dimanche 30 mai 2010

Satellite(s)

Pendant que l'Allemagne ne cesse de s'hystériser sur la victoire variétocho-nationale de la veille (même le très sérieux Spiegel n'a toujours pas retiré de sa "une" électronique le dossier sur la désormais fameuse Lena), nous repensons à un autre Satellite, non pas celui of Love de Lou Reed, mais bien sa version française et plurielle, à savoir le groupe, Les Satellites. Du coup, leur album Pied Orange, de 1990, tourne en boucle depuis six heures.
Les Satellites faisaient partie de cette école dite bébête du rock français de la fin des années 80/début des années 90 (confer Oui Oui, confer aussi Philippe Katerine, pour ne citer qu'eux). Il suffit d'écouter les paroles de Rice Cooker, Minnie Moog ou ci-dessous Le Nez à la Place de la Bouche pour s'en convaincre. Mais comme les Satellites ont frayé avec Boucherie Productions, ils ont des accents rock et… ska. Le trio trompette, saxophone et et trombone de Pied Orange ne déparerait dans un concert de skinheads, et le très dub reggae Break Dub in America (oui, une reprise de Breakfast in America des Supertramp) fonctionnerait à merveille dans un nighter de dreadlockeux…
Enjoy!

Dennis Hopper (RIP †)

Dennis Hopper ist tot. RIP (†).
Dennis Hopper est mort. RIP (†)

samedi 29 mai 2010

"No more loneliness"

Die Sonne scheint über Berlin seit 5 Uhr, also seit dem Aufwachen. Bevor man draussen fährt, möchte man mit Dame Phyllis Dillon "No more loneliness" singen und nur glücklich sein. Denn das ist man auch.
Rubbzzz!

Salle de Bal(lhaus) (2)

vendredi 28 mai 2010

Gunmen

73 morts, rapportait Le Monde hier. 73! Je répète, quand même: soixante-treize. 73 morts dans le quartier de Tivoli Gardens, à Kingstown en Jamaïque pour mettre la main sur Christopher "Dudus" Coke, trafiquant de drogues réclamé par les États-Unis au gouvernement de l'île. Sauf que. L'excellent magazine américain Foreign Policy, consacré aux relations internationales, parle de "farce" puisque le bien-nommé Coke a largement financé le parti politique de Bruce Golding, le Premier ministre. Cependant qu'il reverse aux déshérités l'argent qui leur manque (et les armes!), lesquels à présent, évidemment… le protègent.

Et cela nous fait penser à cette page sur laquelle on est tombé il y a quelques mois et qui recense la cause de la mort, quand celle-ci est connue, des musicien(ne)s de ska et de reggae. Et, déjà, j'avais été abasourdi par le nombre de décès criminels, qu'il s'agisse de meurtres ou d'assassinats. Le plus strictement célèbre étant été commis sur la personne de Margarita Mahfood, tuée par Don Drummond qui se suicide ensuite en prison.
Shot… Shot… Shot… recense et ressasse cette liste sordide: tué par balles. Par ceux qu'on appelle an anglais de la Jamaïque les gunmen. Dont The Heptones, avec Gunmen Coming to Town, nous offrait déjà un aperçu en 1966: