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vendredi 21 janvier 2011

7, The Killa

Et JB qui fait sa revue de fesses, øøøh, pardon… sa revue de presse matinale ouvre le site de la Libération qui lui recrache, en tête de page un article sur Ben Ali:



Par une association d'idées emberlificotée dont seul JB a le secret, il pense aussitôt à la chanson des Selecter, datant de 1980 sur leur album Too Much Pressure, James Bond, dont il constate par ailleurs dans son mange-disques électronique qu'il ne l'a plus écoutée depuis le 15/05/2010. Pourquoi? JB veut dire: pourquoi ce passage tordu d'une actualité tunisienne sur un sinistre personnage obsédé par le chiffre 7 et l'impeccable morceau 2-tone consacrée au héros de Ian Flemming? Primo parce que celui-ci était surnommé 007, secundo parce que les Anglais chantent: "Ha ha / The killa / James Bond / Goldfinga / Licence to kill / I expect you to die" et que JB voit là le reflet musical de celui qui a fait assassiner par sa police "plus de cent personnes (…) selon des informations compilées par l'ONU". On regarde le petit montage vidéo d'un dénommé skinheadyellow pour comprendre plus avant l'association d'idées de JB:


Et maintenant on écoute:



Il n'empêche, James Bond a connu une sérieuse fortune musicale dans le ska et le reggae. À commencer par l'inépuisable morceau de 1966, interprété par Desmond Dekker and The Aces 007. Et le chanteur de faire un jeu de mots avec les deux premiers chiffres du surnom de l'espion. Puisque, en anglais, le chiffre 0 peut se dire tant zero que se prononcer O comme la quinzième lettre de l'alphabet. Et c'est justement ce que fait Desmond Dekker. Ainsi, 007 s'entend comme "007", mais aussi comme "Oh oh, seee-ven". On écoute:



Le morceau est à ce point génial que, un an plus tard, lors de sa célèbre tournée qui donnera lieu à l'album bien nommé On Tour, Prince Buster reprendra la chanson consacrée en réalité non pas à James Bond mais aux rude boys dans les quartiers sordides ("shanty town") de Jamaïque et leur poursuite par la police:



Même les Specials (qui sont en concert à Berlin en septembre prochain et dont les billets sont déjà en vente pour la modique somme de… 40 € - oh je…) enregistreront leur version:



Mais JB, archiveur devant l'éternel, a depuis belle lurette effectué dans son mange-disques électronique sa petite compilation des morceaux de ska et de reggae consacré à l'espion (qui nous aimait):


Car le James Bond des Selecter ne serait rien sans le Goldfinger de Tommy McCook qu'il interprétait avec les Skatalites en 1963 et, sauf erreur ou omission de la part de JB, il s'agit du tout premier morceau de ska portant sur le héros de Ian Flemming, ou plutôt: sur le personnage cinématographique incarné dans un premier temps par le toujours superbe Sir Sean Connery, dont le kilt lui sied à merveille:



La même année, en 1963, Lionel Bart compose From Russia With Love, interprété par Matt Monro, pour le film éponyme réalisé par Terence Young. Et qui joue aux côtés de Sean Connery? JB le donne en mille… Sa chanteuse autrichienne chouchou. Les petits amis de JB ont trouvé? Non?
Mais si. C'est…:


Lotte Lenya en méchante espionne soviétique, parée ici d'un garde du corps en toute petite tenue et dont JB tirerait bien la serviette pour voir ce qu'elle cache et renferme:


Et les fantasmes gardeducorpsesques de JB seraient presque réalisables dans la mesure où, dans le film, Rosa Klebb "aurait des tendances lesbiennes" - voici donc pourquoi elle est flanquée d'un homme certes robuste mais non moins sensible au vu de sa serviettette. Un fan et féru de James Bond nous confirme ce qui au demeurant attriste JB (la lesbienne comme éternel personnage de tueuse dans l'imaginaire te l'inconscient hétérosexuel masculin):


Quoi qu'il en soit, de ce morceau tiré de Bons baisers de Russie, Roland Alphonso tire un instrumental produit par Clement Coxsone Dodd en 1965, tout aussi impeccable que les précédents que nous avons écoutés jusque-là. Alors, celui-ci aussi on l'écoute:



Il faut ensuite entendre 1969 et Lloyd Charmers pour ravoir un autre morceau bondien. Il s'appelle Dollars And Bonds et les Hippy Boys sont aussi de la partie, une partie très skinhead reggae avec l'orgue Hammond évidemment mis en avant:



Mais en fait, non. Chronologiquement, il manque un morceau. Inspiré lui aussi du second film sur James Bond, sorti en 1964 et interprété par Byron Lee et ses Dragonaires. Un instrumental à tomber par terre tant il est nostalgique, et c'est justement la raison pour laquelle JB l'a gardé pour la fin. Aussi parce que l'orgue Hammond qui le rythme est aussi ensorcelant qu'anachronique. De fait, comme on l'a vu avec Dollars And Bonds, l'instrument n'a pas encore, en cette période ska qui fait la part belle aux instruments à vent, la place que lui accordera le early reggae et le skinhead reggae, de 1969 à 1971. On écoute, et puis on se quitte.

mardi 14 décembre 2010

On the snow

Et JB se réveille sous la neige.
Enfin, non…
JB se réveille sous un Berlin enneigé, mais lui-même se trouve bien au chaud dans son palais socialiste. Il ouvre les yeux (taaard) dans son lit à baldaquins aux tentures rouge révolutionnaire et il distingue les branches des arbres toutes blanches. Il se lève (du pied droit), va à la fenêtre et constate qu'un épais tapis parfaitement immaculé recouvre l'arrière-cour, puis le jardin derrière elle, puis la cour de l'école derrière elle encore. Il va dans son bureau pour allumer son ordimini et constate cette fois que les flocons, s'il ne sont pas épais, tombent à un rythme soutenu. Il voit une mère tenir son fils par la main droite et la luge dans la main gauche. Alors il pense:
Riders on the snow.
Riders On The Snow des Doors. Mais il sait qu'il se trompe, que ce n'est pas le titre, que le titre du morceau de 1971 est Riders on The Storm. On the storm. Storm, storm, storm. Il décide alors de l'écouter dans son mange-disques électronique:



Et il est séduit, lui qui n'écoute quasiment jamais les Doors.
Il est séduit par ce long solo d'orgue qui lui rappelle les morceaux de skinhead reggae contemporains où l'orgue Hammond était au centre de l'orchestration. Ainsi par exemple d'un morceau des Hippy Boys qu'il aime beaucoup, Capo, qui a la même langueur que Riders On The Storm:



Allez, il faut se mettre au travail. On the snow.
Et une bonne journée à tou(te)s, hein.

samedi 28 août 2010

"You think I could breathe?"

JB, alias le papy épodopé, a tous les jours besoin de faire sa sieste et il a cessé de s'en désoler. Hier vendredi, après sa sieste, il s'est réveillé avec un morceau des Reggae Boys dans la tête, qu'il avait déjà fait entendre ici il y a presque un mois. Ça s'appelle What You Gonna Do et c'est tellement épatant qu'on le réécoute.
Der JB, aka der Epoopa, muss jeden Tag sein Nachmittagsschläfchen machen und er hat aufgehört sich davon zu entsetzen. Gestern Freitag, nach seinem Nachmittagsschlächen, ist er mit einem Lied von The Reggae Boys im Kopf aufgewacht, das schon er hier vor beinahe einem Monat gespielt hat. Es heisst What You Gonna Do und ist so fantastisch, dass wir es jetzt wieder hören.




Seitdem hat der JB fast nur dieses Lied gehört. Den ganzen Abend gestern. Auf dem Weg zum Konzert [wo übrigens G und der JB eine jüngere Version von Brigitte Bardot getroffen haben - d.h.: genau so vulgär - und der JB dachte: "Herregud! So jung und schon so vulgär!" Und der JB meinte sogar, dass die jüngere aber genauso vulgäre Version von Brigitte Bardot ihn angebaggelt hat, und der JB dachte: "Was für eine irrsinnige Idee!"]. Bevor dem Einschlafen. Nach dem Aufwachen. Auf dem Weg zum Markt, usw. Nur: What You Gonna Do von The Reggae Boys.
Depuis, JB n'a pour ainsi dire écouté que cette chanson. Pendant toute la soirée d'hier. Sur le chemin en allant au concert [où d'ailleurs G et JB ont fait la connaissance d'un spécimen de Brigitte Bardot, certes plus jeune mais quasi identique - c'est-à-dire: aussi vulgaire -, et JB de penser: "Herregud! Si jeune et si vulgaire!" Et JB pense d'ailleurs que le spécimen bébéhesque plus jeune mais tout aussi vulgaire lui a fait du gringue, et JB a alors pensé: "Quelle idée folle!"]. Avant de s'endormir. Après s'être réveillé. En allant au marché, etc. Uniquement: What You Gonna Do des Reggae Boys.

Or JB ignorait une chose (enfin, il en ignore beaucoup, mais celle-ci entre autres). What You Gonna Do n'est pas un morceau original des Reggae Boys. Mais une version par les Reggae Boys de la chanson de l'un de des chouchous de JB, il a nommé Derrick Morgan, et il a nommé: Hold You Jack. On l'écoute.
Aber der JB wusste eine Sache nicht (naja, er weisst von vielen Sachen nicht, und diese u.a. nicht und nichts). What You Gonna Do ist kein Originalstück von den Reggae Boys, sondern eine Version von einem Lied von einem der Lieblings von dem JB (so viele vons!!!), das heisst Derrick Morgan, und das heisst Hold You Jack. Lass uns das Lied hören.



Derrick Morgan était (est! il vit toujours! il a fêté ses 70 ans le 27 mars dernier) évidemment un des plus grands. JB n'a de cesse de le ressasser à tout bout de champ (de chant! hö), qui l'a placé depuis belle lurette dans son petit panthéon reggae personnel. Mais l'histoire est parfois ingrate, mes petits amis, car cette chanson qu'il a composée, Hold You Jack, avec cette phrase musicale si entêtante (qu'on appelle un riddim dans le langage du reggae), ce n'est pas tant lui qui va bénéficier de son succès. Derrick Morgan est en effet également producteur et, déjà à l'époque (1969), il aide ses petits amis à lui. L'un de ceux qu'il va aider s'appelle Max Romeo. Il va lui donner le riddim de Hold You Jack et Max Romeo en fera ce qu'il nommera Wet Dream, sorti aussi en 1969. On l'écoute. (Et d'autant plus la vidéo ci-dessous car elle montre plein de skinheads noirs et plein de skingirls!!!)
Derrick Morgan war (ist! er lebt immer noch! er hat sogar am 27. März dieses Jahres seinen 70. Geburtstag gefeiert)) natürlich einer der Grössten. Der JB sagt es und wiederholt es Tag ein und Tag aus auf seinem rauchenden tätowierten Blog, und hat ihn schon längst in seinem kleinen persönlichen Reggae-Pantheon eingestellt. Aber die Geschichte, meine lieben kleinen Freunde, ist manchmal gemein. Denn dieses Lied, das er komponiert hat, Hold You Jack, mit dessem Musiksatz (das sogenannte Riddim, wie man in der Reggae-Sprache sagt) wie ein Ohrwurm, hat nicht besonders ihn berühmt gemacht. In der Tat ist Derrick Morgan auch Produzent, und auch schon damals, in 1969. Er hilft seinen eigenen lieben kleinen Freunden, und einer der diese Hilfe geniessen wird, heisst Max Romeo. Derrick Morgan schenkt ihm das Riddim von Hold You Jack, und Max Romeo macht davon, was er Wet Dream nennen wird, auch in 1969 gesungen. Lass uns es hören. (Und überhaupt in dem untenstehenden Video, wo man viele schwarzen Skinheads und viele Skingirls sieht!!!)



Wet Dream wird ein riiiesen Hit und sogar vielleicht DAS Hit von Max Romeo. Worum geht es? Naja… Man braucht keine Pythia und kein Prophezeier zu sein um das zu ahnen. Schon im Titel steht alles drin (wenn der JB sich so äussern darf). Noch nicht verstanden? Na denn… Lass uns diese Zeile ganz genau lesen, wohwissend dass das Wort "gal" "girl" auf jamaikanischen Englisch bedeutet: "Lie down gal let me push it up push it up lie down." Jetzt verstanden? Der englische Wikipedia teilt uns sogar mit, dass das Lied auf und von der BBC verboten wurde!
Wet Dream va devenir un mégatube et sans nul doute LE tube de Max Romeo. De quoi parle la chanson? Euh… Nul besoin d'être une Pythie ou un prohète pour s'en douter. Tout est déjà dit dans le titre. Vous n'avez toujours pas compris? Booon… Alors on va se pencher sur (si JB peut s'exprimer ainsi) cette phrase des paroles, tout en sachant que "gal" signifie "girl" en anglais jamaïcain: "Lie down gal let me push it up push it up lie down." Ça y est, vous avez compris? Le Wikipédia anglais nous indique même que Wet Dream sera interdit à l'époque par et sur la BBC!

Wet Dream est non seulement un tube, LE tube de Max Romeo, mais la première chanson qu'il a "composée" (entre guillemets puisque le riddim est de Derrick Morgan) et qui plus est la première chanson de slackness qui ait connu du succès (JB avait expliqué le mot en avril dernier). Ce genre musical, qui ne propose pas de musique particulière mais bien des paroles particulières, à savoir de pures paroles porno, fera florès et continue de connaître une fortune dans le reggae jamaïcain d'aujourd'hui. Et si, donc, il n'a pas été à proprement parler inventé par Max Romeo, il a en tout cas été popularisé par lui. Et Max Romeo de ne pas composer seulement Wet Dream, mais aussi, pour n'en citer que quelques-unes, et là encore leur titre parle pour elles: Sexy Sadie, Hole Under Crutches ou le hyperporno Play With Your Pussy.
Wet Dream ist also nicht nur ein HIT, DAS Hit von Max Romeo, aber auch das erste Lied, das Max Romeo "komponiert" hat (in Anführungszeichen denn das Riddim ist also von Derrick Morgan) und, das erste Slackness-Lied, das ein Erfolg wurde (das Wort hatte der JB hier in April erklärt). Dieses musikalisches Genre, das keine besondere Musik sondern besondere Songtexte vorschlägt, das heisst pure porno Zeilen, wird nicht nur sehr erfolgreich sein aber ist immer noch heutzutage ein Genre in sich in dem jamaikanischen Reggae. Und es wurde also nicht von Max Romeo erfunden aber von ihm popularisiert. Max Romeo hat ausserdem nicht nur Wet Dream komponiert, aber auch, um nur einigen zu zitieren, und hier auch ihrer Titel sagt es alles: Sexy Sadie, Hole Under Crutches oder das hyperporno Play With Your Pussy.

Das Succès von Wet Dream ist so gross, dass Derrick Morgan auch seine eigene Slackness-Version aufnimmt. I Love You heisst das Lied, das zwar nicht so hardocore wie Romeos Wet Dream ist, aber ist für Derrick Morgan ein Anfang. Denn er wird auch andere Slackness-Lieder schreiben: Horse Race oder Greedy Gal um nur ein Paar von denen zu nennen. Lass uns aber I Love You hören.
Le succès de Wet Dream est tellement énorme que Derrick Morgan va lui-même composer sa propre version slackness. Elle s'appelle I Love You et fonctionne comme un retour à l'envoyeur, même si elle n'est pas aussi porno que le Wet Dream de Max Romeo. Car Derrick Morgan va ensuite interpréter lui aussi de nombreuses chansons de slackness: Horse Race ou Greedy Gal en sont quelques exemplaires. Mais écoutons I Love You.



Autre compositeur à surfer sur la vague Wet Dream: Bunny Lee avec ses Allstars et le morceau Daydream. La version est instrumentale, reprend le riddim à l'orgue Hammond, adopte un rythme légèrement plus skinhead reggae et fait la part belle au trombone, joué par Vin Gordon, alias Don Drummond Junior. On l'écoute elle aussi.
Ein anderer Komponist, der auf der Wet Dream-Welle surft: Bunny Lee mit seinen Allstars und das Stück Daydream. Die version ist instrumental, übernimmt das Riddim mit der Hammondorgel, bevorzugt ein ein Hack mehr Skinhead Reggae-Rythmus, aber favorisiert die Pausane, die von Vin Gordon, aka Don Drummond Junior, gespielt wird. Diese Version hören wir auch.



Der grösster Riddimübernehmer, ich nenne U Roy (von welchem der JB kein grosser Fan ist), hat auch seine eigene version von Wet Dream gebastelt. Wet Vision heisst sie, und eigentlich ist sie nicht sooo schlecht. Vielleicht, weil nur er spricht? Oder weil er das Riddim gedoppelt hat? Und sogar auf nicht irgendeinem Instrument, sondern auf einem… Minimoog!!! Naja, lass uns fair sein und Wet Vision auch hören. Denn auf diesem rauchenden und tätowierten Blog ist man ja gerecht.
Le plus grand repreneur de riddims, j'ai nommé U Roy (dont JB n'est pas franchement fan), a aussi bricolé sa propre version de Wet Dream. Elle s'appelle Wet Vision et n'est en fait si si inaudible que cela. Peut-être parce que lui seul parle? Ou bien parce qu'il a doublé le riddim? Et pas sur n'importe quel instrument mais sur un… minimoog!!! Bon bon, soyons justes et écoutons Wet Vision puisque, sur ce blog tatoué et fumeur, on essaie toujours de faire preuve d'équité.



Et justement, ce qu'on n'aime pas d'habitude chez U Roy, Dave Barker l'a fait dans sa Wet Version hyper dancehall: repris seulement certains extraits du chant de Max Romeo et en scandant par-dessus à intervalles réguliers, ainsi que le veulent les règles du dancehall. Et qui plus est en poussant des petits gémissements de plaisir qu'on a le droit de trouver un peu ridicules, mais bon. On l'écoute? Pff… Pas vraiment envie, hein. Allez, on a dit qu'était juste. Alors on l'écoute.
Aus ausgrechnet was man normalerweise bei U Roy nicht mag, hat Dave Barker in seiner hyperdancehall Version Wet Version gemacht: einige Teile des Gesangs von Max Romeo übernehmen und darauf regelmässig skandieren, wie die Regeln des Dancehalls es vorschreiben. Und nicht nur das, aber er stöhnt auch, und man darf das einbisschen lächerlich finden. Wollen wir das Stück hören? Müssen wir es überhaupt? Seufz… Lust hat man nicht wirklich. Aber naja, man sagte gerade, man sei gerecht. Von daher: wir hören es.



Les Hippy Boys, qu'on aime bien, avaient-ils entendu la version de U Roy en composant leur Dreams To Remember? Ça ne nous étonnerait pas… Certes, le morceau est instrumental, mais l'orchestration et le choix des instruments est quasi identique. On l'écoute, car cette version, sortie chez Pama Records sous le numéro UN-528, nous plaît vraiment beaucoup.
Hatten die Hippy Boys, die man mag, U Roys Version gehört, als sie ihre Dreams To Remember komponiert haben? Das würde uns gar nicht erstaunen. Zwar ist das Stück instrumental, aber die Orchestration sowie die Wahl der Instrumenten ist fast ähnlich. Lass uns es hören, denn diese Version, die bei Pama Records mit der Nummer UN-530 herausgegeben wurde, gefällt uns unheimlich.




Dennoch. Dennoch verbleibt die beste Version von allen diesen die von den Reggae Boys, findet man. Ohne dass man er ganz genau erklären kann, berührt sie uns manchmal bis zu den Tränen, genauso wie sie uns zum Dancefloor hinbringt und eine unauslöschbare Freude gibt. Auf der gleichen komischen Art und Weise versteht man nicht ganz die Songtexte, aber man weiss, dass das Lied um Lüge, Betrug, Heucheli, Täuschung und Enttäuschung geht, wie so oft bei den Regae Boys. Man findet, dass die Songtexte ihrer Lieder komplett anakronistisch sind, völlig ungleich als die sämtliche Produktion der Jahren 1968-69-70, und man weiss dass es genau deshalb ist, dass man sie so viel mag.
Il n'empêche. À nos oreilles, la meilleure version d'entre toutes est celle des Reggae Boys. Sans qu'on puisse tout à fait expliquer pourquoi, elle nous émeut parfois aux larmes de la même manière qu'elle nous donne envie de nous précipiter sur la piste de danse et nous met dans une joie inextinguible. Identiquement, on ne comprend pas tout à fait les paroles, mais on sait que, comme souvent chez les Reggae Boys, il y est question de mensonges, de duperie, d'hypocrisie, de tromperie, de déception. On trouve que les paroles de leus chansons sont complètement anochroniques, totalement décalées par rapport à la production de ces années 1968-69-70, et on se dit que c'est aussi pour cette raison qu'on les aime tant.

Alors puisque c'est comme ça, on va réécouter le morceau sorti lui aussi en 1969, lui aussi chez Pama Records, et juste après ou en même temps que celui des Hippy Boys puisqu'il porte pour sa part le numéro UN-530. On trouvait What You Gonna Do en face A et le très sympathique Hot Coffee de Headley Bennett en face B, qu'on se réserve pour une autre fois.
Und wenn es so ist, sollen wir uns jetzt wieder das Lied anhören. Es wurde auch in 1969 herausgegeben, auch bei Pama Records, gerade nach oder gleichzeitig wie das Stück von den Hippy Boys, denn es die Nummer UN-530 trug. Es gab What You Gonna Do auf der A-Seite und das sehr sympathische Hot Coffee von Headley Bennett auf der B-Seite, aber dieses werden wir ein anderes mal hören.




PS: Und der Epoopa, der der JB ist, hat gerade diesen laaangen Post fertiggeschrieben, und er hört genau wie seine lieben kleinen Freunden What You Gonna Do für das Xte Mal, wenn er auch für das X-te Mal diese Zeile hört: "You think I could breathe?", die er beinahe schreit jedes Mal er sie hört. And dann versteht er plötzlich alles.
PS: Et le pappy épodopé qu'est JB vient juste de terminer son très très long post, er il réécoute pour la X-ième fois comme ses petits amis What You Gonna Do, quand il entend pour la X-ième cette phrase: "You think I could breathe?", qu'il crie presque sitôt qu'il l'entend. Et là, soudain, il comprend tout.

dimanche 25 avril 2010

The Hippy Boys dig a silhouette

Die waren ja schlau, diese Hippy Boys, aka Lloyd Chambers und seiner Gang… In 1969 geben sie Reggae with The Hippy Boys heraus. Ein instrumentalisches LP, voll in skinhead reggae Stil, und von Dame Sonia Pottinger produziert. Nur 10 Musiksstücke. Aber welche… Aus ihnen taucht doch ein Lied auf. Moon Walk, und das hat wenig mit Doing The Moonwalk von Nicky Thomas zu tun, denn dieses Lied (in einem Wort) wird erst in 1970 erschienen. Egal. Das Lied von den Hippy Boys enthält zwei Coverversionen in einem Lied. Bitte schön. Oder danke ihnen. Das Quizz geht nämlich darum, die Lieder zu erkennen. Aha! Man hört erstmal Moon Walk.
Ils étaient malins, les gars des Hippy Boys, alias Lloyd Chambers et sa bande. En 1969, ils sortent Reggae with The Hippy Boys. Un disque instrumental dans le plus pur style skinhead reggae en vogue pendant ces années, produit par Madame Sonia Pottinger et contenant 10 (seulement) perles musicales. Mais lesquelles… Et de ces dix morceaux, l'un s'extrait du lot. Moon Walk, c'est son titre, et il n'a pas grand-chose à voir avec Doing The Moonwalk de Nicky Thomas, lequel (avec moonwalk en 1 mot contrairement à celui des Hippy Boys) paraîtra l'année suivante. Bref. Non, le morceau vaut davantage son pesant de cacahuètes en ce qu'il contient deux reprises. Deux, pas moins! Deux pour le prix d'une. Merci qui? Le quizz de ce soir consiste donc à retrouver le titre des deux morceaux orginaux. Aha… On écoute!



Naaa? Gefunden? Ja, für Deutschen (und Ausländer) ist es schnell gefunden. Nämlich… Sag mir wo die Blumen Sind von Marlene Dietrich, von 1955 - ein, oh weia, sehr trauriges Antikriegslied. Persönlich finde ich es sehr sehr seltsam, und daher erfreulich, dass die Hippy Boys das Musikthema übernommen haben.
Alors? Trouvé? Pour les Allemands c'est très simple et ça devrait l'être aussi pour les étrangers, y compris ceux de la Rance. Puisque cette chanson n'est autre que… Sag mir wo die Blumen Sind de Marlene Dietrich, datant de 1955 (dont j'apprends que… Francis Lemarque (oh naaan) l'a reprise en l'intitulant Qui peut dire où vont les fleurs) - une chanson anti-guerre tristissime.



Denn, zwar haben viele Ska- und ReggaesängrInnen Coverversionen gemacht, aber eher von Hits aus Amerika (und Gilbert Bécaud!). Man muss aber an die Zeiten denken: 1968/69, Vietnam - vielleicht war Lloyd Chambers genauso beeindruckt von der Gewalt des Krieges. Aber vielleicht geht das Lied gerade nicht um Antimilitarismus aber eher um… Idol, Ikon und Ikonografie. Tatsächlich, ab ca. 1'22"" fängt das "Lied #2" an. Und dieses ist nicht sooo einfach zu erkennen. Welches ist es???
Et je trouve cela particulièrement étrange, et par là même prodigieusement réjouissant, que les Hippy Boys aient repris le thème musical de la chanson de Marlene Dietrich. Étrange car, quand bien même les chanteurs et les chanteuses de ska et de reggae, ont abondamment réinterprété des morceaux, il s'agissait surtout de hits des années 60, en provenance du monde anglo-saxon (ainsi qu'un morceau de Gilbert Bécaud! - on y reviendra un jour). Mais il faut songer à la période: 1968/1969, Le Vietnam - et peut-être Lloyd Chambers était-il tout autant choqué que les citoyens du monde entier par la brutalité de cette guerre. Mais peut-être aussi, et sûrement, que ce morceau n'est nullement antimilitariste et porte davantage sur… l'icône, l'iconographie, l'idolâtrie. Puisque, en effet, à partir d'environ 1'22'' commence "la chanson n°2" et celle-ci est plus difficile à deviner. Il faut bien connaître ses classiques jamaïcains. C'est quoi??? On écoute…



Ja, Silhouette. Hier anachronistisch von Dennis Brown († RIP) in 1972 gesungen, aber damit bekam er ein Riiiesenerfolg. Das Lied wurde eigentlich in 1957 komponiert, also nur zwei kleinen Jahren nach den Blumen von Marlene Dietrich. Und wieder in 1965, erzählt uns allmusic. Das Parallel zwischen Marlene und die Silhouette ist jetzt ganz kristallklar. Aber immer wieder geht man zurück zum Titel des Liedes, also Moon Walk, und stets fragt man sich, was sie damit meinten. Vielleicht ist das letzte Stück des Liedes auch eine Coverversion - die ich nicht erkannt habe. Eure Vorschläge sind willkommen!
Oui, Silhouette. Ici chanté de manière anachronique par Dennis Brown († RIP) en 1972, et grâce à laquelle il a obtenu un succès considérable. Mais en ralité le morceau vraiment original date de 1957, donc deux ans avant les fleurs de Marlene Dietrich, avant d'être un second succès en 1965, nous explique allmuisc. Le parallèle entre Marlene Dietrich est la silhouette est dès lors cristallin. Nonobstant, on revient au titre qui demeure pour le moins abscons. Pourquoi ce Moon Walk? Et, partant, on se demande si la troisième partie du morceau ne cacherait pas elle aussi la reprise d'une chanson originale qu'on n'aurait pas reconnue… Vos propositions sont les bienvenues!

vendredi 23 avril 2010

Alles geklaut, der Boss!

Kurz bevor man zu seinen eigenen Landmännern geht (nein, nicht zum Herrn Reichert & Ehemann, sondern zu U&V, die noch hinter dem Haus wohnen, und tatsächlich auch Land- und Ehemänner sind), entdeckt man das. Dieses Stück von Lyn Taitt, dass man nicht kannte. Dee's Special heisst es, von 1968.
Bevor man hört es, gibt es sofort ein Quizz:
Das Lied wurde halb von jemandem geklaut. Von wem? Also? Ich warte… Der JB mag das Lied von dem Räuber seeehr. Ne Idee? Nee?
Erstmal hören wir Lyn Taitt also:



Fein, dieses early reggae Stück, oder?
Aber zurück zu unserem Quizz.
Wer hat das Stück halb geklaut? Er hat überhaupt die Sontexte geklaut. Und das wusste isch jar nüsch. Aber doch! Ansel Collins. Mit seinem mega boss sound Hit, Bigger Boss, von 1969. Wir haben schon zweimal über das Lied geschrieben. Wir hören es aber wieder, denn das Lied ist unersättlich gut und tanzbar:



Also nicht nur hat Ansel Collins die Songtexte bei Lyn Taitt geklaut, aber er hat auch das Musikthema aus Everything Crash von The Ethiopians (auch 1968) geklaut! Der Lümmel und Räuber!!! Hatten wir schon am 6.XI.2009 berichtet. Und seitdem auch Everything Crash ist ein Favoritlied, und obwohl wir es schon am 20.III.2010 gehört haben, hören wir es wieder um diesen Musikvergleich zu bestätigen und irgendwie festigen. Denn… die Geschichte ist nicht fertig!



Nicht fertig, weil ein Vierter auch ins Bild auftaucht.
Mit Name The Hippy Boys, die in 1969 What's Your Excuse? aufgenommen haben. Sie haben wieder die Songtexte geklaut - in dieser Boss Sound-Periode. Hier geht es:



Zusammenfassung:
• 1) Dee's Special - Lyn Taitt & The Jets
• 2) Everything Crash - The Ethiopians
• 3) Bigger Boss - Ansel Collins
• 4) What's Your Excuse - The Hippy Boys
Ist die Liste fertig? Gerne füge ich ein Titel zu.

So.
Und jetzt los zu den Landmännern. Und nachher zum Nightern.
Rubbzzz!