Und der JB, ohne dass er es wirklich verstehen kann (oder doch, im Nachhinein versteht er das ganz genau, aber er verrät es hier nicht), hat plötzlich Hortense Ellis' Stimme singende im Kopf. Oder genauer hat er diese Zeile von ihr im Kopf:
Now I would like to start all over again
Und, in seinem iTunes suchend, das Lied findend, erinnert er sich an die nächste Zeile: I just wanna change my mind
Lass uns das Lied anhören.
Schön, oder?
Mit diesem paradigmatischen Bild der gescheiterten Liebe: I keep lookin' back, but my baby's not in sight
Oder vielleicht ist es sogar ein Bild, eine Geste, die zu der Liebe gehören, egal ob diese gelungen oder gescheitert ist. Man verlässt den/die, man liebt und automatisch wirft man einen schnellen Blick hinter seinen/ihren Schulter: ist er/sie immer noch da? fragt man sich. Folgt er/sie mich immer noch mit den Augen? Oft, wenn der/diejenige immer noch zuguckt, dann könnte man vor Glück springen. Wenn nicht, und nun egal ob man immer noch zusammen ist oder nicht, kommt ein Zweifel, ein bohrender, nagender, gefährlicher Zweifel — und dann denkt man genauso gefährlich: Na, wenn er/sie mich nicht zuguckt, liebt er/sie mich wohl nicht (mehr), oder?
Aber neijjjn! sagt der JB. So muss es nicht unbedingt sein. Und nicht vergessen: man ist in solchen Phantasien sein bester Feind.
Genauso geht es mit der englischen Redewendung change one's mind. So isoliert, also weg von einem kompletten Satz, ertönt sie plötzlich in ihrer Wörtlichkeit — und bestätigt somit die Theorie der Sprachwissenschaft, d.h. was Ferdinand de Saussure unterschieden hat zwischen dem Signifikant (was man hört) und dem Signifikat (was es bedeutet). Also heisst change one's mind gar nicht, dass man sein Gehirn ersetzt (!), nein, sondern dass man seine Meinung ändert. Der JB, wortpervers wie üblich, hört und versteht beide Varianten!
Aber zurück zu dem Lied.
Hortense, die Schwester von Alton, Mutter von… vierzehn (14!) Kindern, erfährt der JB auf ihrer frantsösischön Wikipedia-Seite, hat dieses Lied nach ihm gesungen, in 1971, und damit, "turned [it] inside out, using the role reversal ploy to recast them as statements of female anguish rather than male uncertainty", teilt allmusic mit. Selbst hat der Alton dieses Originallied von Tyrone Davis in 1968 gecovert, und man hört, dass die Instrumentierung fast gleich ist. Der Orgel ist bei Hortense weg, deren Version mehr "doddig" (also Clement Dodd, der das Lied produziert hat), mehr Studio 1 ist.
Mit seiner akustichen Version folgte die instrumentale von Jackie Mittoo in 1969, mit dem Hammond-Orgel natürlich ganz vorne. Dann auch, am selben Jahr, die von Byron Lee (nicht schlecht). Danach kamen Brentford Road Allstars (1970), Horace Andy und Nicky Thomas (beide 1973, der Erste (sehr) schön in roots), Gregory Isaacs (1977) und Delroy Wilson (1978), der unterschätzte Dennis Brown (1982) — und anscheinend auch John Holt in 1978, aber der JB weder kennt die Version von ihm, noch findet sie.
Viel Spass beim Hören!
Et JB a écouté aujourd'hui I'm Still In Love With You, dans sa version mixte, chantée en 1977 par Alton Ellis et Janet Kay.
Und der JB hat heute I'm Still In Love With You gehört, in dessen 1977 von Alton Ellis und Janet Kay gesungenen Version.
Und eigentlich ist es die Version, die der JB am besten mag. Es sind viele von dem. Eine, wo der Alton das Lied allein singt - haben wir damals hier gehört. Eine von Marcia Aitken, eine von Hortense Ellis, usw.
Et en fait c'est la version préférée de JB. Il existe beaucoup. L'une, chantée par Alton tout seul et qu'on a déjà entendue ici. Une autre par Marcia Aitken, une autre encore par Hortense Ellis, etc.
Et puis il y a, l'année d'après, le morceau d'Althea & Donna, Uptown Top Ranking, qui reprend le riddim de I'm Still In Love With You. On les écoute et on les regarde interpréter la chanson à la téloche, et on peut se rendre compte qu'elles ne chantent pas, mais alors pas du tout synchrones. Mais elles sont mignonnes quand même.
Und dann gibt es, das Jahr danach, das Stück von Althea & Donna, Uptown Top Ranking, das das Riddim von I'm Still In Love With You übernimmt. Wir gucken und hören uns sie an, während sie live in der Glotze auftreten, und wir können ruhig feststellen, dass sie jaaar nüsch synchron singen. Aber süss sind sie trotzdem.
Und der JB liiiebt es, wenn dieses Lied in Nightern aufgelegt wird. Das Spiel geht nämlich darum, die genauen Augenblicken zu erkennen, wo Althea & Donna dieses "Oh!" quietschen. (Jajaaah… Der JB weiss: er ist in seinem dumpfen Kopf 3 Jahre alt geblieben und hat komische Beschäftigungen).
Et JB adooore quand ce morceau est mis dans les nighter. Le jeu consiste en effet à deviner à quels moments précis Althea & Donna vont pousser leurs petits "Oh!" . (Oui, bon, ça va, hein… JB sait qu'il a 3 ans d'âge mental et qu'il a des activités bizarroïdes.)
Toujours est-il qu'en regardant cette vidéo sur toitube, JB est tombé sur une autre, un enregistrement effectué lors d'un concert donné par les demoiselles à Montego Bay, en Jamaïque. Mais surtout il lit le commentaire suivant:
Jedenfalls, bnachdem er sich dieses Video auf durohr angeschaut hat, stosst der JB auf ein anderes, und zwar eine Aufnahme während ein in Montego Bay in Jamaica von den beide Mädchen gegebenen Konzert. Aber überhaupt liest er folgendes Kommentar:
Wie bitte was?! Lass uns erstmal das Video genau sehen:
De quoi? Regardons d'abord la vidéo:
JB fait une capture d'image pour montrer à ses petits amis. La couèffure donne ça:
Der JB nimmt ein Standbild auf um es an seinen lieben kleinen Freunden zeigen zu können. Die Haarenmontur sieht so aus:
Und dann liest der JB folgendes Kommentar:
Puis JB lit le commentaire suivant:
"A hair pancake"?!? "Une crêpe capillaire"?!?! JB adooore cette expression. Du coup il fait une deuxième photo: "A hair pancake"?!? "Ein Haarenpfannkuchen"?!?! Der JB liiiebt dieses Ausdruck. Also macht er ein zweites Bild:
Couché comme les poules, levé comme elles - forcément. Et avec un morceau d'Alton Ellis dans la tête qu'on n'avait plus écouté, indique iTunes, depuis le 16 août dernier, et dans lequel il ressasse: "I'll be waiting for you." Et donc ici aussi on attendrait depuis un mois? Non, c'est un peu trop fastoche comme explication. Mais ce qui est sûr, c'est qu'on attend avec hâte de partir en Saxe, visiter non pas les usines de porcelaine à Meissen, mais celles de moutarde à Bautzen. Allez, un bon week-end à tou(te)s, et on se retrouve tout à l'heure dans un bain de moutarde, d'acc?
«Tu l’as vu, toi, qu’il y était!» hurlait-il en frappant dans le vide autour de lui, en pleurant à tel point qu’il n’était plus qu’une effusion de larmes et de morve.
Et, ce faisant, JB s'interroge sur ce mot, larme, dont il n'entend plus soudain que l'image acoustique, le fameux signifiant de Ferdinand (de Saussure), comme si le mot avait perdu son signifié (son sens) et n'était plus que cela: une représentation phonique. Cela nous arrive à tous, parfois, que des mots brusquement résonnent différemment à nos oreilles.
Et, aujourd'hui, le substantif larme résonne différemment aux oreilles de JB, comme s'il l'entendait pour la première fois.
Il va vérifier son étymologie dans le Robert historique de la langue française:
LARME n.f., d'abord lerme, lairme (1050) puis larme, est issu du latin de même sens larcima (-> lacrymal), lacruma (surtout au pluriel), anciennent dacruma, probablement emprunté, d'abord en langue poétique, au grec dakrume “ce qui est pleuré”, de dakruein “pleurer”, lui-même de dakru, nom usuel de larme. Le mot, d'origine indoeuropéenne, a des correspondants en celtique, arménien et germanique et, sans la consonne initiale, en indo-iranien.
Aha, songe JB étonné. Il y aurait donc une racine commune? Une larme commune?
JB va interroger ses copains Mallory et Adams, qui confirment que le terme se retrouve dans huit familles de langues: baltiques, indo-iraniennes, anatoliennes, celtiques, germaniques, latines, tochariennes, ainsi qu'en grec. Ce qui fait 9 avec l'arménien cité par le Robert. Et les linguistes de confirmer l'initiale problématique °d- qui "pourrait être un préfixe ou une mécoupure".
Qu'est-ce qu'une mécoupure, en linguistique?
Appelée aussi métanalyse, c'est une coupure fautive. Un mot apparaît par agglutination ou déglutination de l'article et du substantif qui forment ainsi un nouveau mot, a priori erroné.
• Exemple d'agglutinations en français:
- la dinde était au départ une poule d'Inde (cf. le cochon d'Inde qui, pour sa part, n'est pas devenu un quelconque dindonnet ni dindonnon): poule d'Inde < (poule) dinde < dinde;
- le nounours < un + ours = unours < un nounours (par redoublement hypocoristique - on a vu l'autre jour que cet adjectif signifiait qui porte la marque de l'affection).
• Exemple de déglutination en français, qui est le procédé inverse:
- la griotte que l'on appelait encore agriotte en français classique, dérivé du provençal agriota= cerise aigre et que l'on retrouve dans l'adjectif correspondant français aigre.
Ces phénomènes phonétiques et linguistiques sont en outre très courants en français moderne, notamment dans le langage des enfants qui font une liaison erronée et créent ainsi de nouveaux mots qui passent dans le langage. Ainsi des nenfants = que l'on peut décomposer comme suit : un + enfant < unenfant (si on fait la liaison et qu'on agglutine) = un nenfant, lequel mot prend une valeur péjorative et désigne cette attention béate qu'on a envers les mioches. Idem pour le navion ou le nélephant.
Mais si on clôt cette parenthèse sur la mécoupure et qu'on revient à nos larmes indoeuropéennes, e linguiste Julius Pokorny nous indique en outre que les langues turques (turc, turkème, ouzbèk, azéri, etc.) auraient importé dans leur langue, via les peuples illyriens, nos larmes indoeuropéennes:
Si la plupart des Indo-Européens avaient un terme commun pour désigner les larmes, est-ce que cela signifie qu'ils pleuraient de la même manière? Est-ce qu'on pleure de la même manière? On ne pleure sans doute pas pour les mêmes raisons, mais est-ce que, au fond, on pleure de la même manière?
Que nous dit le TLF sur les usages? Comment pleure-t-on en français?
Voilà: on pleure dans son assiette pour ne pas que les autres voient nos larmes.
Et les larmes françaises, elles, elles sont de quelle nature?
Là encore, le TLF nous renseigne:
Par voie de conséquence, on peut se poser la question suivante:
Les larmes sont-elles bienfaisantes? A fortiori: sont-elles heureuses? N'est-ce pas une antithèse? Le TLF nous indique que non, puisqu'on peut aussi pleurer de bonheur.
Toujours est-il que, évidemment, les larmes représentent un motif à part entière dans la musiques. Que ce soit les bouleversantes Tiny Tears des Tindersticks ou les hilarantes Bitter Tears des Magnetic Fields, qu'elles ne cessent de couler chez Alton Ellis ou que Freddy McKay estime quant à lui que ces "tears won't help you", que Nina Hagen pleure ses Naturträne ou que Bobby Solo nous indique qu'avec sa "lacrima sul viso" il a compris tant de choses, toujours est-il que les larmes coulent et s'écoulent et dégoulinent, si bien qu'on peut finir par affirmer: "Now you can cry me a river" même si, en l'occurrence, il s'agit de larmes de crocodile.
Il est une chanson de reggae dont le titre a connu une certaine fortune et avec laquelle on aimerait clore ce post parce qu'elle est aussi une promesse de réconfort et de mieux-être. Il s'agit de Dry Up You Tears dont le toujours aussi impeaccble site roots archives nous indique qu'elle a été interprétée par les chanteurs/euses suivant(e)s:
Mais toutes ne correspondent pas à la même mélodie. Aussi se contentera-t-on de la belle version de Bruce Ruffin qu'on aime beaucoup pour son orgue Hammond - et on comprend alors pourquoi l'orgue, tant d'années après, est si présent chez les Aggrolites ou les Valkyrians. Car on a vraiment l'impression que nul autre Roger Rivas (le pianiste des Aggrolites) est en train de montrer ses (grands talents):
Mega hyper lapsus!
Je devais traduire: Oui, évidemment que tout est changé.
Et je me rends compte cinq minutes après que j'ai traduit: Oui, évidemment que tu est changé.
Certaines fautes d'orthographe sont décidément des (perles de) lapsus à elles seules.
Allez, pour la peine, on écoute Alton Ellis chanter Can I Change My Mind, du early reggae surprenant, datant de 1969, avec un saxophone rocksteady (le saxo n'est quasiment plus utilisé à cette période) et un orgue Hammond déjà skinhead reggae:
Seit gestern läuft das Lied ständig in dem sozialistischen Palast des JB. It's a Shame. In vier verschiedenen Versionen. Das ganze fing gerade nicht mit der Originalversion von The Spinners, sondern mit der letzten, die von Monie Love - aber zu den beiden Mädels kommen mal später hinzu.
Depuis hier le morceau tourne en boucle dans le palais socialiste de JB. It's a Shame. Dans quatre versions différentes. Le tout n'a pas commencé avec la version originale des Spinners, mais bien avec la dernière, celle de Monie Love - mais on reviendra à ces dames plus tard.
Pour l'heure, on écoute la chanson enregistrée en 1970, très Motown et très pré-disco. On fait bien attention à l'accord de guitare liminaire, qui non seulement rythme le morceau mais l'a propulsé vers le hit qu'il est devenu, comme on va le lire et l'entendre tout à l'heure.
Aber erstmal hören wir die von 1970 Originalversion, sehr Motown aber auch sehr prä-disco. Man passt bitte auf die Guitarakkorde am Anfang, denn die machen nicht nur das ganze Lied, aber noch dazu das Hit, das es nachher geworden ist - wie wir es bald hören und lesen werden.
Allmusic nous informe que le morceau, depuis sa sortie, est présent sur 491 disques, ce qui n'est pas beaucoup au demeurant mais qui a été repris dans quasi tous les genres musicaux. Et notamment… le ska. Deux versions existent, toutes deux produites en 1975. La première par Delroy Wilson, notre fameux repreneur en chef; la seconde par Alton Ellis.
Allmusic erzählt uns, dass das Stück auf 491 verschiedenen Schallplatten/CDs zur Vefügung steht, was eigentlich nicht viel aber, bemerkenswert, wurde in allen musikalischen Genren übernommen. Und auch in… Ska, rischtisch! Es bestehen zwei Versionen, beide in 1975 poduziert. Die eine von Delroy Wilson, unserer berühmter Hitübernehmer in Chief; die zweite von Alton Ellis.
Lass uns erstmal die von Delroy Wilson hören.
Écoutons d'abord celle de Delroy Wilson.
Comme on l'entend, Delroy ne s'est franchement pas foulé. Une batterie et une guitare appuyées, un refrain repris ad libitum ou quasi, emballé c'est pesé, et on balance dans le dancehall. Mouais. On a le droit d'être un peu plus exigeant.
Wie man es hört, hat sich der Delroy nicht viel Mühe gegeben. Ein Schlagzeug und eine Gitarre, beide insistierend, ein immmmer wieder gesungenes Refrain, und det war's wohl ja… Los ins Dancehall. Nja… Man darf ja ein bisschen anspruchsvoller sein.
Et Alton Ellis, lui? Il s'en sort comment? On l'écoute et on en cause après.
Und der Alton? Kommt er gut auf die Reihe? Lass uns seine Version erstmal hören und nachher darüber reden.
Alton Ellis n'a pas oublié ce qui l'a rendu célèbre: le rocksteady. En conséquence de quoi, il offre un rythme alangui et propose une version un poil nostalgique, comme teintée de remords. Certes il dit à la fille en question: "c'est un honte que tu me traites comme ça, que tu me prennes pour un imbécile", mais en même temps il semble regretter qu'elle ne soit plus là. Comme une espèce de jeu de chat et de souris.
Alton Ellis hat nicht vergessen, was ihn berühmt gemacht hat: Rocksteady. Von daher schlägt er ein langsames Rythmus und eine ein kleines bisschen sehnsüchtige, beinahe bereuende Version vor. Zwar sagt er dem Mädchen: "Das ist eine Schande, dass du mich so behandelst, dass du mich für einen Dummkopf hältst", aber gleichzeitig scheint er zu bedauern, dass sie nicht mehr da ist. Wie eine Art von Katze- und Mausspielchen.
Nein. Eigentlich ist die beste Neuversion die von… Monie Love. Von 1990. Und… Rap. Ja! Ja, ick wees: Rap auf JBs rauchendem und tätowierten Blog… Tja. Sowas passiert auch. Wie mit den Anderen, wir hören erstmal, und reden nachher.
Non, en fait la meilleure reprise est celle de… Monie Love. De 1990. Et en… rap. Et oui. Oui oui oui, je sais: du rap sur le blog tatoué et fumeur de JB. Que voulez-vous… Ce genre de choses aussi arrive. Comme pour les autres, on écoute d'abord, on papote ensuite.
Alors c'est quoi et il est où, le côté génial de la reprise. En quoi tient-il?
Reprenons dès le début. Le morceau par un sample pur et simple du fameux accord de guitare dont on parlait, mixé à l'identique. On se souvient? Ça fait ça: tan-dan-dan… Bon, on arrête de rigoler, ça fait vraiment tan-dan-dan. Blague à part. Sur le plan musical, le morceau fait inévitablement penser au rap des années de ce début des années 90: batterie insistante, basses prononcées sans être trop marquées et surtout rythme dansant à mort. Un morceau qui pue le dance floor, comme on dit en langage moderne. Mais la qualité de la version par Monie Love tient aussi à ce qui pourrait n'être que des fioritures. Comme Alton Ellis, ces dames de Monie Love n'ont pas oublié l'importance des chœurs, ici masculins - et c'est ça le plus surprenant comme on va le voir après une petite pause en allemand.
Also was und wo liegt das Geniale an dem Stück? Weshalb ist das Lied genial?
Lass uns vor vorne anfangen. Das Lied beginnt nämlich mit einem Sampling von den Gitarrakkorden, die wir schon erwähnt haben, völlig identisch zur Originalversion. Erinnert ihr euch? Es fing so an: tan-dan-dan… Nicht lachen, wenn der JB versucht die zu übertragen, es hört sich wirklich wie tan-dan dan an. Scherz beiseite. Musikalisch muss man beim hören natürlich an das Rap von Anfang der 90er Jharen denken: insistierendes Schlagzeug, präsente Bass ohne viel zu markiert zu sein, und überhaupt ein tanzendes Rythmus. Ja, es stinkt nach dem Dancefloor, wie man es in moderner Sprache sagt. Aber die Qualität der Version hat auch mit seinen anscheinenden Kleinigkeiten zu tun. Genau wie Alton Ellis haben die Damen von Monie Love die Wichtigkeit des Chores nicht vergessen - hier von einem Mann gesungen - und gerade das ist vielleicht das erstaunendeste, wir wir nach eine kleine Pause auf fransösischö sehn werden.
Les chœurs, donc. Chantés par un homme et qui fonctionneraient comme l'apogée du morceau. Pourquoi?
Que chantaient les Spinners déjà? Un homme déplorait ce qu'une femme lui avait fait endurer, "c'est une honte", répétait-il - et tout semblait indiquer qu'elle était responsable de tous ses maux (les siens à lui) et que lui était forcément la victime innocente dans cette histoire d'amour contrariée. Quel parti pris narratif les filles de Monie Love prennent-elles? Le contraire. La chanson est un fait un monologue adressé par une fille à une autre fille. Dans lequel elle lui dit en substance: "tu n'as pas le droit de le laisser te traiter comme ça, quitte-le, fous le camp!" Ici, c'est l'homme le responsable. Comme un juste retour d'ascenseur: les filles chantent, les filles sont au pouvoir, les filles remettent les pendules à l'heure. Non seulement elle ne sera pas victime, mais elle prendra son destin en main et refusera la vie qui lui est promise. D'où l'agréable surprise d'entendre une voix masculine quand vient le chœur - comme un ultime pied de nez qui semble pour sa part dire: eh oui, c'est nous, les filles, qui dominons jusqu'au bout. Pour preuve, elles ont transformé la phrase du refrain qui disait à l'origine: "It's a shame the way you mess around with your man" en "It's a shame the way you mess around with my heart". Mais bon, pour des protégées de la très féministe Queen Latifah (qui a toujours mis un point d'honneur à promouvoir des filles), on n'en attendait pas moins. Quoi qu'il en soit: Monie Love deserve our love.
Der Chor, also. Von einem Mann gesungen, und der als Klimax des Lied funktionieren würde. Warum?
Worum ging das Lied von The Spinners? Ein Mann klagte darum, was eine Frau ihm getan hatte, "das ist eine Schande", wiederholte er - und alles schien darauf zu seigen, dass sie für seine Leiden verantwortlich sei, dass er in dieser traurigen Liebesgeschichte die designierte Opfer war. Und welche narrative Wahl treffen die Mädchen von Monie Love? Genau das Gegenteil. Ihr Lied ist eigentlich ein Monolog von einer Frau zu einer anderen Frau, in welchem sie ihr sagt: "du darfst nicht ihm dich so behandlen lassen, verläss ihn, geh weg!" Hier ist der Mann der Verantworliche. Die Frauen konteren und rebellieren sich: sie singen, sie dominieren, sie haben die Macht gewonnen und genommen. Nun wird die Frau nicht mehr die Opfer sein, sie geht und trägt ihr eigenes Leben. Gut gemacht, Mädels! Von daher auch die wundervolle Überraschung, wenn der Chor kommt und der von einem Mann gesungen wird - als würden die Frauen noch einmal ihre Kraft bestätigen. Und nicht nur das, aber die Frauen von Monie Love haben den Satz des Refrains umgeschrieben. The Spinners sangen: "It's a shame the way you mess around with your man." Sie singen: "It's a shame the way you mess around with my heart.". Nunja, hat man was anderes von den Protégées der sehr feministischen Queen Latifah erwartet? (Die ja stets Frauen in Rap promoviert hat.) Auf jeden Fall: Monie Love deserve our love.
Et c'est étonnant car je ne l'ai pas écouté depuis longtemps, confirme iTunes:
Und erstaunlich ist es, seitdem ich das Lied seit lange nicht mehr gehört habe:
Der JB lädt die Golden Girls zum Essen bei sich ein. Neben das Essen werden die Golden Girls mit folgenden Getränken gegossen:
2 Flaschen Pol Roger Champagner
2 Flaschen Meyer-Näkel Spätburgeunder Roséwein
2 Flaschen Tokayi (5 Putonyos)
Pfeffi
Golden Girl #5: Ich will Ka hören! Die anderen Golden Girls: Blablablabla… Golden Girl #5: Ich will Ka hören!! Die anderen Golden Girls: Blablablabla… Golden Girl #5: Ich will Ka hören!!! Die anderen Golden Girls: Blablablabla… Golden Girl #5: Ich will, dass der JB uns zeigt, wie man auf Ka tanzt! Die anderen Golden Girls: Blablablabla… Golden Girl #5: Ich werde mein ganzes Leben bereuen, dass wir in Berlin nicht mit dem JB und seinen Freunden Ka getanzt haben! Golden Girl #2: Hör nun auf mit deinem Ka! Es heisst Ska! Skkkaaa! Golden Girl #1: Ja, JB, leg für uns Ska auf! Der JB: Nanu…
Golden Girl #5: Oh ja, geil! Komm, Girls, lass uns tanzen! Golden Girl #1: Komm, JB, zeig uns wie man das macht! (Der JB zeigt und tanzt.) Golden Girl #5 (an #4): Du, komm jetzt tanzen! Golden Girl #4: Auer! Ich hab JBs Lampe fast umgekippt! Golden Girl #1: Wir scheissen auf die Lampe! Komm jetzt! Golden Girl #2: Das ist ja ein bisschen wie… wie heissen sie schon, die die ihre Latte schmeissen? Der JB: Die Tanzmariechen??? Golden Girl #2: Ja genau! Der JB: Bist du verrückt, oder wat? Golden Girl #4: Oh, Girls, ich bin sowas von besoffen! Golden Girl #5: Wir müssen wie der JB tanzen! Golden Girl #4: Was er mit seinen Händen macht sieht aus, als sollte man eine Kuh melken!
Golden Girl #5: Och, ich liebe es! Gott sei Dank sieht mein Mann mich gerade nich! Golden Girl #4: Was wir brauchen, ist Spaaa, Girls! Golden Girl #5: Nein! Skkkaaa! Golden Girl #1 (an dem JB): Oh Gott, oh Gott! Ich habe deinen Vater nicht angerufen! Golden Girl #4: Um ihm zu erzählen, dass du gerade auf Spa tanzt? Golden Girl #5 (an dem JB): Nächstes Mal, wenn wir in Berlin sind, nimmst du uns un-be-dingt zu einem… Wie hast du es schon genannt? Der JB: Einem Nighter? Golden Girl #5: Ge-nau! Golden Girl #4: Genug labern! Los, tanz mal! Man tanzt und man vergisst seine Schmerzen! Golden Girl #3: Ja… Man sieht, dass sie morgen nicht zu Aerobic muss…
Golden Girl #4: Ey, Girls, wenn wir so weiter machen, werden wir uns den Oberschenkelknochen zerbrechen! Golden Girl #1: Ich will was schnelleres! Golden Girl #5: Hast du nicht was rockiges? Der JB: Nö! Golden Girl #4: Oh Gott, ich bin durch! Golden Girl #1: Ich will was schnelleres! Golden Girl #5: Hast du nicht was von unserer Zeit? Der JB: Aber das ist doch was von euerer Zeit! Golden Girl #1: Ich will was schnelleres!
Golden Girl #1: Nein, das ist zu langsam! Golden Girl #3: Doch, komm schon! Golden Girl #5: Kom, Oma, tanz! Beweg deinen Arsch!
Golden Girl #2: Ist das deutsch? Der JB: Nein, tschechisch! Golden Girl #2: Was bedeutet es? Der JB: Keene Ahnung! Golden Girl #2: Gib mir bitte noch ein Pfeffi, bitte! Golden Girl #1: Leg doch verdammt nochmal was gewalttätiges auf!
Golden Girl #1: Och, mann ey! Das ist viel zu langsam! Golden Girl #2: Wer ist diese Frau auf deiner Wand hängend? Der JB: Meinst du jetzt die Rosa Luxemburg? Golden Girl #2: Ach, ist sie es? Wenn ich sie angucke, werde ich nur deprimiert… Kein Wunder, dass sie erschossen wurde! Golden Girl #3: Oooh! Das darfst du ü-ber-haupt nicht sagen! Golden Girl #1: Ey, ich sehe Madness in deinen CDs… Ist das cool? Der JB: Jo, ziemlich! Pfeffi alle? Golden Girl #2: Wenn ich noch ein Pfeffi trinke und wenn ich später mein Lithium im Hotel nehme, dann bin ich völlig abgedreht!
Golden Girl #1: Oh ja, das ist super dupper! Golden Girl #5: Ich brauche unbedingt einen Besen! Ich muss unbedingt mit einem Besen tanzen! Golden Girl #3: Gib ihr ihren Besen! Der JB: Hier, bitte schön. Golden Girl #4: Ja, feg mal gut, Girl! Golden Girl #2: Ich will Dada hören! Der JB: Aber Dada ist kein Sänger… Und du willst sicher nicht die Ursonate von Kurt Schwitters hören! Golden Girl #1: Ist es schnell, Dada?
Auf der Rückseite stand: "So sehen die Männer hier aus, deshalb wollen wir nächstes Jahr nach Berlin. Auch damit du mit uns kommst."
Dann empfing man folgende elektronische Rohrpost von F:
Ja, nun weiss jede(r), falls es je bezweifelt wurde, dass es Ska- und Männer- und Skinheadmässig in Berlin besser ist.
Im Laufen von ein Paar Stunden hatte wieder und wieder den Beweis, dass man tolle Freunde hat, dass Freundschat eine der wichtigsten Sachen in diesem Leben ist.
Und weiter am Abend kriegte man das bestätigt.
Es war Montag und die aus Franzenland importierte Musikfete ging auch in Berlin los. Die U5 war also angesagt, erstmal mit Konzert dann mit Nighter.
Dort fand man seine besten Freunden: erstmal G und N, dann die englische Connection von N, dann A, dann L, dann P - und G sagte: "Ich weiss, dass du Links guckst!", und man antwortete: "Diesmal, erstaunlicherweise, gucke ich rechts, denn Rot ist eine schöne Farbe!" Genau. Rechts funkelte nämlich ein ganz rotes Fred Perry Poloshirt. Aber das ist eine andere Geschichte…
Es wurde Ska gespielt und plötzlich hörte man ein Lied, dass man glaubte, man erkannte. Nämlich dieses von 1966 Rocksteady-Hit, Girl I've Got A Date, von Alton Ellis:
Und man dachte: och, schön, was für einen Zufall! Es wurde den ganzen Tag über Männer und/oder Ska geredet und versprochen und geschwärmt, und jetzt tont dieses Stück aus, das ausgrechnet das Alles vereint, und das man sogar mit seinen besten Freunden hört, und noch dazu wenn ein rotes Poloshirt rechts funkelt! Diese Zufälligkeiten liebt man, wie man das Leben und seine Freunde liebt.
Aber dieses Stück von Alton Ellis war es gar nicht.
Man fragte N: "Kennst du diese Version?"
Die Orchestration war einfach Klasse. Wegen der dominierenden Trompetten. Wegen des Klaviers, den beinahe geschlagen wird. Und wenn sie zusammen gespielt wurden, boah… Aber wer war das? Wer war das?
Es war Byron Lee & The Dragonaires. Das Lied kam ein Jahr später heraus, das heisst in 1967. Selbst der sogenannte Nickyska, der das Lied auf durohr aufgestellt hat, hat sich geirrt:
Und obwohl man am Ende kein Date überhaupt hatte, naja, die Freunde waren hier, das Date wurde gesungen, nur F fehlte, aber das Leben ist schön.
Die Sonne scheint, der Himmel ist blau, es ist - 13°, lass uns wenn nicht glücklich dann froh sein, lass uns singen und tanzen mit Alton und Phyllis.
Le soleil brille, le ciel est bleu, il fait - 13°, soyons fous et soyons sinon heureux en tout cas joyeux, chantons et dansons avec Alton et Phyllis - on l'a pas volé!
Triste nouvelle, tout à l'heure, en lisant dans Libération une notule de la taille d'un timbre poste qu'Alton Ellis est décédé d'un cancer, samedi, à Londres. En Rance, la nouvelle passe quasi inaperçue, mais il faut lire la belle nécrologie qui lui consacre sa maison de disque, Trojan Records. Alton Ellis, c'est le roi du rocksteady, celui qui chantera I'm still in love with you, girl (cf. ci-dessous), mais aussi l'auteur et producteur des plus magnifiques morceaux de Phyllis Dillon (elle aussi décédée – et ça de plus dans la figure). RIP.