu le bonheur d'assister. La salle était composée à 75% de Turcs, dont une écrasante majorité d'adolescentes. Une jeune fille, devant la scène, ne cessait de sautiller pendant le concert, tentant d'atteindre Gökhan, le chanteur (on la comprend). Puis, tout d'un coup, elle a poussé un cri hystérique comme seules les adolescentes peuvent en pousser : elle venait enfin de toucher les favoris de Gökhan. Question : est-ce que toucher les favoris d'un homme porte bonheur ?
Rubbzzz!




[après – 10/11/08, 0h47:
je regarde à nouveau cette vidéo et non seulement je trouve certains accords d'une nostalgie serre-kiki à mort, mais la fin de la vidéo l'est encore plus. mais peut-être est-ce moi qui voit et entend des choses qui ne sont ni dites ni montrées. il ne me reste qu'à apprendre le turc.]

samedi 20 septembre 2008

The Specials am Skamstag

Heute ist Samstag und Samstag ist auch Skamstag.
Heute Abend gibt es kein Konzert, denn ich bin in Sarkoreich.
Et donc, bien que je sois dans la Rance, ça ne nous empêche pas d'écouter du ska, et notamment cet immarcescible morceau des Specials, Rat Race, qui date de mai 1980. La folie 2 tone est, comme on ne dit plus, à son acmé (qui n'est pas une forme exclusivement masculine de l'acné – hö!), et même si le morceau est un brûlot anti-étudiant, ou plutôt même s'il s'insurge contre l'opportunisme et la soif capitalistes puisqu'
on est alors en plein tatchérisme (et vlan, les grands mots), il n'a pas pris une ride quasiment trente ans après. Certes le tatchérisme est enterré, Margaret, aux dires de sa fille, souffre de démence après avoir en avoir fait preuve, mais le néo-libéralisme est toujours aussi féroce et Rat Race, donc, toujours autant d'actualité. De fait, il en dit assez long sur la droiture politique, sur la non-renonciation à ses idées.
Rubbzzz!



samedi 13 septembre 2008

Blechreiz am Skamstag

Heute ist Samstag und Samstag ist auch Skamstag.
Heute Abend geht es los mit Blechreiz, im Konzert sogar.
Hier ein Stückchen, eine Coverversion von dem guten Prince Buster.
Rubbzzz!