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vendredi 13 janvier 2012

"I love you like I want you & I miss you like I need you"

Und der JB, heute, ja, liebe kleine Freunde, heute an diesem Freitag den 13. Januar, tja…, an einem Freitag den 13., an diesem Tag, der für viele Glück sowie Unglück bedeutet (übrigens: die Sprachwissenschaft kann dieses deutsche Wort, Glück, nicht genau rekonstruieren, also dessen "Herkunft [ist] unklar", laut der Kluge, ja! also Glück existiert eigentlich nicht, also Unglück existiert eigentlich auch nicht! ist das gerade nicht toll?! an einem Freitag den 13.?!); an diesem Tag, wo die Meisten voll lauter Aberglaube zu Hause bleiben und damit meinen, es könne ihnen nichts böses passieren (und, zack, verbrennen sie sich mit heissem Wasser); an diesem Tag, wo alle Katze grau sind und einige sich graue Haare machen (der JB, der im Dezember 29 wurde, hat sowieso keine graue Haare, nööö), also an diesem genauen Tag hört der JB wieder viel auf Frau Georgette. Und was sagt und singt Frau Georgette? Tja, das:



Also an diesem Freitag den 13. hört der JB Frau Georgette, die über die Liebe erzählt, über eigentlich nichtexistierendes weder Glück noch Unglück, er strickt und häkelt wie wild, trotzdem a bisserl im Angst davor, dass es ihm Unglück passiert, a bisserl im Angst davor, dass Liebe und Glück nicht an das Tür seines sozialistischen Palast nicht klingeln; er schaut desperat und mutig an sein Telefon, dass an diesem Freitag den 13. sich dafür entschieden hat einfach nich zu klingeln — und dann sagt Frau Georgette:



Oh je… Und später, weiter an diesem Freitag den 13. geht der JB auf Frau Georgettes Seite und was liest er? Das:


Doppel oh je und Mist und Doppelmist! Dann entscheidet der JB sich nicht mehr Frau Georgette für heute zu hören und schaltet lieber an Reggae um. Und plötzlich, unerwartet und uneingeladen, singen The Melodians ihr tolles Lied, It's My Delight, das zwar diese Zeile enthält: "It's only a matter of time, and all my dreams will come true"; aber überhaupt diese:
I love you like I want you & I miss you like I need you
Und dann denkt der JB: graue Katze, ich komme! Und dann springt er auf sein Fahrrad und radelt voll lauter Aberglaube zum Nighter hin.

jeudi 30 décembre 2010

in Babylon

Et JB, qui fait sa petite revue de fesses de presse quotidienne (et il n'y a rien à lire, ou quasi) apprend la nouvelle suivante, in la Libération:


Forcément, JB se souvient d'un hit de Boney M, Rivers Of Babylon, qu'il a dégoté sur toitube et enregistré pour la Noël 1978 dans la Angleterre et dans lequel ledit Bobby Farrell, en tenue légère et fort seyante et pas du tout ridicule, exhibe ce que les Norvégiens appellent si joliment un "paillasson de poils" (= hårmatte). Avant d'écouter le morceau, JB ne résiste pas une seule seconde à montrer une capture d'écran du torse et de la tenue en question:


Et c'est pas plus tard que maintenant qu'on écoute de la diskø:




De la diskø sur le blog tatoué et fumeur? s'étranglent les petits amis de JB et tous les skinheads et les skingirls avec eux.
Mais bien sûr.
Pourquoi?
Parce que ce tube interplanétaire mais (Marx merci) pas interstellaire est en fait une reprise d'un morceau de early reggae composé et interprété par les Melodians en 1969. On regarde et on ouvre bien grand ses esgourdes:



Oooh… Et qu'est-ce que JB voit sur la pochette du dikse? It's My Delight, un des morceaux chouchous et fétiches de JB dont il a déjà parlé ici, , et là encore.

Des versions de Rivers Of Babylon, JB en a plein, qu'il a collectées et fil des semaines et des mois puisque ça fait longtemps qu'il voulait au fond rédiger ce post dur Boney M et les Melodians et les rivières de Babylone. Voici ce que lui indique son mange-disques électronique:


Et le site Roots Archives lui en indique d'autres:


Une constatation s'impose d'emblée.
Les différents interprètes n'ont pas fait preuve d'une graaande imagination en proposant leur reprise. À quelques exceptions près (qu'on écoutera, cela va de soi), on a l'impression un seul et même morceau en continu, avec certes un timbre de voix différent, une orchestration elle aussi légèrement différente - mais, à chaque fois, rien qui révolutionne particulièrement l'original.
Pourquoi?
Parce que l'original des Melodians est "insurpassable"?


Qu'est-ce qui mérite une écoute particulière, alors?
La première version, et qui demeure la plus surprenante, c'est celle de Herbie Mann, de 1974, avec Tommy McCook. Car quel instrument reconnaît-on? Woilà: la… flûte traversière! (Et, bien évidemment, JB salue G!!!) Normal, diront les petits amis de JB, puisque Herbie Mann était LE interprète de l'instrument en question pendant les années 70. N'empêche, le fait qu'il ait enregistré avec Monsieur McCook un disque reprenant des morceaux de reggae montre à quel point le second était respecté par le monde musical.



Une autre version que JB aime est celle de Prince Student, qu'on trouve sur la compilation Trojan Nyahbinghi - le nyahbinghi est un style du reggae des années 70, très dub et avec des consonances africanisantes, et qu'on reconnaît entre mille autre styles par les percussions toujours très en avant. La mode du nyahbinghi correspond au trip rastafari à fond avec l'Éthiopie (le fameux Zion = la terre promise, dont il est question dans la chanson), Haïlé Sélassié et passelepètequejetiredessus et tout et tout. On écoute:



La version de Hopeton Lewis, enregistrée en 2009, lors de la réunion à Kingstown des plus grands compositeurs et interprètes de rocksteady, que le documentaire de Sascha Bader a admirablement montré (et JB salue cette fois F avec qui (et avec G, d'ailleurs) il avait vu le film lors de son avant-première (avec l'Ambassadeur de Jamaïque en Allemagne dans la salle!!!)). On regarde la bande-annonce de ce doc, où on n'entend pas Hopeton Lewis chanter, mais où on voit tous les gens que JB montre quasi quotidiennent:



Une version que JB n'a pas mais qu'il adore est celle des Skatalites, qu'on voit ci-dessous en concert, en 2006:



Quant aux autres, elles sont honnêtes - point.

Mais le top du top est atteint grâce à l'inénarrable Byron Lee qui, JB l'a souvent montré, a été capable du meilleur comme du pire. Sa version de 1971 est à l'avenant: à la fois innovante et carrément ringarde. On appréciera surtout les trompettes très Beatles période Sergeant Pepper's, psychédéliques à souhait. On écoute en ricanant un peu, tant c'est presque du reggae grotesque:




Mais si JB voulait rédiger ce post sur Rivers of Babylon, c'est qu'il a souvent croisé le morceau et Babylon dans son travail. Dans deux traductions, il a eu affaire à eux. Dans un roman pour adolescents d'Unni Nielsen, Rita, New York, 1964, il était question de ce garçon noir de Brooklyn qui chantait la chanson:


Être étranger dans son propre pays, insistait donc Booker en chantant les Melodians. Si JB vivait encore dans la Rance il pleurerait des rivières et acquiescerait aux paroles du personnage semi-fictif. Mais depuis qu'il vit dans son palais socialiste de Berlin, il n'a plus cette impression qu'il a tout de même chaque fois qu'il est obligé de revenir dans son pays d'origine. Bref.

Car ça veut dire, quoi, en fait, Babylon, dans ce contexte?
Avant de répondre à cette question, on passe à un autre roman que JB a traduit, Volvo Trucks, d'Erlend Loe, où le pauvre Andreas Doppler, la quarantaine, se fait avoir par Maj Britt, une Suédoise de 92 ans qui fume pétard sur pétard en écoutant du reggae et en dansant dans sa cuisine dont le sol porte les marques des piques de ses bâtons de ski dont elle s'aide pour pouvoir tenir debout et se trémousser. C'est hilarant et on lit ci-dessous:

Hö!

Alors, ça fait référence à quoi, Babylon?
Pour le savoir, on va à la source même, c'est-à-dire sur l'impeccable glossaire du patois jamaïcain (comme on dit), qui nous révèle:


Si on souhaite une explication plus académique, pas de problème, on va consulter le Concise New Partridge Dictionary of Slang and Unconventional English de Tom Dalzell et Terry Victor, lesquels nous expliquent:


Donc Babylon, c'est l'oppresseur pour les Jamaïcains puis pour les Noirs: la police, les États-Unis, les blancs. Est-ce qu'on peut étendre le sens et dire que Sarkotzy (kotzen, en allemand, ça signifie dégueuler) c'est Babylone dans la Rance? On va dire que oui, hein. Et on va dire que Zion, ce n'est plus l'Éthiopie, c'est Berlin. Et toc, et voilà, et salut.

mercredi 15 décembre 2010

"I'll tell you words of comfort"

Et JB a beau écouter, réécouter, écouter encore et encore, il n'en revient toujours pas tellement c'est beau:
Und obwohl der JB es hört, und wieder hört, und wieder und wieder, kann er gar nicht fassen, wie schön das Lied ist.



Allez, tous en chœur:

I love you like I want you
And I kiss you like I need you
Every night
I'll draw you close to me
I'll tell you words of comfort
It's my delight
Darling I've grown to love you
More every day
And I've got a song to sing
Each lonely night, oh yeah, oh yeah


Stronger than the north winds
Higher than the mountains
That's my love for you
And I will never hurt you
Nor will I forsake you
Darling be true
It's only a matter of time, oh yeah
Then all of my dreams will come true in every way

dimanche 31 octobre 2010

Für N

Und der JB, als er gestern zurück von einem ziemlich enttäuschenden Konzert nach Hause kam, stieg die Treppen der U-Bahn hoch wenn plötzlich die skinheadische Liebeshymne von Bad Manners in seinem Kopf tonte. Er stand da in der Mitte der Treppe und hörte: "It's over, it's over, it's over!" Als er dann seine liebe Karl-Marx-Allee hochlief, sang er diesmal voll lauter Stimme "It was a skinhead love affair!" und verstand augenblicklich, warum das Lied so unerwartet auftauchte, seitdem er es, er nimmt es erst heute früh wahr, seit… oj… dem 26.01.2007 nicht mehr gehört hat. Oj und doppeloj…



Dennoch, heute viel zu früh aufgestanden, seitdem er natürlich die Uhrumstellung vergessen hat, ist der JB mit It's My Delight von The Melodians in seinem Kopf aufgewacht; ein Lied worüber er hier viel geschireben hat und das er gestern wieder gehört hat, denkend dass, ja, zweifellos ist es ein unheimlich schönes Lied, und sogar vielleicht das schönste Reggae-Liebeslied, das es gibt, oder besser: das schönste Reggae-Liebeserkläungslied, das es gibt. Es sind u.a. diese zwei Passagen, wenn Trevor McNaughton erstmal singt "I'll draw you close to me / I'll tell you words of comfort / It's my delight", und dann "And I will never hurt you / Nor will I forsake you / Darling be true". Jedes Mal wenn der JB diese Sätze hört, könnte er fast weinen, weil es so schön geschrieben ist.



Und dieses Morgen also, zwischen dem Präteritum von "It was a skinhead love affair" und dem Präsens von "It's my delight" schwankend; von dem einen Lied zu dem anderen rübergehend, von gestern auf heute und von heute auf gestern, und letzendlich und tatsächlich von gestern auf gestern wechselnd, erinnert sich der JB an Ns Blicke auf die Gesellschaft, die der JB mitgebracht hatte; und dann erinnert er sich daran, dass er gestern gedacht hat, er würde nicht mehr in die Zukunft diese Gesellschaft mitbringen; er erinnert sich daran, dass er gestern prompt verstanden hat, warum das Präteritum dieser skinheadische Liebesbeziehung in seinem Kopf tonte — und der JB denkt, dass er viel viel Glück hat, nicht nur N kennenlernen zu dürfen, aber auch erkennen zu können, wie N fühlt und was N meint gegenüber einige Leute, die sie zusammen treffen (können); und diesmal muss(te) der JB wieder feststellen, dass N auch wie seine Partei ist, der hat immer recht und irrt sich nie über Leute. Von daher ein Lied für N. The Mad Lads - aber auch für das Bild, das das Lied auf durorhr illustriert… Héhé.

jeudi 10 juin 2010

Languissement

On écoute les Melodians dont on a déjà présenté plusieurs morceaux y compris surtout It's My Delight, qu'on se passe quasiment tous les jours tant la chanson est tous points magnifique.


Et on est frappé par les accents nostalgiques qui rythment presque tous leurs morceaux, quand bien même ceux-ci sont joyeux, n'importe quoi… ça veut strictement rien dire… Quand bien même ceux-ci parlent d'une certaine joie ou une douceur de vivre. Ainsi de (Come) Rock It With Me, qui raconte la profondeur d'un amour et une promesse de fidélité. Et peut-être la voix plaintive de Tony Brevett rehausse-t-elle cette impression de languissement. Ou la pause musicale dans le milieu du morceau… Allez, on écoute:



Mais je crois aussi comprendre pourquoi j'aime tant ce morceau: tout simplement aussi parce que les premiers accords sont identiques à Tonight qu'on a écouté ce matin…
Même s'il y a d'autres raisons.
Tiens, c'est Love Makes The World Go Round qui commence…

dimanche 23 mai 2010

Bon bon/Nagut

Mit diesem Lied im Kopf aufgewacht:
Réveillé avec cette chanson dans la tête:



Et certes c'est un morceau qu'on écoute beaucoup en ce moment, à savoir pas plus tard que hier soir sur le chemin du retour…
Und zwar ist ein Lied, das man im Moment sehr viel hört, und nicht später als gestern auf dem Rückweg…



… aber man wundert sich schon, dass es sich immer noch im Kopf dreht, und überhaupt beim Aufwachen.
… mais on s'étonne malgré tout que la chanson résonne toujours dans la tête, et surtout au réveil d'ailleurs.

Donc on écoute attentivement les paroles pour comprendre, puisqu'on sait que ces musiques du matin ont un sens caché, sont comme l'écho de l'inconscient le prolongement de la nuit, la clé de la signification des rêves. Et pour cause puisque dans la chanson il est dit entre autres: "I've got to sing a song each lonely night" et "It's only a matter of time then all my dreams will come true."
Also hört man ganz gründlich die Songtexte um zu verstehen, denn man weiss das diese Morgenmusiken einen versteckten Sinn haben. Sie sind irgendwie das Echo des Unbewusstseins, die Fortsetzung der nacht, die Schlüssel für die Bedeutung der Träume. Und wie! denkt man, als man hört: "I've got to sing a song each lonely night" und "It's only a matter of time then all my dreams will come true."

On entend ces paroles que déjà hier, dans le bus, on trouvait magnifiques: "Stronger than the north winds, higher than the moutains, that's my love for you."
Man hört auch die Zeile, die man schon gestern, unheimlich schön fand: "Stronger than the north winds, higher than the moutains, that's my love for you."

Bon bon. Il ne faut pas être grand clerc pour comprendre, se dit-on. On relève la tête, on regarde dehors, on voit la rue vide, on entend que l'immeuble est silencieux, que tout le monde dort encore, qu'on est peut-être le seul à être déjà debout en ce dimanche matin puisque, comme l'a dit l'ami A hier, "Ah oui, c'est que tu te lèves comme les poules", et on se dit: Bon bon…
Nagut. So kompliziert zu verstehen ist es nun gar nicht, denkt man. Man guckt vor sich hin, schaut nach draussen, sieht die leere Strasse, hört dass das Haus still ist, dass alle noch schlafen, dass man sicherlich der Einzige ist, der schon an diesem Sonntagvormittag auf ist, denn, wie der Freund A es gestern sagte, "Du stehst ja auch schon mit den Hühnern immer auf!", und man denkt: Nagut.

dimanche 22 mars 2009

The Melodians am Skamstag

Heute war es Samstag und Samstag ist ja wohl auch Skamstag.

De retour du nighter à la Völkerfreundschaft. La musique. Les amis. La danse. Les skinheads. La proximité. La simplicité. L'immédiateté. L'absence d'enjeu d'aucune sorte sinon ça : être ensemble.
Depuis avant-hier soir, ce morceau qui ne quitte pas mon cerveau.
J., sans doute.

Rubbzzz!

samedi 21 février 2009

The Melodians am Skamstag

Heute ist Samstag und Samstag bedeutet Skamstag, das wissen wir ja schon alle. Und denn es der 3. samstag des Monats gibt es auch der Skanighter in der Völkerfreundschaft. Geil! Problem aber: die Rattenbar hat auch ihren Abend heute, und sogar in der Køpi… Ach, mann ey… Naja, egal. Wir machen es so: erstaml Køpi, dann Völkerfreundschaft. Jut so.
Und heute geht es los mit The Melodians und ein bisschen Rocksteady – ein Klassiker, halt. Es geht um die Liebe, naja, was sonst? Euch viel Spass.

Rubbzzz!